Réforme de Taika

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La réforme de Taika (大化の改新, Taika no kaishin?) consiste en une série d'articles de loi rédigés sous le règne de l'empereur Kōtoku en 645, soit peu après la mort du prince Shōtoku et la défaite du clan Soga et l'unification du Japon qui en a résulté. Le prince héritier Naka no Ōe, qui régna plus tard sous le nom d'empereur Tenji, Nakatomi no Kamatari et l'empereur Kōtoku travaillèrent conjointement à la rédaction des détails de la réforme, qui visait à créer un gouvernement centralisé sur le modèle chinois des Tang, réviser le système des taxes et l’administration, créer un réseau routier et postal et redistribuer les terres (système ritsuryō).

La réforme commence avec la redistribution des terres, basée sur des idées confucéennes et des philosophies importées de Chine, mais son vrai but est de centraliser le pays afin d'augmenter le pouvoir de la cour impériale, qui est également basée sur la structure chinoise. Des observateurs et des étudiants sont envoyés en Chine pour apprendre tout du système d'écriture, de la religion, de la littérature, de l'architecture des Chinois, et même de leurs habitudes diététiques de l'époque. L'impact de ces réformes peut encore être vu aujourd'hui dans la vie culturelle japonaise.

Un édit sur les sépultures interdit aux grands de bâtir à la fois de très belles tombes et de très beaux temples. Le gouvernement favorise la construction des temples au détriment des tombes. Les morts sont incinérés selon la tradition bouddhique. Cet article met fin à la construction des kofun[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seiichi Iwao, Teizō Iyanaga, Dictionnaire historique du Japon, Volume I, Maisonneuve & Larose,‎ 2002 (ISBN 9782706815751, lire en ligne)