Bleu égyptien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Bleu égyptien[1]

Composante
RVB (r, v, b) (16, 52, 166)
Triplet hexa. 1034A6
CMJN (c, m, j, n) (90 %, 69 %, 0 %, 35 %)
TSL (t, s, l) (225.6°, 82.4 %, 35.7 %)
Poudre de bleu égyptien

Le bleu égyptien (PB 31) est un pigment bleu, utilisé par les anciens Égyptiens (notamment sur les sarcophages, sculptures, papyrus, peintures murales) à partir de la IVe dynastie, aussi connu sous le nom de fritte de bleu égyptien et désigné à l'époque de « lapis-lazuli », en référence à la couleur bleue de la pierre.

Il était produit à partir de « verre » (cuisson avec un fondant d'un minerai de cuivre[2], sables siliceux, roches calcaires) coloré écrasé en fine poudre. Il est considéré comme le premier pigment synthétique[3].

Connu des Romains sous le nom de caeruleum (mais aussi de « bleu d'Alexandrie », « bleu vestorien », « bleu de Pouzzoles ») , Vitruve y fait mention dans son De architectura, sa technique de fabrication se perd ensuite vers le IVe siècle[4].

Matière abondante, il était plus clair que le bleu de l'époque obtenu à partir du minerai d'azurite égyptien et plus résistant à la lumière que lapis-lazuli importé[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Egyptian blue sur colorhexa
  2. Silicate de calcium cuivre CaCuSi4O10 ou CaO·CuO·4SiO2
  3. Sandrine Pagès-Camagna, « Les secrets des pigments bleu et vert égyptiens », sur CNRS,‎ 2002
  4. W.Y. Chase, Egyptian blue as a pigment and ceramic material. In: R. Brill (ed.) Science and Archaeology. Cambridge, Mass: MIT Press, 1971, (ISBN 0-262-02061-0)
  5. Hélène Dionne, Infiniment bleu, Les Editions Fides,‎ 2003 (lire en ligne), p. 36

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • W. Noll, Mineralogy and technology of the painted ceramics of ancient Egypt. In: M.J. Huges (ed.) Scientific studies in ancient ceramics. Occasional paper 19. London : British Museum, 1981, (ISBN 0-86159-018-X).
  • Th. Rehren, E.B. Pusch, A. Herold, Glass coloring works within a copper-centered industrial complex in Late Bronze Age Egypt. In: McCray, P (ed), The prehistory and history of glassmaking technology. Ceramics and Civilization 8. Westerville, OH: American Ceramic Society, 1998, (ISBN 1-57498-041-6)
  • J. Riederer, Egyptian Blue. In: E.W. Fitzhugh, (ed.), Artists’ pigments 3: 23-45. Oxford university Press, 1997, (ISBN 0-89468-256-3)
  • M.S. Tite, Egyptian blue, faience and related materials: technological investigations. In: R.E. Jones & H.W. Catling (eds.) Science in Archaeology : proceedings of a meeting held at the British School at Athens, January 1985. London : Leopard's Head, 1985, (ISBN 0-904887-02-2).
  • H.G. Wiedemann, G. Bayer, A. Reller, Egyptian blue and Chinese blue. Production technologies and applications of two historically important blue pigments. In: S. Colinart & M. Menu (eds.), La couleur dans la peinture et l'émaillage de l’Égypte Ancienne. Scienze e materiali del patrimonio culturale 4. Bari: Edipuglia, 1998, (ISBN 88-7228-201-2).