Jacques Charpentreau

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Jacques Charpentreau, né aux Sables-d'Olonne en 1928, est un écrivain et poète français.

Jacques Charpentreau était instituteur, puis professeur de français dans le 13e arrondissement de Paris (collège Moulin-des-Prés). Son œuvre compte une trentaine de recueils de poésies, dont la Fugitive mais aussi des contes, des nouvelles, des essais et des dictionnaires. Il préside aux destinées de la Maison de Poésie.

Son œuvre d'écrivain compte une trentaine de recueils de poèmes, une dizaine de volumes de contes et nouvelles, trois dictionnaires, deux livres de traductions poétiques, trois pamphlets, une quinzaine d'essais. Il a rassemblé une quarantaine de florilèges poétiques. Il a dirigé diverses collections de poésie (Enfance heureuse, Éditions ouvrières; Pour le Plaisir, EVO; Fleurs d’encre, Hachette, Livre de Poche Jeunesse) et des collections de disques au Studio SM. Il a été élu administrateur de la Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont en 1987, Président en 1989.

La poésie de Jacques Charpentreau s'est développée en dehors de toute chapelle, privilégiant le plaisir du lecteur, le chant, le rythme, sans jamais s'enfermer dans un système. Elle a reçu plu­sieurs Prix littéraires (Prix Dumézil de l’Académie française, Prix de la Fondation de France, Grand Prix de la Société des Poètes Français, Prix de la Société des Gens de Lettres, Prix À Cœur Joie, Prix de la Maison de Poésie, de la Société des Amis d'Alfred de Vigny, Collégiens Les Veilleurs de mots, etc.) – et le Grand Prix de Poésie de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) en 2002.

Ses poèmes ont souvent été mis en musique, notamment par : François Barré, Edgar Cosma, Harry Cox, Gaston-Wiener, Anthony Girard, Christian Gouinguené, Max Pinchard, Germinal Salvador, S. Verbrackel (musique classique); Jo Akepsimas, Anthonioz-Rossiaux, Michel Aubert, Claude Antonini, Raymond Arvay, Michel Bernard, Jacques Bienvenu, Leda Bœller, Denis Caure, Pierre Castellan, Bruno Clavier, François Corbier, Jacques Douai, Joël Favreau, Jean Humenry, J. Laroche, Mannick, James Ollivier, Jean-Marie Ployé, Max Rongier (variétés).

Beaucoup de ses poèmes sont devenus des « classiques » au sens littéral du mot : ses poèmes se retrouvent dans de nombreux livres et manuels scolaires, en France et à l'étranger. Sa poésie est traduite en plusieurs langues, jusqu'en Russie, en Chine, au Japon. Sa poésie personnelle, ses ouvrages de réflexion et les poètes qu'il fait connaître par ses col­lections ont contribué à modifier largement le paysage poétique de notre époque, particulière­ment dans les établissements scolaires, en France et dans les pays francophones. Il fait partie des « Poètes contemporains » dont l’étude a été recommandée par le ministère de l’Éducation Nationale parmi « Les œuvres classiques ».

Le groupe scolaire de Saint-Hilaire-des-Loges (Vendée) a pris le nom de « Groupe scolaire Jacques Charpentreau » en octobre 1996.

Jacques Charpentreau est marié et a trois enfants.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • « S'il est une poésie qui coule de source, c'est bien celle de Jacques Charpentreau » (Hélène Cadou).
  • « Charpentreau appartient à cette race de poètes qui ne se complaisent ni dans l'obscurité ni dans l'informe ni dans l'ellipse. Pour lui, le poète doit nommer les êtres et les choses, susciter une émotion, créer des images, un rythme, une musique » (Jean Orizet, Le Figaro-Magazine).
  • « La première vertu de la poésie, pour Jacques Charpentreau, c’est d’être lisible. Lisible par tous et à tous les niveaux. […] À ceux qui protesteraient contre la volonté de rendre la poésie à un plus large public et d’en faire une espèce de bien populaire, Jacques Charpentreau réplique avec une courageuse impertinence en retournant à son bénéfice une fameuse formule ducassienne : La poésie doit être faite pour tous est non pour un » (Pierre-Olivier Walzer).
  • « Son œuvre personnelle marque son penchant à un art qui privilégie le ton direct, la fantaisie, le clin d'œil complice au lecteur, avec des images, des rythmes, de l'humour, une touche de Prévert, un rien de chansonnier tandis que d'autres poèmes affirment ses convictions sociales et politiques (…), un regard où la planète devient amicale » (Robert Sabatier, Histoire de la Poésie française. La Poésie du XXe siècle).
  • « Les lecteurs de Jacques le joueur de mots savent bien que de ses livres enfantins à ses livres d'âge mûr les mots ne se privent pas de faire la cabriole, de jouer à saute-mouton et à pigeon vole, et de faire la nique aux agents de la circulation qui voudraient imposer à la poésie des sens interdits » (Claude Roy).
  • « Dans le concert souvent discordant de la poésie contemporaine, sa voix est une de celles qui chantent le plus juste » (Robert Houdelot).
  • « Un poète qui sait allier la modernité d'un futur et la tradition d'un passé, l'art de penser et le chant léger, le pur et le populaire, la métrique et la mystique, et, dans le rêve incarné et sublimé, les enfants de tous les âges que nous restons devant un monde humain et divin: mystère au quotidien » (Jean Bancal).
  • « Les poèmes, les mots de Jacques Charpentreau n'en finissent pas d'enchanter » (Andrée Chedid).
  • « Toute la poésie de Jacques Charpentreau est une quête de la simplicité » (Luce Guilbaud).
  • « Même lyrique, le poète qui écrit pour les enfants regarde le monde avec leurs yeux. Cette qualité est constante en l'œuvre pour adultes de Jacques Charpentreau » (Mikhaïl Yasnov, traducteur de ses poèmes, Saint-Petersbourg, Russie).
  • « À travers son lyrisme et son espérance, sa voix retentit dans nos cœurs » (Jiang Huo Sheng, traducteur de ses poèmes, Wuhan, Chine).
  • « Chez Jacques Charpentreau les mots sont à la fête, au rendez-vous de la tendresse et de l'humour. Il a un sens si professionnel de l'équilibre du discours, que le musicien trouve aussitôt la forme musicale qui le met à l'aise et lui permet de s'exprimer. Jamais je ne me suis senti aussi libre » (Max Pinchard).
  • « Je trouve dans la poésie de Jacques Charpentreau tout ce qu'un musicien peut espérer: un rythme souverain, le chant des paroles (où la rime joue son rôle), l'unité de ce qu'on appelle le contenu et la forme (qui, en fait, sont inséparables), l'élan, la profondeur, la richesse des rapports entre tous les éléments constituants d'un poème et l'équilibre du tout » (Harry Cox).
  • La revue Signes a publié un numéro spécial consacré à l'œuvre de Jacques Charpentreau (octobre 1992). Disponible à La Maison de Poésie. 16, rue Monsieur-le-Prince. 75006. Paris. Jacques Charpentreau, Ombres légères. La Maison de Poésie, 2009. 80 p. 16 €.
  • « Un émerveillement paisible...Un bijou ciselé de main d'orfèvre… textes voluptueux, onctueux, qui toujours bousculent nos certitudes et émeuvent tous nos sens… » (Annpôl K, Le Manoir des Poètes, no 18. 2010).
  • « Jacques Charpentreau marie harmonieusement le dire et la façon de dire, il nous charme tout en éveillant notre esprit » (Louis Delorme, Le Cerf-volant, no 219. Deuxième trimestre 2010).
  • « Un style personnel fait d'harmonie et de subtilité, caractéristique de jacques Charpentreau… un art consommé, tout de grâce et de sobriété… le chant immortel d'un poète devant la vie » (Catherine Bankhead, Art et Poésie de Touraine, no 199. Janvier 2010).
  • « Laissez-vous prendre par la douce musique des mots qui s'épousent, conduire par les images qui font rêver égarer même par le jeu d'échos internes… peut-être alors direz-vous : voilà ce que la poésie n'aurait jamais dû cesser d'être… » (Bernard Plessy, Le Bulletin des Lettres, no 689, mars 2010).
  • «  Dois-je vraiment m'empêtrer à parler d'écriture ? Il s'agit de Jacques Charpentreau. Tout est dit. C'est grave et jamais lourd. C'est élégant sans ostentation : c'est vrai et sensible » (Jean-Michel Levenard, Florilège, no 138, mars 2010)

Œuvre publiée[modifier | modifier le code]

  • La Ville enchantée, L’École, Paris, 1977.
  • Une affaire de bons sens : La bande à Jeannot, ill. Françoise Boudignon, Paris, 1979.
  • Poèmes pour les saisons (poèmes choisis par J. Charpentreau), ill. Sophie Kniffke, Paris, 1979.
  • En cherchant la petite bête, ill. Henri Galeron, Paris, 1980
  • Par la barbichette, ill. Henri Galeron, Paris, 1981.
  • Ne jetez jamais l'argent par les fenêtres, ill. Serge Pousserot, Paris, 1984.
  • La Famille Crie-Toujours, Paris, 1984.
  • La poésie dans tous ses états, Paris, Les Éditions Ouvrières, 1984
  • La Banane à la moutarde, Paris, 1986.
  • Petits poèmes pour petits enfants, ill. Véronique Arendt, Paris, 1989.
  • Le Corbeau et le Perroquet ou 17 monologues pour ceux qui ont la langue bien pendue, ill. Daniel Maja, Paris, 1992.
  • Poèmes pour peigner la girafe, ill. Florence Koenig, Paris, 1994.
  • La Poésie des poètes, ill. Frédéric Clément, Paris, 1996
  • La Révolte des poètes, ill. Bruno Mallart, Paris, 1998.
  • La Fugitive poèmes, Maison de poésie, Paris, 2000.
  • La Rose des fables, éditions La Tourelle, Paris, 2007.
  • Le Losc, Lille, Métropole éditions, 2011
  • Et Demain, poème par Charpentreau
  • La soupe de la sorcière, Jacques Charpentreau
  • La réunion de famille

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Liens externes[modifier | modifier le code]