Güyük

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Güyük (en mongol Гүюг хаан, iug Xaan : « ardent », cf. turc göyük), né en 1206, mort en 1248, petit-fils de Gengis Khan, est le troisième khan suprême des Mongols de 1246 à sa mort en 1248

Biographie[modifier | modifier le code]

Güyük est le fils d’Ögödei, troisième fils de Gengis Khan et de son épouse principale Börte. Sa mère Töregene assume la régence de la mort d’Ögödei en 1241, à 1246.

Le quriltay convoqué durant l'été 1246 à la source de l’Orkhon désigne Güyük comme grand khan. Batu, maître de l’oulous le plus puissant adversaire de Güyük, n’y assiste pas, prétextant une maladie. Le légat du pape Innocent IV, Jean de Plan Carpin, présent[1], lui remet les lettres du pape dans lesquelles celui-ci demande aux Mongols de ne plus attaquer l'Occident et propose à Güyük de se convertir au christianisme, mais celui-ci lui remet, à l'intention du pape, une réponse de refus.

Sceau de Güyük Khan.
Dans la force du ciel éternel,
du khan océanique[2] du peuple des grands Mongols, l'ordre.
S'il arrive à des peuples soumis,
qu'ils le respectent et qu'ils le craignent !
[3]

Güyük poursuit la politique commencée par sa mère et cherche à consolider son pouvoir, remplaçant certains fonctionnaires par des hommes de confiance. Par la nomination de Yissu Mangu, son cousin et ami personnel, au détriment de Kara Hülegü comme khan de Djaghataï, il domine fermement le Turkestan, mais évite de se mêler des affaires de son puissant cousin Batu.

Güyük meurt durant l'été 1248 alors qu’il marche vers l’ouest avec son armée. Sa veuve, Oghul Qaïmich assume la régence jusqu'en 1251, date où le pouvoir suprême passe aux fils de Tolui, quatrième fils de Gengis Khan et de Börte : Mongka de 1251 à 1259, puis Khubilaï de 1260 à 1294.

Les Ögödéides, dont le fief était centré sur la Mongolie, sont dès lors totalement écartés du pouvoir.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grousset, op. cité, p.335.
  2. « Océanique » : universel
  3. Réponse de Güyük à Innocent IV, traduite par Pelliot, p. 22.