Roger-Edgar Gillet

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Roger-Edgar Gillet (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).

Roger-Edgar Gillet, né à Paris le 10 juillet 1924, mort le 2 octobre 2004 à Saint-Suliac (Ille-et-Vilaine, France) est un peintre contemporain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1924 à Paris, Roger-Edgar Gillet suit les cours de l'École Boulle de 1939 à 1943. Puis il enseigne à l'Académie Julian de 1946 à 1948, où il rencontre Thérèse qui deviendra son épouse.


Roger-Edgar Gillet propose dans un premier temps une œuvre abstraite. Il participe à plusieurs expositions organisées par les critiques Michel Tapié et Charles Estienne. Il est alors associé à l'Abstraction lyrique européenne, aussi dénommée Art informel ou Nouvelle Ecole de Paris avec des peintres tels que Georges Mathieu, Pierre Alechinsky, Jean Messagier, Serge Poliakoff, Jean-Paul Riopelle, Jean Fautrier, Hans Hartung, Zao Wou-Ki... Il présente sa première exposition personnelle en 1953 à la Galerie Craven, à Paris. En 1954, on lui remet le Prix Fénéon, puis suite à une exposition à la Galerie de France, il obtient le prix Catherwood et part aux États-Unis. À son retour, il expose à la Galerie Ariel fondée par Jean Pollack. Ce même Jean Pollack affirme clairement la ligne de sa galerie, notamment avec l'exposition "15 peintres de ma génération" (1964). Ces peintres sont des amis de Gillet, surtout Albert Bitran, Jacques Doucet (peintre), André Marfaing, Maryan, Jean Messagier, Paul Rebeyrolle...

À partir des années 1960, il se tourne vers la figuration, et l'humanité devient le sujet central de son œuvre. Sa production se présente clairement sous forme de séries: les Poux, les Juges, les Bigotes, Marilyn, les Musiciens, les Mutants... Par ailleurs, il n'hésite pas à citer des thèmes de la peinture religieuse tels que La Cène ou la Crucifixion. Il traite également le paysage, par ses Villes et ses Marines.

Historiquement, Gillet a des affinités avec Goya et le flamand James Ensor, et au XXe siècle il peut être rattaché à la Nouvelle figuration et au courant expressionniste.


Il fait partie du comité de sélection du Salon de mai avec lequel il se rend à Cuba en 1967 et participe à la réalisation d'une fresque collective à La Havane.

Dans les années 1970, il vit près de Sens dans l'Yonne, avec sa femme et ses quatre enfants. Il partagera ensuite sa vie entre Paris et Saint-Suliac, près de Saint-Malo.

Roger-Edgar cesse de peindre en 1998. Il est décédé d'un cancer le 2 octobre 2004 à Saint-Suliac, Ille-et-Vilaine.

L'association le Fond Roger-Edgar Gillet se charge de mieux faire connaître le travail de Roger-Edgar Gillet en réalisant le catalogue raisonné et par le site internet R.E.Gillet.

Œuvre (sélection)[modifier | modifier le code]

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Roger-Edgar Gillet a eu environ 100 expositions personnelles et a participé à 200 expositions collectives.

  • Galerie Evrard, avec Georges Mathieu, présentée par Michel Tapié sous le titre Signifiants de l'informel, Lille, 1952
  • Studio Facchetti, Un art autre exposition collective présentée par Michel Tapié, Paris, 1952
  • Galerie Art Vivant, Alice in Wonderland exposition collective présentée par Charles Estienne, Paris, 1955
  • Galerie Craven, Paris, 1953
  • Galerie Ariel, Paris, quinze expositions personnelles à partir de 1956
  • Galerie de France, Paris, expositions personnelles en 1959, 1961, 1963
  • Galerie Nord, D'Haese, Dodeigne, Gillet, Jorn, Leroy. Lille, 1965
  • Galerie Nova Spectra, La Haye, sept expositions personnelles à partir de 1969
  • avec Eugène Dodeigne, Musée Galliera, Paris, 1971
  • Galerie Stephane Janssen, Bruxelles, expositions personnelles en 1969 et 1975
  • avec Carlos Saura, Centre culturel Manuel Falla, Grenade, 1982
  • Rétrospective au Centre national des arts plastiques à Paris, 1987
  • Rétrospective au Museum of art, University of Oklahoma, et au Centre culturel de Scottsdale, Arizona, présentée par Stéphane Janssen, 1990
  • Galerie Vera Van Lear, avec Jacques Doucet, Anvers, 1991
  • Série Tempêtes et bateaux ivres, présentée à la Fiac par la Galerie Ariel, 1994
  • Galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles, exposition personnelle, 1997
  • Foire Art Paris, 2003
  • Musée du Luxembourg, L'Envolée lyrique, Paris, 1945-1956, Paris, 2006
  • Centre d'Art de la Ferme Ornée, Un Regard, Yerres, 2009
  • Galerie Guigon, Paris, huit expositions personnelles depuis 2002 vers le site

Salons[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Fénéon 1954
  • Prix Catherwood 1955

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies et entretiens[modifier | modifier le code]

  • Roger-Edgar Gillet, édition J-F Guyot. Paris, 1980
  • Gillet, Pierre Curval. Éditions de l'Amateur, 1994
  • La Matière et le geste, Interview d'Alexis Pelletier, 1998. Galerie Guigon, 2006

Catalogues[modifier | modifier le code]

Sont réalisés 40 catalogues pour des expositions personnelles et près de 100 participations dans des ouvrages collectifs.

Articles et Préfaces[modifier | modifier le code]

De nombreux critiques, écrivains ou peintres ont écrit sur R-E Gillet: Michel Tapié, Guy Marester, Jean Fautrier, Charles Estienne, Michel Ragon, Michel Seuphor, Georges Boudaille, Denys Chevalier, Max-Pol Fouchet, Jean Grenier, Pierre Alechinsky, Yvon Taillandier, Jean-Jacques Levêque, Gérard Xuriguera, Michel Nuridsany, Lucien Curzi, Gaston Diehl, Harry Bellet, Philippe Curval, Henri-François Debailleux, Lydia Harambourg, Patrick-Gilles Persin...

Généralités[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]