Charles François de Virot de Sombreuil

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Charles François de Virot
Titre Marquis de Sombreuil[1]
Grade militaire Maréchal de camp
Faits d'armes Bataille de Rocourt
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Commandeur de Saint-Louis
Autres fonctions Gouverneur des Invalides
Biographie
Naissance 1725 -
à Ensisheim
Décès 1794 (Guillotiné)
à Paris
Conjoint Marie-Madeleine des Flottes de l'Eychoisier (1748-1780)
Enfants Jeanne-Jacques-Marie-Anne-Françoise
Stanislas François Antoine
Charles Eugène Gabriel

Charles François de Virot (Viraud ou encore Vireaux) marquis de Sombreuil (Ensisheim 1725 - Guillotiné à Paris 1794), maréchal de camp, héros de la bataille de Rocourt (Rocourt en Belgique, près de Liège), gouverneur des Invalides.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Ensisheim (Haut-Rhin), il épouse à Bonnac-la-Côte (Haute-Vienne) le la fille du marquis des Flottes de l'Eychoisier, Marie-Madeleine, de 28 ans sa cadette (née à Bonnac le ) et morte jeune à Limoges (Haute-Vienne) le , en lui laissant trois enfants.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Lieutenant en second au régiment de Montmorin le , enseigne le , lieutenant le , aide major le 6 avril 1744, il est promu au grade de capitaine le 20 mai 1745. Pourvu d’une compagnie le , il est fait chevalier de Saint Louis le . Lieutenant colonel du régiment de cavalerie de Corse le 6 juin 1758, commandant de l’Algayola de 1758 à 1762, commandant des chasseurs à pied du régiment des hussards de Bercheny le 4 mars 1767, brevet de maréchal de camp le 3 janvier 1770, commandant la ville de Limoges le 3 mars 1771, lieutenant du Roi à Lille le 18 décembre 1776.

Gouverneur des Invalides[modifier | modifier le code]

Il devint gouverneur des Invalides le , et ne peut s'opposer au pillage de son établissement en juillet 1789. commandeur de Saint Louis le , lieutenant général le .

Considéré comme suspect pour avoir pris part à la défense des Tuileries le , accusé d'activisme anti-révolutionnaire il fut détenu successivement à la Prison de l'Abbaye, où se situe l'épisode du verre de sang, puis à Port-Libre (ex-Port-Royal) le , puis à Sainte Pélagie le .

Condamné à mort le 29 prairial an II par le tribunal révolutionnaire (Fouquier-Tinville) de Paris, comme complice de la conspiration du soulèvement des prisons et de la tentative d'assassinat contre le représentant du peuple Collot d'Herbois, il est conduit à l'échafaud de la place du Trône Renversé avec la tenue des parricides (chemise rouge, tête et le visage voilés d’une étoffe noire en plus)[2].
Son corps fut jeté, avec ceux des cinquante trois autres suppliciés, dans la fosse commune, aujourd'hui dans le cimetière de Picpus.

Descendance[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels de Charles-François de Virot de Sombreuil sont conservés aux Archives nationales sous la cote 426AP [3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le petit fief de Sombreuil est situé dans la commune de Fronville, canton de Joinville, arrondissement de Wassy en Champagne
  2. Article 4, titre Ier, 1re partie, Code pénal de 1791 : « Quiconque aura été condamné à mort pour crime d’assassinat, d’incendie ou de poison, sera conduit au lieu d’exécution, revêtu d’une chemise rouge. Le parricide aura la tête et le visage voilés d’une étoffe noire ; il ne sera découvert qu’au moment de l’exécution. »
  3. Notice Archives nationales

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]