Einvaux

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Einvaux
Einvaux
La rue Principale d'Einvaux et l'église Saint-Jacques-le-Majeur.
Blason de Einvaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes Meurthe, Mortagne, Moselle
Maire
Mandat
Renaud Noël
2020-2026
Code postal 54360
Code commune 54175
Démographie
Gentilé Einvalois
Population
municipale
363 hab. (2017 en augmentation de 11,69 % par rapport à 2012)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 26″ nord, 6° 23′ 50″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 348 m
Superficie 7,38 km2
Élections
Départementales Canton de Lunéville-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Einvaux
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Einvaux

Einvaux est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Einvaux
Méhoncourt Lamath
Bremoncourt Einvaux Landécourt
Froville Clayeures

Localisation[modifier | modifier le code]

Einvaux est située au cœur d'une petite vallée du pays bayonnais à 15 kilomètres de Lunéville et à une trentaine de Nancy.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Badal prend sa source sur le territoire d'Einvaux, non loin de Clayeures, avant de traverser Landécourt et Lamath pour finalement se jeter dans la Mortagne.

Le Fouliot traverse le territoire de la commune à l'ouest, cet affluent de l'Euron prend sa source à Belchamps et passe également par Méhoncourt, Brémoncourt et Clayeures.

Le territoire communal marque la séparation des bassins versants de la Meurthe et de la Moselle.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ce village d'environ 300 habitants est desservi au nord par la route départementale D 9 et au sud par la D 22.

Une gare, aujourd'hui détruite, était située à l'extérieur du village, le quartier a d'ailleurs conservé le nom La Gare. Un arrêt ferroviaire reste toujours actif, desservi par la ligne 4 Nancy - Épinal - Remiremont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Einvaux proviendrait des mots latins Envas ou Envallis qui signifient « dans la vallée ». On retrouve également d'autres termes pour appeler ce village : Envalis, Envalz, Envau, Envaus, Einvaulz, Einval, Enwal, Enwaux[1].

Einvaux se prononçait « Ninvoô » en lorrain roman, la langue locale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean Godfrin signale une « viae vicinale », un tronçon de voie antique probablement pré romain, reliant Giriviller à Einvaux. Selon lui, il s'agirait de la voie du Chaumontois qui allait de Deneuvre à Toul[2].

Le territoire de la commune actuelle comprend en fait deux anciens villages : celui d'Einvaux et celui de Chaumont, situé plus haut, à l'emplacement de l'actuelle rue de Chaumont. Ce village de Chaumont pourrait être le chef-lieu du Chaumontois mais cette hypothèse n'est pas admise par tous les historiens. Le pagus du Chaumontois était une subdivision de l'empire romain puis de l'évêché de Toul au haut Moyen Âge.

Sous l'ancien régime, le fief d'Einvaux dépendait de la châtellenie de Nancy, du bailliage de cette même ville, du doyenné de Deneuvre et du diocèse de Toul[1].

À une période plus moderne, la commune d'Einvaux possédait une briqueterie à côté de la gare, elle a été bombardée au cours de la Première Guerre mondiale par les forces alliées, l'armée allemande s'y étant retranchée. Elle est aujourd'hui entièrement rasée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Einvaux.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
An II An VIII? Nicolas Thiriet    
An VIII 1808 Claude François Poisson    
1808 1816 Nicolas Rouyer    
1816 1819 Charles Rouyer    
1819 1822 Charles Colin    
1822 1825 Léopold Richard    
1825 1842 Jean Valentin    
1842 1847 François Rouyer    
1847 1848 Casimir Rouyer    
1848 1858 Claude Raimbault    
1858 1860 Charles Richard    
1860 1870 Charles Bailly    
1870   Nicolas Joly    
         
  2001 Charles Breton    
mars 2001 janvier 2008 Bernard Ludwig DVG  
février 2008 mars 2008 Marcelin Moinel SE  
mars 2008 mai 2020 Isabelle Guérin SE  
mai 2020 en cours Renaud Noël    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2017, la commune comptait 363 habitants[Note 1], en augmentation de 11,69 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275312304317363368381361364
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
360363385375381388346342345
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
347338391393375357327317315
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
309300254284284314318325363
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le village possède son propre club de football, l'A.S. Einvaux, ainsi qu'un stade.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur.
  • Vestiges de villa gallo-romaine repérés en 1899[7].
  • Vestiges d'un cimetière mérovingien.
  • Église Saint-Jacques-le-Majeur : tour massive, nef XVIIIe remaniée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules, à la bande d’or chargée de trois corbeaux de sable posés à plomb, accompagnée en chef d’une croix patriarcale (alias de Lorraine) d’argent et en pointe d’une gerbe de blé d’or
Commentaires : Le blason date de janvier 2009. La croix patriarcale et la bande évoquent la Lorraine. Le dicton dit « Corbeau d’Einvaux, cache tes pattes sinon t’auras des guêtres » signifiant que les corbeaux s’engluent les pattes sur le sol argileux du territoire. La gerbe de blé indique l’activité agricole de la commune[8].

Blason populaire[modifier | modifier le code]

les habitants étaient surnommés « les crâs » ou « les croos », c'est-à-dire les corbeaux. Il existait également un quolibet patois : « croo d'Ninvoo, coiche tes paittes, t'aurais des guiettes »[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Lepage, Dictionnaire géographique de la Meurthe, Nancy, Wiener, , 312 p. (lire en ligne), p. 96
  2. Jean Godfrin, Bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, Imprimerie nationale, , 763 p. (lire en ligne), p. 273-274
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. Lantier Raymond. Recherches archéologiques en Gaule en 1951 (suite) (Période historique) . In: Gallia. Tome 11 fascicule 2, 1953. pp. 327-362.
  8. Site des généalogistes lorrains
  9. Jean Vartier, Sobriquets et quolibets de Lorraine et du Bassigny, Jarville-la-Malgrange, Imprimerie Vagner, , 217 p. (ISBN 2-86955-065-0, lire en ligne), p. 179