Pluneret

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Pluneret
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Franck Vallein
2014-2020
Code postal 56400
Code commune 56176
Démographie
Gentilé Plunerétain, Plunerétaine
Population
municipale
5 361 hab. (2014)
Densité 205 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 35″ nord, 2° 57′ 22″ ouest
Altitude 34 m (min. : 0 m) (max. : 59 m)
Superficie 26,2 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pluneret.fr

Pluneret [plynʁɛt] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne

Géographie[modifier | modifier le code]

Pluneret est une commune du littoral morbihanais, délimitée à l'ouest par la rivière d'Auray (Le Loch), et à l'est par la Rivière du Bono (Le Sal), prolongements du golfe du Morbihan.

Elle s'étend sur 2 619 hectares à 15 kilomètres de Vannes, chef-lieu du département, et à 5 kilomètres d'Auray, chef-lieu du canton.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire est bordé au nord par Sainte-Anne-d'Auray et Plumergat, à l'ouest par Crac’h, Auray et Brech, à l'est par Plescop et Plougoumelen, au sud par Le Bono. Le hameau de Mériadec est à cheval sur les communes de Plumergat et Pluneret.

Communications[modifier | modifier le code]

Deux axes essentiels traversent la commune :

  • l'E60, voie express à deux fois deux voies permettant des relations rapides vers Vannes et Lorient.
  • la ligne SNCF Quimper-Paris (avec passage du TGV qui s'arrête à Auray, c'est-à-dire à 5 minutes de Pluneret). La gare Sainte-Anne de Pluneret a été longtemps la gare d'arrivée des pèlerins pour Sainte-Anne d'Auray, d'où la statue qui la surmonte[1]. Elle est desservie pour les voyageurs par le TER Bretagne, ligne 12 entre Lorient et Vannes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pluneret, en breton Plunered, (Plou an Ered), est formé de Plou, (terre, terroir, paroisse) et Ered, probablement le nom du chef breton fondateur du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une plaque commémorative apposée sur le mur du cimetière porte le nom de Jean Alano, décédé à la bataille de Waterloo le , les noms de cinq soldats originaires de Pluneret morts pendant la guerre de Crimée et ceux de dix soldats décédés lors de la guerre de 1870[2].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pluneret porte les noms de 135 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[3].

Jean Thomazo, né en 1892 à Mériadec, soldat au 1er régiment de marche d'Afrique, fut fusillé pour l'exemple le à Maurepas (Somme) pour « avoir essayé de quitter le champ de bataille après avoir détroussé des cadavres allemands »[4].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Pierre Sténic, soldat de la 156e division d'infanterie, qui faisait alors partie de l'Armée du Levant, est décédé des suites de ses blessures le [5].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pluneret porte les noms de 15 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont celui de Paul Marie Espivent de La Villesboinet, aspirant, tué à Rouen le sur la rive sud du pont Corneille alors qu'il tentait de défendre le franchissement de la Seine et décoré pour cette raison de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme[3].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Le village de Sainte-Anne (ou Keranna), qui a longtemps fait partie de la commune de Pluneret, a été érigé en commune le sous le nom de Sainte-Anne-d'Auray.

René Rouxel, né le à Pluneret, est décédé de ses blessures contractées dans le secteur de Bône pendant la guerre d'Algérie le à l'Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce à Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Jean-Jacques Mérour DVG Retraité de la CPAM[6]
2014 en cours Franck Vallein DVG Responsable de site VEOLIA[7]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 361 habitants, en augmentation de 5,66 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 027 1 876 1 804 2 068 2 196 2 155 2 150 2 490 2 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 894 2 922 2 853 3 215 3 516 3 666 3 273 3 399 3 459
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 381 3 397 2 936 2 635 3 061 2 923 3 258 3 386 1 585
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 578 1 630 1 871 2 333 3 195 3 714 4 554 5 223 5 361
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 154 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 22,9% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[12].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Sainte-Avoye, surprenante et majestueuse, présente des ornements de style Renaissance. Elle renferme l’un des plus beaux jubés : une pièce rare, en bois de chêne polychrome, sculptée sur les deux faces.
  • La vallée du Sal au creux de laquelle coule la rivière du Sal, nommée aussi la rivière du Bono. Cette vallée présente un environnement partagé entre terres salines, vasières et bocage. Il est possible d’y observer de nombreux oiseaux marins.
Paysage typique de la vallée du Sal avec au fond le moulin à marée de Pont-Sal.
  • Le cimetière de bateaux.
  • La gare de Sainte-Anne, dont l’architecture est unique en Bretagne. Elle est l’une des rares gares, en France, à être surmontée d’une statue religieuse[1]. La gare a été construite en 1862 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, compagnie privée de chemin de fer.
  • Le circuit de la vallée du Sal (12,5 km), présent dans le « Carnet de balades au cœur du pays d’Auray » en vente dans les offices de tourisme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques

Pluneret possède trois monuments historiques[13] :

Autres monuments

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yves (ou Yvon) Nicolazic, né en 1591 à Pluneret et qui a vu apparaître pour la première fois sainte Anne en 1622 à l'endroit où se trouve actuellement la basilique de Sainte-Anne-d'Auray, qui deviendra un des plus grands rassemblements des croyants bretons.
  • La comtesse de Ségur séjourna souvent au château de Kermadio, demeure de son gendre Fresneau, qui sert de cadre à plusieurs de ses romans. Elle est inhumée au cimetière municipal, en compagnie de sa fille Henriette.
  • L'écrivain Octave Mirbeau y a vécu, à Kerisper, en 1887-1888, et y a composé son roman L'Abbé Jules.
  • Bastien Lecouffe-Deharme (en) a passé son enfance et son adolescence à Pluneret.

Autres aspects notables[modifier | modifier le code]

Pluneret possède un cercle celtique appelé Festerion ar brug. Le bagad est en 4e catégorie de la fédération B.A.S. Le cercle est, depuis de nombreuses années, classé en 1re catégorie de la confédération KENDALC'H. Le cercle celtique de Pluneret a obtenu la mention « 1re catégorie EXCELLENCE ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]