Concubine

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Statue de Yang Guifei (719-756), concubine favorite de l'empereur Tang Xuanzong

Concubine est un terme désignant à l'origine une femme vivant quasi maritalement avec un homme de statut plus élevé possédant déjà une épouse officielle. L'homme pouvant posséder une ou plusieurs concubines.

Celles-ci sont financièrement soutenues par l'homme et leur descendance est reconnue publiquement, bien que de moindre statut que celle issue de l'épouse. Lorsque le concubinage est voulu (par la femme) il est considéré comme une sécurité économique. Lorsqu'il est subi, il s'agit parfois d'esclavage sexuel, comme dans l'ancien Royaume du Népal, où les serfs devaient donner une de leurs filles à leur seigneur[1].

Historiquement[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité grecque classique (IVe et Ve siècle av. J.-C.), Homère attribue à ses héros une seule épouse et une ou plusieurs concubines. L’épouse assure une descendance légitime, la concubine est chargée de veiller à l’exécution des tâches domestiques, l’une et l’autre vivent recluses au gynécée. La fidélité à l’époux est exigée, en effet, en cas de flagrant délit d’adultère, le mari trompé a le droit de tuer sur le champ son rival, sa femme ou sa concubine[2].

Le choix de la concubine favorite au harem (Giulio Rosati)

Dans la civilisation islamique, le sultan ou tout seigneur suffisamment riche pour posséder un harem, choisissait sa concubine parmi ses esclaves en principe non musulmanes.

En Chine, pendant longtemps, le statut d’un homme se mesurait au nombre de ses femmes, épouses ou concubines. Dans la Chine impériale, des concubines jouent un rôle politique (comme Wu Zetian qui devint même impératrice). En 1949, les communistes ont interdit cette pratique ancestrale, signe pour eux de décadence bourgeoise.

Au Siam (actuelle Thaïlande), les hommes pouvaient avoir plusieurs épouses, qu'ils pouvaient revendre, ainsi que leurs enfants. L'épouse principale ne pouvait être que répudiée, et au décès de son mari, elle héritait de ses droits sur les épouses secondaires[3].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En Chine, après deux décennies d’ouverture économique, les Chinois enrichis affirment à nouveau leur rang social en exhibant voitures, maisons, costumes et jolies jeunes femmes. Des villes comme Shenzen sont devenues des « villages de concubines ». Parmi ces femmes, des campagnardes pauvres du sud, des demi mondaines de Shanghai, et des concubines de luxe élevées dans la bourgeoisie fortunée. On estime à 100 000 le nombre de femmes entretenues, rien que dans l’une des provinces les plus touchées par le phénomène, celle de Guangdong, aux portes de Hong Kong[4].

Références bibliques[modifier | modifier le code]

Dans la Bible, Abraham prend l'esclave Hagar comme concubine. Sa femme, Sarah, ne peut concevoir et lui offre Hagar pour lui donner un héritier. Abraham n'épouse pas Hagar, mais habite avec elle selon les lois juives de Pilegesh (Hebreu pour concubine). Après une première fausse couche, elle accouche d'Ismaël. Après qu'un miracle arrive à Sarah (elle devient fertile malgré son âge) et qu'elle conçoive et accouche d'Isaac, celle-ci demande à Abraham d'emmener Hagar et de l'abandonner dans le désert.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. What is servile concubinage?
  2. Histori-Art - Bibliothèque - Épouses, concubines et courtisanes
  3. Michel Jacq-Hergoualch, Le Siam, Guide Belles Lettres des Civilisations, Les Belles Lettres 2004, ISBN 2-251-41023-6, p. 210-211.
  4. Le retour des concubines en Chine