Mouvement alternatif

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Mouvement alternatif est le terme utilisé depuis la fin des années 1970 pour désigner les mouvements sociaux gravitant autour des squats et des mouvements écologistes et pacifistes. Ces différents mouvements sociaux ont en commun le fait de privilégier des formes d'action non violentes de désobéissance civile s'inscrivant dans une démarche citoyenne et une culture autogestionnaire.

En France, le mouvement alternatif est en particulier représenté par les Verts[1], José Bové, les Alternatifs, et le journal Politis[2].

Dans les années 1980, le mouvement s'incarne notamment en Allemagne de l'Ouest dans la lutte contre les centrales nucléaires et contre l'installation de missiles MGM-31 Pershing.

Le mouvement alternatif est à l'origine un mouvement extra-institutionnel. Il s'est cependant considérablement institutionnalisé depuis les années 1990 avec l'élection de conseillers municipaux, de maires, puis de députés Verts en Allemagne et en France, jusqu'à la participation à des gouvernements de gauche. Dès 1983, des députés Verts sont élus en Allemagne de l'Ouest. En 1985, Joschka Fischer devient ministre de l'environnement du land de Hesse. En 1997, Dominique Voynet devient ministre de l'environnement du gouvernement de Lionel Jospin. L'année suivante, Joschka Fischer devient ministre des affaires étrangères en Allemagne. La tradition antimilitariste du mouvement alternatif n'empêche pas Joschka Fischer de mener l'intervention de l'armée allemande en Serbie.

Depuis la fin des années 1990, le mouvement s'incarne dans l'altermondialisme, autour de Via Campesina et de l'association ATTAC. En France, les militants sont particulièrement actifs dans la lutte contre les OGM.

Le mouvement est également traversé par des contradictions, comme l'a montré en 2005 le débat sur le traité de Rome de 2004. Alors que José Bové s'est mobilisé contre le traité, jugé d'inspiration libérale, Daniel Cohn-Bendit et Toni Negri l'ont au contraire défendu comme une occasion historique de dépasser les États-nations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Bourseiller, « La Révolution alternative », Les Ennemis du système, Robert Laffont, 1989, p. 102-103.
  2. Christophe Bourseiller, op. cit., p. 101.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]