Einvaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Einvaux
Einvaux
La rue Principale d'Einvaux et l'église Saint-Jacques-le-Majeur.
Blason de Einvaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes Meurthe, Mortagne, Moselle
Maire
Mandat
Renaud Noël
2020-2026
Code postal 54360
Code commune 54175
Démographie
Gentilé Einvallois [1]
Population
municipale
364 hab. (2018 en augmentation de 11,31 % par rapport à 2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 26″ nord, 6° 23′ 50″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 348 m
Superficie 7,38 km2
Élections
Départementales Canton de Lunéville-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Einvaux
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Einvaux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Einvaux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Einvaux

Einvaux est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Einvaux
Méhoncourt Lamath
Bremoncourt Einvaux Landécourt
Froville Clayeures

Localisation[modifier | modifier le code]

Einvaux est située au cœur d'une petite vallée du pays bayonnais à 15 kilomètres de Lunéville et à une trentaine de Nancy.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal marque la séparation des bassins versants de la Meurthe et de la Moselle.

Le Badal prend sa source sur le territoire d'Einvaux, non loin de Clayeures, avant de traverser Landécourt et Lamath pour finalement se jeter dans la Mortagne.

Le Fouliot traverse le territoire de la commune à l'ouest, cet affluent de l'Euron prend sa source à Belchamps et passe également par Méhoncourt, Brémoncourt et Clayeures.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ce village d'environ 300 habitants est desservi au nord par la route départementale D 9 et au sud par la D 22.

Une gare, aujourd'hui détruite, était située à l'extérieur du village, le quartier a d'ailleurs conservé le nom La Gare. Un arrêt ferroviaire reste toujours actif, desservi par la ligne 4 Nancy - Épinal - Remiremont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les documents historiques, on trouve les graphies : Envalis, Envalz, Envau, Envaus, Einvaulz, Einval, Enwal, Enwaux[2].

Le nom Einvaux proviendrait des mots latins Envas ou Envallis qui signifient « dans la vallée ». Ernest Nègre n'exclut pas une origine différente issue du nom de personne germanique Ansbaldus[3].

Einvaux se prononçait « Ninvoô » en lorrain roman, la langue locale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean Godfrin signale une « viae vicinale », un tronçon de voie antique probablement pré romain, reliant Giriviller à Einvaux. Selon lui, il s'agirait de la voie du Chaumontois qui allait de Deneuvre à Toul[4].

Le territoire de la commune actuelle comprend en fait deux anciens villages : celui d'Einvaux et celui de Chaumont, situé plus haut, à l'emplacement de l'actuelle rue de Chaumont. Des trouvailles archéologiques à proximité du lieu-dit le moulin de Chaumont attestent de la présence d'un important fundus gallo-romain[5]. Ces éléments servent d'arguments à ceux qui veulent voir dans cet ancien village de Chaumont, le chef-lieu du Chaumontois mais cette hypothèse n'est pas admise par tous les historiens. Le pagus du Chaumontois était une subdivision de l'empire romain puis de l'évêché de Toul au haut Moyen Âge.

Pendant l'une des guerres de religions, Einvaux et Chaumont furent détruit par les reîtres en septembre 1587[6].

Sous l'ancien régime, le fief d'Einvaux dépendait de la châtellenie de Nancy, du bailliage de cette même ville, du doyenné de Deneuvre et du diocèse de Toul[2].

À une période plus moderne, la commune d'Einvaux possédait une briqueterie à côté de la gare, elle a été bombardée au cours de la Première Guerre mondiale par les forces alliées, l'armée allemande s'y étant retranchée. Elle est aujourd'hui entièrement rasée.

Les anciens établissements Breton[modifier | modifier le code]

charrue Breton
racleuse à foin
racleuse à foin à traction animale construite à Einvaux

Cette entreprise a marqué la vie du village pendant plus de 150 ans.

Le 30 août 1826, Charles Breton, natif de Bettegney-Saint-Brice, se marie à Einvaux[7]. Il s'y installe pour exercer le métier de charron. Il s'inspire des expériences de Mathieu de Dombasle pour faire évoluer son activité vers la construction de machines agricoles. Ses descendants continuent dans cette voie et l'entreprise croît jusqu'à la première guerre mondiale. À la veille de celle-ci, l'entreprise reçoit de nombreuses récompenses pour ses innovations[8],[9]. Elle est représentée dans toutes les grandes manifestations agricoles de l'Est de la France.

La période d'entre deux guerres est moins faste. La mésentente familiale empêche l'entreprise d'accompagner les premières grandes mutations mécaniques de l'agriculture.

Après la seconde guerre mondiale, les établissements Breton abandonnent peu à peu la construction et se spécialisent dans la distribution et la réparation de machines agricoles. L'entreprise connaît alors un nouvel essor avec son apogée à la fin des années 1970. La décennie suivante est une période noire pour le machinisme agricole dans le monde occidental. Les établissements Breton n'échappent pas à cette crise profonde. La fin du XXe siècle marque le déclin avec la cession de l'entreprise à un concurrent au milieu des années 1990.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Einvaux.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 Charles Breton    
mars 2001 janvier 2008 Bernard Ludwig DVG  
février 2008 mars 2008 Marcelin Moinel SE  
mars 2008 mai 2020 Isabelle Guérin SE  
mai 2020 en cours Renaud Noël [10]    
Les données manquantes sont à compléter.


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2018, la commune comptait 364 habitants[Note 1], en augmentation de 11,31 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275312304317363368381361364
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
360363385375381388346342345
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
347338391393375357327317315
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
309300254284284314318325363
2018 - - - - - - - -
364--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le village possède son propre club de football, l'A.S. Einvaux, ainsi qu'un stade.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur.
  • Vestiges de villa gallo-romaine repérés en 1899[15].
  • Vestiges d'un cimetière mérovingien.
  • Église Saint-Jacques-le-Majeur : tour massive, nef XVIIIe remaniée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules, à la bande d’or chargée de trois corbeaux de sable posés à plomb, accompagnée en chef d’une croix patriarcale (alias de Lorraine) d’argent et en pointe d’une gerbe de blé d’or
Commentaires : Le blason date de janvier 2009. La croix patriarcale et la bande évoquent la Lorraine. Le dicton dit « Corbeau d’Einvaux, cache tes pattes sinon t’auras des guêtres » signifiant que les corbeaux s’engluent les pattes sur le sol argileux du territoire. La gerbe de blé indique l’activité agricole de la commune[16].

Blason populaire[modifier | modifier le code]

les habitants étaient surnommés « les crâs » ou « les croos », c'est-à-dire les corbeaux. Il existait également un quolibet patois : « croo d'Ninvoo, coiche tes paittes, t'aurais des guiettes »[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. a et b Henri Lepage, Dictionnaire géographique de la Meurthe, Nancy, Wiener, , 312 p. (lire en ligne), p. 96
  3. Nègre, Ernest., Toponymie générale de la France / 2. Formations non-romanes, formations dialectales., Droz, (ISBN 2-600-00133-6 et 978-2-600-00133-5, OCLC 174640771, lire en ligne)
  4. Jean Godfrin, Bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, Imprimerie nationale, , 763 p. (lire en ligne), p. 273-274
  5. Raymond Lantier, « Recherches archéologiques en Gaule en 1953 (Période historique) », Gallia, vol. 14, no 1,‎ , p. 91–160 (DOI 10.3406/galia.1956.1464, lire en ligne, consulté le 22 janvier 2021)
  6. L. (18-19 ; directeur d'école) Auteur du texte Jacquot, Simples leçons sur l'histoire de la Lorraine et la géographie du département de Meurthe-et-Moselle (Nouvelle édition, revue et augmentée) / par L. Jacquot. Nouvelle édition, revue et augmentée, (lire en ligne), p. 6
  7. « Généalogie », sur geneanet.org (consulté le 13 novembre 2020)
  8. E. Lecouteux, rédacteur en chef, Journal d'agriculture pratique, Paris, Librairie agricole de la maison rustique, , 928 p. (lire en ligne), p. 62
  9. Édouard Sylvin, rédacteur en chef, Le mémorial des Vosges, Épinal, , 4 p. (lire en ligne), p. 2
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Lantier Raymond. Recherches archéologiques en Gaule en 1951 (suite) (Période historique) . In: Gallia. Tome 11 fascicule 2, 1953. pp. 327-362.
  16. Site des généalogistes lorrains
  17. Jean Vartier, Sobriquets et quolibets de Lorraine et du Bassigny, Jarville-la-Malgrange, Imprimerie Vagner, , 217 p. (ISBN 2-86955-065-0, lire en ligne), p. 179