Guerre du Dhofar

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Guerre du Dhofar
Oman carte.png
Informations générales
Date 1964-1976
Lieu Sultanat d'Oman
Issue Victoire gouvernementale
Belligérants
Drapeau d'Oman Oman
State flag of Iran 1964-1980.svg Iran
Drapeau de la Jordanie Jordanie
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Front de libération du Dhofar (FLD)
Front populaire de libération du Golfe arabique occupé (jusqu'en 1974)
Flag of the Popular Front for the Liberation of Oman.svg Front populaire pour la Libération d'Oman (à partir de 1974)
Soutenus par :
République démocratique populaire du Yémen Yémen du Sud
Forces en présence
Drapeau d'Oman 10 000 hommes
1 800 irréguliers
State flag of Iran 1964-1980.svg 4 000 hommes
Drapeau de la Jordanie 1 compagnie de sapeurs
Drapeau du Royaume-Uni 500 hommes
1 800 rebelles
Pertes
Drapeau du Royaume-Uni 24 tués
55 blessés
State flag of Iran 1964-1980.svg 500 tués
2 000 tués
2 000 capturés
Batailles
Deefa (en) · Opération Jaguar (en) · Mirbat

La guerre du Dhofar ou rébellion du Dhofar est un conflit armé qui a eu lieu au sultanat d'Oman de 1964 à 1976.

Historique du conflit[modifier | modifier le code]

En 1964, une rébellion séparatiste commence dans la province de Dhofar, une région du sud d'Oman comptant alors 40 000 habitants (pour un total de 750 000 Omanais), frontalière du Yémen, avec des conditions de vie de la population extrêmement médiocres, et alors que le souverain de l'époque, Saïd ibn Taimour, se conduit en despote.

Cette rébellion est soutenue par le Yémen du Sud communiste et, dans une moindre mesure, par d'autres pays marxistes et l'Égypte. Le gouvernement d'Oman est, de son côté, soutenu par le Royaume-Uni puis par l'Iran ainsi que par d'autres pays non marxistes.

Qabus ibn Said dépose son père lors d'un coup d'État soutenu par les Britanniques en 1970, et pratique une politique d'amélioration des conditions socio-économiques de son pays ainsi qu'une reconstruction de ses forces armées passant de 3 000 à 10 000 militaires[1], aidé par une forte hausse des revenus de l'État à la suite du choc pétrolier de 1973.

À partir de 1970, le Royaume-Uni envoie des troupes du Special Air Service (SAS) aider le nouveau sultan dans le cadre d'une campagne militaire alors clandestine, appelée Operation Storm (« opération tempête »). Celles-ci mènent une combinaison d'actions militaires, civilo-militaires (notamment d'assistance médicale auprès des populations), d'information et de guerre psychologique. Les SAS encadrent notamment des unités constituées de rebelles ralliés, les firqats, qui se distinguèrent lors de la bataille de Mirbat le 19 juillet 1972. L'ancien commandant du SAS Tony Jeapes considère que la guerre fut gagnée par le développement civil, l'action militaire étant seulement un moyen d'y arriver. Cette opinion est contredite par Ken Connor, soldat du SAS vétéran du Dhofar, qui considère que les combats furent l'élément le plus important de la campagne. Pour donner une idée de l'importance des combats, il signale qu'au cours de l'opération Storm, le SAS a déploré une douzaine de tués, soit près de 10 % de sa force de combat de l'époque, et a utilisé la totalité des réserves de munitions de première ligne de la British Army[2].

La rébellion prend fin en 1976 avec la défaite des rebelles, à la suite de la politique du nouveau sultan qui, appuyé fortement par l'armée iranienne, écrase la rébellion, privée de son soutien populaire.

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Selon des sources iraniennes, durant ce conflit, l'armée omanaise déplore 187 tués au combat et 559 blessés, les forces armées britanniques comptent 24 tués et 55 blessés et l'armée iranienne a subi les pertes les plus importantes : 719 tués et 559 blessés (dont 5 pilotes et membres d'équipage de la force aérienne et 18 blessés). Les insurgés ont eu 1 400 tués à déplorer et 2 800 blessés et prisonniers.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)[PDF] British Army Field Manual, Volume 1 Part 10, Countering Insurgency, Army Code 71876, octobre 2009, p. 95 à 99
  2. (en) Ken Connor, Ghost Force: The Secret History Of the SAS , Orion Books Ltd., Londres, 1999 (ISBN 0-75282-697-2 et 978-0-75282-697-4)(édition originale Weidenfeld & Nicolson, 1998) p.257-260

Liens externes[modifier | modifier le code]