Theuville (Val-d'Oise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Theuville.
Theuville
Mairie de Theuville.
Mairie de Theuville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Code postal 95810
Code commune 95611
Démographie
Gentilé Theuvillois, Theuvilloises
Population
municipale
24 hab. (2014)
Densité 4,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 17″ nord, 2° 04′ 21″ est
Altitude 90 m
Min. 58 m
Max. 125 m
Superficie 4,97 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise

Voir sur la carte administrative du Val-d'Oise
City locator 14.svg
Theuville

Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise

Voir sur la carte topographique du Val-d'Oise
City locator 14.svg
Theuville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Theuville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Theuville

Theuville est une commune du Val-d'Oise située dans le Vexin français, à environ 45 km au nord-ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Theuvillois et les Theuvilloises.

Il s'agit de la commune la moins peuplée du département, ainsi que de la région Île-de-France, suivie par Charmont[Quand ?][réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Theuville est située dans le Vexin français, dans la vallée du Sausseron.

En 2002, la plupart des habitations appartenaient à la comtesse Angèle de Liedekerke, alors maire du village[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Theuville[2]
Haravilliers Arronville
Bréançon Theuville[2] Menouville
Grisy-les-Plâtres Épiais-Rhus Vallangoujard

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Theuville provient du nom germanique Teodulf et du latin villa, domaine[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien hameau dépendant de la paroisse de Haravilliers[réf. nécessaire], le village est constitué en commune en 1793[3].

La commune fut desservie de 1886 à 1949 par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique Valmondois - Marines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[4], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à l'arrondissement de Pontoise du département du Val-d'Oise, après un transfert administratif effectif le . Pour l'élection des députés, la commune dépend depuis 1986 de la première circonscription du Val-d'Oise

La commune faisait partie depuis 1801 du canton de Marines. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Pontoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes Val de Viosne, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2003[6] Angèle de Liedekerke Beaufort   Contesse
Démissionnaire
avril 2003[7] avril 2017[8] Yves Aubert du Petit Thouars de Saint-Georges[9],[10]   Frère de la précédente
Décédé en fonction

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 24 habitants, en diminution de -20 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
168 175 214 208 214 226 241 240 236
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
182 197 187 174 169 155 167 163 165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
167 142 110 128 103 112 99 208 144
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
148 108 64 54 55 59 32 27 24
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Theuville ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire :

  • Chapelle Saint-Claude (inscrite monument historique par arrêté du 2 novembre 1926[14]) : Elle est édifiée à partir de 1508 sur l'une des sources du Sausseron, à l'emplacement de la chapelle primitive de 1178 détruite par les Anglais en 1435.
De style Renaissance, la chapelle répond à un plan très simple, avec un vaisseau unique de trois travées, y compris pour le chœur à pans coupés. Les voûtes sur croisées d'ogives n'ont été ajoutées qu'en 1665, date gravée sur l'une des ogives du chœur. La voûte du chœur comporte six nervures. Les vastes baies sont plein cintre, et leur remplage est tripartite pour la nef et bipartite pour le chœur.
La façade occidentale avec pignon est déjà placée sous l'influence du classicisme. Très sobre, elle comprend le portail surmonté d'un fronton avec une niche à statue, surmonté par un oculus, puis par un second oculus dans le pignon. La chapelle ne dispose que d'un petit clocher en charpente qui se dresse au-dessus de la première travée, à cheval sur le toit. Il a été ajouté en 1855, quand Theuville est érigé de nouveau en paroisse, comme ce fut déjà le cas de 1769 jusqu'à la Révolution française. Le toit pyramidal et les faces du clocher sont couverts de tuiles.
À l'intérieur, la chapelle abrite un retable de 1947, ayant comme sujet une crue du Sausseron et l'intervention de saint Claude[15],[16].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

On peut également noter :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Theuville dans les arts[modifier | modifier le code]

Theuville a accueilli le tournage de nombreux films et séries[17]. On peut notamment citer, en 2009, le film Blanche Maupas, en 2015 le film Chocolat[18] ou, en 2016, le film Au revoir là-haut réalisé par Albert Dupontel, d'après le roman éponyme de Pierre Lemaitre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Courcelle, « Notes pour servir à l'histoire d'Haravilliers et de Theuville », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 27,‎ , p. 121-128 (ISSN 1148-8107, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Juliette Corda, « Du rififi dans le village de la comtesse », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  2. Communes limitrophes de Theuville sur Géoportail..
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  5. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15.
  6. « La maire passe la main à son frère », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  7. « La prise de fonction du nouveau maire de Theuville », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  8. « Theuville aura bientôt un nouveau maire », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]).
  10. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Notice no PA00080214, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Theuville, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 303-304.
  16. Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Theuville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 680-681 (ISBN 2-84234-056-6).
  17. « Theuville, un studio de cinéma en plein air : Véritable magasin de décors de cinéma, le Val-d'Oise regorge de lieux classiques ou totalement atypiques qui attirent les caméras. Nous partons à la découverte de ces endroits, chargés d'histoire, célèbres ou méconnus, qui inspirent l'imaginaire », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  18. « Theuville, le village star du film « Chocolat », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).