Stimulus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Un stimulus dans le domaine de la psychologie expérimentale, de la physiologie et de la biologie, est un évènement de nature à déterminer une excitation détectable par une réaction chez un organisme vivant.

On distingue les stimulus par le sens qui les détecte :

On étudie aussi la réaction à un évènement exigeant une adaptation musculaire, avec les accélérations et la sensation de pesanteur. Les chocs électriques constituent des stimulus entièrement artificiels. Le temps intervient comme paramètre pour tous les stimulus, et est parfois aussi l'objet de la recherche[1].

Les études psychophysiques cherchent à quantifier et à définir les seuils de perception de stimulus élémentaires, qui évitent autant que possible l'association à une signification.

Outre les stimulus élémentaires les recherches psychologiques peuvent désigner comme stimulus des évênements complexes, comme des mots ou des images, qui évoquent des connaissances ou des sentiments.

Un stimulus subliminal ou préconscient est un évènement capable de provoquer une réponse, mais que la personne auquel il est soumis n'identifie pas en tant qu'évènement[2].

En physiologie, le stimulus peut être externe (ceux étudiés par la psychologie expérimentale) ou interne. Il s'agit alors de l'élévation du taux d'une substance dans l'organe ou dans l'organisme.

En pharmacologie, on étudie l'effet de substances actives sur les perceptions des stimulus. C'est notamment le cas des études sur la douleur.

Le schéma stimulus-réponse[modifier | modifier le code]

Le béhaviorisme définit le conditionnement comme le mécanisme fondamental de l'apprentissage par lequel un stimulus (dit conditionné) devient associé à un autre stimulus (non-conditionné) à la suite d'associations répétées entre la présentation de l'un puis de l'autre stimulus. Cet apprentissage s'observe par le fait que le sujet réagit au stimulus conditionné par une réponse comportementale normalement associée au stimulus non-conditionné, c'est le « schéma stimulus-réponse ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Piéron, Vocabulaire de la psychologie, Paris, Presses Universitaires de France,‎ 1973 (1re éd. 1951)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le temps peut alors être « un véritable stimulus conditionnel » (Paul Fraisse, Psychologie du temps, Paris, PUF, coll. « Bibliothèque scientifique internationale »,‎ 1966 (lire en ligne))
  2. Dans un cours au Collège de France, Stanislas Dehaene propose de « réserver l'usage du terme « subliminal » à cette situation où la non-conscience n'est pas liée à l'attention, mais aux limitations de l'information ascendante issue de la stimulation visuelle (Dehaene, Changeux, Naccache, Sackur & Sergent, 2006). À l'inverse, d'autres conditions expérimentales s'appuient sur le détournement de l'attention du sujet, alors même que le stimulus en lui-même possède une durée et une énergie suffisante pour être perceptible - situation pour laquelle nous proposons de réserver le terme de « préconscient » »