Bono (Morbihan)

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Le Bono
Bono
Bono (Morbihan)
La ville et le pont suspendu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Golfe du Morbihan - Vannes Agglomération
Maire
Mandat
Yves Dreves
2020-2026
Code postal 56400
Code commune 56262
Démographie
Gentilé Bonovistes
Population
municipale
2 489 hab. (2018 en augmentation de 17,91 % par rapport à 2013)
Densité 418 hab./km2
Population
agglomération
126 266 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 28″ nord, 2° 56′ 58″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 42 m
Superficie 5,96 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Bono
(ville isolée)
Aire d'attraction Vannes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vannes-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bono
Liens
Site web lebono.fr

Le Bono [lə bono] est une commune française du département du Morbihan, en région Bretagne.

Elle est située au confluent des rias d'Auray et du Bono, à 4 km au sud de la ville d'Auray et à 15 km de Vannes. La commune, peuplée de quelque 2500 Bonovistes, s'étend sur 596 ha.

Le Bono a connu autrefois une activité maritime importante avec environ quatre cents marins et plus de cent bateaux.

Le Bono est également un des lieux de la Semaine du Golfe.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Bono fait partie du Parc naturel régional du golfe du Morbihan.

Communes limitrophes du Bono
Pluneret
Crach du Bono Plougoumelen
Baden

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à proximité de la commune d’Auray et de Vannes, dans la région du golfe du Morbihan.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Couvrant une surface de seulement 596 hectares, la commune du Bono est de taille inférieure à la moyenne des communes françaises (1 488 hectares).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune (47° 38′ 24″ N, 2° 56′ 54″ O) est située au confluent de la rivière d'Auray et de la rivière du Bono qui se jettent dans le golfe du Morbihan.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 12 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 887 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Auray », sur la commune d'Auray, mise en service en 1994[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,5 °C et la hauteur de précipitations de 964,5 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Vannes-Séné », sur la commune de Séné, mise en service en 1998 et à 16 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,3 °C pour 1981-2010[11] à 12,4 °C pour 1991-2020[12].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Auray Voyages assure la Ligne 6 BREIZHGO : Auray - Plougoumelen - Le Bono - Baden - Larmor Baden - Port Blanc (Ile aux Moines). Tarif unitaire : 2 €

Ligne 21 KICEO : Plougoumelen - Le Bono - Baden - Vannes. Tarif unitaire : 1.50 €

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bono est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bono, une unité urbaine monocommunale[16] de 2 466 habitants en 2017, constituant une ville isolée[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[21]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[22],[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,6 %), zones urbanisées (22,1 %), forêts (11,6 %), terres arables (11,3 %), prairies (10 %), eaux maritimes (4,3 %), zones humides côtières (1,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,2 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le panneau d’entrée de la ville.

L’usage ou non de l’article défini est fluctuant.

Le nom de la commune, tel que répertorié par le Code officiel géographique de l'Insee, est « Bono »[26], conformément à l’arrêté préfectoral du 8 septembre 1947 de création de la commune[27]. Les textes de lois utilisent généralement « Bono » mais on trouve parfois la variante « Le Bono »[28].

La variante avec l’article défini, d'un usage habituel, est celle retenue par le site officiel de la mairie[29], elle est utilisée par différentes administrations (conseil régional de Bretagne, conseil général du Morbihan[30], préfecture du Morbihan[31], Golfe du Morbihan - Vannes agglomération[32], etc.) ainsi que par les médias (Ouest-France [33], Le Télégramme[34], Le Mensuel du Golfe du Morbihan, etc.) et par la signalisation routière bilingue.

Le toponyme « Le Bono » figure sur le cadastre napoléonien de la commune de Plougoumelen de 1831[35].

Le nom breton de la commune est Ar Bonoù[36].

Bono viendrait du mot breton er benew, « la limite »[37] ou du mot gallo bono, signifiant « marécage »[38],[37].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En 2013, une petite nécropole datée de l'Âge du bronze a été découverte lors d'une fouille archéologique préventive dans le port. D'une superficie d'environ 300 m2, elle regroupait une dizaine de tombes dont cinq sépultures alignées. Un ensemble de fours datés du Néolithique ont aussi été mis au jour à proximité.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Ancienne propriété des moines de Saint-Gildas-de-Rhuys, le domaine du Bono fut vendu avec « maison, édifice et terre de passage d'eau » au chevalier Pierre de Montigny, seigneur de Kerisper le [39].

Le manoir de Kerderian [Kerdréan] appartenait à Éon de Coët-Consout[40].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , la construction d'un pont est décidée au cours du conseil municipal d'Auray. D'une valeur de 22 000 francs, ce pont suspendu bénéficie d'une subvention royale de Louis-Philippe Ier de 10 000 francs[41]. La technologie des ponts suspendus étant encore balbutiante, ce pont subira de nombreuses périodes de fermetures pour réparations diverses. Ce pont permettait aux habitants de Plougoumelen de se rendre à Auray sans prendre le chaland.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Un port de pêcheurs[modifier | modifier le code]

Cet ancien village de pêcheurs abrite un petit port connu pour ses bateaux appelés « forbans ». Le Bono est ainsi décrit au début du XXe siècle :

« Il faut accomplir en bateau cette promenade de Larmor [Baden] à Auray et remonter cet estuaire romantique, bisé de chênes et de sapins aux noires silhouettes, campées comme des vigies sur de petits caps rocheux. Il faut voir, au fond de sa baie, le port du Bono, multicolore, vibrant tout animé de voilures orange et bleu de roi. Son village blanc, aux toitures violettes, escalade un coteau. À l'orée de la baie du Bono la rivière d'Auray s'élargit en cirque d'eau dont les gradins sont composés de verdures splendides. C'est un émerveillement.[42] »

Au début du XXe siècle, il n'y avait autour du port qu'un petit village de pêcheurs dont les maisons uniformes : les "pen-ti" étaient groupées le long d'un capricieux réseau de ruelles étroites et souvent pentues.

Dans ces chaumières de deux pièces dotées au pignon d'une loge à cochon : "er louj" on vivait chiquement[Information douteuse]. Dès la fin de l'hiver, les hommes sortaient en baie de Quiberon sur leurs chaloupes non pontées à deux mâts, armées au chalut à perche. Ces bateaux étaient appelés "forbans" : le surnom des habitants de ces "pen-ti" vivant de façon marginale aux yeux de leurs voisins. Au retour de pêche, les femmes, poussant leur brouette, s'en allaient vendre ou parfois troquer leur poisson dans les villages environnants. Afin de subvenir aux besoins de la famille, elles cultivaient quelques rangs de pommes de terre, des légumes et élevaient quelques volailles dans de petits jardins qui sont peut-être à l'origine du nom "Bono"[réf. nécessaire].

Durant l'été, les Forbans prenaient leurs quartiers au Croisic, au Pouliguen, à Belle-île ou à l'Île d’Yeu. En hiver la majorité d'entre eux restait échouée bord à bord à l'abri du port.

L'essor de l'ostréiculture[modifier | modifier le code]

Toujours au début du XXe siècle, les travaux de Coste et De Bon sur la reproduction et le captage des huîtres ont permis au Bono de participer à la naissance de l'ostréiculture.

Chaque famille possédait quelques milliers de tuiles destinées au captage du naissain. Au mois de juin, la rivière serpentait entre deux véritables murailles de tuiles fraîchement chaulées attendant leur mise à l'eau. Ces petits chantiers ostréicoles occupaient essentiellement les femmes, les enfants en âge de prêter la main et les retraités. Avant Pâques, marquant le début de la saison de pêche, la "drague" des huîtres sur les bancs naturels des rivières d'Auray et du Bono apportait l'argent frais sur lequel on comptait pour payer le boulanger. C'était le "pain d'hiver".

Les épizooties de Marteilia refringens déclarée en 1974, puis de Bonamia en 1980 ont décimé la quasi-totalité des gisements d'huîtres plates de la région, amorçant le déclin de l'ostréiculture locale que l'introduction de Crassostrea gigas n'a pu enrayer.

Aujourd'hui subsistent encore de nombreuses traces de cette intense activité : terre-pleins et cabanes se dégradant sous les herbes folles, bassins disparaissant sous la vase. Mais au début des années trente, après des essais peu concluants de motorisation de leurs bateaux et la difficile traversée de la crise économique, les pêcheurs bonovistes se sont tournés vers les chalutiers de La Rochelle, de Lorient puis de Concarneau ou vers la marine de commerce où beaucoup d'entre eux ont excellé.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un vœu en faveur d'un projet de construction d'une ligne de chemin de fer à voie étroite allant d'Étel à Vannes en passant par La Trinité-sur-Mer, Crach, Le Bono, Baden et Arradon, qui aurait nécessité la construction de plusieurs ouvrages d'art, fut voté en 1916 par le Conseil général du Morbihan, mais ce projet n'aboutit pas[43].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Une école de pêche ouvre au Bono en 1927 ; c'est la seconde du Morbihan après celle ouverte à Groix en 1895[44].

Les rivalités avec Plougoumelen et l'émancipation de la commune[modifier | modifier le code]

Le Bono était autrefois un des hameaux de la commune de Plougoumelen.

L'essor de la pêche dans la seconde moitié du XIXe siècle marqua le début des différences culturelles entre Le Bono et Plougoumelen, la population de Plougoumelen étant essentiellement rurale, et le port du Bono étant constitué d'une communauté de pêcheurs. Dès 1887, Le Bono obtient une école publique. En revanche, il n'existe pas de paroisse près du port du Bono avant 1936.

En 1893, Le Bono obtient une boîte aux lettres et réclame en 1903, la création d'une recette auxiliaire. En ce début de XXe siècle, les différences s'accentuent avec l'apparition du français répandu dans les villes et les ports, tandis que les campagnes restent bretonnantes. En 1905, une pétition demandant l'autonomie du Bono est soumise au conseil municipal. En 1913, le conseil municipal reconnaît qu'il y a lieu de réfléchir à l'érection de la commune du Bono sans pour autant aller en ce sens[45].

En 1925, l'apparition de l'électricité est sujet d'une nouvelle discorde. Devant profiter initialement au seul bourg de Plougoumelen, l'électricité est finalement disponible dans tous les hameaux de la commune[46]. En 1936, la création d'une paroisse appelle naturellement la création d'un cimetière, mais ce cimetière ne sera ouvert qu'en 1946.

Les élections d'avril 1945 vont changer considérablement le statut de ce lieu puisque pour la première fois Le Bono est plus peuplé que Plougoumelen : Le Bono regroupe alors les deux tiers des habitants de la commune[47]. Ainsi le , Joseph Le Clanche ostréiculteur au Bono, est élu maire de Plougoumelen et la question du détachement du Bono de la commune de Plougoumelen est aussitôt posée : « Vu l'importante agglomération de la population du Bono, située à quatre kilomètres du bourg et s'accroissant rapidement, le Conseil municipal demande à Monsieur le Préfet de bien vouloir ériger en commune la section du Bono comportant actuellement 1 600 habitants »[47]. Joseph Le Douaran, directeur de l'école du Bono est alors nommé commissaire enquêteur et chargé de réaliser une enquête publique pour l'érection du Bono en commune indépendante.

Le Bono n'a acquis officiellement le statut de commune qu'en 1947. C'est en effet le Journal Officiel du qui a communiqué l'arrêté préfectoral d'« érection en commune de la section de Bono »[48]. Une fois les limites territoriales des deux communes définies, la création de la commune du Bono prend effet le . Le conseil municipal de Plougoumelen est dissous et de nouvelles élections désignent Joseph Le Clanche premier maire du Bono.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[47]
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Joseph Le Clanche    
1959 1965 Louis Eveno    
1965 1971 Mathurin Tatihouet    
1971 1977 Marcel Lebâcle    
1977 1981 Victor Le Jacques    
1981 1983 Marcel Lebâcle    
1983 1989 Ernest Lainé    
1989 1995 Jean Lacombe    
1995 1996 Michel Jacob    
1996 2014 Bernard Le Scoarnec DVG  
2014 3 juillet 2020 Jean Lutrot DVD  
3 juillet 2020 En cours Yves Dreves[49]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[51].

En 2018, la commune comptait 2 489 habitants[Note 6], en augmentation de 17,91 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
1 5251 6221 5551 5611 6331 7471 8592 1122 148
2012 2017 2018 - - - - - -
2 1242 4662 489------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Bono est située dans l'académie de Rennes.

La ville administre le groupe scolaire Jean-Louis Étienne.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Semaine du Golfe.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Association Sportive des Martins Pêcheurs du Bono

Créée en 1966, l'Association Sportive des Martins Pécheurs du Bono connaît depuis quelques années une nouvelle jeunesse. Portée par l'envie de dirigeants motivés, et l'arrivée de quelques éléments, l'ASMP est devenue en quelques années un club connu et reconnu de la région d'Auray.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le Bono - Le port

Le Port[modifier | modifier le code]

Le port du Bono est situé en bordure de la rivière. Le site est une ancienne anse bordée d'une chaîne rocheuse. Le port, qui assèche à marée basse, a été construit en 1916. Le site est un lieu incontournable de la Semaine du Golfe.

Le Notre Dame de Béquerel, est une réplique de 1992 du forban, gréement traditionnel de pêche typique du port du Bono[54],[55].

Le tumulus de Kernours[modifier | modifier le code]

Le Bono : entrée du tumulus.

Le tumulus de Kernours, qui est de type « coudé » ou en « équerre », a été érigé vers 3000 av. J.-C. Il est l'un des sept tumulus connus de ce type, que l'on retrouve tous entre les estuaires de la Loire et du Blavet. Il est le seul des sept à avoir conservé son tertre (butte recouvrant le tumulus)[56], lequel mesure 4 m de haut et 20 m de diamètre.

L'entrée du tumulus est orientée en direction du solstice d'hiver et donne dans un couloir de 12 m constitué alternativement de mégalithes et de pierres maçonnées. Au fond de ce couloir, on peut observer une chambre mortuaire de 8 m de long. Sur cinq des piliers supportant la voûte, le tumulus est orné d'une idole en forme de seiche caractéristique des constructions du néolithique. On[Qui ?] a avancé l’hypothèse qu'il s'agirait du totem d'une tribu maritime.

Le pont suspendu[modifier | modifier le code]

Restauré en 2006, le vieux pont suspendu du Bono est l'un des deux derniers ouvrages de ce type encore en service en France[41]. Il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. Construit entre 1838 et 1840, il a subi de nombreuses périodes de fermeture et de réparation. D'une longueur de 96 m, ce pont enjambe la rivière du Bono près du port du Bono, et permet aux promeneurs de rejoindre la chapelle de Saint-Avoye toute proche sur la commune de Pluneret.

Le pont Joseph-Le-Brix[modifier | modifier le code]

En 1969, un nouveau pont est inauguré pour remplacer le pont suspendu du Bono, dont le gabarit trop faible ne convenait plus au trafic routier. Ce pont à béquilles en acier est nommé en l'honneur de Joseph Le Brix, aviateur originaire de la commune voisine de Baden. Il possède un tablier de 286 mètres de long pour 10 mètres de large et une hauteur de 26 mètres au-dessus de la rivière du Bono[57].

La chapelle Notre-Dame de Béquerel[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Becquerel.

Chapelle située entre Le Bono et Plougoumelen, Notre dame de Béquerel est un édifice du XVIe siècle. L'autel a été construit sur une source, probablement lieu de culte antique car on prêtait à cette eau une vertu curative contre les maux de bouche. La chapelle, l'enclos et la fontaine (XIVe siècle) sont classés à l'inventaire des monuments historiques depuis 1925[58]. Notre-Dame de Béquerel est un ancien lieu de pèlerinage, où on venait pour retrouver le corps d'un marin disparu ou avoir des nouvelles d'un proche parti au loin.

Actuellement, une association de protection de la chapelle assure son renouveau par l'organisation de pardons, messes et événements culturels (concerts).

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Les Jardins de mémoire[modifier | modifier le code]

Les "Jardins de mémoire", créés en 1998, s'étalent sur 45 hectares le long de la rivière d'Auray entre Le Bono et Pluneret ; ce cimetière privé unique au monde accueille au pied des arbres (chaque famille achète un arbre) les cendres de 2 000 défunts d'environ 700 familles[59]. La SARL qui gère le domaine a été placée en redressement judiciaire en 2020 [60].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le [61].

Le Bono et le cinéma[modifier | modifier le code]

Une scène du film L'Homme qui voulait vivre sa vie est tournée au Bono.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tombe de Bernard Moitessier dans le cimetière du Bono.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Auray - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Bono et Auray », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Auray - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Bono et Séné », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Unité urbaine 2020 de Bono », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
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