Ala ad-Din Muhammad

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Ala ad-Din Muhammad, Chah du Khwarezm (Khwârazm-Shahs) (1200-1220)

Il défait le sultan ghuride Muhammad Ghori (1204), puis attaque le Kara Khitaï mais est repoussé en 1210 par les Khitan qui occupent Samarkand. Il prend Ghaznî et la quasi-totalité de l’Afghanistan en 1215, ce qui lui permet en 1217 de contrôler les parties de l’Iran qui lui échappaient. Il contrôle alors le Khorasan, la Transoxiane, l’Afghanistan et l’Iran presque entier.

En 1218, une caravane de marchands musulmans (450 hommes et 500 chameaux environs) venus de Mongolie est arrêtée et mise à mal à Otrar, aux frontières du Khwarezm. Gengis Khan demande réparation à Muhammad Chah qui refuse. En 1220, les Mongols de Gengis Khan brûlent et rasent Boukhara (16 février 1220), Samarkand (mars) et Hérat. Ögödei, Djaghataï et Djötchi prennent Gourgandj, la capitale du Khwarezm. Ils détruisent les digues de l’Amou-Daria pour submerger la ville et en massacrent la population. Muhammad Chah, incapable de réunir ses forces divisées entre les féodaux, s’enfuit à Ray (actuelle Téhéran), puis à Hamadan. Les généraux mongols Djebé et Subutay le poursuivent avec 25 000 hommes, mais perdent sa trace en Iran. Il meurt peu après d’une pneumonie dans une île de la Caspienne non loin de Abaskun (décembre). Son fils Djalal ad-Din Mengü Berti regroupe ses forces à Ghaznî ou Gengis Khan le poursuit (1221).

Les victoires des Mongols face aux armées organisées du Khwarezm s’expliquent par le démembrement féodal de ce dernier, ainsi que par la terreur qu’inspirent les envahisseurs auprès des populations. Pour prendre les villes, les Mongols utilisent les prisonniers. Ils contraignent les populations soumises à démolir les murs et à combler les fossés des forteresses. Ils les utilisent pour combler les fossés et les pièges creusés par les défenseurs ; ils les chassent devant les armes des Khwarezmiens, jusqu’à ce que les corps tombés aient emplis les fossés. Un autre stratagème consiste à habiller les prisonniers en vêtements mongols et de les contraindre à participer au siège des villes et des forteresses. Enfin, depuis les campagnes contre la Chine, l’armée mongole dispose de béliers et de catapultes.