Monterblanc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Monterblanc
La mairie.
La mairie.
Blason de Monterblanc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Vannes-3
Intercommunalité Golfe du Morbihan - Vannes agglomération
Maire
Mandat
Gérard Guilleron
2014-2020
Code postal 56250
Code commune 56137
Démographie
Gentilé Monterblancais, Monterblancaise
Population
municipale
3 254 hab. (2014)
Densité 128 hab./km2
Population
aire urbaine
126 266 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 36″ nord, 2° 40′ 49″ ouest
Altitude 89 m (min. : 46 m) (max. : 151 m)
Superficie 25,41 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Monterblanc

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Monterblanc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Monterblanc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Monterblanc
Liens
Site web Le site de la commune

Monterblanc [mɔ̃tɛʁblɑ̃] est une commune française située dans le canton d'Elven et le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Monterblanc est située à une dizaine de kilomètres au nord de Vannes, sur le flanc sud des landes de Lanvaux. D'une superficie de 25 km2, la commune s'étire sur 7 km du nord au sud, sur sa plus grande longueur, et de 5,5 km d'est en ouest, sur sa plus grande largeur.

La commune est bordée au nord par l'Arz, un affluent de l'Oust et est traversée par quelques ruisseaux : ceux du Faouëdic, de Luhan, de Rudevent et de Condat.

À noter la présence sur le territoire de la commune, en totalité, de l'aérodrome de Vannes-Golfe du Morbihan et, partiellement, du camp de Meucon, une base arrière militaire créée durant la guerre franco-prussienne de 1870.

Ses habitants sont les Monterblancais et Monterblancaises.

La commune est jumelée avec celle d'Ytrac (Cantal).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention historique du bourg pourrait être Budwere, selon une mention du cartulaire de Redon[1]

Attesté sous les formes Monsterblanc en 1455 [2][réf. incomplète], puis Mousterblanc[style à revoir][réf. nécessaire].

Littéralement « moutier blanc », ancien français moustier « église, monastère » cf. Moutier, suivi de l'adjectif blanc cf. Noirmoutier. Francisation probable de l'ancien breton Mousterwenn, composé de mouster « moutier » et de wenn > gwenn « blanc ».

En breton moderne Sterwenn. Ster- étant la forme contractée de Mouster, il est devenu homophone de stêr « rivière », c'est pourquoi Sterwenn est compris « rivière blanche », Il existe la variante bretonne Mouster-wenn[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes présences historiques attestées sur le territoire communal datent de l'âge du bronze[4] (dépôt du Mangoro de la Madeleine). La découverte de 4 souterrains sur la commune (Le Guernevé, Kerbelaine, Kerdanéguy et Palhouarn), datant de l'âge du fer[5], laisse à deviner une implantation humaine plus forte.

Un monastère était desservi par des moines qui dépendaient certainement du monastère de Redon, comme semble le suggérer le cartulaire de Redon : un habitat (Budwere ?) y est mentionné en 852 pour la première fois[6]. Ce monastère aurait été détruit durant les raids vikings au Xe siècle[1], le territoire est alors rattaché, au siècle suivant, à la paroisse de Plaudren[1].

Le territoire monterblancais, comme les paroisses voisines, prit une grande part dans la chouannerie morbihannaise. Ainsi, le , une colonne chouanne tentant de s'emparer de Vannes est défaite par les forces de la République à Mangolérian.

Le XIXe siècle voit Monterblanc, ancienne trève de la paroisse de Plaudren et dépendant de la seigneurie de l'Argoët, s'affranchir de la tutelle de ses voisines. Érigée en paroisse en 1802 [1], elle reçoit son premier vicaire, Joseph Le Texier[1], en 1821.

Bunker allemand sur le terrain d'aviation.

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle voient la création d'infrastructures dont l'intérêt dépasse celui de la commune : le camp militaire, dit camp de Meucon, s'installe à l'ouest en 1877[7] et est desservi dès 1902 par le chemin de fer (ligne Vannes-Locminé), un petit aéroport complète le dispositif en 1926[8].

Depuis la réforme des cantons en 2015, la commune est dans le canton de Vannes-3 du département Morbihan (depuis 1801, elle était dans le canton d'Elven).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Monterblanc (56).svg

Monterblanc porte:

  • Taillé, de sinople semé de mouchetures d’hermine de sable, et de gueules à une clef de sable versée posée en barre accompagnée en pointe d’une double arche en ogive du même ; une traverse d’argent brochante sur la partition.
    * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (hermine de sable sur sinople, cle et arches de sable sur gueules).
  • Devise : néant.

Anciennes maisons nobles[modifier | modifier le code]

À la « montre » (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du et du , on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Monterblanc. Monterblanc dépendait autrefois de Plaudren.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de la commune de Monterblanc de 1802 à nos jours
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1803 Jean Le Guerer    
1803 1805 Julien Le Guevel    
1805 1811 Joseph Daniel    
1811 1814 Jean Le Guerer ( 2e fois)    
1814 1824 Jean Sébastien Guyodo    
1824 1869 Mathurin Eveno (croix de la Légion d'honneur)    
1869 1885 Joachim Eveno (fils de Mathurin)    
1885 1909 Joseph Guyodo    
1909 1917 Joseph Conan    
1917 1919 Mathurin Prono ( faisant office de maire)    
1919 1947 Joseph Dréano    
1947 1965 André Le Texier    
1965 1977 Jean Marie Prono    
1977 1983 Jacques Fraval De Coatparquet    
1983 1989 Armel Le Penven    
1989 1995 Jean Eveno    
1995 mars 2008 Daniel Boursicot    
mars 2008 mars 2014 Joseph Cloarec    
mars 2014 en cours Gérard Guilleron    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 254 habitants, en augmentation de 11,63 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
831 944 894 921 911 928 913 966 976
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 002 981 1 021 960 961 983 985 1 029 1 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 026 1 018 1 035 974 1 531 972 1 045 1 327 1 172
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
896 1 126 1 386 1 794 2 006 1 951 2 390 3 077 3 254
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle de Mangolérian.
L'église.
Façade de la chapelle de Mangolérian.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Histoire de Monterblanc », sur Commune de Monterblanc (consulté en 15avril 2017)
  2. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1516.
  3. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 85, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 »
  4. Oillic 2000, p. 13-14.
  5. Oillic 2000, p. 15.
  6. Oillic 2000, p. 18.
  7. « Camp militaire de Meucon. Un danger pour les civils », sur Le télégramme, (consulté le 15 avril 2017)
  8. « Historique », sur Aéroport Vannes Golfe du Morbihan (consulté le 15 avril 2017)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :