Charles François de Virot de Sombreuil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Charles François de Virot
Titre Marquis de Sombreuil[1]
Grade militaire Maréchal de camp
Faits d'armes Bataille de Rocourt
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Commandeur de Saint-Louis
Autres fonctions Gouverneur des Invalides
Biographie
Naissance 1725 -
à Ensisheim
Décès 17 juin 1794 (Guillotiné)
à Paris
Conjoint Marie-Madeleine des Flottes de l'Eychoisier (1748-1780)
Enfants Jeanne-Jacques-Marie-Anne-Françoise
Stanislas François Antoine
Charles Eugène Gabriel

Charles François de Virot (Viraud ou encore Vireaux) marquis de Sombreuil (Ensisheim 1725 - Guillotiné à Paris 1794), maréchal de camp, héros de la bataille de Rocourt (Rocourt en Belgique, près de Liège), gouverneur des Invalides.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 27 septembre 1720[réf. nécessaire] à Ensisheim (Haut-Rhin), il épouse à Bonnac-la-Côte (Haute-Vienne) le 1er décembre 1766 la fille du marquis des Flottes de l'Eychoisier, Marie-Madeleine, de 28 ans sa cadette (née à Bonnac le 29 octobre 1748) et morte jeune à Limoges (Haute-Vienne) le 16 mai 1780, en lui laissant trois enfants.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Lieutenant en second au régiment de Montmorin le 16 juillet 1735, enseigne le 17 mai 1739, lieutenant le 8 octobre 1739, aide major le 6 avril 1744, il est promu au grade de capitaine le 20 mai 1745. Pourvu d’une compagnie le 16 avril 1746, il est fait chevalier de Saint Louis le 4 janvier 1752. Lieutenant colonel du régiment de cavalerie de Corse le 6 juin 1758, commandant de l’Algayola de 1758 à 1762, commandant des chasseurs à pied du régiment des hussards de Bercheny le 4 mars 1767, brevet de maréchal de camp le 3 janvier 1770, commandant la ville de Limoges le 3 mars 1771, lieutenant du Roi à Lille le 18 décembre 1776.

Gouverneur des Invalides[modifier | modifier le code]

Il devint gouverneur des Invalides le 16 décembre 1786, et ne peut s'opposer au pillage de son établissement en juillet 1789. commandeur de Saint Louis le 25 août 1789, lieutenant général le 20 mai 1791.

Considéré comme suspect pour avoir pris part à la défense des Tuileries le 10 août 1792, accusé d'activisme anti-révolutionnaire il fut détenu successivement à la Prison de l'Abbaye, où se situe l'épisode du verre de sang, puis à Port-Libre (ex-Port-Royal) le 27 décembre 1793, puis à Sainte Pélagie le 2 mai 1794.

Condamné à mort le 29 prairial an II par le tribunal révolutionnaire (Fouquier-Tinville) de Paris, comme complice de la conspiration du soulèvement des prisons et de la tentative d'assassinat contre le représentant du peuple Collot d'Herbois, il est conduit à l'échafaud de la place du Trône Renversé avec la tenue des parricides (chemise rouge, tête et le visage voilés d’une étoffe noire en plus)[2].
Son corps fut jeté, avec ceux des cinquante trois autres suppliciés, dans la fosse commune, aujourd'hui dans le cimetière de Picpus.

Descendance[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels de Charles-François de Virot de Sombreuil sont conservés aux Archives nationales sous la cote 426AP [3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le petit fief de Sombreuil est situé dans la commune de Fronville, canton de Joinville, arrondissement de Wassy en Champagne
  2. Article 4, titre Ier, 1re partie, Code pénal de 1791 : « Quiconque aura été condamné à mort pour crime d’assassinat, d’incendie ou de poison, sera conduit au lieu d’exécution, revêtu d’une chemise rouge. Le parricide aura la tête et le visage voilés d’une étoffe noire ; il ne sera découvert qu’au moment de l’exécution. »
  3. Notice Archives nationales

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]