Aménémopé

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Masque funéraire en or d'Aménémopé trouvé dans son sarcophage à Tanis

Aménémopé est un pharaon de la XXIe dynastie de Tanis.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Aménémopé
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Psousennès Ier Grands-parents paternels
Grand-père paternel inconnu
Grand-mère paternelle inconnue
Mère Moutnedjemet Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Fratrie inconnue
1re épouse inconnue Enfant(s) Siamon
Osorkon l'ancien
2e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
3e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
2e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
3e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

Aménémopé est peut-être le fils de Moutnedjemet et Psousennès Ier avec qui il règne deux ans. Il sera seul au pouvoir à partir de -991.

Il a deux enfants (filiation incertaine) : Siamon, (pharaon en -978) et selon certains spécialistes, peut-être Osorkon l'ancien qui lui succède, bien que l'idée généralement retenue aujourd'hui soit la proposition de Jean Yoyotte qui avance qu'il fut le fils de Sheshonq, grand chef libyen Méchouech (ou Meshwesh) et de Mekhtenousekhet.

Aménémopé est connu par son masque retrouvé à Tanis, sa résidence royale dans laquelle il fait aménager un tombeau au cœur de la nécropole royale située à proximité du grand temple d'Amon de la capitale.

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.

Règne[modifier | modifier le code]

Aménémopé
Période Troisième période intermédiaire
Dynastie XXIe dynastie
Fonction
Prédécesseur Psousennès Ier
Prise du pouvoir Co-régnant deux ans avec Psousennès Ier
Dates de règne -991 à ?
Durée du règne 9 ans (selon Manéthon)
Successeur Osorkon l'ancien
Passation du pouvoir Mort naturelle
Sépulture Non trouvé
Date de découverte Inconnue
Découvreur Inconnu
Fouillée par ?

Manéthon l'appelle Amenophthis et lui compte neuf ans de règne.

Sous son règne, il semble régner une certaine paix entre le pouvoir en place au Nord et celui au Sud du pays.

Sépulture[modifier | modifier le code]

La tombe d'Aménémopé a été retrouvée en compagnie d'autres tombes royales dans la nécropole royale de Tanis. C'est la quatrième à avoir été mise au jour lors des fouilles de la mission archéologique française à Tanis, dirigée par l'égyptologue Pierre Montet. Le tombeau s'avéra vide de son contenu précieux, ne présentant plus qu'un sarcophage externe en quartzite, décoré au nom du roi tanite, au couvercle de granit qui avait été taillé dans une architrave de l'Ancien Empire.

La fouille de la tombe voisine de son prédécesseur, son père Psousennès Ier, livra néanmoins un second sarcophage au nom d'Aménémopé, intact. Le tombeau avait donc été partiellement pillée et le roi enterré à nouveau, cette fois dans le caveau prévu initialement pour sa mère Moutnedjemet, à côté de la tombe de son père. Le sarcophage du roi avait été épargné et livra un viatique funéraire assez riche, composé d'un masque en or et de nombreux bijoux prophylactiques qui protégeaient une momie réduite à l'état de squelette. Le sarcophage interne en bois avait disparu depuis longtemps, rongé par l'humidité du sous-sol du delta du Nil et seule les parties recouvertes d'or subsistaient. Cela a cependant permis de restituer le masque du sarcophage aux yeux en obsidienne et orné d'un uræus royal en or massif incrusté de cornaline et lapis lazuli[1]. La tête de la momie du roi était protégée par un masque funéraire en or.

Le caveau livra aussi une collection d'ustensiles et de vaisselle en or et en argent dont certains exemplaires sont des chefs-d'œuvre du genre témoignant de la maîtrise des artisans de la cour royale de la XXIe dynastie[2]. La tombe contenait également les vases canopes ainsi que de nombreux ouchebtis au nom du jeune pharaon.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. H. Stierlin, p. 188.
  2. Cf. H. Stierlin, p. 158 et photos page 188

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne [détail des éditions], « Les Libyens » ;
  • Tanis, l’or des pharaons, Association Française d'Action Artistique,‎ 1987 ;
  • Pierre Montet, Lettres de Tanis – La découverte des trésors royaux - Présentées et commentées par Camille Montet-Beaucour et Jean Yoyotte, Editions du Rocher,‎ 1998.
  • Henri Stierlin, Égypte, un art pour l'éternité, Éd. Milan,‎ 2003.