Sainte-Anne-d'Auray

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Sainte-Anne-d'Auray
Sainte-Anne-d'Auray
La basilique Sainte-Anne.
Blason de Sainte-Anne-d'Auray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Roland Gastine
2020-2026
Code postal 56400
Code commune 56263
Démographie
Gentilé Saintannois
Population
municipale
2 738 hab. (2018 en augmentation de 5,47 % par rapport à 2013)
Densité 551 hab./km2
Population
agglomération
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 15″ nord, 2° 57′ 10″ ouest
Altitude 34 m
Min. 36 m
Max. 57 m
Superficie 4,97 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Sainte-Anne-d'Auray
(ville isolée)
Aire d'attraction Vannes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Auray
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sainte-Anne-d'Auray
Liens
Site web http://sainte-anne-auray.net/

Sainte-Anne-d'Auray [sɛ̃tandɔʁɛ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Elle est célèbre pour son pèlerinage catholique en l'honneur de sainte Anne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Anne-d'Auray
Plumergat Plumergat Plumergat
Pluneret Sainte-Anne-d'Auray Pluneret
Pluneret Pluneret Pluneret

Sainte-Anne-d'Auray est située dans le Morbihan, en Bretagne, et dépend du canton d'Auray, commune voisine d'où elle tire son nom.

Sainte-Anne-d'Auray fait partie du Parc naturel régional du golfe du Morbihan.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Anne-d'Auray est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sainte-Anne-d'Auray, une unité urbaine monocommunale[4] de 2 708 habitants en 2017, constituant une ville isolée[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (68,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (36,1 %), terres arables (31,8 %), zones agricoles hétérogènes (24,5 %), prairies (5,7 %), forêts (1,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Santez Anna Wened[11]. Il s'agit d'un ancien hameau d'une quarantaine d'habitations situé dans la paroisse de Pluneret qui portait le nom de Ker Anna, et qui en breton signifie village d'Anne. Une tradition orale, diffusée par les fidèles chrétiens de cette région, voulait que Ker Anna fût appelé ainsi en référence à sainte Anne mais cette toponymie résulte d'un syncrétisme entre le vieux fond païen de la déesse Dana et le culte des saints chrétiens[12].

Le culte d'Anne, grand-mère de Jésus, s'est développé en ces lieux à la suite de l'apparition de celle-ci à Yvon Nicolazic, laboureur local.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason évoque la main de sainte Anne tenant un cierge allumé lors de son apparition à Yvon Nicolazic. La petite montagne à trois bosses rappelle que ce cierge s'éleva et s'abaissa trois fois avant de disparaître dans le sol à l'emplacement où fut découvert une vieille statue de bois de sainte Anne. Les armoiries de Sainte-Anne-d'Auray sont « d'azur à un dextrochère de femme en carnation, tenant à la main en abîme un cierge d'argent à la flamme de gueules auréolée d'une gloire d'or, soutenu d'un mont à trois copeaux de sable liseré d'or, issant de la pointe ; au chef à cinq mouchetures d'hermine rangées en fasce[13] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire et la basilique.

L’histoire de Sainte-Anne d'Auray est très liée à la religion catholique.

Sainte-Anne-d'Auray (ou en breton Santez-Anna-Wened) est le principal lieu de pèlerinage de la Bretagne. On y vient depuis 1625, pour commémorer l'apparition de sainte Anne, grand-mère maternelle de Jésus-christ, à Yves Nicolazic.

Un combat oppose les Chouans et les Impériaux à Sainte-Anne-d'Auray le .

Le pèlerinage au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage et ses mendiants sont ainsi décrits en 1887 :

« C'est jour de grande fête à Sainte-Anne (...). Sur la route de Pluneret à Sainte-Anne, la plus passagère de toutes, les misérables, les estropiés, les monstres, étalent leurs loques vermineuses et des plaies qui n'ont pas de nom ; on marche dans l'horreur, le cœur chaviré, le cerveau soudainement affolé comme par une hallucination d'enfer (...). Car ils sont là, deux cents, trois cents, peut-être davantage, ils sont là, de chaque côté de la route, criant, pleurant, implorant et grouillant sous le soleil (...). Les uns rampent sur des moignons sanguinolents ; d'autres, le nez coupé, la bouche rongée et toute noire, les yeux invisibles, couverts d'infectes purulences, s'agitent sous des guenilles aux odeurs de charnier (...)[14] »

Une grande manifestation légitimiste fut organisée le à Sainte-Anne-d'Auray[15].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Tous les étés, le 26 juillet, un pèlerinage y a lieu : le pardon de sainte Anne.

On compte une moyenne de 800 000 pèlerins par an à Sainte-Anne-d'Auray.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Jean-Paul II y est venu en pèlerinage le où il a rassemblé 150 000 personnes, première visite d'un pape en Bretagne.

La création de la paroisse, puis de la commune, de Sainte-Anne-d'Auray[modifier | modifier le code]

Sainte-Anne-d'Auray a longtemps fait partie de la paroisse et commune de Pluneret. La paroisse de Sainte-Anne d'Auray est créée le , en regroupant le domaine du sanctuaire, l'ancien Ker Anna et plusieurs villages de la paroisse de Pluneret, ainsi que d'autres villages dépendant jusqu'ici de la paroisse de Plumergat. Le village étant composé en majorité d'artisans et de commerçants qui vivent de plus en plus de l'industrie touristique développée comme centre régional de piété bretonne, ces derniers voient l'intérêt de devenir une commune autonome pour bénéficier d'un essor plus rapide et plus rémunérateur, si bien que Sainte-Anne-d'Auray est érigée en commune indépendante de la trève de Pluneret le [16].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le le père Le Barth, premier recteur de la paroisse, est fusillé par les Allemands devant la maison Sainte-Marie, ainsi que le père Allanic, économe du petit séminaire et organiste de la basilique. Les soldats allemands pénètrent ensuite dans la basilique dans le but de l'incendier. Mais le feu ne prit pas et la basilique fut peu endommagée, même si des traces de l'incendie sont encore visibles au niveau des confessionnaux [17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1950 1953 Émile Marande    
1954 février 1984
(décès)
Jacques Brianceau   Médecin
février 1984 mars 2008 Henri Macé    
mars 2008
Réélu en 2014[18] et 2020[19]
En cours Roland Gastine DVD Instructeur en urbanisme à la DDE
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2018, la commune comptait 2 738 habitants[Note 3], en augmentation de 5,47 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010
1 6261 3351 4051 3951 5121 6301 8442 0672 433
2015 2018 - - - - - - -
2 6332 738-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, 55 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 7,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Scala Sancta.
Le mémorial de la Première Guerre mondiale.
Le cloître.

Le pèlerinage de Sainte-Anne d'Auray est le plus important de la région. Au XIXe siècle, l'affluence est telle que la chapelle devient trop petite. Pour y remédier, la basilique est bâtie. Aujourd'hui, le sanctuaire est le témoin d'une ferveur religieuse typiquement bretonne. En visitant le sanctuaire, on découvre un ensemble de monuments de différentes époques :

  • basilique du XIXe siècle, construite par l'architecte Édouard Deperthes, inscrite à l'inventaire du Patrimoine ;
  • le cloître des Carmes du XVIIe siècle, classé Monument historique ;
  • un ensemble de bâtiments XVIIe siècle attenants au cloître inscrit à l'inventaire du Patrimoine ;
  • la fontaine, lieu de la première apparition de sainte Anne ;
  • le Mémorial de la Grande Guerre de Sainte-Anne-d'Auray, édifié de 1922 à 1932 par les cinq diocèses de Bretagne pour garder le souvenir « des 240 000 Bretons victimes de la Première Guerre mondiale » dû à l'architecte René Ménard ;
  • la statue monumentale de Sainte Anne et Marie ;
  • l'espace Jean-Paul-II, réalisé après la venue du pape, le  ;
  • la Scala Santa, qui faisait office de porte monumentale au sanctuaire.

D'autres sites sont à découvrir à Sainte-Anne-d'Auray :

  • le monument du « comte de Chambord » ;
  • la maison de Nicolazic ;
  • la nécropole nationale de Sainte-Anne-d'Auray ;
  • le Musée de cire, l'Historial ;
  • dans le complexe de la basilique : la galerie des statues, la galerie d'exposition et le trésor du sanctuaire, qui possède notamment une chasuble « dite » d'Anne d'Autriche dont on dit qu'elle aurait été offerte en 1638 par celle-ci à sa sainte patronne en remerciement de la naissance de son fils, le futur Louis XIV (mais dont l'authenticité est douteuse)[25];
  • l'Académie de Musique et d'Arts Sacrés qui porte un projet culturel et l'animation musicale du site avec ses chœurs, sa musique (grand orgue Cavaillé Coll, école d'orgue et de bombarde)...
  • le parc Camborne.

Événement[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la commune de Sainte-Anne-d'Auray accueille chaque année au mois d'août le Festival Les Galettes du Monde[26] qui a pour but de faire découvrir les arts culinaires et culturels.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yves Nicolazic (1591-1645), paysan breton a qui Sainte Anne est apparue.
  • Liane de Pougy (1869-1950), courtisane puis religieuse, a passé une partie de son enfance à Sainte-Anne-d'Auray.
  • Roger Marage (1922-2012), peintre, graveur a vécu et décédé dans cette ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 31 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Sainte-Anne-d'Auray », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 31 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vannes », sur insee.fr (consulté le 31 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 3 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 3 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. geobreizh http://www.geobreizh.bzh/geobreizh/fra/villes-fiche.asp?insee_ville=56263
  12. Frañses Favereau, Bretagne contemporaine : langue, culture, identité, Skol Vreizh, , p. 110.
  13. Michel Froger et Michel Pressensé, Armorial des communes du Morbihan, Froger SA, , p. 21.
  14. Octave Mirbeau, journal Le Gaulois, août 1887.
  15. Le 29 septembre 1889 à Sainte-Anne-d'Auray, "Le Drapeau blanc : journal légitimiste hebdomadaire", n° du 30 mars 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k938536m/f3.image.r=Plumelec?rk=1051507;2
  16. Michel de Galzain, Histoire du Conseil général du Morbihan, M. de Galzain, , p. 233.
  17. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, numéro du 19 août 2019.
  18. Municipales à Ste-Anne-d'Auray. Le maire Roland Gastine est réélu, Ouest-France, 30 mars 2014.
  19. « Municipales à Sainte-Anne-d’Auray. Roland Gastine réélu », sur Ouest-France, (consulté le 29 mai 2020).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. (br) EOLAS, « Enseignement - Ofis Publik ar Brezhoneg », sur opab-oplb.org (consulté le 2 avril 2021).
  25. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, numéro du 22 juillet 2019, https://www.letelegramme.fr/bretagne/sainte-anne-d-auray-la-verite-sur-la-chasuble-dite-d-anne-d-autriche-22-07-2019-12344243.php
  26. « Galettes du monde. Un partage de culture » (consulté le 27 juillet 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Huchet, La grande histoire de Sainte-Anne d'Auray, Pierre Téqui, éd. 2, 2005 (ISBN 9782740311783), 221 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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