Sainte-Anne-d'Auray

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Sainte-Anne-d'Auray
La basilique Sainte-Anne.
La basilique Sainte-Anne.
Blason de Sainte-Anne-d'Auray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Roland Gastine
2014-2020
Code postal 56400
Code commune 56263
Démographie
Gentilé Saintannois
Population
municipale
2 633 hab. (2015 en augmentation de 8,22 % par rapport à 2010)
Densité 530 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 15″ nord, 2° 57′ 10″ ouest
Altitude 34 m
Min. 36 m
Max. 57 m
Superficie 4,97 km2
Localisation

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Sainte-Anne-d'Auray
Liens
Site web http://sainte-anne-auray.net/

Sainte-Anne-d'Auray [sɛ̃tandɔʁɛ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Elle est célèbre pour son pèlerinage catholique en l'honneur de sainte Anne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Anne-d'Auray est située dans le Morbihan, en Bretagne, et dépend du canton d'Auray, commune voisine d'où elle tire son nom.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Santez Anna Wened[1]. Il s'agit d'un ancien hameau d'une quarantaine d'habitations situé dans la paroisse de Pluneret qui portait le nom de Ker Anna, et qui en breton signifie village d'Anne. Une tradition orale, diffusée par les fidèles chrétiens de cette région, voulait que Ker Anna fût appelé ainsi en référence à sainte Anne mais cette toponymie résulte d'un syncrétisme entre le vieux fond païen de la déesse Dana et le culte des saints chrétiens[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason évoque la main de sainte Anne tenant un cierge allumé lors de son apparition à Yvon Nicolazic. La petite montagne à trois bosses rappelle que ce cierge s'éleva et s'abaissa trois fois avant de disparaître dans le sol à l'emplacement où fut découvert une vieille statue de bois de sainte Anne. Les armoiries de Sainte-Anne-d'Auray sont « d'azur à un dextrochère de femme en carnation, tenant à la main en abîme un cierge d'argent à la flamme de gueules auréolée d'une gloire d'or, soutenu d'un mont à trois copeaux de sable liseré d'or, issant de la pointe ; au chef à cinq mouchetures d'hermine rangées en fasce[3] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire et la basilique.

L’histoire de Sainte-Anne d'Auray est très liée à la religion catholique.

Sainte-Anne-d'Auray (ou en breton Santez-Anna-Wened) est le principal lieu de pèlerinage de la Bretagne. On y vient depuis 1625, pour commémorer l'apparition de sainte Anne, grand-mère maternelle de Jésus-christ, à Yves Nicolazic. Tous les étés, le 26 juillet, un pèlerinage y a lieu : le pardon de sainte Anne.

On compte une moyenne de 800 000 pèlerins par an à Sainte-Anne-d'Auray.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Jean-Paul II y est venu en pèlerinage le où il a rassemblé 150 000 personnes, première visite d'un pape en Bretagne.

Sainte-Anne-d'Auray a longtemps fait partie de la paroisse et commune de Pluneret. La paroisse de Sainte-Anne d'Auray est créée le 1er août 1937, en regroupant le domaine du sanctuaire, l'ancien Ker Anna et plusieurs villages de la paroisse de Pluneret, ainsi que d'autres villages dépendant jusqu'ici de la paroisse de Plumergat. Le village étant composé en majorité d'artisans et de commerçants qui vivent de plus en plus de l'industrie touristique développée comme centre régional de piété bretonne, ces derniers voient l'intérêt de devenir une commune autonome pour bénéficier d'un essor plus rapide et plus rémunérateur, si bien que Sainte-Anne-d'Auray est érigée en commune indépendante de la trève de Pluneret le [4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1950 1953 Émile Marande    
1954 1984 Jacques Brianceau sans  
1984 2008 Henri Macé    
2008 en cours Roland Gastine[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 2 633 habitants[Note 1], en augmentation de 8,22 % par rapport à 2010 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010
1 626 1 335 1 405 1 395 1 512 1 630 1 844 2 067 2 433
2015 - - - - - - - -
2 633 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, 55 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 7,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Scala Sancta.
Le mémorial de la Première Guerre mondiale.
Le cloître.

Le pèlerinage de Sainte-Anne d'Auray est le plus important de la région. Au XIXe siècle, l'affluence est telle que la chapelle devient trop petite. Pour y remédier, la basilique est bâtie. Aujourd'hui, le sanctuaire est le témoin d'une ferveur religieuse typiquement bretonne. En visitant le sanctuaire, on découvre un ensemble de monuments de différentes époques :

  • basilique du XIXe siècle, construite par l'architecte Édouard Deperthes, inscrite à l'inventaire du Patrimoine ;
  • le cloître des Carmes du XVIIe siècle, classé Monument historique ;
  • un ensemble de bâtiments XVIIe siècle attenants au cloître inscrit à l'inventaire du Patrimoine ;
  • la fontaine, lieu de la première apparition de sainte Anne ;
  • le Mémorial de la Grande Guerre de Sainte-Anne-d'Auray, édifié de 1922 à 1932 par les cinq diocèses de Bretagne pour garder le souvenir « des 240 000 Bretons victimes de la Première Guerre mondiale » dû à l'architecte René Ménard
  • la statue monumentale de Sainte Anne et Marie ;
  • l'espace Jean-Paul-II, réalisé après la venue du pape, le 20 septembre 1996 ;
  • la Scala Santa, qui faisait office de porte monumentale au sanctuaire.

D'autres sites sont à découvrir à Sainte-Anne-d'Auray :

  • le monument du « comte de Chambord » ;
  • la maison de Nicolazic ;
  • la nécropole nationale de Sainte-Anne-d'Auray ;
  • le Musée de cire, l'Historial ;
  • dans le complexe de la basilique : la galerie des statues, la galerie d'exposition et le trésor ;
  • l'Académie de Musique et d'Arts Sacrés qui porte un magnifique projet culturel et l'animation musicale du site avec ses chœurs, sa musique (grand orgue Cavaillé Coll, école d'orgue et de bombarde)...
  • Le parc Camborne.

Événement[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la commune de Sainte-Anne-d'Auray accueille chaque année au mois d'août le Festival Les Galettes du Monde[11] qui a pour but de faire découvrir les arts culinaires et culturels.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yves Nicolazic (1591-1645), paysan breton ayant vu sainte Anne.
  • Liane de Pougy (1869-1950), courtisane puis religieuse, a passé une partie de son enfance à Sainte-Anne-d'Auray.
  • Roger Marage (1922-2012), peintre, graveur a vécu et décédé dans cette ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. geobreizh http://www.geobreizh.bzh/geobreizh/fra/villes-fiche.asp?insee_ville=56263
  2. Frañses Favereau, Bretagne contemporaine : langue, culture, identité, Skol Vreizh, , p. 110
  3. Michel Froger, Michel Pressensé, Armorial des communes du Morbihan, Froger SA, , p. 21
  4. Michel de Galzain, Histoire du Conseil général du Morbihan, M. de Galzain, , p. 233
  5. Municipales à Ste-Anne-d'Auray. Le maire Roland Gastine est réélu, Ouest-France, 30 mars 2014.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  11. « Galettes du monde. Un partage de culture » (consulté le 27 juillet 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Huchet, La grande histoire de Sainte-Anne d'Auray, Pierre Téqui, éd. 2, 2005 (ISBN 9782740311783), 221 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]