New Statesman

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New Statesman
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Langue Anglais
Périodicité Hebdomadaire
Diffusion 24 910 ex. (2012)
Fondateur Sidney et Beatrice Webb
Date de fondation 1913
Éditeur Progressive Media International
Ville d’édition Londres

Directeur de publication Jason Cowley
ISSN 1364-7431
OCLC 4588945
Site web http://www.newstatesman.com/

Le New Statesman est un magazine britannique d'une sensibilité de gauche, édité chaque semaine à Londres. On le surnomme parfois The Staggers (« Le Tournis ») en raison des crises qu'il a traversé dans sa distribution et son financement, ainsi que la succession de ses propriétaires divers.

Historique[modifier | modifier le code]

Le New Statesman fut fondé en 1913 par Sidney et Beatrice Webb avec le soutien de George Bernard Shaw et d'autres membres de la Fabian Society. De 1930 à 1960, il eut Kingsley Martin comme rédacteur en chef.

Après sa fusion avec l'hebdomadaire à tendance de gauche Nation, le magazine se nomma le New Statesman and Nation jusqu'en 1964. La Nation avait pour directeur de la publication l'économiste John Maynard Keynes, qui continua d'exercer une influence déterminante sur le New Statesman and Nation.

Au cours des années 1930, sous l'impulsion de Kingsley Martin, le magazine s'orienta de plus en plus nettement vers la gauche. Antifasciste, hostile à la politique d'apaisement envers Mussolini et Hitler (sans toutefois approuver le réarmement du Royaume-Uni), le Statesman se fit le défenseur de l'Union soviétique de Staline. Il publia en 1934 une très déférente et très célèbre interview de Staline par H. G. Wells. En 1938, Kingsley Martin refusa de publier les dépêches que lui expédiait George Orwell depuis Barcelone, durant la guerre d'Espagne et l'assassinat de la République par l'axe Rome-Berlin, au motif qu'Orwell condamnait l'attitude des communistes, qui s'entretuaient avec les anarchistes et le POUM.

Dans les années 1950, le Statesman critiqua vivement la politique extérieure de la Grande-Bretagne et sa politique de défense. Il s'opposa à la guerre de Corée, et la campagne pour le désarmement nucléaire commença à partir d'un article qu'y publia J. B. Priestley.

Pendant les années 1970, le magazine accueillit de nouvelles signatures : Christopher Hitchens, Martin Amis et James Fenton. L'antisocialiste notoire qu'était Auberon Waugh, fils d'Evelyn Waugh, rejoignit à cette époque le comité de rédaction avant de retourner au Spectator. Le tirage du Statesman était alors de 90 000 exemplaires.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hyams, Edward. The New Statesman: the history of the first fifty years 1913-63. Longman. 1963.
  • Rolph, C. H (ed) Kingsley: the life, letters and diaries of Kingsley Martin Victor Gollancz. 1973. ISBN 0-575-01636-1
  • Howe, Stephen (ed) Lines of Dissent: writing from the New Statesman 1913 to 1988. Verso. 1988. ISBN 0860912078
  • Smith, Adrian The New Statesman: portrait of a political weekly. Frank Cass.1996. ISBN 0-7146-4645-8

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]