Jean-Pax Méfret
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Jean-Noël Michelet |
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Le Figaro Magazine (- Minute (- L'Aurore |
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Jean-Pax Méfret, né le à Alger[1] (département français d'Alger), est un journaliste, écrivain et auteur-compositeur-interprète français.
Il mène, en parallèle de sa longue carrière de journaliste, une activité de chanteur. Il donne à nombre de ses chansons un fort contenu historique et politique, marqué notamment par l'amour pour les valeurs conservatrices, l'anticommunisme durant la Guerre froide, les traditions militaires et la nostalgie de l'Algérie française.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jean-Pax Méfret naît le à Alger. Son père est un résistant marseillais lié à l'Office of Strategic Services (OSS), venu à Alger pour préparer le débarquement américain de 1942, tandis que sa mère descend d'une famille franco-italienne installée en Algérie depuis le XIXe siècle[2]. Il grandit dans le quartier populaire de Belcourt, où il est le témoin direct des premiers événements de la guerre d'Algérie[réf. nécessaire].
Partisan de l'Algérie française, après avoir acclamé Charles de Gaulle le 4 juin 1958, il se rapproche du Front Algérie française et participe à la semaine des barricades de . Lors du putsch des généraux, le , il participe à l'occupation de la radio d'Alger, est arrêté puis emprisonné quelques semaines avant d'être libéré[réf. nécessaire].
Devenu agent de liaison de l'Organisation de l'armée secrète (OAS), il est une nouvelle fois arrêté le , rapatrié en métropole à la prison de la Santé[3], puis transféré dans celle de Rouen dans le quartier des activistes[4]. Il y compose sa première chanson, Je ne vous garde pas rancune, en l'honneur du lieutenant Roger Degueldre, fusillé le [5].
Assigné à résidence à partir de septembre de la même année, il termine ses études par correspondance[5].
Journaliste
[modifier | modifier le code]Jean-Pax Méfret travaille, à partir de 1966, comme journaliste au mensuel des rapatriés d'Algérie France Horizon, dirigé par le colonel Pierre Battesti, président de l'Association nationale des Français d'Afrique du Nord, d'outre-mer et de leurs amis (ANFANOMA). En 1970, il fait partie de la rédaction du journal Minute, où il traite des grandes affaires de faits divers ; en 1974, il démissionne de cet hebdomadaire.
Il entre ensuite à L'Aurore comme grand reporter, d'abord au service de politique intérieure, puis au service politique étrangère, pour lequel il couvre la plupart des conflits armés et mène de grandes enquêtes sur le terrorisme international.
À la fin de L'Aurore, en septembre 1980, il travaille quelques mois comme grand reporter à l'éphémère Figaro dimanche, puis occupe les mêmes fonctions au Figaro Magazine jusqu'en 2000.
À partir de 1995, il est, en même temps, rédacteur en chef des grandes enquêtes du magazine. Jean-Pax Méfret dirige également (1998) les deux éditions mensuelles régionales, Figaro Magazine Rhône-Alpes et Figaro Magazine Méditerranée.
Au cours de l'année 2013, il publie un reportage mensuel dans le magazine Valeurs actuelles, intitulé « Carnets de France »[2].
Auteur-compositeur-interprète
[modifier | modifier le code]Jean-Pax Méfret est l'auteur de plus de 300 chansons, dont une centaine sont enregistrées et éditées[réf. nécessaire]. Il commence sa carrière d'auteur-compositeur-interprète chez Decca en enregistrant sous le pseudonyme de Jean-Noël Michelet cinq disques, parus en 1964[2].
En 1965, il obtient le grand prix de l'émission télévisée Âge tendre et tête de bois avec La Prière, une chanson évoquant la solitude d'un adolescent pied-noir[2].
Ses premières chansons engagées pour l'amnistie des condamnés et exilés du combat pour l'Algérie française paraissent très confidentiellement en 1968 : avec L'Hymne des pieds-noirs et La Prière du pied-noir, il exalte la mémoire des Français d'Algérie[6].
À l'époque, Jean-Pax Méfret compose aussi des chansons dites « de variétés ». En 1970, en parallèle de sa carrière de journaliste[7], il écrit les paroles et musiques de plusieurs chansons – dont Monsieur Lacloche – pour l'Alcazar de Jean-Marie Rivière et pour la chanteuse Betty Mars : L'Enfant qui voulait voir la mer… Il est l'auteur de Je vais te faire une chanson qu'interprète en 1982 Jean-Claude Pascal sur l'album C'est peut-être pas l'Amérique, aux côtés de Ton bonhomme, écrite par le chanteur Jean Ferrat[2].
En 1974, avec Le Chanteur de l'Occident, il « s'engage en chanson », dénonçant notamment l'internement des dissidents juifs (refuzniks) en Sibérie. Le disque, diffusé par Decca et édité par les Nouvelles Éditions Barclay, obtient un grand succès grâce à sa diffusion sur les antennes de RTL[réf. nécessaire].
En 1980, après six ans de silence, il enregistre à nouveau. Ses textes sont prioritairement orientés contre le totalitarisme soviétique ; il est particulièrement actif pendant la Guerre froide. Il écrit, entre deux reportages, des chansons comme Veronika (sur Berlin-Est), Goulag, Camp 36 ou encore Budapest, qui traite du soulèvement de 1956 dans la ville du même nom, mais également La musique s'est arrêtée (une des rares chansons françaises contre Pol Pot), Miss America (chanson anticastriste) et Les Démagos contre les intellectuels de gauche. Il dédie une chanson à Jean-Paul II : Le Messager[2],[6].
Il écrit aussi de nombreuses chansons sur des faits de société, également inspirées de sa vie de grand reporter : La Colère, contre la violence en banlieue, L'Enfant-otage, et sur l'affaire du sang contaminé avec À qui la faute….[réf. nécessaire]
Jean-Pax Méfret, qui enregistre entre autres Le Chant des partisans, apparaît comme un auteur-compositeur patriote tourné vers le respect de certaines traditions et institutions nationales telles que l'armée. En témoignent des chansons comme Diên Biên Phu, Camerone, Jour J (sur le débarquement allié en Normandie), Kolwezi (il a couvert cette bataille au côté du 2e régiment étranger de parachutistes au Zaïre en 1978) ou encore C'est une école (Saint-Cyr), écrite à la demande de jeunes officiers de la promotion « général Bethouart » pour célébrer le bicentenaire de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.[réf. nécessaire]
Son répertoire contient aussi plusieurs chansons mélancoliques sur l'Algérie de son enfance, les années sanglantes, le drame des harkis, l'exode, etc. Et pour ses actions de devoir de mémoire envers la communauté « pied-noir », Jean-Pax Méfret a reçu, en , le titre de citoyen d'honneur de la ville d'Aix-en-Provence, où vivent un très grand nombre de rapatriés d'Algérie[8].
Dans les années 1980, un article d'une revue anarchiste le qualifie de « première figure de la chanson nationaliste française »[9]. Paul Airiau le définit, dans une étude publiée en 2009 par la revue Histoire politique, comme « un chanteur républicain populiste ».[réf. nécessaire]
Le , il se produit à l'Olympia, accompagné par six musiciens et un quatuor à cordes[10].
En 2016, avec le CD Jean-Pax Méfret écrit, raconte et chante Camerone, il inaugure une nouvelle collection : « Les pages oubliées de l'histoire de France » pour « celles et ceux qui refusent que la mémoire s'éteigne ».[réf. nécessaire]
En 2017 sortent de nouvelles chansons : Noun, en hommage aux chrétiens d'Orient, La Force, en hommage au Christ[11].
Les 13 et , Jean-Pax Méfret fait salle comble au Casino de Paris[12].
Discographie
[modifier | modifier le code]Singles et EPs
[modifier | modifier le code]- Sous le pseudonyme de Jean-Noël Michelet
- Je voudrais bien
- Dany, ne pleure pas
- Loum la I loum
- Voici la nuit
- Je le savais bien
- Fille de France,
- La Prière
- Drôle de rendez-vous
- Allez Luis
- Il avait dix-huit ans
- Tu aimeras encore
- Je ne veux plus te voir
- J'en ai rêvé
- Demain
- La Ballade du beatnick
- Elle va se marier
- L'Avion pour Liverpool
- Valérie
- Chérie
- La Fille aux cheveux blonds
- Hymne des pieds-noirs
- La Prière du pieds-noirs
- La Réponse
- Les Derniers Instants d’un officier français (récit)
- Je ne vous garde pas rancune, je vous plains
- L’Erreur du général
- Sous le nom de Jean-Pax Méfret
- Le Chanteur de l'Occident
- Feliciano
- Veronika
- La Sibérie
- Un Noël à Alger
- Le Poulpe y l'est pas cuit
- L'Hymne des pieds-noirs
- La Prière
- Les Barricades
- Santa Cruz
- Le Pain de la misère
- Kolwezi
- La Médaille
- Dien-Bien-Phu
- Le Fou
- Camerone
- Muchachos
- Solidarité
- Il s'en va
- Libertés
- La Manif
- Calédonie
- Le Bateau
- L'Histoire du mur de la honte (récit)
- Le Soir du
- Ceux qui ont choisi la France
- Djebel Amour
- Nostalgérie
- Les Quais de la douleur (récit)
- C'est une école
- Premier feu
- Sainte-Mère-Église (english version)
- Le Chant des Partisans
- Sainte-Mère-Église (version française)
- Évocation des guerres de Vendée (récit)
- Guerres de Vendée
- Chouans
- Guerres de Vendée (instrumental)
- Chouans (instrumental)
- Pas politiquement correct
- Le Vieux Soldat
- Les Galères
- Afghanistan
- Le Vieux Soldat (instrumental)
- Afghanistan (instrumental)
- Noun
- La Force
- L'Histoire racontée des chrétiens d'Orient (récit)
- Noun (instrumental)
- La force (instrumental)
Albums studio
[modifier | modifier le code]- Les Démagos
- La Sibérie
- Antoine
- Les Barricades
- Le Journaliste
- Veronika
- Goulag
- La Musique s'est arrêtée
- Le Loup de guerre
- Le Chanteur de l'Occident « 1980 »
- Camerone
- La Médaille
- Le Fou
- Dien-Bien-Phu
- Kolwezi
- La Prière
- Santa Cruz
- Un Noël à Alger
- Les Barricades
- Le pain de la misère
- L'Hymne des pieds noirs
- L'Enfant otage
- Budapest
- Le Pays qui n'existe plus
- Fait divers
- Professeur Müller
- Le Camp des solitaires
- Solidarité
- L'Enfant du flic
- Il s'en va
- Ni rouge ni mort
- Djebel Amour
- Parole d'homme
- Miss America
- La Manif
- Le Béret amarante
- L'Île Saint-Louis
- Le Messager
- Flash
- Jour J
- Camarade
- Les oies sauvages
- La colère
- Années soixante
- Beyrouth
- L'eau de feu
- Camp 36
- Faire-part
Compilations
[modifier | modifier le code]- La Prière
- Le Pays qui n’existe plus
- Années soixante
- Les Barricades
- Santa Cruz
- Le Pain de la misère
- Un Noël à Alger
- Le Poulpe y l’est pas cuit
CD2
- Messages de prison et d'exil
- Le Chanteur de l’Occident
- Veronika
- Les Barricades
- Le Loup de guerre
- Goulag
- La Musique s’est arrêtée
- Les Démagos
- Le Journaliste
- Muchachos
- Santa Cruz
- Le Pain de la misère
- Camerone
- Diên-Biên-Phù
- La Médaille
- L’Enfant otage
- Budapest
- Le Pays qui n’existe plus
- Professeur Müller
- Le Camp des Solitaires
- Solidarité
- L’Enfant du flic
- Il s’en va
CD 2
- Ni rouge ni mort
- Djebel Amour
- Parole d’homme
- Le Fou
- Miss America
- La Manif
- Le Béret amarante
- L’Île Saint-Louis
- Le Messager
- Flash
- Jour J
- Calédonie
- Camarades
- Les Oies sauvages
- La Colère
- Beyrouth
- Camp 36
- Faire-part
- La Prière
- Le Pays qui n’existe plus
- Année Soixante
- Les Barricades
- Santa Cruz
- Un Noël à Alger
- Le Pain de la Misère
- Le Poulpe y l’est pas cuit
- L’Hymne des Pieds-Noirs
- Camerone
- La Médaille
- Le Fou
- Diên Biên Phu
- Djebel Amour
- Beyrouth
- Le Bérêt amarante
- Les Oies sauvages
- Le Camp des solitaires
- Kolwezi
Divers
[modifier | modifier le code]- In Memoriam
- Nostalgie
- Comment ? Pourquoi ? Pour Qui ?
- Brahim
- Bilan
- La 3e compagnie pénètre dans Camaron (récit)
- Aller au Mexique se faire tuer pour la France (récit)
- Le Capitaine Danjou, le sous-lieutenant Maudet et le lieutenant Vilain (récit)
- Un Assemblage d’hommes de guerre (récit)
- L’Hacienda de la Trinidad (récit)
- L’Ennemi se manifeste pour la première fois (récit)
- Le Capitaine Danjou fait promettre aux légionnaires de ne pas se rendre (récit)
- Danjou meurt dans le fracas des fusillades (récit)
- 12 derniers légionnaires résistent encore (récit)
- Ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons (récit)
- La Main en bois du capitaine Danjou (récit)
- Camerone
DVD
[modifier | modifier le code]Ouvrages
[modifier | modifier le code]Depuis 2003, Jean-Pax Méfret, membre sociétaire de la Société des gens de lettres, publie régulièrement des livres aux Éditions Pygmalion (filiale des Éditions Flammarion).
- Le Siècle d'or, BBK, 2000
- Bastien-Thiry : jusqu'au bout de l'Algérie française, Pygmalion, 2003 (ISBN 978-2857048152 et 978-2756401393)
- Une sale affaire : Markovic, Marcantoni, Delon, Pompidou et les autres…, Pygmalion, 2007 (ISBN 978-2857048954)
- 1962, l'été du malheur, Pygmalion, 2007 (ISBN 978-2756401317)
- Un flic chez les voyous, le commissaire Blémant, Pygmalion, 2009 (ISBN 978-2-7564-0179-9)
- Le Vol des bijoux de la Bégum : les dessous de l'affaire, Pygmalion, 2010 (ISBN 978-2-7564-0247-5)
- Les Carabiniers du prince, préface de S.A.S. le prince Albert II, Éditions du Rocher, 2011 (ISBN 978-2-2680-7074-2)
- Sur l'autre rive… en 1962, Pygmalion, 2012 (ISBN 978-2756403168)
- Douze assassinats politiques qui ont changé l'histoire, Pygmalion, 2013 (ISBN 9782756405124)
- Jean-Christophe Buisson, Jean Sévillia, (dir), Le Dernier Carré, combattants de l'honneur et soldats perdus, de l'Antiquité à nos jours, chapitre intitulé, Alger 1962, le crépuscule de l'Algérie française, Perrin, 2021, 416 p. (ISBN 978-2262096601)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Présentation de l'auteur dans son livre Sur l'autre rive… En 1962, Pygmalion, 2012.
- Paul Airiau, « Jean-Pax Méfret, chanteur anticommuniste et républicain populiste », Histoire@Politique, no 7, , p. 12–12 (DOI 10.3917/hp.007.0012, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Jean-Pax Méfret : "Le martyre des Chrétiens d'Orient pourrait annoncer le nôtre" », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Frédéric Valloire, « Méfret : le chanteur d'Occident », Valeurs actuelles, (lire en ligne, consulté le ).
- Guillaume de Tanoüarn, « Entretien avec Jean-Pax Méfret », Monde & Vie, (lire en ligne, consulté le ).
- Élisabeth Caillemer, Indémodable Jean-Pax, Famille chrétienne no 2106 du 26 mai au 1er juin 2018, pp. 40-41.
- ↑ Carte no 27189.
- ↑ « Collusion entre droite et extrême-droite aixoises aux législatives : mythe ou réalité ? » par Alexandra Ducamp et Nicolas Rey sur laprovence.com du 28 mai 2012.
- ↑ Rock Haine Roll. Origines, histoires et acteurs du Rock Identitaire Français, une tentative de contre-culture d'extrême droite, Collectif, Éditions No Pasaran, p. 10-11.
- ↑ « Retrouvez en CD le concert histoire de Jean-Pax Méfret à l'Olympia », sur Diffusia (consulté le )
- ↑ « Jean-Pax Méfret : « Le martyre des Chrétiens d'Orient pourrait annoncer le nôtre » », sur LEFIGARO, (consulté le ).
- ↑ François Krug, « Jean-Pax Méfret, le chanteur qui fait taper des mains Zemmour et Madelin », Le Monde, 19 janvier 2018.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Paul Airiau, « Jean-Pax Méfret, chanteur anticommuniste et républicain populiste », Histoire@Politique, no 7, (lire en ligne).
- Arnaud Folch et Cyril de Beketch, « Jean-Pax Méfret, “chanteur de l’Occident” », Valeurs actuelles, (lire en ligne).
- François Krug, « Jean-Pax Méfret, le chanteur qui fait taper des mains Zemmour et Madelin », LeMonde.fr, (lire en ligne
).
Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la musique :
- Site animé par Diffusia
- Journaliste français du XXe siècle
- Journaliste français du XXIe siècle
- Chanteur français du XXe siècle
- Auteur-compositeur-interprète français
- Collaborateur du Figaro
- Membre de l'Organisation de l'armée secrète
- Collaborateur de Minute
- Collaborateur de Valeurs actuelles
- Personnalité pied-noire
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- Prisonnier à la prison de la Santé
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