Élisabeth Lévy

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Élisabeth Lévy

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Élisabeth Lévy en 2011.

Naissance 16 février 1964 (50 ans)
Marseille (France)
Profession Journaliste
Rédactrice en chef
Essayiste

Élisabeth Lévy, née le 16 février 1964 à Marseille (Bouches-du-Rhône), est une journaliste, polémiste et essayiste française, rédactrice en chef puis directrice de la rédaction du magazine Causeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Descendant d'une famille de Juifs séfarades algériens installés au Maroc[1], elle naît le 16 février 1964 à Marseille[2]. Son père est médecin généraliste et sa mère pharmacienne[3]. Elle grandit à Épinay-sur-Seine[2].

Elle fait des études à l’Institut d’études politiques de Paris et échoue au concours d’entrée à l’École nationale d’administration[2]. Sympathisante socialiste (elle vote pour François Mitterrand en 1988), elle fait un passage à Globe, journal dirigé par Bernard-Henri Lévy et « temple de l'antiracisme et du mitterrandisme militants »[3], et s'engage politiquement aux côtés de Jean-Pierre Chevènement, pour qui elle conserve toujours « respect et affection ». Mais elle cesse rapidement cette démarche « parce que la prétention de la gauche à détenir le monopole de la morale [lui] semble d'autant plus insupportable qu'elle est tous les jours démentie par les faits »[4]. Elle affirme : « Aujourd'hui, ma seule identité politique, c'est d'être pas-de-gauche »[3].

Elle débute dans la profession à l’Agence France-Presse (AFP). Elle travaille ensuite entre 1994 et 1996 pour un quotidien francophone de Lausanne, Le Nouveau Quotidien, et effectue des « piges » pour divers journaux.

Philippe Cohen lui permet de rejoindre dans les années 1990 la rédaction de L’Événement du jeudi, qu’elle accompagne lors de la création de Marianne. Licenciée par Jean-François Kahn, elle continue à collaborer en écrivant des articles pour l’hebdomadaire, ainsi que pour Le Figaro et Le Figaro Magazine.

Le 2 mars 1998, elle est cofondatrice de la fondation Marc-Bloch, rebaptisée depuis fondation du 2-Mars, dont elle devient en 2001 secrétaire générale, puis présidente[5].

Elle écrit pour la revue Le Débat un article intitulé « Kosovo, l’insoutenable légèreté de l’information » qui est publié dans le numéro de mars-avril 2000. Élisabeth Lévy y dénonce l’attitude des journalistes français, qu’elle accuse d’avoir pour beaucoup systématiquement pris parti contre les Serbes dans leurs articles. Cette publication déclenchera une polémique dans le monde journalistique[6].

Elle publie en 2002 un essai très remarqué et couronné du prix Jean-Edern Hallier[7], Les Maîtres-censeurs (Lattès). Elle écrit alors des articles pour Marianne, Le Figaro Magazine et Le Point. Elle devient en outre chroniqueuse de la défunte émission Culture et Dépendances, de Franz-Olivier Giesbert.

À la radio, elle intervient sur RTL dans l’émission On refait le monde, où elle a été réintégrée par Nicolas Poincaré après en avoir été exclue par Pascale Clark le 30 novembre 2004, pour avoir critiqué l’animatrice[8].

Élisabeth Lévy a été un temps chroniqueuse dans l’émission de radio de Laurent Ruquier On va s’gêner, sur Europe 1, entre 2005 et 2007.

Elle est productrice de l’émission de critique des médias, Le Premier pouvoir, sur France Culture, émission arrêtée en 2006.

En septembre 2007, elle rejoint l’équipe du site Arrêt sur images et anime le site Causeur.fr.

En outre, elle anime certaines rencontres publiques avec des écrivains à la librairie Kléber de Strasbourg.

Depuis 2006, Élisabeth Lévy participe et anime des Tables rondes aux Rencontres de Cannes[9].

À partir de 2008, elle intervient dans l’émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 dans la séquence « débat » et à la télé dans On refait le monde, Semaine critique ! et Ce soir (ou jamais !).

À partir de septembre 2012, elle participe à un débat hebdomadaire diffusée sur Yahoo! Actualités, Le débat Yahoo![10].

Depuis 2012, elle participe en tant que débatteur, tous les dimanches sur la chaîne numéro 23, à l'émission Hondelatte Dimanche.

Elle anime l’émission L’esprit de l’escalier sur Radio RCJ avec Alain Finkielkraut, le dimanche de 12 h à 12 h 30.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Elle a inspiré les personnages de plusieurs fictions, notamment dans Il n'y a personne dans les tombes de François Taillandier (2007), Une belle époque de Christian Authier (2008) et Ticket d'entrée de Joseph Macé-Scaron (2011)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lévy 2012, p. 142
  2. a, b et c Cécile Daumas, « Élisabeth Lévy, sniper de rien », Libération,‎ 3 juillet 2012 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d Ariane Chemin, « Élisabeth Lévy, causeuse de troubles », in M, le magazine du Monde, semaine du 14 décembre 2013, pp. 68-73.
  4. Lévy 2012, p. 86
  5. « Présentation de la fondation », sur France République
  6. « Rétrocontroverse : 1999, l’OTAN devait-elle intervenir au Kosovo ? », Le Monde, 22 août 2007.
  7. « Les gagnants 2002 », L’Express, 19 décembre 2002.
  8. « Les indiscrets - Médias/Culture », L’Express, 20 décembre 2004.
  9. Rencontre de Cannes
  10. Le débat Yahoo!

Publications[modifier | modifier le code]

Collaboration[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]