Trois Royaumes de Corée

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Carte des Trois Royaumes de Corée à la fin du Ve siècle

L'expression Trois royaumes de Corée désigne la période de l'histoire coréenne, s'étendant entre le Ier siècle av. J.-C. et le VIIe siècle ap. J.-C., qui vit le développement des royaumes de Koguryŏ (고구려), Paekche (백제) et Silla/Sinra (신라), dans la péninsule coréenne et en Mandchourie. D'autres petits royaumes et États tribaux coexistèrent avec ces trois royaumes, dont la Confédération de Gaya (Kaya) (42-562), Dongye, Okjeo, Puyŏ, Usan.

Histoire[modifier | modifier le code]

La période commence traditionnellement en 57 av. J.-C., lorsque le royaume de Saro (futur Silla), dans le sud-est de la péninsule, obtient une autonomie vis-à-vis de l'empire chinois des Han. Les deux autres, Koguryŏ (au nord et au sud du fleuve Amnok et Paekche au sud-ouest de la péninsule (autour de l'actuelle Séoul) deviennent indépendants de la Chine respectivement en 37 av. J.-C. et 18 av. J.-C. Le royaume de Paekche se sépare de Koguryŏ et devient un refuge pour les paysans, qui fuient un État guerrier. La capitale est d'abord Ungjin (aujourd'hui Cheongju) puis Sabi (aujourd'hui Puyŏ) au sud-ouest de Séoul. Les États Kaya (가야) se séparent de Paekche au Ier siècle ap. J.-C. émergent de Samhan, selon la tradition deux petits royaumes: baekje est fondé en -18 sur le territoire d'une des cités États Mahan, non loin de l'actuelle Séoul. Silla, fondé en -57 dans la cité de Saro (actuelle Gyeongju), va occuper le territoire des Jinhan (voir la légende de Park Hyeokgeose dans "Enfant du pays) . Sur une partie du territoire de Pyeonhan, une confédération de six tribus Gaya fut créée à la même époque par 6 hommes nés chacun d'un œuf. Dans le nord du pays, plusieurs États se partageaient alors le territoire. À côté des commanderies chinoises dont il a été question, les royaumes de Yemaek, Okcheo et des Ye orientaux occupaient le nord-ouest du pays. À l'extrême Nord, dans le bassin du Soungari, le royaume de Buyeo était connu des chinois, dès le IVe siècle av. J.-C., comme une menace. C'est une bande d'exilés de ce royaume qui fonde, en, -37, le royaume de Goguryeo dans les bassins du Yalu et du Tongjia, sur le territoire Yemaek. Baekje, Silla, Goguryeo, voilà fondés les trois royaumes qui ont donné leur noms à cette période de l'histoire coréenne qui va du Ier siècle av. J.-C. au VIIe siècle. Mais la situation est en fait plus complexe et ces trois royaumes ne se partageront la péninsule qu'après des siècles de lutte. Goguryeo est celui qui va croître le plus vite et de la manière la plus spectaculaire. Ce royaume, tout entier consacré à la guerre du fait de sa position, va d'abord intégrer les territoires Ye orientaux et Okjeon, deux royaumes qui ne s'étaient jamais réellement développés. En 313, Goguryeo absorbe la commanderie de Lolang. À cette époque, l'ancien royaume de Buyeo, devenu depuis son protégé, tombe sous les attaques chinoises et est finalement absorbé par Goguryeo. À la fin du IVe siècle, ce dernier a donc un territoire immense couvrant la Mandchourie et le nord de la Corée actuelle. À la même époque, Baekje détruit Mahan en 369 et occupe les anciens territoires de Pyeonhan. Silla occupe la partie sud-est de la péninsule. Mais en même temps, au sud, entre Baekje et Silla, un quatrième royaume leur dispute la suprématie : Gaya. Il s'agit en fait d'une confédération de cités États (Bon Gaya, Dae Gaya) qui n'aura jamais le statut d'un état centralisé.

Influence chinoise[modifier | modifier le code]

La Corée reste cependant sous influence chinoise, notamment par le biais des quatre commanderies installées sur leur territoire. La Chine fait également sentir son influence dans les systèmes de pensée. Le confucianisme pénètre la haute société coréenne (tous les royaumes gardant la même culture) à partir du Ier siècle ap. J.-C. Le bouddhisme est cependant la première religion. La disparition de l'empire Han, au début du IIIe siècle, permet un plus grand développement des Trois royaumes.

Koguryŏ[modifier | modifier le code]

Koguryŏ, le plus grand des Trois royaumes, a plusieurs capitales au cours de son histoire, dont Nangnang (près de l'actuelle Pyongyang) et Kungnæsŏng sur le fleuve Amnok. Au départ fédération frontalière de la Chine, il conquiert peu à peu de vastes territoires en Mandchourie, et chasse définitivement les Chinois de Nangnang en 313. L'influence culturelle des Chinois reste toutefois importante, puisque le bouddhisme fut adopté comme religion officielle en 372.

Paekche[modifier | modifier le code]

Au IVe siècle, Paekche connaît une grande prospérité, et domine la quasi-totalité de la moitié sud de la péninsule, ainsi qu'une partie de la Chine.

Silla[modifier | modifier le code]

Renommé Silla en 503, le royaume de Saro absorbe tous les États Kaya ou Gaya (cités fortifiées) de son voisinage dans la première moitié du VIe siècle. Sa capitale était Kumsŏng (aujourd'hui Gyeongju ou Kyŏngju). Le bouddhisme y devient religion officielle en 528.

Allié à la Chine des Tang, Silla annexe Koguryŏ en 668, après avoir fait la conquête de Paekche en 660, ce qui donne naissance à la période unifiée du royaume de Silla.

À la fin de cette période, en 918, une courte période d'anarchie précédant la dynastie de Koryŏ porte le nom de Période des Trois Royaumes postérieure, et dure jusqu'en 935.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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