Mustang (cheval)

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Mustang
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Mustangs en Arizona.
Mustangs en Arizona.

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Amérique du Nord (États-Unis, Canada)
Caractéristiques
Morphologie Morphologie très variée
Taille 1,32 m à 1,50 m
Robe Toutes les robes sont rencontrées
Pieds Extrêmement solides
Autre
Utilisation Peut convenir à toutes les activités équestres une fois dressé.

Le mustang est un cheval sauvage du Nord-Ouest américain. Tous les mustangs sont les descendants de chevaux domestiques revenus à l'état sauvage du fait du phénomène du marronnage. Leurs plus lointains ancêtres sont issus des chevaux espagnols amenés par les conquistadors lors de la conquête de l'Amérique et retournés à l'état sauvage après s'être enfuis ou avoir été relâchés. Les troupeaux se sont progressivement agrandis au cours des siècles pour les mêmes raisons, certains éleveurs relâchant même des chevaux domestiqués au milieu des troupeaux afin de sélectionner et de prélever les poulains les plus intéressants.

Les mustangs présentent une grande variété morphologique ainsi que de robes. Très résistants et extrêmement frugaux, ils vivent en troupeau familiaux. Ces troupeaux sont de taille variable. Chaque groupe est protégé par un seul étalon et comporte plusieurs juments, leurs poulains de l'année, ainsi que les jeunes mâles et femelles des années précédentes. Les mustangs adultes ont peu de prédateurs naturels. Leur présence et leurs déplacements sont donc sujets à controverse, leur impact sur l'environnement étant régulièrement pointé du doigt. Leurs partisans soutiennent que les mustangs font partie de l'héritage naturel de l'Ouest américain, tandis que leurs adversaires soutiennent qu'ils dégradent le pâturage et rivalisent avec le bétail et les espèces sauvages pour le fourrage.

Au cours du XXe siècle, de nombreux chevaux sont abattus pour la production de viande en boucherie ou pour la nourriture pour animaux. En 1971, le Wild and free-roaming horses and burros act est signé aux États-Unis pour assurer la protection des chevaux sauvages. Le Bureau de Gestion du Territoire est ainsi chargé de la protection, de la gestion et du contrôle de ces chevaux. Chaque année un contrôle de la population est effectué via un programme de capture et des chevaux sont proposés à l'adoption. Néanmoins le nombre de chevaux capturés est nettement supérieur aux nombre potentiel d'adoptants, relançant ainsi le débat sur l'euthanasie. Au Canada, les mustangs ne sont pas protégés. Leur présence est très limitée sur le territoire, et les mesures de gestion et de protection des mustangs sont avant tout locales, variant d'une région à une autre en fonction des intérêts et des cultures.

Dans la culture populaire, le mustang est un symbole important. Rattaché aux Indiens, aux cow-boys, aux territoires du grand Ouest américain et à l’univers du western en général, il a inspiré de nombreux livres et films.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot « mustang » apparait dans la langue anglaise au début du XIXe siècle. L'écrivain américain Washington Irving emploie le terme de « mestang » en 1837 dans son ouvrage Voyages et aventures du capitaine Bonneville à l'ouest des États-Unis d'Amérique, au delà des Montagnes Rocheuses pour désigner un cheval à moitié sauvage des plaines de l'Ouest dans son récit. Ce nom de « mestang » permet de retrouver les fondements du mot « mustang ». Deux mots espagnols seraient à son origine : mostrenco et mestengo, deux mots désignant un animal errant. Les origines de mostrenco sont obscures. Mestengo est en revanche un mot hispano-mexicain dérivé de l'espagnol mesteño qui signifie « animal errant ». Mesteño est lui-même issu du mot Mesta qui désigne une organisation d'éleveurs mettant en commun leurs bêtes dans de grands espaces ouverts. [1]. D'autres auteurs pensent que le mot mestengo serait une forme récente du mot mostrenco, issu du verbe mostrar signifiant montrer ou exhiber. Le nom de mostrenco a en effet été utilisé pour désigner une brebis égarée, puisque celle-ci était exhibée au public pour que son propriétaire puisse la reconnaitre et la récupérer[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Photo d'un troupeau de mustangs au galop à travers les plaines.
Un troupeau de mustangs dans l'Utah.

Les espèces du genre Equus auraient disparu du continent américain, il y a environ 10 000 ans. L'homme, à travers les Amérindiens et Paléoaméricains, les carnassiers comme les tigres aux dents de sabres, les éléments naturels, en particulier le volcanisme de la région centrale de Mexico et des épizooties dévastatrices ont eu raison de la présence des équidés en Amérique[3].

La réintroduction d'espèces de la famille s'est faite lors de la colonisation espagnole des Amériques au XVIe siècle et l'histoire du mustang est née avec elle. Au cours de la découverte et de la Conquête de l'Amérique, les conquistadors ont fait traverser l'Atlantique à près de mille chevaux, plus de la moitié périssant en cours de route[4]. Ainsi en 1519, d'après Bernal Díaz del Castillo, seize chevaux font partie du voyage de Cortés, soit onze chevaux et cinq juments, l'une d'entre elles mettant bas durant la traversée[5]. Parmi ces chevaux deux d'entre eux sont considérés comme étant des chevaux de couleur[6]. Des élevages sont ensuite établis sur le territoire tout au long des XVIIe siècle et XVIIIe siècle pour assurer la remonte[7]. La colonisation conduit progressivement les espagnols du Mexique vers le Texas où ils sont confrontés aux tribus indiennes qui découvrent pour la première fois des chevaux. Les premiers chevaux capturés par les indiens sont tués et mangés, mais progressivement ces derniers comprennent la valeur de ce moyen de locomotion et apprennent leur manipulation et le moyen de les chevaucher[2]. A partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les chevaux se répartissent dans tout le nord du continent par le biais d'échanges, de vols ou de combats. Le retour à l'« état sauvage  » de certains chevaux se produit par différentes causes. Tout d'abord, lors de combats, certains chevaux s'échappent. D'autres chevaux, en mauvaise santé, ont pu également être relâchés par leur propriétaire. Enfin certains ont pu tout simplement s'enfuir de leur enclos. Ces chevaux se regroupent progressivement en troupeaux et se multiplient dans les Grandes Plaines[2]. Entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, on estime le nombre de chevaux marrons à près de deux millions d'individus[2],[7]. Avec la conquête de l'Ouest, les chevaux sauvages prennent de l'intérêt. Capturés, ils sont mangés, servent pour le travail ou alors sont utilisés en croisement[2]. Des chevaux domestiques sont ainsi volontairement intégrés aux troupeaux afin d'améliorer la population dans l'objectif de pouvoir ensuite capturés les produits prometteurs[7]. Au cours du XXe siècle, de nombreux chevaux sont abattus pour la production de viande en boucherie ou pour la nourriture pour animaux. En 1971, le Wild and free-roaming horses and burros act est signé et assure la protection des chevaux sauvages[2].

Description[modifier | modifier le code]

Photo d'un cheval noir de profil en licol.
Etalon mustang adopté, au modèle.

Par ses origines, le mustang présente une très grande varité morphologique[2]. Sa taille varie de 1,32 m à 1,50 m au garrot selon les individus[8]. C'est généralement un cheval de petite taille, trapu et vigoureux. Sa tête est assez grossière, son encolure souvent un peu creuse, le garrot fuyant, le dos fort, et la croupe basse et inclinée. Ses membres sont osseux et très résistants[9]. Ses sabots sont très durs[9], ce qui rend inutilse l'utilisation de fers[8]. C'est un cheval rustique, agile et rapide[8]. Très résistant par nature, il est extrèmement frugal[9]. C'est également un cheval intelligent qui se dresse facilement[10]. Une très grande variété de robes est observée mais le bai, le bai-brun, l'alezan et l'isabelle sont les robes les plus fréquentes[10].

Vie sauvage[modifier | modifier le code]

Trois chevaux se déplacent dans les hautes herbes; un cheval palomino en tête suivi d'un cheval bai et d'un poulain bai.
Une jument mustang et son poulain accompagnés par un étalon.

Les mustangs vivent en troupeau familiaux. Ces troupeaux sont de taille variable. Chaque groupe est protégé par un seul étalon et comporte plusieurs juments, de une à douze environ, leurs poulains de l'année et les jeunes mâles et femelles des années précédentes. Lorsque les jeunes mâles atteignent leur maturité sexuelle, généralement vers trois ans, ils sont chassés du troupeau par l'étalon. Les jeunes femelles sont également chassées du troupeau lors de leurs premières chaleurs et rejoignent le troupeau d'un autre étalon. Ainsi les risques de consanguinité sont limités. Le troupeau est géré par une jument dominante, souvent la plus âgée et la plus expérimentée, qui choisit les déplacements du troupeau et aide l'étalon. L'étalon assure la sécurité du groupe tout en maintenant sa domination. Certains étalons peuvent également être accompagnés d'un subordonné, en position de dominé, qui n'est pas autorisé à saillir les juments mais qui peut aider à assurer la protection du troupeau. Les groupes de jeunes mâles ou d'étalons solitaires sont assez fréquents. Les groupes de juments ou les juments seules sont en revanche beaucoup plus rares[11].

Impact sur l'environnement[modifier | modifier le code]

Dans de hautes herbes brulées par le soleil, un groupe de chevaux semble débuter un mouvement de fuite au galop.
Mustangs à Saylor Creek.

Une controverse entoure la présence de troupeaux de chevaux sauvages en particulier sur les terres publiques. Leurs partisans soutiennent que les mustangs font partie de l'héritage naturel de l'Ouest américain, dont l'histoire précède les pratiques modernes d'utilisation des sol et qu’ainsi les animaux ont un droit inhérent d'habitation[12]. De l’autre côté, les groupes adversaires restent fermement opposés à leur présence, soutenant que les animaux dégradent le pâturage et rivalisent avec le bétail et les espèces sauvages pour le fourrage[13].

Le débat quant au degré de rivalité existant entre les mustangs et le bétail pour le fourrage est à multiples facettes. Un groupe d'adversaires, principalement des propriétaires de ranchs de bétail et de moutons, ainsi que des personnes dépendant de l'industrie du bétail, soutient pour l’essentiel que les chevaux sauvages dégradent le pâturage et rivalisent avec le bétail privé pour le fourrage issu des territoires publics[14]. La communauté d'écologistes est quant à elle divisée sur la place du mustang dans l'écosystème Nord-américain. Ce débat se concentre sur la classification potentielle des mustangs comme espèce présentée comme du bétail, ou comme une espèce natale réintroduite en raison de la présence préhistorique de chevaux en Amérique du Nord, bien qu'il existe un écart de plusieurs milliers d'années entre leur extinction et leur réintroduction par les Européens[15].

Les chercheurs notent que la plupart des troupeaux de mustangs vit dans des zones arides que le bétail ne peut pas entièrement utiliser en raison du manque de sources d'eau. Les chevaux sont mieux adaptés à l'évolution à de tels climats[16]; ils peuvent s'éloigner neuf fois plus loin que le bétail des sources d'eau, voyageant près de 50 miles par jour[17]. Ceci leur permet d'utiliser des zones non fréquentées par le bétail. De plus, les chevaux digèrent les substances nutritives au moyen du cæcum plutôt que par un estomac multi-compartiments. D’un point de vue pratique, cela leur permet d’extraire plus d’éléments nutritifs d’une très petite quantité de nourriture. Les chevaux peuvent donc trouver une nutrition adéquate à partir d’un fourrage plus pauvre que celui nécessaire au bétail, survivant ainsi dans des zones où le bétail serait affamé[17].

Gestion et protection[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Logo dessiné triangulaire, la pointe en bas, mais aux pointes arrondies, représentant une montagne au sommet enneigé, deux monts verdoyants et une rivière descendant dans la plaine, un sapin à droite au premier plan.
Logo du Bureau de Gestion du Territoire.

Le Bureau de Gestion du Territoire est chargé de la protection, de la gestion et du contrôle des chevaux et des ânes sauvages sous l'autorité du Wild and free-roaming horses and burros act pour s'assurer que des troupeaux en bonne santé prospèrent sur des pâturages sains, mission à multiples usages tombé sous le coup du Federal Land Policy and Management Act de 1976. Conformément à la loi de 1971, tuer ou empoisonner des mustangs dans la nature est illégal et est passible de poursuite comme acte criminel[18].

Les mustangs adultes sains ont peu de prédateurs naturels mis à part les pumas[19], et dans une moindre mesure, les grizzly et les loups[20]. Le puma est bien connu comme prédateur des chevaux sauvages, et la plupart des membres de l'espèce est capable de chasser aussi bien les chevaux que les élans. Ce sont des prédateurs très efficaces qui tuent en sautant sur l’animal ou en le pourchassant lors d’un sprint, pour saisir ensuite leur proie avec leurs griffes de devant et le mordre au cou, à la trachée ou à la colonne vertébrale[21].

Dans les lieux où il existe un équilibre naturel de prédateurs et de proies, le nombre de mustangs a tendance à rester à l'équilibre. Cependant, dans de nombreuses zones, les prédateurs naturels ont été éliminés de l'écosystème[20]. Sans une certaine forme de contrôle de la population, le taille des troupeaux de mustangs peut se multiplier rapidement, doublant rapidement tous les quatre ans[22]. Pour maintenir l'équilibre de la population, ou pour certains faire de la place pour le bétail, l’un des rôles clés du Bureau de Gestion du Territoire, conformément à la loi de 1971, est de déterminer le niveau de chevaux et d’ânes approprié, nommé Appropriate Management Level (AML), dans les zones de pâturage public qui leur sont spécifiquement dédiées[23].

Le contrôle de la population à travers l’AML est réalisé par un programme de capture. Des directives strictes existent quant aux techniques utilisées pour regrouper les mustangs. L’une de ces méthodes utilise un cheval apprivoisé, appelé « cheval de Judas », qui a été formé pour mener des chevaux sauvages dans un parc ou un corral. Une fois les mustangs conduits en troupeau dans une zone définie à proximité du parc, le cheval pilote est lâché. Son travail consiste à se rapprocher du chef du troupeau et à le mener ainsi que le troupeau dans une zone clôturée[24].

La plupart des chevaux capturés sont offerts à l'adoption aux individus ou aux groupes désireux et capables de fournir des soins humains et à long terme aux chevaux après le paiement des honoraires d'adoption s’élevant à un minimum de 125 dollars[25]. Pour empêcher la vente ultérieure des mustangs comme viande de cheval, les mustangs adoptés sont toujours protégé conformément à la loi et ne peuvent être revendus la première année sauf lorsque certains critères très spécifiques sont respectés. Depuis 2010, près de 225 000 mustangs ont été adoptés[22].

Comme le nombre de chevaux capturés est nettement supérieur aux nombre potentiel de propriétaires adoptifs, un certain nombre d'efforts a été fait pour réduire le nombre de chevaux dans les zones de détention. Il y a environ 34 000 mustangs dans ces zones et dans des pâturages de séjour à long terme[22]. Le Bureau de Gestion du Territoire a publiquement considéré l'euthanasie comme une solution possible au surpeuplement[26]. En janvier 2005, un amendement controversé a été attaché à un projet de loi de finances devant le Congrès des États-Unis par l'ancien sénateur Conrad Burns, surnommé « Burns rider » [27]. Cet amendement a modifié le programme d'adoption pour permettre la vente, avec pour conséquence le plus souvent l’abattage, des chevaux capturés âgée de « plus de 10 ans », ou ayant été « offert à l'adoption au moins trois fois » [28].

Dans un grand manège, plusieurs cavaliers en tenue western sont alignés avec leurs chevaux à l'arrêt.
Extreme Mustang Makeover dans l'Oregon en 2012.

En 2009, le Secrétaire à l'Intérieur Ken Salazar a proposé la création de réserves fédérales de chevaux sauvages dans le Midwest, où des animaux non fertiles seraient conservés[29]. Une autre approche au placement d'animaux en excès a été avancée par Madeleine Pickens, la femme du magnat du pétrole T. Boone Pickens, qui cherche à créer un sanctuaire privé dans le nord du Nevada[29]. Des efforts ont également été portés afin d'aider à la recherche de maisons d'adoption appropriées. Le Extreme Mustang Makeover, une compétition promotionnelle, en est un exemple. Le challenge consiste à donner 100 jours à des entraîneurs pour débourrer et entrainer 100 mustangs, qui sont ensuite adoptés lors d’une vente aux enchères[30].

Les mustangs sont marqués à froid sur le côté gauche du cou par le Bureau de Gestion du Territoire, utilisant le International Alpha Angle System, un système d'angles et des symboles alpha qui ne peuvent pas être changés. Les marques commencent par un symbole indiquant l'organisation d'enregistrement, dans ce cas précis le Gouvernement américain, puis deux chiffres superposés indiquant la date de naissance du cheval, puis le numéro d'immatriculation individuel. Les mustangs gardés dans des sanctuaires sont également marqués sur la hanche gauche avec quatre chiffres arabes d’un pouce de hauteur qui sont aussi les quatre derniers chiffres de la marque portée sur le cou[31].

Au Canada[modifier | modifier le code]

Contrairement aux États-Unis, les mustangs ne sont pas protégés au Canada. Leur présence est très limitée sur le territoire. Leurs conditions de vie sont souvent difficiles et sujettes aux conditions climatiques rigoureuses, à la présence de prédateurs, à la menace des feux de forêt et également à la présence de l'homme[32].

Photo d'un groupe de chevaux dans un paysage enneigé.
Chevaux sauvages dans l'Alberta.

Quatre troupeaux principaux ont été répertoriés : l'un sur l'Île de Sable en Nouvelle-Écosse, deux dans la région de Chilcotin en Colombie-Britannique et le dernier dans l'aire sauvage de Siffleur dans la province de l'Alberta[33]. Les mesures de gestion et de protection des mustangs sont locales et varient donc d'une région à une autre en fonction des intérêts et des cultures. Les chevaux sauvages de la vallée de Nemaiah en Colombie-Britannique bénéficient du fort engagement des indiens Xeni Gwet'in pour la préservation de leur territoire et de leur patrimoine, les chevaux étant l'un de ses importants aspects. En 2002, le Xeni Gwet'in First Nations Government établit ainsi le Elegesi Qayus Wild Horse Preserve. Ils sont soutenus dans leur démarche par The Friends of the Nemiah Valley, un organisme communautaire de préservation, qui oeuvre également au moyen de divers programmes à la protection des chevaux. La province de Colombie-Britannique refuse cependant toujours de reconnaître le droit aux chevaux sauvages de disposer du territoire, malgré les études récentes suggérant la présence de chevaux au Canada avant l'arrivée des européens. Dans le Saskatchewan une loi existe depuis 2009 pour protéger les poneys sauvages de la forêt de Bronson. Quant à l'île de Sable, devenu parc national, elle abrite des chevaux sauvages protégés de toute influence humaine. Par contre en Alberta, il n'existe aucune mesure officielle de protection des chevaux sauvages[34].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire, le mustang est rattaché aux Indiens, aux cow-boys, aux territoires du grand Ouest américain et à l’univers du western. Il représente véritablement un symbole, ayant été domestiqué puis étant revenu à l’état sauvage, répudiant la civilisation, il offre une vision romantique. L’archétype de l’étalon sauvage, incapturable, est souvent utilisé. Obtenir sa soumission par la confiance ou par une lutte est l’apanage du héros[35]. Dans la littérature, les mustangs ont inspiré Mary O'Hara pour écrire ses trois livres dont les chevaux principaux sont des mustangs ou ont du sang de mustang : Mon amie Flicka, Le Fils de Flicka et L'herbe verte du Wyoming[36]. Dans l'univers de la bande dessinée, « Petit Tonnerre » est un mustang apprivoisé par le jeune Sioux Yakari[37]. Ces chevaux ont aussi inspiré le film d'animation Spirit, l'étalon des plaines[38].

Par référence à leur puissance, leur rapidité et leur indépendance, le nom « Mustang » est souvent utilisé aux États-Unis pour des produits de haute performance, comme par exemple l'automobile Ford Mustang ou l'avion de chasse P-51 Mustang, et des mascottes de sports.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mustang » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) Editors of the American Heritage Dictionaries, Spanish Word Histories and Mysteries : English Words That Come From Spanish, Houghton Mifflin Harcourt,‎ 2007, 240 p. (ISBN 054735021X et 9780547350219), p. 155
  2. a, b, c, d, e, f et g Draper 2006, p. 122-123
  3. « L'origine des chevaux de Hyracotherium à Equus - Partie 2 », minéraux & fossiles, vol. 335,‎ janvier 2005
  4. Stillman 2009, p. 3
  5. De Steiguer 2011, p. 61-62
  6. (en) Deb Bennett, M.D., Conquerors: The Roots of New World Horsemanship, Amigo Publications,‎ 1998, 196 p. (ISBN 0-9658-5330-6)
  7. a, b et c Dines 2001, p. 18
  8. a, b et c Edwards 2005, p. 202
  9. a, b et c Ravazzi 2002, p. 163
  10. a et b Fitzpatrick 2008, p. 202-203
  11. Dines 2001, p. 26-27
  12. (en) « Our history and mission », sur The American Wild Horse Preservation Campaign (consulté le 11 février 2015)
  13. (en) « National Academy of Sciences Report 1982 », sur The American Wild Horse Preservation Campaign (consulté le 11 février 2015)
  14. (en) Martha Bellisle, « Legislative battle brews over Nevada's wild horses », sur I.G.H.A. / HorseAid's Bureau of Land Management News (consulté le 11 février 2015)
  15. (en) Jay F. Kirkpatrick, Ph.D et Patricia M. Fazio, Ph.D., « Wild Horses as Native North American Wildlife » [PDF],‎ 2010 (consulté le 12 février 2015)
  16. (en) « Wild horses and the ecosystem », sur The American Wild Horse Preservation Campaign (consulté le 12 février 2015)
  17. a et b (en) Stephen Budiansky, The Nature of Horses, Free Press,‎ 1997, 304 p. (ISBN 0684827689 et 9780684827681)
  18. (en) « The wild free-roaming horses and burros act of 1971 (public law 92-195) » (consulté le 12 février 2015)
  19. (en) John W. Turner, Jr. et Michael L. Morrison, Influence of Predation by Mountain Lions on Numbers and Survivorship of a Feral Horse Population, vol. 46,‎ juin 2001 (lire en ligne), chap. 2, p. 183-190
  20. a et b (en) « FAQ'S On BLM Wild Horses », sur Wild Mustang Coalition (consulté le 12 février 2015)
  21. (en) Brett French, « Ferocious appetites: Study finds mountain lions may be eating more than previously believed », sur The Billings Gazette,‎ 9 décembre 2010 (consulté le 12 février 2015)
  22. a, b et c Mangum 2010, p. 77
  23. (en) « Rangeland and Herd Management », sur U.S. Department of Interior – Bureau of Land Management (consulté le 12 février 2015)
  24. (en) Brett French, « Controversial roundup of mustangs begins in Pryor Mountains », sur The Billings Gazette,‎ 3 septembre 2009 (consulté le 12 février 2015)
  25. (en) « How to Adopt a Wild Horse or Burro », sur U.S. Department of Interior – Bureau of Land Management (consulté le 12 février 2015)
  26. (en) « Plan to kill wild horses runs into Trouble » [PDF],‎ 7 juillet 2008 (consulté le 12 février 2015)
  27. (en) « The Story Behind the Burns Amendment », sur The American Wild Horse Preservation Campaign (consulté le 12 février 2015)
  28. (en) « 2004 Burns Amendment », sur The American Wild Horse Preservation Campaign (consulté le 12 février 2015)
  29. a et b Mangum 2010, p. 78
  30. (en) « The Extreme Mustang Makeover » (consulté le 12 février 2015)
  31. (en) « How to Read », sur How to Read a Freezemark (consulté le 12 février 2015)
  32. « Les derniers mustangs du canada », sur chevalmag.com,‎ 16 février 2006 (consulté le 12 février 2015)
  33. (en) « CG In-depth: Wild horses », sur Canadian Geographic (consulté le 12 février 2015)
  34. (en) Maureen Enns, Wild Horses, Wild Wolves : Legends at Risk at the Foot of the Canadian Rockies, Rocky Mountain Books Ltd,‎ 2013, 224 p. (ISBN 1927330238 et 9781927330234), p. 207-211
  35. (en) Richard W. Slatta, « Wild horses », dans The Mythical West: An Encyclopedia of Legend, Lore, and Popular Culture, ABC-CLIO,‎ 2001, 446 p. (ISBN 1576071510 et 9781576071519), p. 366-370
  36. (en) Bernard Alger Drew, « Mary O'Hara », dans 100 More Popular Young Adult Authors: Biographical Sketches and Bibliographies, Libraries Unlimited,‎ 2002, 379 p. (ISBN 1563089203 et 9781563089206), p. 217-219
  37. Sophie Nauleau, La plus noble conquête du cheval, c'est la femme : une anthologie de la littérature équestre féminine, Éd. du Rocher,‎ 2007, 251 p. (ISBN 2268063887 et 9782268063881), p. 103
  38. (en) Staci Layne Wilson, « Spirit : Stallion Of The Cimarron », dans Animal Movies Guide, Staci Wilson,‎ 2007, 421 p. (ISBN 0967518539 et 9780967518534), p. 39-40

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages spécialisés[modifier | modifier le code]

  • [Dines 2001] (en) Lisa Dines, The American Mustang Guidebook : History, Behavior, and State-By-State Directions on Where to Best View America's Wild Horses, Willow Creek Press,‎ 2001, 150 p. (ISBN 1572234032 et 9781572234031, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Stillman 2009] (en) Deanne Stillman, Mustang : The Saga of the Wild Horse in the American West, Houghton Mifflin Harcourt,‎ 2009, 368 p. (ISBN 054752613X et 9780547526133, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [De Steiguer 2011] (en) J. Edward De Steiguer, Wild Horses of the West : History and Politics of America's Mustangs, University of Arizona Press,‎ 2011, 249 p. (ISBN 0816528268 et 9780816528264, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Ouvrages généralistes[modifier | modifier le code]

  • [Ravazzi 2002] Gianni Ravazzi, « Mustang », dans L'encyclopédie des chevaux de race, Bergame, Italie, De Vecchi,‎ 2002, 190 p. (ISBN 9782732825946), p. 163 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Edwards 2005] Elwyn Hartley Edwards, « Mustang », dans L'œil nature - Chevaux, Nord Compo, Villeneuve-d'Ascq, Larousse,‎ 2005, 255 p. (ISBN 9782035604088), p. 202 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Collectif 2006] Collectif, « Mustang », dans Les races de chevaux et de poneys, Editions Artemis,‎ 2006, 127 p. (ISBN 2844163386, lire en ligne), p. 52
  • [Draper 2006] Judith Draper (trad. Sophie Smith, ill. Rodney Paull, photogr. Kit Houghton), « Le Mustang », dans Le grand guide du cheval : les races, les aptitudes, les soins, Romagnat, Éditions de Borée,‎ 2006, 256 p. (ISBN 2844944205 et 9782844944207, OCLC 470405910, notice BnF no FRBNF40173187, lire en ligne), p. 122-123 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Fitzpatrick 2008] Andrea Fitzpatrick, « Mustang », dans Le Monde fascinant des chevaux, Paris, Nov'edit,‎ 2008, 437 p. (ISBN 9782350332086), p. 202-203 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Dutson 2012] (en) Judith Dutson, « Mustang », dans Storey's Illustrated Guide to 96 Horse Breeds of North America, Storey Publishing,‎ 2012, 416 p. (lire en ligne), p. 185-188

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • [Mangum 2010] (en) A. J. Mangum, « The Mustang Dilemma », Western Horseman,‎ décembre 2010, p. 70-80 Document utilisé pour la rédaction de l’article