Bruno Gaccio

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Bruno Gaccio

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Bruno Gaccio (à gauche) et José Garcia sur le plateau de Nulle part ailleurs installé tous les ans sur la plage privée de l'hôtel Martinez au festival de Cannes de 1996.

Naissance 14 décembre 1958 (1958-12-14) (54 ans)
Saint-Étienne
Drapeau de France France
Nationalité Drapeau de France France
Profession Humoriste
Scénariste
Producteur de télévision

Bruno Gaccio, né le 14 décembre 1958 à Saint-Étienne (Loire), est un humoriste, scénariste et producteur de télévision français, connu notamment pour sa participation à l'écriture de l'émission Les Guignols de l'info de Canal+ de 1992 à 2007.

Sommaire

Biographie [modifier]

Fils unique d'un maçon italien et d'une papetière, sa mère le fait engager comme apprenti typographe dans une imprimerie en 1973. Il y découvre la CGT et les auteurs anarchistes. Par insouciance et facilité, il devient vendeur de drogue (haschich) de 16 à 17 ans[1], mais quand le trafic passe à l'héroïne, il s'enfuit dans la Drôme où il devient chevrier-fromager.

Montant sur Paris, il devient auteur et interprète pour le café-théâtre pendant quatre ans, se fait remarquer dans Le Petit Théâtre de Bouvard où il rencontre Michèle Bernier, apparaît au cinéma, en 1983 comme acteur dans Vive les femmes et en 1992 comme scénariste d'Une Journée chez ma mère[2].

À partir de 1992, année où il est entré à Canal+, il est coauteur des Guignols de l'info, avant d'en devenir un peu plus tard le leader.

En 1996, il essaie un temps de succéder à l'antenne à Antoine de Caunes dans l'émission Nulle part ailleurs de Philippe Gildas, aux côtés entre autres du comédien comique José Garcia, avec moins de succès que son prédécesseur.

En juillet 2002, le groupe Vivendi Universal (propriétaire de Canal+) est au bord de la banqueroute avec une perte comptable abyssale de 23 milliards d'euros (record de perte annuelle pour une entreprise française) et son PDG Jean-Marie Messier est licencié. Porte-parole des salariés de Canal+ lors de la « révolte » d’avril 2002 qui fait suite à l’éviction de Pierre Lescure, il tient des propos très durs envers Jean-Marie Messier : « Il a voulu faire de la télévision à péage, les résultats nous ont montré qu'il ne savait pas faire. Il a ensuite voulu faire du cinéma, les résultats nous ont montré qu'il ne savait pas faire non plus. Et c'est cet homme qui se permet de licencier celui qui avait avant lui fait prospérer Canal Plus ! ». Il devient alors la bête noire des dirigeants qui se succèdent dans ce Canal+ en pleine crise. Sa vie privée aurait été alors espionnée et la chaîne est mise en examen pour complicité d'atteinte à la vie privée en 2010[3].

Cependant, il a tenu bon et aujourd’hui dans un Canal+ apaisé il codirige l’écriture des fictions françaises produites par la chaîne.

On lui doit aussi la mise en place des mini-fictions sur Canal+ aux côtés du producteur Gilles Galud (La Parisienne d’images).

Il est également l'auteur de plusieurs spectacles interprétés sur scène par Charlotte de Turckheim et Patrick Timsit (notamment du sketch qui a valu à ce dernier des démêlés avec la justice et des associations soutenant les trisomiques).

En 2005 il coécrit un livre avec le magistrat Philippe Bilger et Gilles Verlant Le Guignol et le Magistrat sur le thème d'un dialogue sur la liberté d'expression et sa révolte contre l'omnipotence de l'argent. En 2006, il écrit les commentaires de la BD sur Jacques Chirac La success story du président et devient directeur adjoint de la fiction française chez Canal+.

À la mi-janvier 2007, Bruno Gaccio annonce qu'il quittera les marionnettes de Canal+ en juin, après la présidentielle, au terme de quinze années d’écriture[4]. Il garde ses responsabilités au département fiction de la chaîne et devient directeur de La Fabrique.

En 2008, il crée Grand Hôtel Productions avec Gilles Galud.

En 2010, il apparaît aux côtés de Dieudonné dans le livre-interview Peut-on tout dire ? à nouveau sur la liberté d'expression[5].

En 2011, il signe l'adaptation française d'Avenue Q, comédie musicale importée de Broadway qui se jouera à partir du 7 février 2012 à Bobino. Le 21 septembre 2011, il rejoint l'équipe de Laurent Ruquier dans l'émission On va s'gêner[6].

En 2012, il est le co-fondateur du Collectif Roosevelt 2012 qui réunit l'économiste Pierre Larrouturou ainsi que des personnalités telles que Stéphane Hessel, Edgar Morin ou encore Lilian Thuram. Ce mouvement civique vise à l'insurrection des consciences et à peser sur les décisions des dirigeants français en proposant 15 réformes d'ordre financier, économique, social et environnemental pour éviter de s'enfoncer davantage dans la crise.

Émissions [modifier]

Télévision [modifier]

Vie privée [modifier]

Il a été en couple quinze ans avec la comédienne humoriste Michèle Bernier (fille du comédien humoriste Professeur Choron) avec qui il a eu deux enfants (Charlotte et Enzo), puis il a vécu deux ans avec Agnès Michaux, l'ex-présentatrice de C'est pas le 20 heures de Canal+, avec qui il a eu un enfant (Amedeo).

Polémique et Justice [modifier]

En 2001, il est attaqué par Jacques Blanc pour injure publique. Il a été relaxé.

En 2005, Pierre Martinet publie un livre intitulé Un agent sort de l'ombre dans lequel l'ancien agent de la DGSE affirme avoir filé et photographié Bruno Gaccio à la demande de Gilles Kaehlin à l'époque responsable de la sécurité de Canal+ et de son adjoint, Gilbert Borelli[8]. Bruno Gaccio porte plainte contre X pour atteinte à la vie privée d'autrui.

En 2006, il est accusé devant le tribunal correctionnel de Paris de violences avec arme par destination. Il a porté un coup au visage d'un journaliste avec l'antivol de son deux-roues, aux abords du musée d'Orsay dans le 7e arrondissement de Paris. Celui-ci accompagnait un photographe qui avait, peu avant, pris un cliché de Bruno Gaccio en compagnie d'une jeune femme[9]. Le 24 janvier 2007, Bruno Gaccio est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 2 000 euros d'amende pour ces faits. Il est également condamné à verser 1 000 euros de dommages et intérêts à la victime et 800 euros d'amende pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN en garde à vue.

Bibliographie [modifier]

Références [modifier]

  1. Interview de Bruno Gaccio par Frédéric Taddei sur Europe 1, dans Regarde les hommes changer, 14 mars 2010 Audio
  2. Bruno Gaccio. Journaliste et humoriste français
  3. « Canal+ en procès pour l'espionnage présumé de Bruno Gaccio », AFP 30 août 2008
  4. « Bruno Gaccio quitte les Guignols de l'info », Le Monde 12 janvier 2007
  5. Le Progrès.fr
  6. On va s’gêner ! - 21/09/11 sur europe1.fr
  7. LA NOUVELLE TRILOGIE 6 : appel à projets ! 24 Sept. 2009
  8. Pierre Martinet, Un agent sort de l'ombre, Privé, 2005 (ISBN 978-2350760209) 
  9. Bruno Gaccio poursuivi pour agression, Nouvel Observateur du 21 novembre 2006

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]