Kumaso

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Kumaso (熊襲?) est le nom d'un peuple du Japon antique qui aurait vécu au sud de l'île de Kyūshū[1], au moins jusqu'à l'époque de Nara. William George Aston, dans sa traduction du Nihongi, rapporte que le nom Kumaso renvoie à deux tribus séparées, les Kuma (qui signifie « ours ») et les So (écrits avec le caractère correspondant à « attaque » ou « couche sur »)[1]. Dans sa traduction du Kojiki, Basil Hall Chamberlain note que la région est aussi connue simplement sous le nom « So » et développe une description des Yamato comme étant semblables à des ours, en fonction de leurs interactions violentes et/ou de caractères physiques distinctifs[2]. Le peuple appelé tsuchigumo (de) par les Yamato fournit un exemple mieux connu de la transformation d'autres tribus en monstres légendaires. Tsuchigumo - la monstrueuse « araignée des terres » de la légende — serait à l'origine une référence aux habitations au fond de fosses de ce peuple). À mesure que les Yamato se déplacent en direction du sud, les Kumaso sont assimilés ou exterminés. Torishi-Kaya (également appelé « Courageux de Kahakami »), est assassiné au cours de l'hiver 397 par le prince Yamato Takeru des Yamato[3] qui pour l'occasion se déguise en femme lors d'un banquet.

Du point de vue géographique, Aston observe que le domaine des Kumaso recouvre les provinces historiques de Hyūga, Ōsumi et de Satsuma (contemporaines de la traduction d'Aston), c'est-à-dire les actuelles préfectures de Miyazaki et de Kagoshima.

Personnalités des Kumaso mentionnées dans le Nihongi[modifier | modifier le code]

  • Torishi-Kaya (aussi appelé « Courageux des Kumaso») : un chef des Kumaso[4].
  • Atsukaya : un chef des Kumaso[5].
  • Sakaya : un chef des Kumaso[5].
  • Ichi-fukaya : L'empereur Keikō l'épouse en 82 AD et la tue la même année car elle est impliquée dans l'assassinat de son propre père[6].
  • Ichi-kaya : sœur cadette d'Ichi-fukaya[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b William George Aston in note 3 in Nihongi: Chroniques du Japon depuis les premiers temps jusqu'en 697 AD, traduit de l'original chinois et japonais par William George Aston. Book VII, page 192, note 3. Tuttle Publishing. Tra edition (juillet 2005). First edition published 1972. ISBN 978-0-8048-3674-6
  2. http://www.sacred-texts.com/shi/kj/kj012.htm#fn_173
  3. Nihongi: Chroniques du Japon depuis les premiers temps jusqu'en 697 AD, traduit de l'original chinois et japonais par William George Aston. Book VII, page 200ff. Tuttle Publishing. Tra edition (juillet 2005). First edition published 1972. ISBN 978-0-8048-3674-6
  4. Nihongi: Chroniques du Japon depuis les premiers temps jusqu'en 697 AD, traduit de l'original chinois et japonais par William George Aston. Book VII, page 201. Tuttle Publishing. Tra edition (juillet 2005). First edition published 1972. ISBN 978-0-8048-3674-6
  5. a et b Nihongi: Chroniques du Japon depuis les premiers temps jusqu'en 697 AD, traduit de l'original chinois et japonais par William George Aston. Book VII, page 195. Tuttle Publishing. Tra edition (juillet 2005). First edition published 1972. ISBN 978-0-8048-3674-6
  6. a et b Nihongi: Chroniques du Japon depuis les premiers temps jusqu'en 697 AD, traduit de l'original chinois et japonais par William George Aston. Book VII, page 196. Tuttle Publishing. Tra edition (juillet 2005). First edition published 1972. ISBN 978-0-8048-3674-6