Ili

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45° 24′ 00″ N 74° 08′ 00″ E / 45.4, 74.1333

Ili
Vue de l'Ili.
Vue de l'Ili.
Caractéristiques
Longueur 1 439 km
Bassin 1 673 470 km2
Bassin collecteur endoréique
Débit moyen 475 m3/s (lac Balkhach)
Cours
Se jette dans le lac Balkhach
Géographie
Pays traversés Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan

L’Ili (en kazakh : Іле) est une rivière endoréique de Chine et du Kazakhstan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Long de 1 439 km, il prend sa source dans les Tian Shan (Monts célestes) dans la province du Xinjiang, en Chine, et se jette dans le lac Balkhach, au Kazakhstan.

Régions traversées[modifier | modifier le code]

Carte du bassin versant du lac Balkhach incluant l'Ili et ses affluents.

En Chine, il traverse la préfecture autonome kazakh d'Ili par une vallée qui tranche par sa verdoyance des terres arides avoisinantes. La ville de Yining, à moins de 100 km de la frontière kazakh, se trouve sur sa rive droite.

Au Kazakhstan, il traverse la province (oblys) d'Almaty sur 815 km, avant de se jeter par un vaste delta dans le lac Balkhach.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Ili roule annuellement 15 km3 d'eau au niveau de son delta[1], soit un débit de 475 m3⋅s-1. C'est le seul cours d'eau important à alimenter l'énorme lac Balkhach. Au Kazakhstan, son cours est interrompu par le barrage de Qapchagai, lequel forme ainsi un lac-réservoir (lac de Qapchagai) de 1 847 km2, dont la contenance est de 28,10 km3 d'eau.

Richesse génétique en danger[modifier | modifier le code]

La vallée de l'Ili, traversant le massif du Tian Shan, abritait jusqu'à récemment de larges peuplements de l'espèce Malus sieversii, pommier endémique de l'ouest du Tian Shan et depuis peu avéré l'ancêtre de la totalité des cultivars de pommiers. Sa richesse génétique, étroitement associée à son extrême résistance aux maladies, en font une ressource vitale pour l'industrie mondiale de la pomme cultivée qui doit subir jusqu'à 55 pulvérisations de traitements phytosanitaires pour les variétés les plus fragiles. La partie ouest du massif du Tian Shan a été proposée comme candidate au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2010[2], et Malus sieversii est listé comme vulnérable depuis 1998 par l'Union internationale pour la conservation de la nature[3].

Photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Soviet Union River Diversion Project [PDF]
  2. (fr) Science et Vie, Sauvons les pommes, no 1130, novembre 2011, p. 90-97.
  3. (en) Malus sieversii sur le site de l'IUNC.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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