Trogne (arbre)

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Chêne têtard sur talus, mais l'émondage est désormais incomplet. L'agriculteur coupe uniquement les branches basses les plus faciles d'accès et susceptibles de gêner le passage de son tracteur.
Au niveau des coupes, la cicatrisation engendre des bourrelets de recouvrement[1] qui les enveloppent et dans lesquels de nouveaux bourgeons et rejets se développent.
De l’émonde élancée de Bretagne à la plesse du bocage bourbonnais, en passant par le têtard simple ou à plusieurs têtes (candélabre comme ici, ou têtes de chat), chaque forme est le résultat d’une histoire et d’une production régulière.
Le castor est un grand trogneur d'arbres.

Une trogne, appelée aussi arbre têtard ou plus simplement têtard, est un arbre dont la forme caractéristique résulte d'un mode d'exploitation spécifique (appelé étrognage ou trognage), consistant en des tailles périodiques spécifiques, afin de fournir du bois.

De nombreuses essences (le plus souvent feuillues) peuvent être conduites en trognes, formant des haies, des « prairies aériennes », « sur pilotis » ou des boisements de trognes[2]. Ce système ancestral de production de bois était familier des campagnes où les arbres conduits en trognes s'inscrivaient notamment dans les haies bocagères. Menacés de disparition à la suite, notamment, des remembrements successifs, les têtards ont pourtant des fonctions écologiques, économiques et sociales importantes, ce qui encourage des projets de sensibilisation, de valorisation et de réhabilitation des trognes[3].

Dénominations[modifier | modifier le code]

Connu sous 250 noms en France[2], comme truisse, chapoule, ragosse en Haute-Bretagne (notamment dans le pays rennais), pilgos en langue bretonne, trognard (Sologne), émousse en Mayenne, touse en Picardie, pied cormier (Perche Vendômoise) ou trogne (Perche et Anjou)[4],[5], l’arbre têtard se définit comme un arbre sur lequel on a procédé à un recépage à un niveau plus ou moins élevé du tronc ou des branches maîtresses dans le but de provoquer le développement de bourgeons dormants (latents)[6] en attente sous 'écorce et de rejets (repousses végétales), qui seront périodiquement coupés aux mêmes points de coupe.

En Belgique, il porte les noms de têteau, aléo, tchiap, choke, bollaert[7]

Une pratique ancestrale donnant des « sculptures vivantes » aux formes singulières[modifier | modifier le code]

Les chênes têtards difformes arrachés aux talus des champs bretons ont été utilisés comme brise-lames sur la plage du sillon à Saint-Malo à la fin du XVIIe siècle, après une tempête qui avait endommagé les remparts[8]. 2 600 chênes étaient utilisés au XIXe siècle, 3 000 au XXIe siècle[9].
Les hêtres en candélabre de la forêt d'Iraty au pays basque étaient autrefois utilisés pour la production de charbon de bois ou comme bois d'œuvre (bois courbes pour la marine), les trognes de chênes procurant la glandée dont les porcs élevés en liberté se nourrissaient.[10].

La plupart des feuillus peuvent être taillés en trogne à l'exception de ceux qui ont une croissance très lente ou qui supportent mal les tailles sévère (noyer, arbres fruitiers à noyaux et la plupart des conifères[11].

L'homme a probablement trogné les arbres depuis le Néolithique. Un vestige de chêne en têtard a été retrouvé dans les vases de la rivière Trent et daté au carbone 14 à 3 400 ans avant notre ère[12]. Cette technique s'est généralisée au Moyen-Âge et a connu son apogée entre le XIXe et XXe siècles, avant de quasiment disparaître et devenir peu visible[11].

Les tailles périodiques sculptent l'arbre de deux manières différentes[13]:

  • étêtages réguliers du tronc et des branches principales, donnant une grosse tête qui ressemble à une larve de batracien, d'où le nom de têtard ou le nom de trogne (terme dérivé de trognon, de l'ancien français estroigner, « élaguer » lui-même issu du latin truncare, « tronquer »)
  • émondage réguliers des branches latérales, donnant une émonde[14]

Pour les « têtards », le recépage en hauteur provoque l'élargissement sommital du tronc : la « cicatrisation » des plaies dues à la coupe et la croissance de nouvelles branches provoquent ce renflement, formant ainsi un plateau qui résulte des bourrelets de recouvrement et des broussins qui se développent suite à un étêtage répété[15].

La spécificité des ragosses dans le bassin rennais tient au fait que l’on émonde périodiquement toutes les branches latérales, ce qui le différencie du « têtard » stricto sensu avec une forme plus régulière ou gracile, un tronc long noueux et des arbres parfois coiffés de « tire-sèves » (rejets repoussant en haut du tronc, conservés pour maintenir la circulation de la sève)[16].

Les têtards hauts (hauteur de tronc comprise entre 2 et 3 m) sont taillés ainsi pour rendre les baguettes d’osier inaccessibles au bétail et à la faune sauvage herbivore (soustraction des rameaux à l'abroutissement). Les têtards bas (hauteur de tronc comprise entre 1 et 1,5 m) sont taillés pour faciliter le broutage des feuilles basses par le bétail, cette taille s’auto-entretenant par les troupeaux (principe de l'« abroutissement topiaire ») et permettant la production de complément de fourrage (feuilles), bois de chauffage et de service.

Le recépage intervenant environ tous les un à quinze ans (cycle de taille selon l'essence à « bois dur » ou à « bois tendre ») favorise la durée de vie de l’arbre qui se creuse naturellement au centre avec les intempéries. Peu à peu, cette étrange silhouette qui semble torturée s’impose dans la haie comme un « menhir de bois »[17].

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Fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions écologiques[modifier | modifier le code]

Tout un argumentaire est développé autour des têtards construits comme facteurs de développement durable.

Les alignements d’arbres têtards ont un rôle de corridor biologique des réseaux de haies bocagères et constituent un véritable foyer de biodiversité. Les cavités et anfractuosités qui se creusent dans ces arbres creux (liées au développement de champignons lignivores car les plaies ouvertes favorisent la pénétration de la pourriture blanche ou brune) se forment deux à quatre fois plus vite que dans un arbre non taillé. Elles constituent des dendro-microhabitats qui accueillent une flore spécialisée opportuniste (plantes épiphytes : mousses, lichens, fougères[19], rumex, groseillier à maquereau, lierre terrestre, églantiers, alisier blanc, géranium Herbe à Robert, sureau noir et à grappes, fusain d'Europe, frêne, bouleau verruqueux, chêne sessile) et une faune cavernicole : oiseaux (des cavernicoles primaires comme les pics, puis des cavernicoles secondaires comme les mésanges, sittelles, rouge-queue à front blanc, grimpereau des jardins, rapaces diurnes comme le faucon crécerelle et nocturnes comme les chouettes et les hiboux…), mammifères (martres, putois, renard, chauves-souris, blaireaux, écureuils, fouines, genettes) et micromammifères (musaraignes, mulots, campagnols…), amphibiens (grenouille agile, salamandre tachetée, crapaud commun, tritons) et reptiles (couleuvres, vipères, orvets et lézards occasionnellement arboricoles) et de nombreux insectes (coléoptères saproxylophages tels que le grand capricorne, l'aromie musquée, la cétoine dorée ou la pique-prune ; abeilles domestiques, guêpes et frelons qui y construisent leurs nids)[20],[21].

En s'intégrant aux haies, ils participent à leur rôle météo-régulateur[22].

À l’intérieur du tronc creusé, les reliquats de bois et des feuilles forment un terreau particulier, « le sang de la trogne », que l’on utilisait pour faire lever les semis dans les champs[23]. Les champignons lignivores (Polypores tels que le Polypore aplani, l'amadouvier du hêtre, le Polypore du bouleau, la fistuline hépatique) décomposent le bois en humus qui constitue une couche idéale pour la germination et la croissance de plantes épiphytes[24].

Fonctions économiques[modifier | modifier le code]

Saule têtard en bordure de rivière - Photographie prise en Ariège, entre 1859 et 1910.

Cette exploitation permet l'exploitation de produits ligneux liés à l’essence, à la forme et aux cycles de taille.

Le taillis aérien fournit ainsi des objets ou outils divers selon les régions, les époques et les essences d’arbres : objets de vannerie en Basse-Rhénanie et dans la vallée du Cher, fagots de boulange, charbon de bois, manches d’outils, piquets[25]. L’arbre lui-même servait parfois de bornes aux croisées de chemins. En Bavière, les tilleuls étaient taillés en chandelier pour que leur plate-forme sommitale forme une piste de danse, ce plateau faisant également de la trogne l'arbre cabane par excellence[26].

Le fagotage de menues branches d'élagage permet d'allumer les feux de cheminées. Les fagots alimentaient aussi la cuisson (cuisine, pain, forges) mais contrairement à une idée reçue, l'essentiel de la production de bois issu des haies bocagères ne servait pas à construire, réparer ou chauffer l'habitat, mais à fournir les énormes quantités de fagot nécessaires à la cuisson du pain[27]. Ils servaient aussi à la confection d'objets en vannerie, de jeux en bois ou en végétaux par les enfants pour qui la haie bocagère fut de tout temps un terrain de jeu. La bourrée, grand fagot d'épines et de ronces, était ainsi destinée au four à pain et à poterie. Le boulanger venait à la ferme acheter des bourrées et des bûches pour allumer son four, ou les fermiers cuisaient eux-mêmes leur pain dans le fournil[28]. Les bocages actuels pourraient revaloriser la fonction originelle de bois-énergie (bois-bûche pour les poêles à bois, bois en plaquette pour les chaufferies collectives)[4].

Le bois du platane, par exemple, a une combustion particulièrement propre. La vigueur de cet arbre l'a fait souvent utiliser dans le Sud-Ouest de la France comme arbre têtard. Taillé à environ 2 ou 3 m de hauteur tous les 3 ans ou tous les 6 ans. Il fournit des branches ayant le bon diamètre pour alimenter un poêle à bois. On pouvait donc voir près des maisons plusieurs de ces platanes taillés régulièrement.

Cette technique des arbres en têtard permet d'optimiser la production de bois de chauffage pour un minimum de surface. Les arbres ayant un système racinaire déjà en place, la croissance des branches est rapide après la coupe, réalisée en hiver. Les branches de faible diamètre sont aisément manipulables. Le sol n'est pas dégradé par des coupes franches. Ainsi, le frêne est l'arbre par excellence du Marais poitevin qui sert à stabiliser les berges et fournir du bois de chauffage. On le retrouve au XVIIIe siècle dans les terrées (petits boisements de frênes têtards) et le long de la route de Niort à La Rochelle, grandes villes de la région qui recevaient ainsi leur bois de chauffage[29]

La technique des arbres taillés en têtard peut être appliquée à d'autres espèces d'arbres. Au Pays basque par exemple, elle était surtout appliquée aux chênes et dans le nord aux saules. Ce qui permettait d'utiliser la surface de terrain entre les arbres comme pâture, particulièrement pour les porcs friands de glands, sous les chênes têtards. Cette technique répondait bien aux besoins d'une société agro-pastorale utilisant le bois comme source d'énergie, avec des moyens technologiques limités.

Des pins sylvestres ont été conduits en trognes pour alimenter les fours à pain. Ces « pins de boulange ne sont présents en France que dans le Velay (par exemple à la Pinatelle[30] du Zouave) et le Forez[31].

Selon les cycles de taille, la trogne de châtaignier donne des greffons, des gaulettes, des perches, des piquets, du bois bûche, du bois d'œuvre (charpentes, parquets). Essence fourragère réputée, le frêne commun est un bon bois de chauffage et un bois d'œuvre de valeur (ébénisterie, manches d’outils, aviron, sabot…). Autre essence de zone d'élevage, l'orme est apprécié en charronnage, ébénisterie, ou pour la fabrication d'escaliers. L'alisier torminal est utilisé en lutherie, tournerie, pour des pièces mécaniques ou des instruments de précision. L'aulne glutineux est employé en ébénisterie, tournerie, bardage[32],[33]. Nombre d'essences ornementales urbaines (platanes, tilleuls) taillées en têtard sont également recherchées pour leur bois[34]. Le tronc noueux des arbres têtards généralement, ainsi que certains rejets, étaient autrefois recherchés pour la confection de poutres, pour la construction navale et brise-lames sur les plages bretonnes[35].

Fonctions sociales[modifier | modifier le code]

Vieux têtard maintes fois exploité pour son bois de chauffe (Suisse). En l’absence d’entretien, les rejets issus de la taille se développent vers le haut.

Patrimoine naturel et culturel[modifier | modifier le code]

Juillet, extrait des Très Riches Heures du duc de Berry (XVe siècle) : trognes en bordure de champs.
Un chêne trogne, le Major Oak, arbre remarquable de la forêt de Sherwood : 10 m de haut pour un âge compris entre 800 et 1 000 ans.
Saules têtards à différents stades de taille.

Les trognes ont été pendant des siècles une composante familière des haies présentes en paysage bocager où elles faisaient tenir les mailles végétales de ces structures végétales linéaires, mais elle a aussi souligné le tracé des fossés et des ripysylves de bord de cours d'eau (ruisseaux, rivières) où se développent le frêne, l'orme, le peuplier noir qui se prêtent bien à cette taille[36]. Elles ont été une forme d'association traditionnelle avec les pratiques agro-pastorales médiévales : les baux ruraux autorisaient les exploitants agricoles à récolter le bois d’émonde et les fagots, tandis que le tronc de l’arbre (partie noble qui servait notamment à faire du bois d'œuvre) restait propriété du loueur[37],[38]. En Grande-Bretagne, les trognes ont été une ressource importante entre 1600 et 1750 (bois de chauffage et fourrage) avant d'être décriés entre 1750 et 1850 (accusés par les forestiers de ruiner la production de bois d’œuvre, et par les romantiques qui privilégient la sensibilité, d'enlaidir le paysage)[39]. Des têtards creux ont servi de niches à chiens, de caches pour des armes, de supports pour des objets sacrés (croix, statues), de postes de guet pour les combattants pendant les guerres (pendant la Grande guerre, des têtards ont été remplacés par des fausses trognes blindées à cet effet)[40]. À la fin du XXe siècle, « avec la dispersion des constructions neuves dans le finage, l'arbre têtard est parfois intégré comme élément décoratif dans le "bocage" pavillonnaire. Ces vestiges "à l'anglaise" suggèrent que des logiques paysannes peuvent avoir cours dans les jardins paysager et potager des salariés ruraux[41]. »

Cette familiarité explique que l'arbre têtard se retrouve dans les miniatures médiévales (exemple : le livre d'heures Les Très Riches Heures du duc de Berry du XVe siècle), dans les albums pour enfants (exemple : l'héroïne Martine en 1960[42]) ou les cartes postales du milieu du XXe siècle[43].

Les multiples formes sculptées par les tailles successives donnent des silhouettes tortueuses et boursouflées, ou évoquent des trognes humaines qui inspirent les artistes et fécondent l'imagination paréidolique populaire[44].

« Dans une cour d’école, une mini-trogne se fait vecteur de socialisation, de créativité, et « leçon de choses » : avec son bois de coupe, obtenu en travaillant en groupe, les enfants fabriquent notamment des fagots décoratifs, des sifflets, des maillets, ou encore des objets en osier, s’il s’agit d’un saule. Ils s’initient aussi au bouturage[45] ».

Si le trognage a presque disparu[46] du fait de son inadaptation aux techniques agricoles actuelles, il constitue aujourd'hui un élément de patrimoine naturel paysager et culturel, perpétuant le savoir-faire de générations de paysans[47]. Il est un exemple de patrimonialisation par des acteurs sociaux qui, dans le cadre d'activités de réappropriation et de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, le transforment en ressource identitaire, économique (fabrication de bois raméal fragmenté) ou touristique (certains têtards étant classés comme arbres remarquables)[48]. La circulation de ces arbres en dehors des aires de distribution de la pratique traditionnelle a par ailleurs commencé à brouiller les cartes. La « relance » de l'émondage et du plessage à des fins écologiques, paysagères et patrimoniales, autour des jardins, des propriétés rurales, des parcelles agricoles, parfois dans des régions où la pratique n'a jamais existé, constitue l'une des expressions du néobocage[49].

Centre européen des trognes[modifier | modifier le code]

Un Centre européen des trognes[50] est localisé à Boursay (Loir-et-Cher), dans les locaux de la Maison botanique. Celle-ci a érigé en 2002 le « chemin des trognes » sur cette commune. Il a plusieurs objectifs :

  • Recueillir des informations en France mais aussi dans toute l’Europe sur :
    • les savoir-faire, en ce qui concerne la création, l’entretien, l’utilisation…
    • les noms locaux donnés à ces arbres : truisses, ragoles, émousses, tétiaux, queules…
    • les usages des produits de la taille : fagots de fours à pains, charbon de bois, fourrage d’appoint (avec l’érussage du feuillage)…
    • la physiologie de l’arbre, et l’influence des tailles répétées sur sa longévité
    • les essences concernées : saule, frêne, charme, chêne…
    • les relations avec la flore et la faune
  • Accueillir des visiteurs : leur fournir des renseignements, des conseils, des documents, organiser des animations, des conférences…
  • Promouvoir la sauvegarde et la création de trognes : sensibiliser les acteurs du monde rural à leur valeur patrimoniale, mettre en place des pratiques paysagères contemporaines en milieu rural et urbain.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une taille trop à ras de la jonction d'une branche (en) fait que la plaie est mal irriguée par la sève, formant un cal non circulaire, un cal en U ou un cal en U renversé selon la taille. Une taille trop loin forme un chicot non alimenté par la sève. Ce chicot se nécrose et devient une porte d'entrée pour les pathogènes. De plus, une grosse plaie est beaucoup plus vulnérable car le bourrelet de « cicatrisation » en se développant, se retourne sur lui-même et provoque dans le bois des fissures qui brisent les barrières de compartimentation. Ce bourrelet de recouvrement peut également s'étaler insuffisamment à la surface du bois pourri, gardant une ouverture (appelée œil de bœuf, nœud-gouttière ou abreuvoir) qui découvre le bois altéré, lequel se désagrège de plus en plus profondément. Cf « Les blessures des arbres », Annales des sciences forestières, vol. 8,‎ , p. 91
  2. a et b « Un programme pédagogique va être lancé en Puisaye », sur lyonne.fr, .
  3. Dominique Mansion, « Les trognes : un monde de biodiversité », Le Courrier de la Nature, no 257,‎ , p. 18-26
  4. a et b Sylvie Guillerme, Bernard Alet, Gérard Briane, Frédéric Coulon, Éric Maire, « L'arbre hors forêt en France : diversité, usages et perspectives », Revue Forestière Française, t. LXI, no 5,‎ , p. 548
  5. Elisabeth Dumont, François-Xavier Jacquin, Bernadette Lizet, Dominique Mansion, Les trognes en Europe. Rencontres autour des arbres têtards et des arbres d'émonde, Maison botanique, .
  6. Bourgeons se développant après un temps plus ou moins long, parfois plusieurs années après leur formation.
  7. Dominique Mansion, Trognes, le livret des arbres-têtards, Arbres et Paysages 32, , p. 3.
  8. La ville entreprend régulièrement des plans de rénovation pour remplacer les troncs qui se dégradent sous l'effet du sel et de la force des vagues.
  9. Olivier Berrezai, « Les brise-lames de Saint-Malo refaits à neuf », sur rennes.maville.com, .
  10. « Des formes multiples, des situations diverses », sur trognes.fr (consulté en août 2019).
  11. a et b « Vous avez dit trognes ? », sur trognes.fr (consulté en août 2019).
  12. (en) Ian D. Rotherham, Trees, Forested Landscapes and Grazing Animal, Routledge, , p. 132.
  13. Gérard Guillot, « Bienvenue chez les trognes », sur zoom-nature.fr (consulté le 19 août 2019).
  14. En effet, le terme d'émondage sert souvent à indiquer indifféremment l’étêtage ou l’émondage. Cf François-Xavier Trivière, « Émonder les arbres : tradition paysanne, pratique ouvrière », Terrain, no 16,‎ , p. 62
  15. Christophe Drénou, La taille des arbres d'ornement. Du pourquoi au comment, Forêt privée française, (lire en ligne), p. 84.
  16. Annie Antoine, Dominique Marguerie, Bocages & sociétés, Presses universitaires de Rennes, p. 28.
  17. Jean-Luc Coppée et Claudy Noiret, Les vergers traditionnels et les alignements d’arbres têtards, Les Bocages asbl, , p. 35.
  18. a et b Dominique Mansion, op. cit., p.5
  19. Telle que le polypode vulgaire.
  20. Jean-Luc Coppée et Claudy Noiret, op. cit., p. 27
  21. [PDF] Vers un retour de la trogne, une solution au développement durable
  22. [Les arbres têtards : intérêt, rôles et guide d'entretien], Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, 2005, p. 6
  23. Dominique Mansion, Trognes, le livret des arbres-têtards, Arbres et Paysages 32, , p. 13.
  24. Jean-Luc Coppée et Claudy Noiret, op. cit., p. 29
  25. Dominique Mansion, Les trognes. L'arbre paysan aux mille usages, Ouest-France, , p. 121.
  26. (de) Uwe Kühn, Bäume, die Geschichten erzählen: von Tanzlinden und Gerichtseichen, Baumheiligtümern und Gedenkbäumen in Deutschland, blv, , 158 p..
  27. Andrée Corvol-Dessert, « La récolte en bois d'œuvre : une insuffisance chronique », in Hoffsummer P. (dir.), Les charpentes du XIe au XIXe siècle, typologie et évolution en France du Nord et en Belgique. Monum, p.49, 2002.
  28. Pierre Brault, Montanel: géographie, histoire, institutions, vie religieuse et langage, vie économique et sociale, l'Amitié par le livre, , p. 40.
  29. Yannis Suire, Le Marais poitevin : une écohistoire du XVIe à l'aube du XXe siècle, Centre vendéen de recherches historiques, , p. 164.
  30. Nom local d'une pinède.
  31. « De drôles de pins sylvestres: les "garolles" », sur forez-info.com, .
  32. Petit Guide du Trogneur, 2e colloque européen sur les trognes à Sare au Pays Basque, 2018, p. 11
  33. Dominique Mansion, Trognes, le livret des arbres-têtards, Arbres et Paysages 32, , p. 6.
  34. Christophe Drénou, op. cit., p. 30
  35. Dominique Mansion, Trognes, le livret des arbres-têtards, Arbres et Paysages 32, , p. 8.
  36. Guy Deloeuvre, Arbre de vie, Deloeuvre Guy, , p. 81.
  37. Jean-Paul Hervieu, Les paysages ruraux en Normandie, Annales de Normandie, , p. 188.
  38. François-Xavier Trivière, « Émonder les arbres : tradition paysanne, pratique ouvrière », Terrain, no 16,‎ , p. 62-77.
  39. Sandrine Petit et Charles Watkins, « Pratiques paysannes oubliées. L’étêtage et l’émondage des arbres en Grande-Bretagne (1600-1900) », Études rurales, nos 169-170,‎ , p. 197-214.
  40. Timothée Janssen, « Trognes, les arbres aux mille visages », documentaire Arte, 2017, 10 min 40 sec
  41. François-Xavier Trivière, « De l'arbre têtard au bocage pavillonnaire », Penn ar Bed, nos 153-154,‎ , p. 12.
  42. Aquarelle dans Martine fait du camping
  43. Mortagne sur Sevre / Bord de Sèvre, Vieux Tétards et Vieille Tour
  44. « Tronches et trognes ou la paréidolie », exposition des photos de Gilles Bucaille, 2017
  45. Françoise Nowak, « La trogne est par excellence l’arbre de la modernité », sur agroforesterie.fr, .
  46. Certains têtards abattus ont été transformés en jardinières, en abreuvoirs…
  47. J. Guerville, « Anthropologie de l'arbre têtard. De l'activité de l'émondage à l'arbre patrimoine », Mémoire de master de l'Université catholique de l'ouest, Angers, 2007, 101 p.
  48. Xavier Roche, « Paysages naturels, paysages construits. Géographie historique et usage des archives dans l’étude de paysages dits naturels (forêts, saltus) », thèse Université de Lorraine, 2016, p. 50-51
  49. Daniel Terrasson, Yves Luginbühl, Paysage et développement durable, Quae, (lire en ligne), p. 36.
  50. Site du Centre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bardel, Histoire des ragosses autour de Rennes, 2006, 6 p.
  • Philippe Bardel, Jean-Luc Maillard et Gilles Picard, L'Arbre et la haie. Mémoire et avenir du bocage, Rennes, Écomusée du Pays de Rennes/Presses universitaires de Rennes, 2008, 192 p.
  • Elisabeth Dumont, François-Xavier Jacquin, Bernadette Lizet, Dominique Mansion, Les trognes en Europe. Rencontres autour des arbres têtards et des arbres d'émonde, Maison botanique, 2007, 163 p.
  • Dominique Mansion, Les Trognes, l'arbre paysan aux mille usages, Rennes, Éditions Ouest-France, 2010
  • François-Xavier Trivière, « De l'arbre têtard au bocage pavillonnaire », Penn ar Bed, nos 153-154,‎ , p. 3-13 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]