On va s'gêner

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On va s'gêner
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Présentateur(s) Laurent Ruquier
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Diffusion
Station Europe 1
Création 1999
Horaires du lundi au vendredi,
de 15h30 à 18h00
Rediffusion le samedi et le dimanche de 16h00 à 18h00
Podcasting www.europe1.fr
Site web ruquier.europe1.fr

On va s’gêner ! est une émission de radio quotidienne diffusée sur Europe 1 depuis 1999 et dirigée par Laurent Ruquier, accompagné d’une équipe tournante de chroniqueurs qui commentent l’actualité sur un ton plutôt libre.

Auparavant d'une durée d'une heure et demie, l'émission s'est allongée pour durer 2 heures (de septembre 2006 à la saison 2008 - 2009). Lors de la saison 2009-2010, l'émission est diffusée, toujours sur Europe 1, de 16 heures à 18 heures 30. Depuis septembre 2010, l'émission est diffusée, sur la même station, de 15 heures 30 à 18 heures. L'émission était diffusée en Belgique sur la radio Twizz avant d'être déprogrammée en 2012[1]. Elle est enregistrée du lundi au vendredi de 9h30 à 12h et est diffusée quelques fois en direct.

Sommaire

Historique[modifier]

Première formule[modifier]

L'émission arrive sur les ondes d'Europe 1 à l'automne 1999. Laurent Ruquier se donne pour mission de commenter l'actualité entouré de différents chroniqueurs. Pour la première, Valérie Mairesse, Gérard Miller, Philippe Geluck, Jean-Claude Carrière et Jean-Marie Bigard entourent l'animateur[2]. L'émission devait à l'origine s’appeler Ça l'fait. Mais le nom ayant déjà été déposé par Arthur, Laurent Ruquier a dû trouver un autre nom : On va s'gêner[3]. Le mercredi est à l'origine consacré à l'actualité culturelle. Laurent Ruquier retrouve certains de ses camarades côtoyés dans Rien à cirer qu'il animait de 1991 à 1996 sur France Inter, tels Christophe Alévêque ou Jacques Ramade. Il leur adjoint les services d'intellectuels qui se révèleront de brillants humoristes : Philippe Tesson, Isabelle Alonso, Pierre Bénichou, Claude Sarraute ou encore Gérard Miller rejoignent l'équipe au début des années 2000. En parallèle, certains chroniqueurs de l'émission sont embauchés pour participer à l'émission télévisée phare que Laurent Ruquier animera de 2000 à 2007 sur France 2, On a tout essayé. En 2002, Jérôme Bellay, président d'Europe 1, accuse On a tout essayé de cannibaliser l'audience de On va s’gêner[4]. Le rendez-vous quotidien rue François Ier reste néanmoins incontournable pour les membres de la bande qui, autour des commentaires sur l'actualité, n'hésitent pas à raconter leurs déboires, leur quotidien et à donner leur avis sur les différents livres, films ou disques à la mode.

L'âge d'or du show, selon Laurent Ruquier lui-même, est atteint en 2001 lorsque pendant plusieurs mois se sont croisés Jean Yanne et Jacques Martin, anciens pensionnaires des Grosses Têtes RTL[5], l'émission concurrente qui reste la plus forte audience de la radio en France. Au fil des années, les audiences d'On va s'gêner augmentent, mais restent inférieures à celle des Grosses Têtes[6],[7]. En 2000, et alors qu'il avait été remplacé par Christophe Dechavanne, l'icône historique des Grosses Têtes Philippe Bouvard participe lui-même quelques semaines en tant que chroniqueur à l'émission de Ruquier[8] avant de retrouver son fauteuil rue Bayard[9].

En juin 2004, l'émission a failli s'arrêter, Laurent Ruquier refusant de se "fonctionnariser" et souhaitant se concentrer sur ses activités d'écriture pour le théâtre et pour un nouveau one-man show qui ne verra finalement jamais le jour[10]. L'animateur se rétractera et l'émission est ainsi reconduite sur la grille d'Europe 1 à la rentrée suivante.

Ruquier attache, depuis les premières heures de l'émission, une importance primordiale aux jeunes humoristes qu'il tente de lancer en les invitant autour de la table : Franck Dubosc, Jean-Luc Lemoine, Mustapha El Atrassi ou Mamane croisent, à leurs débuts, dans le même studio des humoristes confirmés comme Jean-François Dérec, Isabelle Mergault, Jacques Ramade ou Jean-Marie Bigard. La diversité des activités et des opinions politiques des différents chroniqueurs offre un savoureux mélange des cultures : ainsi, on y retrouve des humoristes (Franck Dubosc, Philippe Geluck ...), des comédiens ou réalisateurs (Patrice Leconte, Isabelle Mergault, Michèle Bernier...), des sportifs (Vikash Dhorasoo...), des candidats de télé-réalité (Steevy Boulay, Eve Angeli ...), des journalistes (Christine Ockrent, Philippe Tesson, Claude Sarraute ...), voire des hommes politiques (Stéphane Pocrain, Roger Karoutchi...).

Le 16 décembre 2012, Laurent Ruquier déclare dans TV Magazine "courir" derrière Patrick Timsit afin que ce dernier rejoigne l'équipe, sans jamais avoir réussi à le convaincre. L'animateur évoque lors du même entretien sa sympathie pour le comédien Ary Abittan[11].

Deuxième formule[modifier]

Initialement programmée de 16h30 à 18h, l'émission On va s'gêner est prolongée d'un demi-heure en janvier 2007 commençant dorénavant à 16h. Le concept change également puisque les chroniqueurs ne commentent plus simplement l'actualité mais répondent à des questions que leur pose Laurent Ruquier, tirées des différents journaux du jour (Quiz Actu)[12].

En mai 2007, il est question d'un nouvel arrêt de l'émission[7], Laurent Ruquier souhaitant se consacrer à ses activités à la télévision et dans l'écriture pour le théâtre. Proche de rejoindre RTL, il rempile finalement sur Europe 1 après de nombreuses discussions avec le patron de la station, Jean-Pierre Elkabbach, contentant un million d'auditeurs fidèles[13].

À partir de 2008, Laurent Ruquier fait le choix de recentrer son équipe autour de chroniqueurs quasi quotidiens alors que, jusque-là, la bande tournait régulièrement. Quelques chroniqueurs historiques, Jean-Bernard Hebey, Philippe Vandel, Maureen Dor, Jean-François Dérec ou encore Paul Wermus (qui n'interviendra plus qu'au téléphone), disparaissent ainsi du studio à la rentrée 2008, laissant place à une équipe rajeunie avec Jérémy Michalak, Fabrice Eboué et Titoff[14] qui sont présents tous les jours. Plus ou moins régulièrement, les chroniqueurs historiques Pierre Bénichou, Christine Bravo, Steevy Boulay, Philippe Geluck, Claude Sarraute et Gérard Miller continuent de participer à l'émission. Les autres (Isabelle Mergault, Isabelle Alonso, Franck Dubosc, Christophe Alévêque, Jean Benguigui, Annie Lemoine ...) ne participent plus qu'exceptionnellement. Sur la période 2008/2010, et hormis ceux cités plus haut, Caroline Diament, Jérôme Bonaldi, Philippe Alfonsi, Isabelle Motrot, Michèle Bernier, Arnaud Lemort, Eve Angeli, Danièle Evenou, Philippe Tesson, Vikash Dhorasoo et Charlotte de Turckheim sont les chroniqueurs les plus réguliers. En 2008, l'émission est également élue "meilleure émission de divertissement de la radio" par le magazine France-Savoir.

Très vite, le trio quotidien formé par Fabrice Eboué, Titoff & Jérémy Michalak s'impose comme l'une des associations les plus efficaces de l'émission, toutes périodes confondues. Celle-ci contribue ainsi grandement à la réussite de cette nouvelle formule, marquée par une hausse conséquente de l'audience : au printemps 2009, l'émission enregistre « son meilleur niveau depuis cinq ans »[15].

Les nouveaux chroniqueurs comme Fabrice Eboué ont apporté un souffle nouveau au programme et un ton autrement plus libre et irrévérencieux que celui des Grosses Têtes, toujours programmée sur la même tranche horaire. Hormis les différentes chroniques (voir ci-dessous) et le ton particulier employé, le succès de l'émission se fonde également sur des récurrences qui offrent à l'auditeur un point de repère quotidien comme si celui-ci retrouvait une bande d'amis : le surnom de "Joujou" dont est affublé Jérémy Michalak[n 1], les références quotidiennes de Fabrice Eboué au criminel Guy Georges, le manque de ponctualité de Titoff jusque début 2010, les assoupissements (et réveils) de Pierre Bénichou, les critiques littéraires acerbes de Yann Moix, les chansons populaires et génériques de séries télévisées et dessins animés entonnés par Christophe Beaugrand, mais aussi les anecdotes que Claude Sarraute répète à chaque émission, ou la présence dans le public de l'émission de la fidèle auditrice Danièle.

À la rentrée 2009, l'émission est prolongée d'une demi-heure, étant alors diffusée de 16h à 18h30. Lors de la dernière demi-heure, les chroniqueurs doivent découvrir l'invité mystère en lui posant des questions (la loge d'honneur est inaugurée par l'écrivain et réalisateur Samuel Benchetrit). Cette prolongation permet à l'émission de gagner de nouveaux auditeurs[16].

À la rentrée 2010, l'émission change d'horaire, étant dorénavant proposée de 15h30 à 18h. La partie L'invité mystère a lieu de 17h30 à 18h. Ce changement s'explique par le fait que Laurent Ruquier présente dorénavant une émission sur France 2 de 18h à 19h (On n'demande qu'à en rire).

Saisons 2009/2013 : déroulement et chroniqueurs[modifier]

Après avoir présenté ses chroniqueurs du jour, Laurent Ruquier lit quelques e-mails des auditeurs s'adressant le plus souvent aux six chroniqueurs présents, et raconte des blagues envoyés par ceux-ci. Des auditeurs passent parfois à l'antenne pour réagir à l'émission de la veille. Ensuite, l'animateur commence à poser des questions sur l'actualité, prenant parfois au téléphone un invité.

Après les flashes de 16h et de 17h a lieu Le Challenge des auditeurs (5 à 10 minutes) où deux auditeurs (un homme et une femme) affrontent les chroniqueurs présents. Le gagnant du jeu remporte un filet garni (places de théâtre, livres, disques etc.) puis, à partir de 2009, un voyage.

Vers 17h20 ont lieu les différentes chroniques qui peuvent différer selon les jours : le challenge Paul Wermus qui tente de répondre, suite à deux heures d'enquête, à 4 ou 5 questions posées en début d'émission par l'animateur, la chronique cinéma d'Isabelle Motrot et de Monique Pantel ou les objets incroyables de Jérôme Bonaldi. À partir de 17h30, les chroniqueurs tentent de percer l'identité d'un invité mystère caché dans une loge jouxtant le plateau et dont la voix est informatiquement déformée.

Après la rentrée novatrice de 2008 évoquée précédemment, lors de laquelle Jérémy Michalak, Fabrice Eboué et Titoff s'imposent comme des piliers de l'émission, celle de 2009 est un autre tournant : outre le prolongement d'une demi-heure et l'apparition de "l'invité" d'honneur, cette nouvelle saison est marquée par l'arrivée d'Olivier de Kersauson, figure historique des Grosses Têtes auxquelles il participa pendant près de 30 ans[17], et la révélation de Gaspard Proust, jeune humoriste au ton cynique, froid et désabusé, apparu deux fois en fin de saison 2008/2009. De nombreux essais moins concluants sont également effectués tout au long de la saison : révélé par Le Grand Journal de Michel Denisot sur Canal+, l'humoriste Fifi ne parvient pas à s'imposer malgré dix passages dans l'émission. C'est également le cas de Miss France 2009 Chloé Mortaud, de Christelle Chollet, de l'animatrice Marlène Mourreau, de l'actrice Agnès Soral ou encore de l'ex secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement et proche de Nicolas Sarkozy, Roger Karoutchi, tous cantonnés à un seul et unique passage. La jeune humoriste suisse Charlotte Gabris rejoint enfin la bande, mais sa collaboration prendra fin un an plus tard à peine après 21 émissions.

La rentrée 2010 offre peu de nouveautés, si ce n'est le changement d'horaire. Les chroniques en place sont conservées, essentiellement celle de "l'invité d'honneur" qui s'est avérée être un succès. Diverses personnalités ont rejoint la bande lors de cette rentrée : l'animateur radio de la matinale de Virgin Radio Florian Gazan, le spécialiste cuisine Jean-Pierre Coffe, les journalistes Christophe Beaugrand et Anne-Solenne Hatte et l'historienne et philosophe Diane Ducret. La chanteuse Juliette, l'animatrice Valérie Benaïm et les humoristes Laurent Baffie et Élisabeth Buffet font également de rares apparitions. Cette nouvelle saison marque enfin le retour régulier de chroniqueurs absents depuis quelque temps tels Isabelle Alonso, Péri Cochin, Jean Benguigui et Elsa Fayer. En raison des emplois du temps chargés des uns et des autres (tournée dans toute la France et tournage à Cuba pour Fabrice Eboué, enregistrement de C à vous pour Jérémy Michalak ...), du recrutement de nombreux chroniqueurs et du retour d'anciens, l'équipe tourne à nouveau quotidiennement comme c'était le cas quelques années plus tôt.

À la fin du mois de décembre 2010, Laurent Ruquier offre aux pensionnaires de son émission télévisée On n'demande qu'à en rire la possibilité de s'illustrer à la radio : Olivier de Benoist, Kev Adams, Les Lascars gays et Jérémy Ferrari se succèdent ; Arnaud Tsamere rejoint, pour sa part, la bande en janvier 2011 et sera, avec Jérémy Ferrari, le seul à revenir régulièrement. En décembre également, le réalisateur de l'émission, François Renucci, s'installe pour la première fois autour de la table pour pallier les absences imprévues de chroniqueurs, confirmant la drôlerie que Laurent Ruquier lui a souvent prêtée au cours des années.

À la fin de la saison, Florian Gazan annonce qu'il ne sera plus chroniqueur dans l'émission la saison prochaine, en raison de son arrivée comme animateur de la matinale sur Fun Radio, qui appartient à un groupe concurrent d'Europe 1. Lors de la dernière de la saison, le jeudi 30 juin, Laurent Ruquier fait part de sa déception face au départ de ce chroniqueur apprécié[18]. En dehors d'Arnaud Tsamère et Jérémy Ferrari qui reviendront épisodiquement, seuls Christophe Beaugrand et François Renucci s'imposent comme des chroniqueurs récurrents. Cette saison, est, enfin, marquée par le départ définitif dès le mois de décembre de Philippe Alfonsi, chroniqueur historique présent dès les premiers mois de l'émission, et qui était régulièrement raillé pour son nombre limité d'interventions.

La rentrée de la saison 2011/2012 a lieu le lundi 22 août. Aucun changement n'a lieu quant à l'organisation de l'émission, et l'ensemble des chroniques sont reconduites. Frédéric Chevit participe à sa première émission dès le vendredi de la première semaine. D'autres chroniqueurs intègrent la bande le mercredi 31 août : le journaliste Pierre Lescure et l'écrivain et réalisateur Yann Moix, qui avait déjà collaboré avec Laurent Ruquier par le passé. Les 14 et 21 septembre, ce sont respectivement l'imitatrice Sandrine Alexi et l'ancien auteur des Guignols de l'Info Bruno Gaccio qui rejoignent la bande. Le 18 octobre, Laurent Ruquier accueille Yves Lande, un internaute dont les tweets sont très populaires sur Twitter. Seul Yann Moix devient au final un chroniqueur régulier, en étant présent chaque mercredi et chaque vendredi. Le 27 janvier 2012, Willy Rovelli, déjà chroniqueur dans l'émission de Michel Drucker diffusée sur la même antenne, fait ses premiers pas dans l'émission. Le 7 février marque le retour de Mustapha El Atrassi après plus de trois ans d'absence, mais sa présence reste très épisodique. Jean-Luc Lemoine est quant à lui réinvité régulièrement après avoir été en froid avec Laurent Ruquier durant plusieurs années[19]. Il se retirera toutefois quelques mois plus tard, préférant se consacrer à ses activités au sein de la bande de Cyril Hanouna, notamment à l'émission télévisée Touche pas à mon poste. Par ailleurs, cette saison est celle qui voit Jean-Marie Bigard devenir un chroniqueur récurrent de l'émission, l'humoriste intervenant désormais deux fois par semaines, alors qu'il n'était présent jusque-là qu'épisodiquement, avec quelques rares apparitions chaque année.

Peu de changements interviennent à la rentrée 2012/2013 :

  • deux nouvelles rubriques, le "kikalemieubossé" vers 15h50, au cours de laquelle les chroniqueurs répondent à tour de rôle à des questions à élimination directe jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un, désigné alors "roi" ou "reine" du jour, et le "Qui est pour ? Qui est contre ?" vers 16h50, pendant laquelle les chroniqueurs se prononcent pour ou contre une question d'actualité. Cette dernière rubrique sera cependant rapidement abandonnée.
  • une retouche mélodique du générique de l'émission.

Dès la première semaine sont réinvités Lulu et Eddy Murté, apparus pour la première fois à la toute fin de la saison passée, et Philippe Geluck, absent pendant près de deux ans. Yann Renoard et Guy Carlier, qui interviendra deux fois par semaine, sont quant à eux les recrues de cette nouvelle saison, tout comme Stéphane Bak, invité pour la première fois le 12 septembre. A 15 ans seulement, ce jeune humoriste couvé par Navo, le co-auteur de la série Bref, devient le plus jeune chroniqueur de l'histoire de l'émission. Eloïse Labro, fille du journaliste, écrivain et cinéaste Philippe Labro, fait à son tour un essai le 2 octobre, mais Laurent Ruquier annonce dès la semaine suivante (lors de l'émission du 8 octobre) qu'elle ne sera pas réinvitée. Le 22 octobre, l'animateur ouvre les portes du studio à un nouveau pensionnaire d' On n'demande qu'à en rire, Kévin Razy, connu pour ses sketchs irrévérencieux et engagés. L'essai ne s'avérant pas concluant, Ruquier donne sa chance, le 4 juin 2013, à Donel Jack'sman, autre pensionnaire des saisons 2 et 3 d' On n'demande qu'à en rire, qui s'illustre dans le même domaine humoristique que Kévin Razy, puis le 13 juin à son camarade Vérino. Le 11 juin, l'émission accueille ensuite pour la première fois le journaliste sportif Alexandre Delpérier, qui effectue par la même occasion son retour sur les ondes d'Europe 1, trois ans après sa mise à pied puis sa démission consécutives à une fausse interview de Raymond Domenech et Thierry Henry présentée comme un entretien exclusif alors qu'il s'agissait en réalité d'une conférence de presse. Enfin, le 17 juin, c'est au tour d'Enora Malagré d'intégrer la bande, l'une des révélations télévisées de l'année popularisée par son franc-parler et sa gouaille dans Touche pas à mon poste, le talk-show quotidien de Cyril Hanouna diffusé sur D8.

De tous les nouveaux chroniqueurs, seul Guy Carlier devient un intervenant régulier sur l'ensemble de la saison. Outre l'arrivée de celui-ci, cette nouvelle saison est principalement marquée par le retour de Mustapha El Atrassi dans le costume de chroniqueur récurrent. L'humoriste intervient ainsi une fois par semaine jusqu'au mois de janvier 2013, puis deux à partir de février. C'est également le cas de Caroline Diament, chroniqueuse depuis 2004, et Christophe Beaugrand qui étaient réduits à un seul passage hebdomadaire jusque juin 2012, et sont désormais présents deux fois chaque semaine. Ce dernier s'impose d'ailleurs cette année-là comme un pilier de l'émission, notamment par sa très large connaissance de chansons populaires modernes, célèbres comme oubliées voire méconnues, et de génériques d'émissions télévisées, de feuilletons et de dessins animés : en décembre 2012 naît ainsi le JukeBoxGrand, petit quiz improvisé aux débuts des émissions auxquelles il participe, et où les auditeurs lui proposent (par mail ou par téléphone) des titres de chansons dont il doit chantonner l'air et les paroles.

Organisation de l'émission[modifier]

Les chroniqueurs réguliers ont une place attribuée autour de la table triangulaire. Pour les saisons 2008 et 2009, Laurent Ruquier se situe à la base avec, à sa gauche, Fabrice Eboué et, à sa droite, Titoff. À la pointe se trouvent généralement Jérémy Michalak sur la gauche et Pierre Bénichou sur la droite. Enfin, Christine Bravo prend place au centre entre Jérémy Michalak et Fabrice Eboué. En face d'elle se trouve le dernier chroniqueur présent, par exemple Claude Sarraute, Michèle Bernier ou Gérard Miller qui remplissent également les sièges des intervenants précédemment cités s'ils sont absents.

Par la suite, et alors que l'équipe tourne à nouveau régulièrement, certains chroniqueurs gardent leurs habitudes. Ainsi, Olivier de Kersauson se voit attribuer prioritairement le siège précédemment destiné à Jérémy Michalak. Lorsqu'ils sont présents, Fabrice Eboué, Titoff, Pierre Bénichou, Christine Bravo et Claude Sarraute conservent leur fauteuil attitré, les autres s'installant ensuite selon les places laissées libres. Chacun conserve toutefois des préférences lorsque ceux cités précédemment sont absents, Yann Moix privilégiant ainsi en priorité le fauteuil d'Olivier de Kersauson, Isabelle Motrot celui de Claude Sarraute ou encore Guy Carlier celui de Fabrice Eboué.

L'émission est enregistrée en public, dans le studio Merlin qui peut contenir une quarantaine de personnes environ. L'enregistrement se fait souvent le matin aux alentours de 9h30. Les inscrits sont invités à patienter devant l'entrée de la radio dans la rue François Ier avant d'être conduits dans le studio. L'organisation est prise en charge par la société My Clap TV (anciennement Clap), spécialisée dans l'accueil du public pour les émissions télévisées et radiophoniques (Le Grand Journal, On n'demande qu'à en rire, Les Grosses Têtes, Vivement Dimanche etc.).

Lors des directs, l'émission est désormais diffusée en live vidéo sur le site Internet d'Europe 1. Ce fut le cas en 2011 pour les émissions en direct du Festival de Cannes[20], de la Foire de Paris[21] ou du Zénith de Lille[22] ou pour celles enregistrées directement dans les locaux d'Europe 1. Depuis la rentrée 2012, ces directs sont transformés en tweet live, permettant ainsi aux auditeurs non seulement de la suivre sur internet comme précédemment, mais aussi de la commenter par l'intermédiaire de Twitter et de voir leurs tweets être lus en direct à l'antenne par Laurent Ruquier.

Délocalisations ou émissions spéciales[modifier]

Le 4 février 2005, à l'occasion de la 100ème représentation de la pièce de théâtre Grosse chaleur écrite par Laurent Ruquier, l'animateur invite exceptionnellement autour des chroniqueurs habituels Pierre Bénichou, Jean Benguigui (tous deux présents dans la pièce) et Gérard Hernandez, les comédiennes Annick Alane, Catherine Arditi et Brigitte Fossey.

Le 11 décembre 2008, Laurent Ruquier offrait la possibilité à ses auditeurs de composer exceptionnellement une équipe type de chroniqueurs par le biais de votes sur Internet. C'est Pierre Bénichou qui, avec plus de 400 voix, est arrivé en tête devant Fabrice Eboué, Christine Bravo, Philippe Geluck, Michèle Bernier et Jérémy Michalak. À noter que Franck Dubosc participait également exceptionnellement à cette émission spéciale.

L'émission a fêté ses dix ans d'existence le 21 octobre 2009 lors d'une soirée spéciale et gratuite de trois heures à l'Olympia et diffusée sur Europe 1 et France 4. Ont été présents l'ensemble des chroniqueurs ayant participé au programme depuis sa création[23]. Lors d'une quotidienne diffusée lors du mois d'octobre 2009, Laurent Ruquier a admis être en froid avec Philippe Bouvard qui n'était donc pas présent à l'Olympia malgré sa participation de quelques semaines à l'émission.

Le 1er avril 2010, la station a déplacé ses animateurs de leur tranche horaire. C'est Michel Drucker qui a présenté l'émission. Laurent Ruquier était pour sa part "l'invité d'honneur" que ses chroniqueurs durent découvrir en fin d'émission.

Chaque 8 mars depuis 2007, à l'occasion de la journée internationale de la femme, les chroniqueuses sont mises à l'honneur. Ainsi, l'équipe était pour la première fois exclusivement féminine, réunissant, autour de Laurent Ruquier, Isabelle Alonso, Isabelle Motrot, Danièle Evenou, Marianne Sergent, Caroline Diament et Michèle Bernier. La tradition est, depuis, respectée chaque année. Seule entorse à la coutume en 2011Olivier de Kersauson était le seul homme invité, entouré ce jour-là de Christine Bravo, Claude Sarraute, Anne-Solenne Hatte, Caroline Diament et Michèle Bernier.

Depuis 2009, il arrive que l'émission soit délocalisée en province à l'occasion de journées organisées par Europe 1 dans différentes villes de France. On va s'gêner s'est ainsi déroulée exceptionnellement à Lille en février 2009, à Marseille et Lyon au printemps, et à Nantes en octobre.

En 2010, les délocalisations ont eu lieu à Strasbourg en février, Nice et Marseille en mars, Bordeaux en avril, à Lyon le 2 septembre, à Rouen le 14 octobre, à l'arsenal de Metz le 21 décembre et à Bruxelles au Théâtre national de Belgique pour célébrer le partenariat entre la station Europe 1 et l'antenne belge Twizz.

En 2011, Europe 1 renouvelle l'expérience et l'émission a eu lieu le 27 janvier aux Champs Libres de Rennes. Ainsi que le 17 mars au Corum (Montpellier) devant plus de 750 personnes ou encore le 15 juin, où la Bande à Ruquier retourne au Zénith de Lille. Durant cette émission, des chanteurs comme Ycare ou Mickaël Miro sont intervenus pour chanter en direct. Le 20 octobre 2011, l'émission est enregistrée au théâtre de la Sinne à Mulhouse et diffusée le lendemain à l'antenne.

Les 6 et 7 octobre 2012, l'émission est délocalisée à Lyon à l'occasion de la Fête des Lumières. Il s'agit, au passage, du premier déplacement effectué par Olivier de Kersauson. Le 31 janvier 2013, Laurent Ruquier et sa bande se rendent pour la première fois à Angoulême pour assister au Festival international de la bande dessinée.

L'émission se délocalise également de manière plus régulière dans des lieux comme la Foire de Paris, au Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez ou encore Festival de Cannes.

Adaptation télévisuelle[modifier]

À partir de février 2010, une adaptation télévisuelle, toujours présentée par Laurent Ruquier, est diffusée tous les premiers mercredis du mois sur France 4 en prime time à 20h35. L'émission est enregistrée au studio Gabriel, et avec son équipe Laurent Ruquier dessine les grandes lignes d'un magazine imaginaire retraçant les moments forts du mois, tous thèmes confondus (faits divers, people, politique, sport, société...). Les chroniqueurs participants sont: Steevy Boulay, Titoff, Gérard Miller, Claude Sarraute, Florian Gazan, Jérôme Bonaldi, Michèle Bernier, Caroline Diament, Christine Bravo, Jérémy Michalak, Pierre Bénichou, Fabrice Eboué, Gaspard Proust, Philippe Lacheau et sa bande ainsi que Michaël Grégorio. Ils commencent par définir la "une du mois" puis abordent tous les thèmes déjà cités au cours de différentes chroniques comme celle de La bande à Fifi, "Quoi de neuf Jérôme?", une chanson de Michaël Grégorio ou encore les "scoops" de Jérémy Michalak. Mais fin 2010 la direction de France Télévisions décide d'arrêter cette adaptation, pour motif qu'elle ne souhaite pas qu'un animateur soit présent sur plusieurs chaînes du groupe. La dernière émission a donc été diffusée le premier décembre 2010.

Chroniqueurs[modifier]

Chroniqueurs récurrents[modifier]

Chroniqueurs récurrents hors plateau

  • Serge Llado : « Do Ré Mi Fa Si Llado » (par téléphone)
  • Monique Pantel : « Ciné, Motrot, Panpan » (uniquement par téléphone)
  • Paul Wermus : « Le Challenge Wermus » (uniquement par téléphone le lundi et mercredi généralement) Il est présent sur le plateau de manière exceptionnelle. Ce dernier est l'invité d'honneur le 20 décembre 2010. Suite à un problème technique, il est obligé de siffler mais il avoue en arrivant dans le studio que c'est un technicien qui sifflait à sa place.

Chroniqueurs occasionnels[modifier]

Anciens chroniqueurs ou chroniqueurs exceptionnels[modifier]

Les chroniqueurs marqués en gras correspondent à ceux qui ont marqué l'émission, ou ceux qui ont été présents réguilèrement durant plusieurs années.

Nombre de participations des chroniqueurs par saisons[modifier]

2006-2007[modifier]

Fin de la saison.

2008-2009[modifier]

Fin de la saison.

2009-2010[modifier]

Fin de la saison.

2010-2011[modifier]

À la fin de la saison, après 202 émissions.

2011-2012[modifier]

Fin de la saison.

2012-2013[modifier]

Mise à jour le 19 juin 2013


Nombre de participations total par chroniqueur pour la deuxième formule[modifier]

Du 25 août 2008 au 19 juin 2013

La chronique : Kikalemieuxbossé[modifier]

Du 27 août 2012 au 29 mai 2013

Nombre de victoires :

Controverses[modifier]

  • Le 5 septembre 2008, alors qu'il était invité de l'émission, l'humoriste Jean-Marie Bigard défend la thèse du complot intérieur à propos des attentats du 11 septembre 2001 : il déclare notamment que les avions utilisés le 11 septembre « volent toujours » et que le Pentagone a été frappé par un missile américain et non par un avion[28]. Ses déclarations déclenchent une polémique et une condamnation de plusieurs médias. Quelques jours plus tard, par communiqué de presse, il fait marche arrière[29]. Il n'a plus été réinvité dans l'émission pendant plusieurs mois, mais a fait son retour lors de l'anniversaire à l'Olympia et est désormais présent chaque semaine depuis la rentrée 2011.
  • Le 3 février 2010, Europe 1 est mise en garde par le CSA pour des propos tenus lors de l'émission du 6 octobre 2009 par Pierre Bénichou qui qualifiait les Polonais "d'antisémites"[30]. Le 29 juin 2005, le chroniqueur s'était déjà distingué pour avoir tenu des propos similaires, ce qui avait valu à la station un rappel à l'ordre du CSA, saisi par l'Ambassadeur de Pologne en France [31]. Ce dernier se verra adresser une lettre d'excuses signée par la station.

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes
  1. Le surnom vient d'une question posé par Ruquier en 2008 sur un nain célèbre à la Cour polonaise du XVIIIe siècle, Józef Boruwłaski, surnommé Joujou. En octobre 2010, Laurent Ruquier décide de moderniser le surnom en l'anglicisant : Joujou devient ainsi Toytoy.
Références
  1. (fr) Laurent Ruquier passe à la trappe, sur rtl.be, 6 janvier 2012
  2. (fr) Émission du 19 novembre 2009, 19 novembre 2009
  3. (fr) Émission du 21 juin 2011, 21 juin 2011
  4. (fr) Ruquier bouc émissaire de Bellay, sur radioactu.com, 15 avril 2002
  5. (fr) Jacques Martin, le retour aux sources, sur radioactu.com, 26 janvier 2001
  6. (fr) Laurent Ruquier prend de la distance, sur radioactu.com, 17 avril 2002
  7. a et b (fr) Laurent Ruquier arrête sa quotidienne, sur radioactu.com, 5 mai 2007
  8. (fr) Réactions, sur leparisien.fr, 6 décembre 2000
  9. (fr) Ruquier-Bouvard : match nul, sur lepoint.fr, 22 janvier 2000
  10. (fr) Dernière saison pour Laurent Ruquier, sur radioactu.com, 15 mars 2004
  11. (fr) Ruquier, il était temps de me dévoiler, sur tvmag, le figaro.fr, 16 décembre 2012
  12. (fr) Laurent Ruquier face à Philippe Bouvard, sur radioactu.com, 8 janvier 2007
  13. (fr) La valse-hésitation de Laurent Ruquier, sur radioactu.com, 11 juin 2007
  14. (fr) Laurent Ruquier tous les jours à 16 h, sur ozap.com, 11 juin 2009
  15. (fr) Europe 1 - 4ème hausse d'audience consécutive, sur radioactu.com, 16 juillet 2009
  16. (fr) Audiences septembre-octobre 2009, sur lepoint.fr, 18 novembre 2009
  17. (fr) Olivier de Kersauson quitte Bouvard pour Ruquier, sur ozap.com, 25 juillet 2009
  18. (fr) Bruno Guillon et Florian Gazan à la matinale de Fun Radio, sur labandearuquier.com, 22 juin 2011
  19. (fr) Jean-Luc Lemoine s'explique sur son clash avec Laurent Ruquier
  20. Festival de Cannes 2011 : Laurent Ruquier en direct dans On va s'gêner
  21. On va s'gêner à la Foire de Paris
  22. EN DIRECT - On va s'gêner au Zénith de Lille !
  23. (fr) On va s'gêner : Les 10 ans à l'Olympia, sur premiere.fr, 19 novembre 2009
  24. (fr) Europe 1 - Rentrée dans la continuité, sur radioactu.com, 4 septembre 2001
  25. (fr) Isabelle Alonso et Laurent Ruquier à propos de la polémique Roselyne Bachelot
  26. (fr) Roselyne Bachelot ne veut plus voir Laurent Ruquier
  27. (fr) "Touche pas à mon poste" du 16 octobre 2012, voir à la 59ème minute
  28. (fr) Bigard dérape sur les attentats du 11 septembre, sur nouvelobs.com, 31 octobre 2008
  29. (fr) Jean-Marie Bigard demande "pardon", sur lemonde.fr, 8 septembre 2008
  30. (fr) Émission On va s’gêner : Europe 1 mise en garde, sur csa.fr, 15 décembre 2009
  31. (fr) Émission On va se gêner du 29 juin 2005 : lettre à Europe 1, sur csa.fr, 26 juillet 2005