Saint-Rémy (Calvados)

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Saint-Rémy
Saint-Rémy (Calvados)
Le village de Saint-Rémy-sur-Orne dans son environnement.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Intercommunalité Communauté de communes Cingal-Suisse Normande
Maire
Mandat
Serge Ladan
2020-2026
Code postal 14570
Code commune 14656
Démographie
Population
municipale
995 hab. (2018 en diminution de 4,51 % par rapport à 2013)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 24″ nord, 0° 30′ 12″ ouest
Altitude Min. 26 m
Max. 216 m
Superficie 7,52 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Caen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thury-Harcourt
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Saint-Rémy
Liens
Site web saintremysurorne.wixsite.com/mairie

Saint-Rémy, ou Saint-Rémy-sur-Orne, est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 995 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 30 kilomètres au sud de Caen, dans le massif de la Suisse normande.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Rémy est une commune rurale[Note 2],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54 %), forêts (19,5 %), terres arables (10,2 %), zones agricoles hétérogènes (9,2 %), zones urbanisées (7,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'hagiotoponyme de la localité est attesté sous la forme Sanctus Remigius en 1070[8].

Le nom officiel de la commune, tel que répertorié par le Code officiel géographique de l'Insee, est « Saint-Rémy ». Toutefois, il est également fait usage, au niveau local et parfois par certaines administrations[9], mais sans aucun caractère officiel, du vocable « Saint-Rémy-sur-Orne ».

Littéralement « lieu voué à saint Rémy ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Rémy (sur Orne) résulte de la fusion de deux communes en 1827, Saint-Rémy et La Mousse[10].

La mine de fer[modifier | modifier le code]

Le minerai de fer fut exploité à ciel ouvert sur les collines de Beaumont et de Mont de Vêpre à partir de 1460. Mais la véritable exploitation minière débuta le avec l'accord par décret du président de la République Patrice de Mac Mahon attribuant la concession du minerai à la société des Mines de Fer.

De fin à , Saint-Rémy-sur-Orne accueille des réfugiés de Volmerange-les-Mines et d'Ottange, villages mosellans situés entre la ligne Maginot et la frontière luxembourgeoise. Les familles logent dans les cités ouvrières, les hommes non mobilisés dans l'armée française étant affectés dans les mines de fer de la région. La fin de l'exploitation de la mine a lieu en 1968. La renonciation de cette concession a été prononcée le [11].

Les Fosses d'Enfer[modifier | modifier le code]

En , la Maison des ressources Géologiques de Normandie est créée. Nommée Les Fosses d'Enfer, ce musée explique la formation géologique de la région et raconte le passé minier de Saint-Rémy. Le manque de fréquentation provoqua la fermeture du musée en automne 2014[12]. Les Fosses d'Enfer sont aujourd'hui un centre culturel (bibliothèque municipale et salle d'exposition d'art contemporain). Le squelette de stégosaure en fer qui se trouvait devant le musée a été déplacé au Paléospace l'Odyssée à Villers-sur-Mer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989[13] mars 2001 Jean Pitel    
mars 2001[14] mars 2014 André Quindry   Retraité des mines
mars 2014[15] En cours Serge Ladan[16]   Agent général d'assurances
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2018, la commune comptait 995 habitants[Note 4], en diminution de 4,51 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
646634890635671633615633669
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
626603595605661724706754824
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8509018987007311 0781 0551 0121 141
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 0759811 0129699931 0661 0631 0961 022
2018 - - - - - - - -
995--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Formations dialectales (suite) et françaises, Page 1574.
  9. Site de la communauté de communes, site de la DRIRE
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. http://www.basse-normandie.developpement-durable.gouv.fr/presentation-de-la-mine-historique-a144.html
  12. Audrey Chevallier, « Le musée a rendu son dernier souffle », sur Actu.fr, (consulté le 22 juin 2020).
  13. « Jean Pitel, maire de la commune de 1989 à 2001 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 décembre 2015)
  14. « André Quindry, maire de 2001 à 2014 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 décembre 2015)
  15. « Saint-Rémy (14570) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 mai 2014)
  16. Réélection 2020 : « Saint-Rémy. Serge Ladan repart pour un nouveau mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 août 2020)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Église paroissiale Saint-Rémy », notice no IA00000676, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Église paroissiale Saint Mathieu », notice no IA00000677, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romain Wagner, "Volmerange-les-mines et l'exil de ses habitants 1939-1940", Édition de l'auteur, Hettange-Grande, 2012, Quarto d'Altino, 2018-2ème édition, 144 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]