Dayan Khan

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Dayan Khan (1464-1543), est un khan des Mongols qui règne de 1488 à 1543.

Né sous le nom Batu-Möngke, c'est le dernier descendant de Kubilai Khan quand il est recueilli à l'âge de sept ans par la reine Mandukhaï Khatun, veuve de Manduulun Khan mort en 1467. Elle le met sur le trône, chasse les Oïrat de Mongolie orientale et assure la régence. À l'âge de 18 ans, Batu-Möngke épouse sa mère adoptive et prend le titre de Dayan Khan (Dayan provenant du chinois Da Yuan). Avec l’appui d’un groupe de féodaux, il réussit à étendre son pouvoir sur une grande partie de la Mongolie, excepté le khanat Oïrat.

Dayan, après avoir regroupé les territoires des Mongols orientaux vers l'an 1500, les divise en deux conformément à la tradition. L’aile gauche, directement sous ses ordres, comprend les Djakhar, les Khalkhas et les Ouriangkhai. L’aile droite, dirigée par le djinong (prince héritier) comprend les Ordos, les Tumeal et les Khartchin.

Dayan Khan conclut la paix avec les Ming et la Chine rouvre les marchés frontaliers avec les nomades. Un édit impérial règlemente les échanges : les portes de la Grande Muraille s’ouvriront trois fois par an pour permettre aux nomades de fournir du bétail, de la laine et du blé contre du coton, de la soie et de la porcelaine.

À sa mort vers 1543, ses fils Bodi-alagh, Daïsoun et Tumen lui succèdent. Tumen s’avère le plus compétent. Il s’efforce d’unir les tribus mongoles et d’organiser un centre d’administration regroupant les nobles. Après quelques succès, son activité, devant l’indifférence des seigneurs, aboutit au séparatisme féodal. L’aile droite de la Mongolie se rallie à Altan Khan, petit-fils de Dayan Khan et le proclame empereur.