Bleu égyptien

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Bleu égyptien

Composante
RVB (r, v, b) (16, 52, 166)
Triplet hexa. 1034A6
Poudre de bleu égyptien

Le bleu égyptien (PB 31) est un pigment bleu, utilisé par les anciens Égyptiens (notamment sur les sarcophages, sculptures, papyrus, peintures murales) à partir de la IVe dynastie, aussi connu sous le nom de fritte de bleu égyptien et désigné à l'époque de « lapis-lazuli », en référence à la couleur bleue de la pierre.

Il était produit à partir de « verre » (cuisson avec un fondant d'un minerai de cuivre[1], sables siliceux, roches calcaires) coloré écrasé en fine poudre. Il est considéré comme le premier pigment synthétique[2].

Connu des Romains sous le nom de caeruleum (mais aussi de « bleu d'Alexandrie », « bleu vestorien », « bleu de Pouzzoles ») , Vitruve y fait mention dans son De architectura, sa technique de fabrication se perd ensuite vers le IVe siècle[3].

Matière abondante, il était plus clair que le bleu de l'époque obtenu à partir du minerai d'azurite égyptien et plus résistant à la lumière que lapis-lazuli importé[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Silicate de calcium cuivre CaCuSi4O10 ou CaO·CuO·4SiO2
  2. Sandrine Pagès-Camagna, « Les secrets des pigments bleu et vert égyptiens », sur CNRS,‎ 2002
  3. W.Y. Chase, Egyptian blue as a pigment and ceramic material. In: R. Brill (ed.) Science and Archaeology. Cambridge, Mass: MIT Press, 1971, (ISBN 0-262-02061-0)
  4. Hélène Dionne, Infiniment bleu, Les Editions Fides,‎ 2003 (lire en ligne), p. 36

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • W. Noll, Mineralogy and technology of the painted ceramics of ancient Egypt. In: M.J. Huges (ed.) Scientific studies in ancient ceramics. Occasional paper 19. London : British Museum, 1981, (ISBN 0-86159-018-X).
  • Th. Rehren, E.B. Pusch, A. Herold, Glass coloring works within a copper-centered industrial complex in Late Bronze Age Egypt. In: McCray, P (ed), The prehistory and history of glassmaking technology. Ceramics and Civilization 8. Westerville, OH: American Ceramic Society, 1998, (ISBN 1-57498-041-6)
  • J. Riederer, Egyptian Blue. In: E.W. Fitzhugh, (ed.), Artists’ pigments 3: 23-45. Oxford university Press, 1997, (ISBN 0-89468-256-3)
  • M.S. Tite, Egyptian blue, faience and related materials: technological investigations. In: R.E. Jones & H.W. Catling (eds.) Science in Archaeology : proceedings of a meeting held at the British School at Athens, January 1985. London : Leopard's Head, 1985, (ISBN 0-904887-02-2).
  • H.G. Wiedemann, G. Bayer, A. Reller, Egyptian blue and Chinese blue. Production technologies and applications of two historically important blue pigments. In: S. Colinart & M. Menu (eds.), La couleur dans la peinture et l'émaillage de l’Égypte Ancienne. Scienze e materiali del patrimonio culturale 4. Bari: Edipuglia, 1998, (ISBN 88-7228-201-2).