Khanat de Kokand

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Khanat de Kokand

1709 – 1876

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Carte du khanat de Kokand. 1850

Informations générales
Statut Monarchie absolue
Capitale Kokand
Langue Kazakh, Ouzbek, Persan, Tadjik, Kirghize
Religion Islam

Le khanat de Kokand (1710-1876) fut l'un des trois khanats ouzbeks issus de la dislocation du khanat de Djaghataï, avec ceux de Boukhara (qui englobait Samarcande) et de Khiva.

Historique[modifier | modifier le code]

Porte de Kokand

Le khanat de Kokand, qui prend ses origines dans la vallée de Ferghana, se situait entre 1709 et 1876 sur les territoires des actuels Ouzbékistan (est), Tadjikistan et Kirghizstan. La grande horde des peuples nomades des Kirghizes et des Kazakhs, active dans le Kazakhstan oriental, devint rapidement sa vassale.

Au début du XIXe siècle, Kokand annexa la ville de Tachkent.

En 1868, le khan Khudoyar, coupé de Boukhara, accepta la proposition du général von Kaufmann de signer un traité commercial. Désormais les Russes pouvaient voyager librement dans le khanat de Kokand (dont la ville regroupait 80 000 habitants), ainsi que les sujets du khan de Kokand en Russie. Ceux-ci purent donc établir des caravansérails dans les contrées environnantes. Kokand était devenue dépendante économiquement de ce traité, indispensable à sa survie. Cependant la population mécontente se souleva contre le khan, entre 1873 et 1876. L'opposant principal était le Kyptchak Abd'ul Rakhman Abd'ul Bachi ou « Abdourakhman ». Le khan prit la fuite et son fils Nasr-Ed'din ou « Nasreddine » lui succéda. Entretemps, en 1875, la forteresse de Makhram (siège des partisans d'Abdourakhman) fut prise par les forces du général von Kaufmann.

En 1876, le général Skobeliev conquit avec 2 800 hommes le reste de la région, notamment à la bataille d'Andijan. Abdourakhman fut envoyé comme prisonnier à Ekaterinoslav. En février, le khan Nasreddine revint dans sa capitale, mais l'opposition des imams galvanisait la foule contre lui. Le khan signa donc l'union avec la Russie et partit vivre à Orenbourg. Le général von Kaufmann devint le premier gouverneur du Turkestan russe et le général Skobeliev, gouverneur de l'oblast de Ferghana, ancien khanat de Kokand, désormais disparu.

Les Russes continuaient leur avancée en Asie centrale, au grand dam des Anglais à cette époque du Grand Jeu.

En 1917-1918, les Anglais tentèrent de restaurer pendant trois mois le khanat de Kokand en mettant à sa tête Mustafa Tchokaï qui fut battu par les Bolcheviks.

Khans de Kokand[modifier | modifier le code]

  • 1770-1800 Mohammed Ali
  • 1822-1842 Norbut Khan
  • 1876-1877 Bulat

Voir aussi[modifier | modifier le code]