Pluneret

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Pluneret
Pluneret
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul : façade et clocher.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Franck Vallein
2020-2026
Code postal 56400
Code commune 56176
Démographie
Gentilé Plunerétain, Plunerétaine
Population
municipale
5 905 hab. (2019 en augmentation de 11,33 % par rapport à 2013)
Densité 225 hab./km2
Population
agglomération
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 35″ nord, 2° 57′ 22″ ouest
Altitude 34 m
Min. 0 m
Max. 59 m
Superficie 26,2 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Auray
(banlieue)
Aire d'attraction Vannes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Auray
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.pluneret.fr

Pluneret [plynʁɛt] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pluneret fait partie du Parc naturel régional du golfe du Morbihan.

Pluneret est une commune du littoral morbihannais, délimitée à l'ouest par la rivière d'Auray (Le Loch), et à l'est par la Rivière du Bono (Le Sal), prolongements du golfe du Morbihan.

Elle s'étend sur 2 619 hectares à 15 kilomètres de Vannes, chef-lieu du département, et à 5 kilomètres d'Auray, chef-lieu du canton.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Pluneret et des communes avoisinantes.

Le territoire est bordé au nord par Sainte-Anne-d'Auray et Plumergat, à l'ouest par Crac’h, Auray et Brech, à l'est par Plescop et Plougoumelen, au sud par Le Bono. Le hameau de Mériadec est à cheval sur les communes de Plumergat et Pluneret.

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le finage de Pluneret est compris entre 58 mètres (dans la partie nord-ouest du territoire communal, entre les hameaux de Keriolen et Porho) et le niveau de la mer ; les altitudes dépassent aussi une cinquantaine de mètres dans la région de Mane er Groez ; dans l'ensemble elles s'abaissent en allant vers le sud de la commune où les points les plus élevés ne dépassent guère la trentaine de mètres et même 22 mètres dans la presqu'île de Kerisper. Le bourg est vers une trentaine de mètres d'altitude.

Le territoire communal est limité à l'ouest par la Rivière d'Auray (qui est la ria du Loc'h et est parfois nommée rivière de Tréauray pour sa partie située en amont du port et pont de Saint-Goustan) et au sud par la Rivière du Bono (dite aussi Sal), qui sont en fait malgré leurs noms deux rias pénétrant profondément dans les terres et soumis à l'influence des marées (notamment dans l'Anse du Palud du Ster en amont, et dans la Vasière de Kerdaniel en aval de Saint-Goustan). Depuis l'annexion de Saint-Goustan par Auray, Pluneret est à deux endroits riverain de la rive gauche de la Rivière d'Auray, en amont et en aval de la région de Saint-Goustan et de Kerplouz ; en amont des hameaux de Torlor le Loc'h est un simple fleuve côtier non soumis à l'influence des marées.

La rive gauche de la Rivière d'Auray à Pluneret

Au Sud la rive droite de la Rivière du Bono, qui limite donc Pluneret, est caractérisée par de longues vasières de slikke et schorre découvrant à marée basse et qui s'élargissent profondément au niveau des vallées des petits cours d'eau affluents de rive droite, notamment au nivau de l'Anse de Tenno, de celle d'En Ten Nuy (au nord-est de Sainte-Avoye) et de celle du Govillo. La Presqu'île de Kerisper est située à la confluence entre les deux rias précitées, son extrémité étant la Pointe de Kerisper.

La rive droite de la Rivière du Bono (à Pluneret)

La partie orientale de la commune est traversée par les vallées du Ruisseau de Léran et de ses affluents ; le dit ruisseau est un affluent de rive droite du Sal qui, en amont du pont ferroviaire, est un simple fleuve côtier, l'influence des marées ne s'y faisant pas sentir.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 886 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Auray », sur la commune d'Auray, mise en service en 1994[7] et qui se trouve à 2 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,5 °C et la hauteur de précipitations de 964,5 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Vannes-Séné », sur la commune de Séné, mise en service en 1998 et à 18 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,3 °C pour 1981-2010[11] à 12,4 °C pour 1991-2020[12].

Paysages et habitat[modifier | modifier le code]

La commune présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé formé d'écarts constituées de hameaux (villages) et de fermes isolées ; mais ce paysage traditionnel a été largement modifié par la croissance démographique et l'urbanisation, facilitée par la proximité de la ville d'Auray : le bourg, situé au centre-ouest du territoire communal, d'importance modeste par le passé, a beaucoup grossi (périurbanisation) avec la création de nombreux lotissements à sa périphérie, surtout vers le nord (quartiers de Lann Guerban et Grëz Toul notamment, au-delà de la voie ferrée) que vers le sud jusqu'à la D 765 et la voie expresse N 165, notamment aux alentours de la zone industrielle et commerciale de Clairefontaine.

Les hameaux proches du bourg connaissent une forte rurbanisation : par exemple ceux de Tréguevir et Santenoz à l'est, de Kerbellec, Kerizan, Lann er Villin au sud (au-delà de la voie express), des Quatre-Cheminées au nord du bourg. Le hameau de Mériadec, hameau principal traditionnel de la commune, situé à sa limite orientale et à cheval sur la commune voisine de Plumergat, connaît aussi une périurbanisation à sa périphérie.

Le reste du territoire communal (parties de la commune plus éloignées du bourg et façades littorales le long des deux rias) a par contre été préservé et a échappé à l'extension urbaine, conservant son caractère rural et ses paysages naturels.

Communications[modifier | modifier le code]

Deux axes essentiels traversent la commune :

La D 101, en direction du Bono et de Baden dessert la presqu'île de Kerisper avant de franchir la Rivière du Bono (ancien pont suspendu et pont Joseph Le Brix désormais).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pluneret est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Auray, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[17] et 25 986 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,5 %), zones agricoles hétérogènes (26,6 %), forêts (17 %), prairies (7,7 %), zones urbanisées (6,8 %), zones humides côtières (3,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %), eaux maritimes (1,3 %), eaux continentales[Note 7] (0,2 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[26].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Ploneret en 1259, Ploeneret en 1387, Ploenerec en 1487, Ploeneret en 1453, Ploineret en 1516, Ploeneret en 1554, et Pleuneret en 1636[27].

Pluneret, en breton Plunered, (Plou an Ered), est formé de Plou, (terre, terroir, paroisse) et Ered, probablement le nom du chef breton fondateur du village ou le peuple des cours d'eau, puisque Plou fondé au VIe siècle était situé entre deux cours d'eau, le Loch et le Sal.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Kervingu (dit aussi dolmen d'Er-Mané).

La présence humaine est attestée dès la période du néolithique est attestée par la présence de dolmens et la découverte de haches polies et de pointes de flèches.[28].

« Le dolmen de Men-Gorret de 14 pieds de longeur sur 11 de largeur, est le mieux conservé de la commune » écrivent A. Marteville et P. Varin en 1853[29].

Un autre dolmen de la commune est celui de Kervingu, dit aussi dolmen d'Er-Mané, inscrit monument historique ; un autre est celui de Bransquel.

Des tombelles funéraires sont disséminées au sud de la commune et plusieurs stèles gauloises, qui se trouvent désormais placées autour de l'église de Mériadec, attestent d’une occupation pendant les périodes de l'âge du bronze puis de l'âge du fer[28].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon A. Marteville et P. Varin « la voie romaine qui sortait de Vannes (Darioritum) forme la limite nord de la commune de Pluneret. Elle est connue par les paysans sous le nom de Hent-Conan (le chemin de Conan). On remarque dans le village de Mériadec qu'elle traverse et qui lui doit sans doute son nom, une borne miliaire enfouie sous le talus d'un jardin. Elle se dirige ensuite vers Keranna (Sainte-Anne), et longe le mur de l'enclos. (...) À la pointe de Kerisper, en face Roz-Narbo, les débris d'un pont romain entravent la navigation de la rivière d'Auray. Suivant l'Annuaire du Morbihan de 1837 la route romaine qui y aboutissait se dirigeait sur Locmaria-Kaër, pour communiquer avec la voie romaine qui part de Vannes , longe le littoral du golfe du Morbihan, et traverse la commune de Plougoumelen. Ce pont en fait supposer un autre auprès du lieu où se trouve le hameau du Bono. (...) »[30].

En fait, selon Gustave de Closmadeuc, la voie romaine traversait l'Hérius (nom que portait alors la Rivière d'Auray) grâce à un pont, situé entre Kerentrech (le "village sur le passage" en breton) et Kerdrech ("village du passage" en breton), en aval du pont-aqueduc, dit « pont de César » (appelé à tort par le passé « pont des Espagnols »), situé entre les pointes de Kerisper et de Rosnarho (cette dernière en Crach) ; plusieurs poutres encore subsistantes de ce pont en bois furent retirées de la Rivière d'Auray en 1755[31].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle la région fut ravagée par les Normands.

La paroisse de Pluneret est citée pour la première fois dans un document en date du [32], mais elle existait certainement auparavant comme en témoigne son ancienne église, qui était de style roman et datait donc du Xe siècle ou du XIe siècle.

Jean-Baptiste Ogée cite les manoirs suivants en Pluneret : en 1300 les manoirs de Kerjouan et de Kerambaz, à N.. de Cousquer ; en 1400 Talhouët, à Jean Dust ; le Leftai, à Henri de Parisy; Keraudren, à Olivier de Keraudren ; en 1530 Coeffal, à Alain de Coeffal ; Kermorinant, à Gilles Perro ; Kermanio, à Gilles d'Auray ; Kerfeyghant, à Raoul de Kerguyris[30].

La seigneurie de Kerisper est mentionnée dès le XVe siècle[33].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini (paroisses de Plougoumelen et Pluneret).

Pluneret faisait partie de la sénéchaussée d'Auray.

La paroisse de Pluneret était divisée en 7 frairies : le bourg, Sainte-Anne, Bransquel, Trevieven, Léty, Treulan et Quéven ; la plupart disposaient d'une chapelle, parfois disparue depuis, comme à Bransquel. Une chapelle sainte Marie-Madeleine, dédiée aux lépreux, existait à Kersalé[34].

En 1759 une ordonnance royale de Louis XV ordonne à la paroisse de Pluneret de fournir 39 hommes pour servir de garde-côtes[35].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Pluneret en 1778 :

« Pluneret ; à 3 lieues à l'Ouest-Nord-Ouest de Vannes, son évêché et à 1/3 de lieue d'Aurai, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi, et compte 2 000 communiants[Note 8]. La cure est à l'alternative. Ce territoire est un pays couvert [de bocage], où l'on voit des terres en labour, des prairies et des landes. (...)[30]. »

Il décrit aussi longuement Sainte-Anne-d'Auray, qui faisait alors partie de la paroisse de Pluneret.

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune de Pluneret devient chef-lieu d'un canton comprenant aussi les communes de Plougoumelen et Plumergat ; Pluneret perdit ce titre en 1801 et fut alors rattaché au canton d'Auray.

En 1791 le recteur de Pluneret, Yves Cadoret, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé et, devenu prêtre réfractaire, émigra en Espagne[32].

De nombreux habitants de Pluneret, royalistes, soutinrent la chouannerie.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une plaque commémorative apposée sur le mur du cimetière porte le nom de Jean Alano, décédé à la bataille de Waterloo le , les noms de cinq soldats originaires de Pluneret morts pendant la guerre de Crimée et ceux de dix soldats décédés lors de la guerre de 1870[36].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Pluneret en 1853 :

« Pluneret (sous l'invocation de saint Pierre et saint Paul) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale ; brigade temporaire de gendarmerie à Sainte-Anne. (...) Principaux villages : Sainte-Anne, Treulan, Kervenduc, le Guern, Fetanalan, Trévérien, Kersale, Kerdroguen, Kerhuahat, Sainte-Avoye, Kerisper, Rabihan. Superficie totale 63 213 hectares dont (...) terres labourables 1 108 ha, prés 379 ha, vergers 45 ha, herbages 8 ha, pâturages 154 ha, marécages 48 ha, courtils et jardins potagers 46 ha, étangs, etc.. 3 ha, bois 110 ha, châtaigneraies 6 ha, landes et incultes 1 206 ha (...). Moulins à eau de Hurtaud, d'Esteing, Neuf, de Trauray ; à vent Neuf, Conan. La route de Vannes à Auray divise cette commune en deux parties, qui diffèrent l'une de l'autre. La partie méridionale, la plus fertile et la mieux cultivée, représente une espèce de presqu'île, baignée à l'est et au sud par la rivière la Sal, et à l'ouest par la rivière du Loch ou d'Auray. Le château de Kerisper donne son nom à cette presqu'île.(...) Une partie du faubourg Saint-Goustan, le pont d'Auray, appartiennent à Pluneret (...). La partie qui s'avance vers le nord n'est tourmentée qu'aux abords des rivières de la Sal et du Loch, ses limites est et ouest. On y voit le village de Saite-Anne, nommé en breton Santez-Anna et Keranna ; la moitié du village de Mériadec et un grand nombre de hameaux. (...) Les châteaux de Kerisper, de Kermadio, de Treulan sont bâtis à la moderne et situés dans des positions agréables. La commune contient en outre les maisons de campagne de Kerzo, de Quenvenn, du Roblans, de Penhors et de Kerdroguen. (...). Saint Pereck est une autre chapelle frairiale de la commune. Sur le point culminant de la presqu'île de Kerisper se trouve la chapelle de Sainte-Avoye, entourée d'un petit village, construite en 1555. Elle est gothique, et se fait remarquer par sa charpente faite avec luxe et les divers styles d'architecture de sa tour. L'intérieur est décoré d'un jubé en bois sculpté, d'un travail curieux, qui est lui-même orné d'un grand nombre de statuettes de saints. (...) Depuis quelques années on a établi des salines sur les bords de la rivière la Sal. Géologie : constitution granititique. On parle le breton[29]. »

Des marais salants ont existé, depuis une date inconnue et jusqu'au milieu du XIXe siècle probablement, à Bransquel, sur la rive droite de la Rivière du Bono[37].

Émile Bonnemant[Note 9] défricha quelques centaines d'ha de landes et de terres médiocres à Treulan en Pluneret et y créa une ferme-école[38] (la propriété fut rachetée par le comte Arthur Espivent de La Villesboisnet[Note 10] en 1874 qui créa la Société de Saint-Joseph pour encadrer les agriculteurs locaux)[39].

En 1862, la construction de la ligne de chemin de fer de Savenay à Landerneau (actuelle ligne Paris-Quimper) par la Compagnie d'Orléans engendre la construction d'une gare à Pluneret.

En 1865 les hameaux de Saint-Fiacre, la Terre Rouge et Kerplouz sont rattachés à Auray à la suite d'une demande du Conseil municipal d'Auray en date du [40].

En 1867 une épidémie de fièvre typhoïde fit 21 malades (dont 3 morts) à Pluneret[41].

Le cimetière de l'enclos paroissial est transféré en 1871 ; l'ancienne église, considérée comme non réparable, est démolie en 1876 et la nouvelle, construite rapidement, en forme de croix latine et de style néo-gothique est bénie le  ; la flèche du clocher, en granite rose et haute de 75 mètres, est acheve en 1885 et les 3 cloches bénies le par Mgr Bécel, évêque de Vannes, lors d'une cérémonie grandiose[34].

En 1889 le maire de Pluneret, Pierre-Marie Tanguy, fut accusé de fraude électorale (bourrage d'urnes) et de menaces contre le curé[42].

En 1891, selon Joseph-Marie Le Méné[Note 11], un tiers du territoire communal est en labour, un tiers en lande, et le reste en prés, bois, etc.. On y récolte particulièrement du froment, du seigle, du mil, des pommes, etc.[32].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En 1900 le Conseil municipal de Pluneret done un avis défavorable à un projet de tramway devant desservir au départ de la gare d'Auray la Charteuse d'Auray, Auray, Pluneret et la basilique de Sainte-Anne-d'Auray « pour plaire aux voituriers de Sainte-Anne »[43]. En juillet 1914 le journal L'Ouest-Éclair dénonce les voituriers qui, à la gare, « bousculent les voyageurs et se livrent sur eux nous pourrions presque dire à des voies de fait pour les contraindre à monter dans leurs carrioles » ; le journal poursuit en demandant que le maire de Pluneret taxe le prix des places et que les tarifs soient affichés à l'intérieur des voitures « tandis qu'actuellement on assiste à l'exploitation la plus éhontée »[44].

En 1901 un projet d'érection en commune distincte du village de Mériadec, divisé entre les communes de Plumergat, Pluneret et Plougoumelen, à la suite d'une pétition signée par de nombreux habitants de ce village et des hameaux avoisinants en date du , est présenté au Conseil général du Morbihan ; les pétitionnaires font valoir « la distance qui les sépare de leurs chef-lieux respectifs, l'abandon dans lequel ils sont laissés par les Conseils municipaux et la difficulté des communications, les chemins étant en si mauvais état qu'ils demeurent, le plus souvent, impraticables, surtout pendant la mauvaise saison » ; de plus, seule la partie de Mériadec appartenant à la commune de Plumergat dispose d'une section électorale distincte, ceux dépendant des communes de Pluneret et Plougoumelen sont distants pour certains de plus de 8 km de leurs chefs-lieux communaux. Mais les Conseils municipaux de ces trois communes, ainsi que le Conseil d'arrondissement ayant donné un avis défavorable, la demande est rejetée par le Conseil général[45].

Le le journal La Croix écrit qu'à Pluneret, lors de la querelle des inventaires, « l'agent des domaines a dû se retirer devant les nombreux paroissiens (près de 800 personnes[46]) qui défendent l'église solidement barricadée avec des madriers »[47]. En 1907 le conseil municipal de Pluneret décida de céder gratuitement au clergé local le presbytère qui était devenu propriété publique à la suite de la Loi de séparation des Églises et de l'État en reconnaissance « [d]es services que de jour et de nuit nos prêtres rendent à une population disséminée sur un territoire de grande étendue »[48].

Le cimetière de bateaux de Govillo[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle le port du Bono était trop petit pour accueillir la centaine de « forbans » (bateaux de pêche) pratiquant le chalut à perche dans la Baie de Quiberon, les Coureaux de Belle-Île, le Mor-Braz et allant même pour quelques-uns jusqu'à l'Île d'Yeu ; ce type de pêche fatigue vite ces chaloupes non pontées dont la durée de vie n'excède guère la dizaine d'années. Lorsque la Première Guerre mondiale éclata, de nombreux "forbans" sont mis à l'abri des vents dominants, en attendant des jours meilleurs, dans l'Anse du Govillo ; mais la longueur de la guerre fait que lorsque la paix revint, beaucoup de ces chaloupes ne furent plus en état de naviguer et leurs épaves furent abandonnées sur place, en bordure de ce coin de forêt dénommé Corn er Hoet par les habitants du coin. Ce cimetière de bateaux a été utilisé jusqu'au début du XXIe siècle : par exemple le Jean-Marc l'a rejoint en 1985, l'Arche d'Alliance depuis 2001 et l'Aimons-nous depuis 2005.[49].

L'essor de l'ostréiculture[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle (et certainement bien avant) le Sal et la Rivière d'Auray offraient une suite presque ininterrompue de gisements naturels d’huîtres plates et autres coquillages, allant de Sainte-Avoye et du Plessis à la pointe du Blaire[50].

Toujours au début du XXe siècle, les travaux de Coste et De Bon sur la reproduction et le captage des huîtres ont permis au Bono surtout, mais aussi à Pluneret le long de la rive droite de la Rivière du Bono, de participer à la naissance de l'ostréiculture.

Chaque famille possédait quelques milliers de tuiles destinées au captage du naissain. Au mois de juin, la rivière serpentait entre deux véritables murailles de tuiles fraîchement chaulées attendant leur mise à l'eau. Ces petits chantiers ostréicoles occupaient essentiellement les femmes, les enfants en âge de prêter la main et les retraités. Avant Pâques, marquant le début de la saison de pêche, la « drague » des huîtres sur les bancs naturels des rivières d'Auray et du Bono apportait l'argent frais sur lequel on comptait pour payer le boulanger. C'était le « pain d'hiver ».

Les épizooties de Marteilia refringens déclarée en 1974, puis de Bonamia en 1980 ont décimé la quasi-totalité des gisements d'huîtres plates de la région, amorçant le déclin de l'ostréiculture locale que l'introduction de Crassostrea gigas n'a pu enrayer.

Aujourd'hui subsistent encore de nombreuses traces de cette intense activité : terre-pleins et cabanes se dégradant sous les herbes folles, bassins disparaissant sous la vase. Mais au début des années trente, après des essais peu concluants de motorisation de leurs bateaux et la difficile traversée de la crise économique, les pêcheurs bonovistes se sont tournés vers les chalutiers de La Rochelle, de Lorient puis de Concarneau ou vers la marine de commerce où beaucoup d'entre eux ont excellé.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pluneret porte les noms de 135 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 9 sont morts en Belgique, dont 1 (François Le Quer) dès le et 5 (Pierre Brégent, Joseph Le Hec Jean Le Nino, Gildas Le Veux et Louis Mahuas) le lendemain, soit à Arsimont, soit à Rossignol, soit à Maissin ; 4 (Henri Danic, Joseph Le Derff, Pierre Brent et Joseph Le Golvan) sont des marins morts en mer ; 4 (Julien Estin, Mathurin Le Bourhis, Jean Le Coz et François Tosten) sont morts dans les Balkans alors qu'ils étaient membres de l'Armée française d'Orient ; 1 (Jean Guillerme) est mort en Turquie lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr ; 3 (Joseph Boché, Fortuné Burguin et Joseph Nicol, ce dernier après l'armistice) sont morts alors qu'ils étaient en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français (parmi eux 10 ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et 5 de la Croix de guerre[51].

Jean Thomazo, né en 1892 à Mériadec, soldat au 1er régiment de marche d'Afrique, fut fusillé pour l'exemple le à Maurepas (Somme) pour « avoir essayé de quitter le champ de bataille après avoir détroussé des cadavres allemands »[52].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Pierre Sténic, soldat de la 156e division d'infanterie, qui faisait alors partie de l'Armée du Levant, est décédé des suites de ses blessures le [53].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pluneret porte les noms de 15 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont celui de Paul Marie Espivent de La Villesboinet, aspirant, tué à Rouen le sur la rive sud du pont Corneille alors qu'il tentait de défendre le franchissement de la Seine et décoré pour cette raison de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme[51].

Parmi les autres morts de cette guerre, 3 (Louis Allanic, Xavier Brianceau, Stanislas Le Louer et Joseph Lebarh) sont des victimes civiles ; Noël Perichaut a été tué le lors de la Campagne de France ; René Thomas, marin, a été victime de l'attaque anglaise de Mers el-Kébir le  ; Maurice Le Brazidec est un marin mort en mer le au large de Dieppe[51].

Quatre aviateurs britanniques de la Royal Air Force ont été tués victimes de la chute de leur avion Hampden L4194 le à la Croix Percée en Pluneret. Leurs tombes se trouvent dans le carré militaire du cimetière de Boismoreau à Vannes[54].

La séparation avec Sainte-Anne-d'Auray[modifier | modifier le code]

Le village de Sainte-Anne (ou Keranna), qui a longtemps fait partie de la commune de Pluneret, a été érigé en commune le sous le nom de Sainte-Anne-d'Auray. C'est là l'aboutissement d'un long processus de scission entrepris dès la fin du XIXe siècle avec la création dans un premier temps d'une section électorale distincte en 1888, plusieurs refus successifs (notamment en 1903 et 1929) de création d'une commune indépendante de celle de Pluneret.

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

René Rouxel, né le à Pluneret, est décédé le à l'Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce à Paris, de ses blessures contractées dans le secteur de Bône, pendant la guerre d'Algérie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 1802 1807 Jean Louis Lemero   Laboureur.
1808 1817 Pierre Rio[Note 12]   Laboureur et cabaretier.
1817 1821 Jean Le Barh[Note 13]    
1821 1824 Paul de Robien[Note 14]   Mestre de camp de cavalerie en 1786. Général d'Empire.
1824 1827 Jean Le Barh   Déjà maire entre 1817 et 1821.
1827 1830 Paul de Robien[Note 15]   Comte. Fils de Paul Julien Malo de Robien, maire antérieurement. Conseiller général.
1830 1859 Thuriau Dano[Note 16]   Laboureur.
1863 1885 Joseph-François Dano[Note 17]   Cultivateur. Fils de Thuriau Dano, maire précédent.
1885 1903 Pierre-Marie Tanguy[Note 18]   Cultivateur propriétaire.
1903 après 1907 Louis Le Pévédic[Note 19]   Meunier à Tréauray en Pluneret.
         
ca. 1930 septembre 1955
(décès)
Vincent Jollivet    
novembre 1955 mars 1959 Jean Corfmat   Marchand de porcs, résistant
Réélu en 1959[55]
mars 1959[56] mars 1965 Louis Le Gouguec   Directeur de succursale bancaire
mars 1965[57] mars 1977 Jean Le Carrer   Réélu en 1971
mars 1977[58] juin 1995 Michel Pommois[Note 20] DVD Éleveur. Réélu en 1983 et 1989. Son nom a été donné au gymnase de la commune.[59]
juin 1995[60] mars 2014 Jean-Jacques Mérour DVG Retraité de la CPAM[61]
Réélu en 2001 et 2008
mars 2014 En cours Franck Vallein DVG Responsable de site Veolia[62]
8e vice-président d'Auray Quiberon Terre Atlantique
Réélu en 2020[63]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[65].

En 2019, la commune comptait 5 905 habitants[Note 21], en augmentation de 11,33 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0271 8761 8042 0682 1962 1552 1502 4902 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8942 9222 8533 2153 5163 6663 2733 3993 459
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 3813 3972 9362 6353 0612 9233 2583 3861 585
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5781 6301 8712 3333 1953 7144 5545 2235 584
2019 - - - - - - - -
5 905--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[66] puis Insee à partir de 2006[67].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue et culture bretonnes[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, 183 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 24,4% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[68].

Pluneret possède un cercle celtique et un bagad appelé Festerion ar brug, depuis de nombreuses années, classé en 1re catégorie de la confédération Kendalc'h (1re catégorie Excellence). Le bagad est en 4e catégorie de la fédération Bodadeg ar Sonerion.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Sainte-Avoye, surprenante et majestueuse, présente des ornements de style Renaissance. Elle renferme l’un des plus beaux jubés : une pièce rare, en bois de chêne polychrome, sculptée sur les deux faces.
  • La vallée du Sal au creux de laquelle coule la rivière du Sal, nommée aussi la rivière du Bono. Cette vallée présente un environnement partagé entre terres salines, vasières et bocage. Il est possible d’y observer de nombreux oiseaux marins.
Paysage typique de la vallée du Sal avec au fond le moulin à marée de Pont-Sal.
  • Le cimetière de bateaux de l'Anse de Govillo.
  • La gare de Sainte-Anne, dont l’architecture est unique en Bretagne. Elle est l’une des rares gares, en France, à être surmontée d’une statue religieuse[13]. La gare a été construite en 1862 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, compagnie privée de chemin de fer.
  • Le circuit de la vallée du Sal (12,5 km), présent dans le « Carnet de balades au cœur du pays d’Auray » en vente dans les offices de tourisme. Sur la rive droite, celle de Pluneret, ce circuit emprunte le GR 34.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques

Pluneret possède trois monuments historiques[69] :

Autres monuments et sites
  • Château de Kerisper, construit entre les XVIe et XXe siècles. En 1900, l'armateur nantais monsieur Doaud achète la propriété qui est une presqu'île de 150 hectares, incluant l'ancien château partiellement détruit, qu'il reconstruit en partie[33].
Le château de Kermadio vers 1910.
  • Hameau de Sainte-Avoye.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pluneret ː la tombe de Mgr Louis-Gaston de Ségur, fils de la comtesse de Ségur.

Autres aspects notables[modifier | modifier le code]

La commune accueille chaque année le départ du semi-marathon Auray-Vannes.

Les "Jardins de Mémoire", site cinéraire privé créé en 1998, situé sur la rive gauche de la Rivière d'Auray au nord de la Pointe de Kerisper. Ce site vaste de 45 hectares est planté de 800 arbres ; au pied de chaque arbre qui devient la propriété de la famille concernée, les cendres d'un défunt sont enterrées et un espace est laissé aux soins des familles. Mais la société est placée en redressement judiciaire en janvier 2020 et le site, devenu un imbringlio juridique, est désormais à l'abandon[72].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Personnes en âge de communier.
  9. Émile Bonnemant, né en 1821 à Nantes, agronome et négociant à Lorient, propriétaire de Treulan entre 1850 et 1872.
  10. Arthur Espivent de la Villeboisnet, né en 1809 à Londres, décédé le au château de Treulan en Pluneret.
  11. Joseph-Marie Le Méné, chanoine et historien, président de la Société polymathique du Morbihan , né le à Saint-Nolff, décédé le à Vannes.
  12. Pierre Rio, né le à Pluneret, décédé le à Pluneret.
  13. Jean Le Barh, né le à Kerdaniel en Pluneret, décédé le à Pluneret.
  14. Paul Julien Malo de Robien, né en 1766 à Pluneret, décédé en 1824 à Auray.
  15. Paul Marie de Robien, né en 1798 au château de Treulan en Pluneret, décédé le .
  16. Thuriau Dano, né le à Pluneret, décédé le à Pluneret.
  17. Joseph-François Dano, né le à Pluneret, décédé le à Pluneret.
  18. Pierre-Marie Tanguy, né le à Sainte-Avoye en Pluneret, décédé le à Sainte-Avoye en Pluneret.
  19. Louis Le Pévédic, né le à Pluneret, décédé après 1907.
  20. Michel Pommois, décédé en 2014.
  21. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Auray - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Pluneret et Auray », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Auray - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Pluneret et Séné », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. a et b Villes et bourgs de Bretagne, Le Chasse-Marée / ArMen, , p. 197.
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 d'Auray », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vannes », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  23. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  24. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  25. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  26. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  27. (br) Vallerie, Erwan, 1944-, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, Ar Releg-Kerhuon, An Here, , 560 p. (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620, lire en ligne).
  28. a et b https://www.pluneret.fr/culture-tourisme/tourisme/patrimoine/dolmen/.
  29. a et b A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 2, Rennes, Deniel, (lire en ligne), pages 361-362.
  30. a b et c Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 3, Nantes, Vatar Fils Aîné, (lire en ligne), pages 442 à 445.
  31. Gustave de Closmadeuc, Une rectification à propos du pont dit de César sur la Rivière d'Auray, Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, 1882. pages 61 à 69, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207580m/f66.item.
  32. a b et c « Pluneret », sur InfoBretagne.com (consulté le ).
  33. a et b https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-kerisper-pluneret/069a27ae-74a2-4177-933e-5113a4e66577.
  34. a et b Les origines de Pluneret, https://www.pluneret.fr [description-église-pluneret-pdf]
  35. France, Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne, (lire en ligne).
  36. Memorialgenweb.org - Pluneret : plaques commémoratives du cimetière
  37. « Vestiges des anciennes salines de Bransquel à Pluneret », sur patrimoine.bzh, (consulté le ) et « Vue aérienne des anciennes salines de Bransquel à Pluneret », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
  38. France. Ministère de l'agriculture et du commerce (1869-1881, "Les Primes d'honneur, les médailles de spécialités et les prix d'honneur des fermes-écoles décernés dans les concours régionaux en...", 1870, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5441509t/f265.item.r=Treulan
  39. Victor Delaporte, "Le Cte L. Espivent de La Villesboisnet (1843-1901) : un gentilhomme chrétien", 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9754315m/f100.item.r=Treulan#
  40. Morbihan. Conseil général, « Projet d'annexion à la commune d'Auray de parties des communes de Brech et de Pluneret », Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général / Conseil général du Morbihan,‎ , pages 50 et 51 (lire en ligne, consulté le ).
  41. Dr Alfred Fouquet, Compte-rendu des épidémies, des épizooties et des travaux des conseils d'hygiène du Morbihan.., Vannes, Impr. de Galles, (lire en ligne), page 8.
  42. « Le modèle des maires », Journal La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  50. https://www.lebono.fr/decouvrir-le-bono/patrimoine/lostreiculture-naissance-developpement-et-declin/.
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  52. Anne Lessard, « 14-18. 51 fusilles bretons et toujours pas de réhabilitation », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  53. Memorialgenweb.org - Pluneret : tableau d'honneur 1914-1918
  54. https://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=6597130.
  55. « Au premier tour pour l'élection du maire, M. Jean Corfmat obtient 16 voix et M. Yves Benvel 1 voix. M. Jean Corfmat, élu, remet immédiatement sa démission. », Ouest-France,
  56. « M. Louis Le Gouguec, directeur de la succursale du Crédit Agricole d'Aurav, est ensuite proclamé maire par 16 voix. M. Benvel obtient 1 voix. », Ouest-France,
  57. « Pluneret : M. Jean Le Carrer élu maire », Ouest-France,‎
  58. « M. Michel Pommois nouveau maire de Pluneret », Ouest-France,‎
  59. « Pluneret. Michel Pommois donne son nom au gymnase. », Journal Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  60. « Pluneret : Jean-Jacques Mérour élu maire », Ouest-France,‎
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  62. http://franckvallein2014.unblog.fr/franck-vallein/
  63. « Conseil municipal : un second mandat pour Franck Vallein », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  64. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  65. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  66. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  67. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  68. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  69. « Liste des monuments historiques de la commune de Pluneret. », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  70. Notice no PA00091560, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  71. Notice no PA00091561, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  72. « Le cinéraire Jardins de Mémoire de Pluneret laissé à l'abandon : la douleur des familles de défunts », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]