Mustang (cheval)

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Mustang
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Mustangs du Montana.
Mustangs du Montana.

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Amérique du Nord (États-Unis, Canada)
Caractéristiques
Morphologie Morphologie très variée
Taille 1,40 m à 1,70 m
Poids 300 à 600 kg
Robe Toutes les robes sont autorisées
Tête Assez grande, chanfrein rectiligne
Pieds Solides et sûrs
Caractère Sauvage, intelligent, se dresse avec douceur et patience, solide et résistant
Autre
Utilisation Peut convenir à toutes activités équestres

Le mustang est un cheval sauvage du Nord-Ouest américain. Tous les mustangs sont les descendants de chevaux domestiques revenus à l'état sauvage du fait du phénomène du marronnage. Ils forment un symbole important de l'Ouest américain.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot mustang provient du mot hispano-mexicain mestengo lui-même dérivé de l'espagnol mesteño qui signifie « vagabond ». On interprète aussi ce nom comme « cheval de personne ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Un troupeau de mustangs, Utah

Une étude scientifique montre que l'ancêtre de nos chevaux actuels, l'Eohippus, s'est développé il y a 55 millions d'années puis a migré en Asie par le Détroit de Béring.

En 1518, les conquistadors de Cortés amenèrent avec eux onze chevaux et six juments[1], dont deux avaient une robe pie et cinq autres une robe appaloosa. La légende veut que certains d'entre eux se soient échappés ou aient été capturés par les Indiens d'Amérique. Ils seraient les premiers ancêtres des mustangs, ces chevaux retournés à l'état sauvage.

De plus, beaucoup de propriétaires de ranchs libéraient leurs chevaux pour éviter d'avoir à les nourrir en hiver puis les reprenaient (ou d'autres) au printemps lorsqu'ils redevenaient nécessaires. Ce sont des animaux adaptés à l'extérieur et au travail de gardiennage du bétail grâce à leur résistance et leurs pieds sûrs.

Avant 1900, on estimait à un million la population de mustangs en Amérique du Nord. Les mustangs étaient une ressource car ils pouvaient être capturés ou vendus (particulièrement pour l'usage militaire ou pour sa viande), particulièrement comme aliment pour les animaux domestiques. Ils sont également vus comme une nuisance car ils concurrencent le bétail pour le fourrage. Après 1900, la population de mustangs a été réduite drastiquement. Dans les années 1970, sa race était au bord d'extinction. Aujourd'hui, les évaluations de la population sauvage de mustangs s'accordent à dire qu'il subsiste de 40 000 à 100 000 mustangs dont la moitié d'entre eux au Nevada. Une centaine de mustangs sauvages survivent en Alberta et en Colombie-Britannique.

Aujourd'hui, les mustangs sont protégés sur le territoire des États-Unis. Les abattre ou les empoisonner est illégal, les amendes pour cela sont élevées. Cependant, des propriétaires terriens peu scrupuleux continuent à en abattre, ou à les capturer pour les vendre dans les abattoirs du Canada, où la protection n'est pas aussi importante.

Le Bureau américain de la gestion des terres contrôle la population de mustangs par un programme de capture, pour, selon ses objectifs, éviter la concurrence avec les cheptels bovins. La plupart des chevaux qui sont capturés sont offerts à l'adoption. En décembre 2004, cependant, le Congrès a modifié ce programme pour permettre la vente pour l'abattage des chevaux capturés qui sont "âgés de plus de 10 ans" ou qui ont été "offert sans succès pour l'adoption au moins 3 fois".

Description[modifier | modifier le code]

Etalon mustang, au modèle.

Le mustang est petit, trapu et vigoureux, d'une taille variant de 1,40 m à 1,58 m. Il a l'encolure courte et souvent un peu creuse, le garrot peu prononcé, le dos bref, la croupe basse et inclinée. Ses sabots sont solides avec une corne noire, sa tête est plutôt petite avec des naseaux ouverts et un chanfrein rectiligne. La robe du mustang varie selon la région d'origine mais la queue, les crins et les extrémités sont souvent noirs.

Les mustangs vivent en troupeau d'environ une quinzaine d'individus. Chaque groupe est protégé par un seul étalon et comporte des juments dont la jument dominante (souvent la plus âgée) qui choisit les déplacements du harem et aide l'étalon. Le groupe comprend aussi des jeunes des deux sexes de moins de deux ans. À partir de 3 ans, les mâles rejetés vivent en solitaire et provoquent les étalons à combattre pour prendre leur troupeau. L'étalon assure la sécurité du groupe tout en maintenant sa domination.

Le mustang est très indépendant, extrêmement frugal et résistant.

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Les mustangs de la vallée canadienne de Nemaiah[modifier | modifier le code]

Les mustangs de cette vallée vivent en parfaite harmonie depuis des siècles avec les Indiens Xeni Gwet'in. Mais aujourd'hui, ils font l'objet d'une controverse.

Certains [Qui ?] estiment que les chevaux sauvages de la vallée sont d'origine noble et seraient peut-être les derniers mustangs du Canada. Tandis que le gouvernement provincial et quelques paysans locaux les considèrent comme de simples bêtes qui rasent l'herbe des prairies du pays, les Xeni Gwet'in interviennent en lançant un procès contre l'État pour revendiquer les terres de leurs ancêtres, puisque les chevaux sauvages sont un symbole de leur culture et de leur lutte politique.

Les mustangs, source d'inspiration[modifier | modifier le code]

Le mustang est considéré comme un cheval difficilement domptable avec un fort caractère.

Par référence à leur puissance, leur rapidité et leur indépendance, le nom « Mustang » est souvent utilisé aux États-Unis pour des produits de haute performance (l'automobile Ford Mustang ou l'avion de chasse P-51 Mustang par exemple) et des mascottes de sports. Cette race a aussi inspiré le film d'animation Spirit, l'étalon des plaines.

Dans l'univers de la bande dessinée, « Petit Tonnerre » est un mustang apprivoisé par le jeune Sioux Yakari.

Les mustangs ont inspiré Mary O'Hara pour écrire ses trois livres dont les chevaux principaux sont des mustangs ou ont du sang de mustang : Flicka (que le jeune Ken réussit a apprivoiser), le fils de Flicka (un futur champion), et enfin dans L'herbe verte du Wyoming, c'est là que Thunderhead, le fils de Flicka, devient chef de harde en tuant son père.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monty Robert, Shy Boy, le cheval sauvage qui venait du désert