Aigue-marine (couleur)

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Aigue-marine est un nom de couleur inspiré par le nom d'une pierre semi-précieuse, l’aigue-marine, qui est incolore et polychroïque, c'est-à-dire que sa couleur change selon l'angle selon lequel on l'examine par transparence. Utilisé dans le domaine de la mode et de la décoration, il désigne d'ordinaire une nuance bleu-vert pâle.

Dans les nuanciers, on trouve en peinture aigue-marine[1], aigue marine[2] ; en fil à broder 3761 aigue-marine bleue[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de couleur aigue-marine est attesté en français au moins depuis le XVIIe siècle. En 1615 Blaise de Vigenère le définit comme un mélange de blanc et de bleu turquin (bleu-vert)[4].

Au XIXe siècle, Michel-Eugène Chevreul a entrepris de repérer les couleurs entre elles et par rapport aux raies de Fraunhofer. Il cite parmi les « Noms de couleur le plus fréquemment usités dans la conversation et dans les livres » celui du « Béril ou aigue-marine », qu'il estime être 5 vert-bleu 3 au 5 ton[5]. Il cote aussi, parmi les minéraux, diverses variétés de béryl aigue-marine, échantillons minéralogiques plutôt que noms de couleur[6].

Couleur du Web[modifier | modifier le code]

Aquamarine (Couleurs du Web)

Composante
RVB (r, v, b) (121, 248, 248)
Triplet hexa. 79F8F8
CMJN (c, m, j, n) (51 %, 0 %, 0 %, 3 %)
TSL (t, s, l) (180°, 90 %, 72 %)

Aquamarine (aigue-marine, en anglais) est un nom de couleur informatique défini par les logiciels X11, HTML, SVG et CSS proche du cyan.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Couleurs nature », sur www.ripolin.tm.fr (consulté le 7 décembre 2014).
  2. « Nuancier V33 », sur v33.es (consulté le 7 décembre 2014).
  3. « Nuancier DMC », sur club-point-de-croix.com (consulté le 7 décembre 2014).
  4. Philostrate de Lemnos (trad. Blaise de Vigenère), Les Images ou Tableaux de platte peinture des deux Philostrates sophistes grecs et les Statues de Callistrate,‎ 1615 (lire en ligne), p. 248.
  5. Michel-Eugène Chevreul, « Moyen de nommer et de définir les couleurs », Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, t. 33,‎ 1861, p. 130 (lire en ligne). 3 vert-bleu est repéré (p. 39) comme tangent à la raie F côté rouge, ce qui donne une longueur d'onde dominante centrale de 488,4 nanomètres. Les tons sont l'échelle de clarté, où 0 est blanc et 20 est noir ; les tons plus clairs que le ton normal s'obtiennent en ajoutant du blanc. Les fonctions colorimétriques CIE XYZ permettent de passer de la longueur d'onde à des coodonnées trichromatiques. Pour obtenir une couleur représentable sur écran, on ajoute un gris de même luminance à proportion de la pureté colorimétrique, avant de multiplier chaque terme du résultat par un facteur commun pour obtenir la luminosité visée. Les couleurs représentées le sont pour arriver à des clartés CIE Lab de 90, 85 et 80% (Y=0,76, p=0,10 ; Y=0,66, p=0,15 et Y=0,565 p=0,20). On convertit ensuite suivant les formules sRGB. Les couleurs ne sont bien représentées que sur un écran conforme sRGB.
  6. Chevreul 1861, p. 281.