Toyota en sport automobile
| Discipline |
Endurance NASCAR Rallye |
|---|---|
| Localisation |
Endurance : Rallye : |
| Président |
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|---|---|
| Directeur |
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| Responsable d'équipe |
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| Directeur technique |
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| Pilotes |
Endurance : Rallye WRC : |
| Pilotes essayeurs |
Endurance : Rallye : |
| Châssis |
Endurance : Toyota TR010 Hybrid Rallye : Toyota GR Yaris Rally1 |
|---|---|
| Moteurs |
Endurance : THS-R (essence-électrique) Rallye : Toyota (essence) |
| Pneumatiques |
Endurance : Michelin Rallye : Hankook |
| Début | Australie 2002 |
|---|---|
| Dernière course | Abou Dabi 2009 |
| Courses disputées | 139 |
| Points marqués | 278,5 |
| Titres constructeurs | 0 |
| Titres pilotes | 0 |
| Victoires | 0 |
| Podiums | 13 |
| Pole positions | 3 |
| Meilleurs tours en course | 3 |
| Début | 24 Heures du Mans 2012 |
|---|---|
| Courses disputées | 99 (fin 2025) |
| Points marqués | 2595 (fin 2025) |
| Titres constructeurs | 7 |
| Titres pilotes | 6 |
| Victoires | 50 (fin 2025) |
| Podiums | 109 (fin 2025) |
| Pole positions | 41 (fin 2025) |
Depuis son arrivée en sport automobile au début des années 1970, Toyota a été impliqué dans un certain nombre de disciplines, notamment en Formule 1, NASCAR, IndyCar, CART, course de voitures de sport, rallye-raid et championnat du monde des rallyes.
Actuellement, Toyota participe aux championnats Formule Régionale d'Océanie dont il est le motoriste (anciennement Toyota Racing Series), Super Formula, Formule 3, Formula Drift, NHRA, USAC, Super GT, NASCAR, WRC et WEC.
Depuis 2015, toutes les activités de sport automobile du constructeur nippon sont gérées par sa branche sportive Toyota Gazoo Racing au travers de ses différentes divisions. Les voitures participant aux compétitions européennes sont principalement construites par Toyota Gazoo Racing Europe GmbH[1], alors que celles participant aux compétitions japonaises, américaines et australiennes sont développées par Toyota Racing Development, deux filiales de l'entreprise japonaise.
Historique
[modifier | modifier le code]La première Toyota non officielle aperçue en compétition est une Crown au Round Australia Rally en 1957. Elle fait partie des rescapées du terrible périple de près de 17 000 km sur les pistes australiennes[2].
1968–1970 : Toyota 7
[modifier | modifier le code]La Toyota 7 est une voiture de course développé par Toyota en coopération avec Yamaha[3], pour concourir en Groupe 7 (en).
Présence en championnat du monde des rallyes : 1973–1995 / 1998–2000 / depuis 2017
[modifier | modifier le code]Toyota participe au championnat du monde des rallyes dès 1972. Avec les Celica et Corolla, Toyota remporte les titres pilotes en 1990 et 1992 avec Carlos Sainz, en 1993 avec Juha Kankkunen et en 1994 avec Didier Auriol, ainsi que les titres constructeurs en 1993, 1994 et 1999. Convaincu de tricherie (brides à l'admission d'air du moteur non conformes), Toyota a été exclu en 1995[4].
En 2017, Toyota revient en rallye avec la Yaris WRC (en) et remporte les titres pilotes en 2019 avec Ott Tänak, et en 2020 et 2021 avec Sébastien Ogier ainsi que les titres constructeurs en 2018 et 2021. En 2022, avec l'introduction du règlement FIA Rally 1, Toyota engage la GR Yaris Rally1 avec laquelle Kalle Rovanperä sera champion du monde la même année et en 2023. En 2025, Sébastien Ogier est de nouveau champion du monde avec la Yaris, égalant par la même occasion le record de Sébastien Loeb, avec neuf titres. Du coté des titres constructeurs, Toyota remporte la couronne quatre années de suite, de 2022 à 2025.
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Toyota Celica 1984 Group B.
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Toyota Celica ST165 Gr.A.
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Toyota Celica Turbo 4WD (ST185).
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Toyota Celica GT-Four (ST205).
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Toyota Corolla WRC.
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Toyota Yaris WRC.
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Toyota GR Yaris Rally1.
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Ove Andersson.
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Tommi Mäkinen.
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Jari-Matti Latvala.
Présence en endurance : 1985–1994 / 1998–1999 / depuis 2012
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Toyota débarque en endurance et au Mans en 1985 via Dome. Les six premières années sont calamiteuses pour la firme japonaise. En 1992, après le retrait de la plupart des grands constructeurs du Groupe C, Toyota s'offre un duel face à l'autre rescapé, Peugeot[5]. Avec la TS010, le constructeur japonais signe sa première victoire lors des 500 kilomètres de Monza et une deuxième place aux 24 Heures du Mans lui permettant de terminer 2e au Championnat du monde des voitures de sport 1992. En 1994, Toyota se classe 2e et 4e au Mans et à la suite de la fin du Groupe C, la marque japonaise se retire en fin d'année et se concentre sur le JGTC.

Avec la domination des voitures de catégorie GT1, Toyota s'engage uniquement pour les 24 Heures du Mans 1998 avec la Toyota GT-One[6]. Cette voiture se démarque par son design à part et par d'excellentes performances. Après un duel de haut niveau face aux Mercedes CLK-LM en début de course, des problèmes de fiabilités auront raison de la marque nippone qui termine à la neuvième place, offrant à Porsche une 16e victoire.
En 1999, après le retrait de Porsche et l'arrivée de Audi, Toyota s'affiche comme le grand favori de l'édition 1999. Après un nouveau duel en début de course face aux Mercedes CLR, les meilleures Toyota aux avant-postes connaîtront des ennuis mécaniques. Après le retrait des Mercedes, le duel se concentre entre la Toyota no 3 et les deux BMW V12 LMR nos 15 et 17. Après une remontée fantastique, et l'abandon de la BMW no 17, Toyota continue de se rapprocher de la BMW V12 LMR no 15. Mais une crevaison en fin de course va sceller le sort de la GT-One, qui termine sur la deuxième marche du podium.
Toyota participe aux 1 000 kilomètres de Fuji 1999, course qui a pour projet de lancer un championnat d'Endurance en Asie. Toyota retrouve Nissan et sa R391, et termine de nouveau à une 2e place.

En 2011, Toyota annonce son grand retour en endurance et se lance dans le nouveau championnat du monde face à Audi[7]. Avec un système hybride obligatoire, Toyota participe à sa première course aux 24 Heures du Mans 2012 avec la TS030 Hybrid mais après une prestation de haut vol face à Audi, Toyota ne passe pas la nuit. Le constructeur japonais termine 2e du WEC 2012. En 2013, Toyota termine 2e au Mans et décroche une nouvelle deuxième place au championnat du monde.
En 2014, Toyota lance la TS040 Hybrid[8]. Dominatrice face aux Audi R18 e-tron quattro et aux nouvelles Porsche 919 Hybrid, Toyota décroche le WEC 2014, son premier titre majeur depuis 1999[9]. Au Mans, largement plus rapide que ses concurrentes, la Toyota no 7 en route vers une première victoire abandonne sur un problème électrique dans la nuit. Toyota poursuit la saison 2015 avec la TS040 mais dépassé face à Audi et Porsche, le constructeur nippon termine 3e du WEC 2015 avec comme résultat aux 24 Heures du Mans, les 6e et 8e places.
Pour 2016, Toyota lance sa nouvelle voiture, la TS050 Hybrid. L'édition 2016 des 24 Heures du Mans s'achève sur une cruelle désillusion lorsque la voiture no 5, en tête avec 40 secondes d'avance sur la Porsche no 2, est victime d'un problème mécanique et doit s'arrêter sur la piste à l'amorce du dernier tour de la course. C'est en 2018 que Toyota remporte enfin la classique mancelle, en réitérant l'exploit en 2019 et 2020[10].

En 2021, Toyota lance la nouvelle GR010 Hybrid pour s'adapter au nouveau règlement Hypercar, qui remplace le LMP1[11]. Le constructeur japonais signe un quatrième succès consécutif aux 24 Heures du Mans 2021, et remporte les titres pilotes et constructeur du WEC en gagnant toutes les courses. En 2022, Toyota remporte une nouvelle fois les 24 Heures du Mans, ce qui porte à cinq le nombre de victoires dans la Sarthe. Par ailleurs, il remporte le championnat du monde 2022 pour la cinquième fois.
En 2023 et 2024, Toyota termine à la seconde place lors de ces deux éditions des 24 Heures du Mans face à Ferrari mais remporte les deux championnats du monde 2023 et 2024 portant à sept le nombre de titres remportés par la firme nippone.
En 2025, la quasi-totalité de la saison est plus compliquée pour le constructeur japonais qui ne signe aucune victoire ni aucun podium mais sauve l'honneur lors de la dernière course à Bahreïn en arrachant un doublé ce qui permet à Toyota de terminer 2e au championnat du monde.
En janvier 2026, Toyota présente sa nouvelle hypercar, la TR010 Hybrid, qui est une évolution de la GR010[12].
En Formule 1 : 2002–2009
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Toyota fait ses débuts en Formule 1 à l'occasion de la saison 2002[4]. Après huit saisons et 139 Grands Prix, l'écurie ne rapporte que trois pole positions, trois meilleurs tours, treize podiums et une quatrième place comme meilleur classement chez les constructeurs en 2005. Toyota quitte la Formule 1 à l'issue de la saison 2009, sans avoir remporté de Grand Prix.
Organisation opérationnelle
[modifier | modifier le code]Départements
[modifier | modifier le code]La compétition automobile chez Toyota est gérée par plusieurs départements :
- Toyota Gazoo Racing Europe, nommée Toyota Team Europe (TTE) jusqu'en 1993, basée à Cologne en Allemagne, fondée par Ove Andersson et dirigée par Masato Hirai. Cette entreprise est principalement axée sur les activités en Europe, la participation de Toyota en Championnat du monde d'endurance FIA et en Championnat du monde des rallyes ;
- Toyota Racing Development (TRD), créée en 1979, qui se divise en deux branches : TRD Japan et TRD USA ;
- Toyota F1 Team, actif entre 2002 et 2009, également basé à Cologne, qui était l'ancien département spécialisé de Toyota Motorsport GmbH affecté à la Formule 1.
Filière de détection de jeunes talents
[modifier | modifier le code]Toyota Gazoo Racing a hérité de la structure de son prédécesseur, la Formula Toyota Racing School, et met en œuvre le programme TGR Driver Challenge qui vise à détecter et former des pilotes professionnels capables de participer à des courses nationales et internationales. Il offre aux pilotes promus de participer au Championnat FIA-F4.
TGR organise également chaque année un événement pour sélectionner les pilotes qui participeront au TGR-Driver Challenge Racing School. Les pilotes sélectionnés pourront participer au Championnat du Japon de Formule 4 tout en bénéficiant d'un soutien et d'un encadrement en tant que « pilotes de développement ». Les conseils et l'expérience fournis ici serviront de base au développement des pilotes TGR qui se poursuivra jusqu'à la catégorie supérieure. Après avoir obtenu le diplôme du TGR-DC RS, et en fonction des performances dans le Championnat FIA-F4, les pilotes peuvent accéder au Championnat All Japan Super Formula Lights en tant que « Pilote de développement TGR-DC ».
Résultats en championnat du monde de Formule 1
[modifier | modifier le code]Résultats en championnat du monde d'endurance
[modifier | modifier le code]| Saison | Écurie | Châssis | Moteur | Pneus | Pilotes | Courses disputées | Points inscrits | Classement |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1992 | Toyota TS010 | Toyota 3,5 L V10 | Goodyear | 6 | 74 | 2e | ||
| 2012 | Toyota TS030 Hybrid | Toyota 3,4 L V8 | Michelin | 6 | 96 | 2e | ||
| 2013 | Toyota TS030 Hybrid | Toyota 3,4 L V8 | Michelin | 8 | 142,5 | 2e | ||
| 2014 | Toyota TS040 Hybrid | Toyota 3,7 L V8 | Michelin | 8 | 289 | Champion | ||
| 2015 | Toyota TS040 Hybrid | Toyota 3,7 L V8 | Michelin | 8 | 164 | 3e | ||
| 2016 | Toyota TS050 Hybrid | Toyota 2,4 L V6 | Michelin | 9 | 229 | 3e | ||
| 2017 | Toyota TS050 Hybrid | Toyota 2,4 L V6 | Michelin | 9 | 286,5 | 2e | ||
| 2018–2019 | Toyota TS050 Hybrid | Toyota 2,4 L V6 | Michelin | 8 | 216 | Champion | ||
| 2019–2020 | Toyota TS050 Hybrid | Toyota 2,4 L V6 | Michelin | 8 | 241 | Champion | ||
| 2021 | Toyota GR010 Hybrid | Toyota 3,5 L V6 | Michelin | 6 | 206 | Champion | ||
| 2022 | Toyota GR010 Hybrid | Toyota 3,5 L V6 | Michelin | 6 | 186 | Champion | ||
| 2023 | Toyota GR010 Hybrid | Toyota 3,5 L V6 | Michelin | 7 | 217 | Champion | ||
| 2024 | Toyota GR010 Hybrid | Toyota 3,5 L V6 | Michelin | 8 | 190 | Champion | ||
| 2025 | Toyota GR010 Hybrid | Toyota 3,5 L V6 | Michelin | 8 | 171 | 2e |
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Pierre Tassel, « TMG renommé Toyota Gazoo Racing Europe », sur AUTO hebdo, (consulté le ).
- ↑ (en) « Retrospective>>1957 Mobilgas Round Australia Rally », sur Speedhunters, (consulté le ).
- ↑ « Toyota 7 », sur automobiles-japonaises.com (consulté le ).
- (en) « Toyota Motorsport », sur grandprix.com (consulté le ).
- ↑ Geoffroy Barre, « Toyota TS010 : dans l'ombre des Peugeot 905 aux 24 Heures du Mans », sur endurancemag.fr, (consulté le ).
- ↑ « Histoire d'auto : GT-One, la Toyota qui aurait dû gagner les 24h du Mans », sur Auto Moto, (consulté le ).
- ↑ Basile Davoine, « C'était un 24 janvier : Toyota se relance à l'assaut du Mans », sur Motorsport.com, (consulté le ).
- ↑ (fr + en) « Dix ans de triomphes : un pionnier de l'hybride rencontre une icône de l'hypercar », sur FIA WEC, (consulté le ).
- ↑ « WEC - Toyota champion du monde, une première japonaise ! », sur Motorsport.com, (consulté le ).
- ↑ (fr + en) « Toyota TS050 HYBRID, les 24 Heures du Mans en « grand huit » », sur 24 Heures du Mans, (consulté le ).
- ↑ Géraldine Gaudy, « Toyota GR010. L'hypercar hybride de 680 ch pour les 24H du Mans 2021 », sur L'Argus, (consulté le ).
- ↑ Geoffroy Barre, « La TR010 Hybrid, nouvelle Hypercar de Toyota pour la saison 2026 », sur endurancemag.fr, (consulté le ).
- ↑ (en + ja) « Panasonic Toyota Racing -Team- », sur toyotagazooracing.com (TOYOTA F1 Archive) (consulté le ).
- ↑ (en) « PAST SEASONS », sur Toyota Gazoo Racing (consulté le ).