Tangoutes

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le peuple tangoute. Pour la langue tangoute, voir Tangoute.
Tangout priant

Les Tangoutes ou Tangouts (du mongol : ᠲᠠᠩᠭᠤᠳ ; mongol cyrillique : тангад ; romanisation : tangγud ; en chinois simplifié : 党项 ; chinois traditionnel : 党項 ; pinyin : dǎngxiàng ; appelés en tibétain : མི་ཉག་, Wylie : mi nyak) sont un peuple d'Asie, dont l'histoire remonte à la dynastie Tang, et qui ont formé un empire connu sous le nom de Xia occidentaux (du chinois : 西夏 ; pinyin : xī xià) entre 1036 et 1227. Leur langue, le tangoute, est une des rares langues tibéto-birmanes à avoir disposé d'une écriture indigène.

L'écriture tangoute, logographique, aurait été créée par Yeli Renrong (野利仁荣), entre 1036 et 1038 d'après « L'histoire des Song » (1346)[1]. Elle ressemble graphiquement à l'écriture han, son écriture sigillaire utilise également le même graphie que la graphie Han, mais la construction des caractères diffère. Un nombre important de documents bouddhiques, d'origine chinoise ou tibétaine ont été traduit en tangout et imprimés en xylographie[2].

Certains pensent qu'ils sont d'origine tibétaine, mais on a tendance à penser aujourd'hui qui sont d'origine turque[Quoi ?][3]

Au VIIe siècle, les Tangoutes vivaient sur le Plateau Tibétain, et au XIIIe siècle, ils avaient émigré dans le corridor de Gansu[réf. nécessaire].

Ce fut le premier pays conquis par les Mongols dirigés par Gengis Khan. ils durent lutter contre la résistance des fortifications tangoutes de 1205 à 1209 pour arriver à leur fins[4]. Comme ils refusèrent de lui fournir des troupes, ils furent exterminés sur les ordres de Gengis Khan[5].

Les Qiang, minorité ethnique du Sichuan, se considèrent aujourd'hui comme les descendants des Tangoutes[6].

Culture moderne[modifier | modifier le code]

Dans le film Mongol (2007), retraçant la vie de Genghis Khan, une ville tangoute, où Genghis Khan est emprisonné, et leur mode de vie sont mis en scène. Toutefois, la représentation n'est pas tout à fait historique, les Tangoutes y parlent mandarin. Cette langue était probablement la langue diplomatique de l'Asie, mais a priori pas la langue vernaculaire de cet État[réf. nécessaire].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Drège, « Le livre imprimé sino-tangout », in Journal asiatique, vol. 294, no 2, 2006, p. 343-371
  • (en) Ruth W. Dunnell, Tanguts and the Tangut State of Ta Hsia, Princeton University, 1983, 796 p. (thèse)
  • Guillaume Jacques, Textes tangoutes. Nouveau recueil sur l'amour parental et la piété filiale, Lincom Europa, München, 2007, 168 p. (ISBN 9783895867668)
  • (en) Evgeniĭ Ivanovich Kychanov, On the problem of Tangut ethnogenesis : (Topa-Weimin Wamo), Naouka, Moscou, 1964, 14 p.
  • (de) E. I. Kyčanov et Herbert Franke, Tangutische und chinesische Quellen zur Militärgesetzgebung des 11. bis 13. Jahrhunderts, Verl. der Bayerischen Akademie der Wissenschaften in Kommission bei der C. H. Bech'schen Verlagsbuchhandlung, München, 1990, 84 p. + pl. (contient la traduction allemande par H. Franke de textes chinois et tangout, réalisée d'après la traduction russe de E. I. Kyčanov ; contient la reprod. en fac-sim. du texte d'un incunable conservé à l'Académie des sciences d'URSS sous la cote Tang 59) (ISBN 3-7696-0099-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 《宋史‧卷四百八十五‧列传第二百四十四‧外国一‧夏国上》
  2. (zh) 徐庄,《略谈西夏雕版印刷在中国出版史中的地位》,出版学术网
  3. (en) T'oung Pao – The Structure of the Tangut [Hsi Hsia] Characters de Luc Kwanten
  4. Genghis Khan & the Mongol Conquests 1190-1400, par Stephen R. Turnbull
  5. Une histoire du Tibet : Conversations avec le dalaï lama, de Thomas Laird, Dalaï-Lama, Christophe Mercier, Plon, 2007, ISBN 2-259-19891-0
  6. Jean Sellier, Atlas des peuples d'Asie méridionale et orientale, La Découverte, Paris, 2008, p. 141.