Le Grand Meaulnes

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Le Grand Meaulnes
Auteur Alain-Fournier
Genre roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Date de parution 1913

Le Grand Meaulnes est l'unique roman d'Alain-Fournier, publié en 1913.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman retrace l'histoire d'Augustin Meaulnes, racontée par son ancien camarade de classe, François Seurel, devenu son ami. François Seurel et Augustin Meaulnes sont tous deux écoliers dans un petit village de Sologne près de Vierzon. Lors d'une escapade, Augustin Meaulnes arrive par hasard dans un domaine mystérieux où se déroule une fête étrange et poétique, pleine d'enfants. Le château est bruissant de jeux, de danses et de mascarades. Meaulnes apprend que cette fête est donnée à l'occasion des noces de Frantz de Galais. Parmi les festivités, des promenades en barque sur un lac sont offertes aux convives ; Meaulnes y rencontre une jeune fille dont il tombe instantanément amoureux. Il ne fait cependant que la croiser et n'a plus l'occasion de la revoir. La fiancée tant attendue s'est enfuie, le mariage n'a finalement pas lieu et la fête prend tristement fin.

Revenu à sa vie d'écolier, Meaulnes n'a plus qu'une idée en tête : retrouver le domaine mystérieux et la jeune femme qu'il aime. Ses recherches restent infructueuses. Il s'en va étudier à Paris. C'est par hasard que son ami Seurel, devenu instituteur, retrouve la piste de la jeune dame, Yvonne de Galais, la sœur de Frantz, dont le Grand Meaulnes est toujours amoureux...

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Augustin Meaulnes, 17 ans, grand et mystérieux, aime l'aventure. Admiré par ses camarades de classe, il les emmène dans les rues du bourg après les cours.
  • François Seurel, 15 ans, le narrateur du roman, est le seul ami de Meaulnes. C'est un adolescent calme et posé, ses deux parents sont instituteurs. Moins téméraire, il accompagne néanmoins Meaulnes dans sa quête du domaine perdu.
  • Yvonne de Galais, la belle jeune femme du domaine perdu, deviendra l'épouse d'Augustin.
  • M. de Galais, le vieux père d'Yvonne et Frantz de Galais, est ruiné après le mariage raté de son fils.
  • Frantz de Galais, selon Yvonne, sa sœur, est casse-cou et insouciant.
  • Valentine est la fiancée perdue de Frantz.

Lieux[modifier | modifier le code]

Alain-Fournier situe l'action de son roman en Sologne, sa région natale. Il s'est inspiré du village d'Épineuil-le-Fleuriel à l'extrémité sud-est du Cher) où l'on retrouve tous les lieux du cours supérieur de "Sainte Agathe"[1].

Le "pays perdu" et le domaine des Sablonnières se trouveraient probablement entre le Vieux-Nançay et La Chapelle-d'Angillon, lieu de naissance d'Alain-Fournier, où, à la sortie nord du village, un hameau porte le nom des Sablonnières.

Postérité[modifier | modifier le code]

En avril 1949, , un jeune nantais, étudiant en philosophie, s'est identifié au Grand Meaulnes, et croit au « Domaine sans nom ». Après avoir lu l’expérience de la mort de Landsberg, il se lance à la recherche de La Sablonnière du vieux Nancay. Pendant trois jours il erre dans les bois, sonne du cor de chasse pour appeler l'ombre d'Yvonne de Galais et relit la phrase "tant de pureté ne peut être de ce monde" écrite dans son carnet intime. Il conclut cette quête éperdue en avalant un tube de véronal sur le chemin de la Vieille-Planche décrit par Fournier. Le jeune homme, trouvé dans un fossé par un garde-champêtre est sauf, la dose de véronal était trop forte. Mais Jean Marchand réussit son suicide, en 1952, d'un coup de carabine au cœur dans les bois au dessus de Nantes.[pertinence contestée]

L’écrivain Jean-Paul Bourre, suite à un rêve où Marchand lui est apparu, part à son tour, en 1978, sur les traces de Meaulnes [2], retrouve la boulangère qui avait vendu du pain à Marchand et pense faire le même geste funeste :

J’ai cherché. Tout ça ne va nulle part... Rien, dans la sphère infinie du bois, sinon les signes accrochés aux branches, les ronces maniaques acharnées à la perte du voyageur, des clairs-obscurs douloureux pour les yeux. Rien du passage attendu qui devait me conduire au Domaine sans nom. Ce monde est toujours le même, avec son odeur de terre définitive, de mort violente. Et pourtant Jean Marchand m’a parlé ![pertinence contestée]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le Grand Meaulnes est classé à la 9e place des 100 meilleurs livres du XXe siècle.

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Le Grand Meaulnes dans la musique[modifier | modifier le code]

En 2006, Philippe Sarde compose la musique du film de Jean-Daniel Verhaeghe.

  • Michel Bosc a écrit une symphonie, sa quatrième, intitulée Le Grand Meaulnes.
  • Rudolf Escher, compositeur néerlandais, écrit, en 1951, un Hymne du Grand Meaulnes[3].

Les chansons[modifier | modifier le code]

En ce temps-là,
je lisais Le Grand Meaulnes
et après les lumières,
je me faisais plaisir,
je me faisais dormir.
Je m'inventais un monde
rempli de femmes aux cheveux roux ;
j'ai dit de femmes, pas de jeunes filles.

  • « Je vous ai bien eus » du même Sardou commence par :

Je sortais tout droit du Grand Meaulnes avec mes airs d'adolescent...

  • Dans La mère à Titi, Renaud chante :

Sur la télé qui trône
Un jour j'ai vu un livre
J' crois qu' c'était Le Grand Meaulnes
Près d' la marmite en cuivre.

Et nos chagrins de môme
Dans les pages du Grand Meaulnes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lieux du Grand Meaulnes
  2. périple raconté sur la radio Ici et maintenant en 1979, et décrit dans Guerrier du rêve aux éditions Les Belles Lettres, en 2003
  3. YouTube: Orchestre Philharmonique Rotterdam/Jeffrey Tate [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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