Jean-Baptiste Cavaignac

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Jean-Baptiste Cavaignac

Naissance 23 février 1762
Gourdon (Lot)
Décès 24 mars 1829 (à 67 ans)
Bruxelles (royaume uni des Pays-Bas)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
homme politique, avocat
Conjoint
Descendants
Famille

Jean-Baptiste Cavaignac, né à Gourdon, le 23 février 1762 et mort à Bruxelles, le 24 mars 1829, est un homme politique français. Il est parfois confondu avec son frère cadet Jean-Baptiste Cavaignac de Lalande (1765-1845). Il est également le frère de Jacques-Marie Cavaignac de Baragne (1773-1855).

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat au parlement de Toulouse, membre du directoire du département du Lot en 1790, Jean-Baptiste Cavaignac est élu à la Convention par le département du Lot, dans le groupe des Montagnards. Il vote la mort du roi lors du procès de Louis XVI et siège peu à la Convention, étant surtout en mission. On l’envoie à l’armée des côtes de Brest, d’où il proteste contre l’arrestation des Girondins (2 juin 1793), puis à Nantes et en Vendée, dans les Pyrénées où il est chargé de lever des chevaux pour l’armée.

On lui confie l’épuration dans les départements de l’Isère et de la Drôme, mais il refuse pour rester à l’armée des Pyrénées occidentales. Dénoncé pour un viol à Bayonne, il se disculpe et est envoyé à l’armée de Rhin-et-Moselle. Il réussit à échapper aux poursuites sous la Convention thermidorienne. Le 1er prairial an III (21 mai 1795), il est à la tête des troupes chargées de la protection de la Convention et se révèle incapable d’empêcher l’irruption des émeutiers dans la salle des séances. Le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), il assiste Paul Barras dans la répression de l’insurrection.

Il siège peu de temps au Conseil des Cinq-Cents, étant éliminé par le tirage au sort. Il remplit des fonctions mineures sous le Consulat et l’Empire: administrateur par interim de la Loterie puis régisseur de l’octroi municipal et de bienfaisance de Paris, consul à Mascate. En mars 1806, il rejoint son frère à Naples auprès de Murat, il y occupe les fonctions de directeur des Domaines, de l’Enregistrement et des Eaux et Forêts du royaume de Naples.

Il fut nommé préfet de la Somme à Amiens sous les Cent-Jours.

Marié à Marie-Julie Ollivier de Corancez, fille de l’avocat et homme de lettres Guillaume Ollivier (de son nom de plume Ollivier de Corancez) (1780-1816), il a deux fils, Godefroi Cavaignac (1801-1845), journaliste et le général Eugène Cavaignac (1802-1857).

Jean-Baptiste Cavaignac est exilé comme régicide à la Restauration.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]