Damgan

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Damgan
Damgan
Église Saint-Pierre à Penerf.
Blason de Damgan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Communauté de communes Arc Sud Bretagne
Maire
Mandat
Jean-Marie Labesse
2020-2026
Code postal 56750
Code commune 56052
Démographie
Gentilé Damganais, Damganaise
Population
municipale
1 771 hab. (2018 en augmentation de 6,94 % par rapport à 2013)
Densité 174 hab./km2
Population
agglomération
14 875 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 14″ nord, 2° 34′ 36″ ouest
Altitude m
Min. 0 m
Max. 20 m
Superficie 10,16 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Muzillac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Damgan

Damgan [damgɑ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Elle fait également partie des 12 communes de l'intercommunalité Arc Sud Bretagne et de l'arrondissement de Vannes.

Après avoir été pendant longtemps un important lieu de transit de marchandises avec le port de Pénerf, la commune devient dans la première moitié du XXe siècle une station balnéaire et trouve dans l'activité touristique un nouveau souffle économique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Damgan[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Damgan dès 1262[1].

Il s'agit d'un toponyme breton, dont les éléments ne sont pas identifiés avec certitude.

Albert Dauzat a considéré qu'il s'agissait d'un composé en Dam- mot issu du bas latin domnus « saint », suivi de jann > Yann avec mutation en [g] (comme latin Januarius > breton Genver), d'où le sens global de « Saint-Jean », cependant il ne connaissait vraisemblablement pas de forme ancienne, car Damgan est attesté avec régularité depuis 1262.

Plus vraisemblablement, il s'agit d'un composé breton, basé un élément dam signifiant « dune », associé à la forme contractée de lagan « épave », c'est-à-dire -gan, d'où le sens global « la dune aux épaves ». Ce nom peut être lié à la ligne de rochers à l’entrée de la rivière de Pénerf qui pouvait être meurtrière pour les bateaux non avertis, surtout associée aux vents dominants qui ramenaient les épaves sur la côte. Ce toponyme ferait allusion au droit d'épave, « dit droit de Lagan » qui laissait propriété au seigneur et à son découvreur, de tout ou partie des objets sans propriétaire reconnu arrivant sur les grèves avec les marées.

-gan peut aussi représenter gwenn « blanc », à moins que gan ne soit une forme mutée adoucie de kan « canal ». D'où les sens éventuels de « dune blanche » ou de « canal blanc »[2]. François Falc'hun et Albert Dauzat voient dans Dam, une altération du latin Domnus, cela transformerait Damgan en « lieu sur le chenal ».

Le breton dam a aussi le sens de « point fort, point privilégié de la côte ». En effet, sur la côte, on trouve des rochers qui protègent de l'érosion[3].

Pénerf[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Pennerz en 1261.

  • Du breton Penn signifiant « tête, extrémité, pointe » et erf signifiant « chêne » soit « la pointe des chênes » .
  • Du breton erf signifiant « sillon » sorte de cordon ou tombolo entre Damgan et Pénerf soit « la pointe du sillon » qui est l'hypothèse la plus vraisemblable.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Damgan fait partie du Parc naturel régional du golfe du Morbihan.

Localisation de la commune.
Damgan
Voir l’image vierge
Localisation de la commune.
Grande Plage de Damgan.

Damgan est une presqu'île située entre la presqu'île de Rhuys et l'estuaire de la Vilaine. À l'ouest, la rivière de Pénerf marque la limite de la commune, l'océan Atlantique au sud, la commune d'Ambon au nord et à l'est.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Du fait de sa localisation sur le littoral, on retrouve essentiellement des paysages marins :

  • plages : la commune cumule près de 8 km de plage avec notamment la grande plage de Damgan, et la plage de Kervoyal ;
  • la ria Pénerf s'étend entre les anciens marins salants d'Ambon jusqu'à la Pointe du Dibenn à Pénerf ;
  • le marais de Saint-Guérin marque avec la pointe du Bil l'embouchure entre le tombolo de Pénerf et le continent ;
  • l'étang du Loch à Kervoyal est un étang côtier naturel ;
  • on retrouve de nombreuses zones rocheuses propices à la pêche à pied mais aussi de petites criques.

Depuis le littoral, on peut distinguer l'île Dumet inhabitée depuis la fin du XIXe siècle et désormais propriété du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres qui en a fait une réserve ornithologique.

La commune de Damgan s'étendant assez peu à l'intérieur des terres, on retrouve très peu de paysages agricoles. Le remembrement a également fait disparaître bon nombre d'exploitations.

Quant à la végétation, on peut noter une importante concentration de conifères typiques des régions littorales françaises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Surzur Surzur · Ambon Ambon Rose des vents
Le Tour-du-Parc N Ambon
O    Damgan    E
S
Océan Atlantique Océan Atlantique Océan Atlantique

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 12,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 751 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Billiers », sur la commune de Billiers, mise en service en 1962[10] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[11],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 793 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Vannes-Séné », sur la commune de Séné, mise en service en 1998 et à 16 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 12,3 °C pour 1981-2010[14] à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Damgan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[21]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[22],[23].

La ville a profondément changé de morphologie à partir des années 1950 pour faire face notamment à l'arrivée massive des estivants.

En été, leur afflux transforme la ville puisque près de 80 % des habitations sont des résidences secondaires (Damgan est, après Arzon et Pénestin, la troisième commune de Bretagne ayant le plus fort taux de résidences secondaires (74,0 %) en 2018 selon l'INSEE). et par conséquent la population passe d'environ 1 500 habitants à près de 30 000 au plus fort de l'année. Cet afflux de nouvelles populations eut pour conséquence la transformation de la commune par la construction de lotissements et de terrains d’hôtellerie de plein air. D'un autre côté, le nombre d'exploitations agricoles diminue fortement.

Déjà en 2001 Yves Lebahy écrit que la commune de Damgan détient « le triste record de densification saisonnière de la population, ici multipliée par 32 »[24].

Comme Pénestin, sur l'autre rive de La Vilaine, cette très forte hausse de la construction de résidences secondaires est à l'origine d'un recours gagné contre le PLU (plan local d'urbanisme) de la part de l'association locale les Amis de Kervoyal.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (39,6 %), terres arables (36 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,4 %), zones humides côtières (2,2 %), prairies (0,1 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence d'un dolmen à Kervoyal (aujourd'hui disparu) et la découverte d'outils biface prouve que la région fut habitée de façon temporaire ou bien permanente dès la préhistoire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La découverte d'outils à Kervoyal attestent avec certitude de la présence de l'homme dans cette région entre -900 à -600.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, le territoire est associé au moine irlandais Sauveur, le même qui fonda l'abbaye Saint-Sauveur à Redon. La tradition locale associe d'ailleurs Kervoyal à ce moine.

À cette époque, Damgan fait partie intégrante de la paroisse d'Ambon. Le territoire est mentionnée pour la première fois à travers Pénerf dans un acte du XIIIe siècle sous le règne de Jean Ier Le Roux.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Du XVe au XVIIIe siècle, le port de Pénerf devient un port important en Bretagne. Le XVIe siècle est d'ailleurs l’âge d’or pour Pénerf qui est alors le quatrième port breton.

Ses bateaux vont de Bordeaux à Rouen, de Cadix en Norvège. Entre 1554 et 1557, Pénerf est le port breton dont les vaisseaux sont les plus nombreux à fréquenter Nantes (Skol Vreiz, 1986). Des navires viennent des pays nordiques (sel utilisé pour la conservation des aliments, notamment le poisson). Les marins de la rivière de Pénerf étaient spécialisés dans le commerce et on y retrouvait peu de pêcheurs sinon des pêcheurs de morue à Terre-Neuve au XVIIe siècle. Le maître de barque et deux ou trois mariniers partent avec du sel ou des céréales et reviennent avec du vin, des ardoises, des pierres de taille de Loire ou du fer d’Espagne.

L’augmentation du tonnage des bateaux rend impossible l’entrée dans la rivière de Pénerf : l’activité du port se réduit aux échanges de proximité. Le XVIIIe siècle fut celui des salines, même si elles étaient déjà présentes auparavant : les plus anciens documents citent Brouël. Au XVIIIe et au début du XIXe siècle : le sel est un élément majeur du trafic portuaire de Pénerf, transport par cabotage vers la Vilaine (Redon) et la Loire (Nantes).

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, on compte des salines dans les marais salants de la rivière de Pénerf. Aujourd'hui disparues, on peut encore distinguer les reliefs des différents bassins.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De nombreux changements interviennent au cours du XIXe siècle. Damgan se détache de la tutelle d'Ambon : paroisse à part entière en 1820 puis acquiert le statut de commune en 1824. La géologie particulière de la rivière (ou ria) de Pénerf permet l'implantation d'un premier parc ostréicole en 1858. La même année est inaugurée la 1re école de la commune puisque les élèves se rendaient auparavant à Ambon.

L'industrie du sel, particulièrement florissante au XVIIIe siècle, déclina au cours du XIXe siècle. L’abolition de la taxe sur le sel en 1848 et l’autorisation d’importer marquent leur déclin pour disparaître vers 1922 à Damgan et 1930 à Ambon. Sur la rivière de Pénerf, le nombre d’œillets était d’environ 2 780 dont 480 à Damgan avec 121 paludiers dont 10 à Damgan. Seuls quelques marais salants à Billiers étaient encore en exploitation durant la Seconde Guerre mondiale.

Cabine de bains à Damgan.

Le XIXe siècle est cependant marqué par un long déclin de l'activité portuaire à Pénerf puisque le transport par chemin de fer se révélait plus économique que le cabotage. L'activité salicole qui disparaît également peu à peu termine d'éteindre l'activité du port.

Les premiers baigneurs sont signalés en 1860 et les premières cabines apparaissent en 1877. Ces touristes, rares avant la seconde guerre mondiale, entreprennent la construction de villas (Kerhabert, villa Sainte-Anne, Kerfleuret, etc.) et des hôtels sont construits pour accueillir cette clientèle venue pour les bains. Les touristes arrivent en nombre dans la seconde moitié du XXe siècle permettant ainsi à la commune reprendre un nouvel essor économique avec son développement en tant que station balnéaire.

Aujourd'hui encore, son économie est essentiellement tournée vers le secteur touristique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1971 Alexandre Tiffoche    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2014 Alain Daniel UMP  
mai 2014
Réélu en 2020[27]
En cours Jean-Marie Labesse    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].

En 2018, la commune comptait 1 771 habitants[Note 5], en augmentation de 6,94 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1 4241 4561 3991 3981 5001 5341 5681 5711 500
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 4811 4701 3251 3031 3231 2291 3681 122973
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
909901926930839816814874905
1990 1999 2005 2010 2015 2018 - - -
1 0321 3271 4431 6251 7031 771---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme n'est pas la seule activité de la commune, puisqu'il existe une importante activité ostréicole dans la rivière de Pénerf. L'huître locale est appelée La Pénerfine.

Sport[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Salle multisports du Loch
  • Courts de tennis du Loch
  • Terrain de basket
  • Skate park
  • Écoles de voile

Sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

  • GR 349 Rhuys-Vilaine (296 km) : ce sentier traverse la Presqu'île de Rhuys et passe par le littoral damganais. Depuis la commune du Tour-du-Parc, il est possible de prendre un passeur à la cale de Pencadennic et rejoindre directement le port de Pénerf. À noter que ce GR permet de compléter le tour de Bretagne à pied.
  • PR Circuit du littoral (21 km) : ce sentier longe l'ensemble de la côte damganaise depuis le port de Pénerf jusqu’à la pointe de Kervoyal. Puis il continue à l'intérieur des terres, longe une petite partie de la rivière de Pénerf et s'achève au niveau du marais de Saint-Guérin.
  • VTT Circuit de 22 km : ce sentier part du bourg de Damgan pour se diriger ensuite dans l'intérieur des terres et la commune d'Ambon.
  • Circuit vélo (10 km environ) : ce sentier longe le littoral et emprunte une partie du PR.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

La langue en usage était le breton jusqu'au début du XXe siècle. Pierre Le Roux effectue en 1912 une enquête linguistique dans la commune afin de dresser un atlas linguistique de la Basse-Bretagne. Il constate que seules les personnes de plus de 50 ans maîtrisent le breton.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine matériel[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Située sur la presqu'île de Pénerf, c'est la seule tour à feu conservée sur le littoral atlantique. La tour fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [32].

Moulin à vent édifié en 1705 sur l'emplacement d'un autre plus ancien. Il fut déclaré bien national durant la Révolution française puis racheté quelques années après. Le chef chouan Georges Cadoudal s’y serait réfugié en 1795. Exploité durant de nombreuses décennies puis laissé à l'abandon, il fut rehaussée au début du XXe siècle puis restauré au début les années 1990 par l'association locale les Amis de Kervoyal.

  • Maisons du XVIIe siècle

On retrouve quelques chaumières bretonnes notamment à Kervoyal.

Villa Sainte-Anne.
  • Villas du XIXe - XXe siècle

Villa Ker-Fleuret : située à Kervoyal, elle est bâtie en 1896 par Lucien Mérignac, un célèbre escrimeur d'où le nom de Fleuret. L'écrivain français Hervé Bazin y séjourna pendant quelque temps.

  • Villa Sainte-Anne : située à Damgan, c'est un villa au style classique des villas de front de mer avec un parvis surélevé. Elle appartenait autrefois aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul de Redon qui y accueillaient des orphelines.
  • Villa Toul-Menez : située à Kervoyal, Guillaume Apollinaire a séjourné dans cette villa pendant l'été 1918.
Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]
  • L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle

Située à Damgan, c'est un édifice de style néo-roman bâti par la ville en 1843 sur l'emplacement de l'ancienne chapelle dont l'état était jugé alarmant. Des travaux importants sont effectués en 1954 afin de consolider certaines parties de l'édifice qui menaçaient de s'effondrer.

Située à Pénerf, sa construction remonte au XVIIe siècle et remplace probablement une construction plus ancienne. Le lieu étant déjà habité depuis longtemps et formait une entité propre, Pénerf a obtenu le statut de paroisse en 1843 dans Damgan. Elle est agrandie par l’adjonction d’une chapelle dédiée à la Vierge et clocher remanié. Les ailes nord et sud sont ajoutées en 1853 et 1848 puis l'église est restaurée au XIXe siècle.

  • La chapelle Notre-Dame de la Paix

Située à Kervoyal, une première chapelle privée fut construite en 1924 mais fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale en 1942. Une nouvelle chapelle fut bâtie sur un nouveau site entre 1950 et 1956.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]
  • Canon du XVIIIe siècle

Il provient du vaisseau Le Juste coulé durant la bataille des Cardinaux en 1759 et dont on retrouve dans la région (La Roche-Bernard, Arzal, Le Croisic...) beaucoup de canons issus de bateaux coulés durant cette bataille. Lorsque Le Juste coula, 130 membres d'équipage furent sauvés par un capitaine originaire de Pénerf. En 1992, la Marine Indret offre ce canon à la municipalité en souvenir de cet épisode.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Marché traditionnel (tous les samedis matins, plus le mardi matin durant la saison estivale) et marché artisanal le mercredi soir en période estivale.
  • Fête de la Mer à Pénerf (tous les ans en août).
  • Triathlon de Damgan (tous les ans en juin)[33].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Damgan (Morbihan).svg

Les armoiries de Damgan se blasonnent ainsi :

D’azur à une ancre de sable, une tour d’argent ouverte, maçonnée et ajourée de sable brochante. Conc. M. Santag.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de kerofis : Damgan [1]
  2. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, (lire en ligne), p. 133.
  3. Jean-Yves Le Moing, op. cit.
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  10. « Station Météo-France Billiers - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Damgan et Billiers », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France Billiers - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Damgan et Séné », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  22. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  23. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  24. Yves Lebahy, De la ville-port au Pays maritime : un possible contre-modèle d'aménagement, "Le pays maritime. Un espace projet original", Presses Universitaires de Rennes, 2001.
  25. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  26. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  27. « Jean-Marie Labesse conserve son écharpe de maire », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  32. Notice no PA56000012, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Le 9e triathlon a fait transpirer beaucoup de sportifs Ouest-France.fr, 11 juin 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • PAUMIER, Jacques et Gonzague, Leich. Le journal d'un recteur de la côte bretonne. L'évolution de Damgan pendant les Trente Glorieuses 1952-1979 (sortie en juillet 2019 aux éditions Almathée).
  • BRIARD, Jacques—COLOMBEL, M. -- GIOT, Pierre-Roland, Damgan préhistorique, Annales de Bretagne, no 79, 1, 1972, p. 7–19
  • CARLIER Pierre, Le Grand Livre de Kervoyal - un siècle d'histoire de 1870 à 1970 environ, octobre 2012
  • DAMGAN ET SON HISTOIRE, Évolution de Damgan, de la commune rurale à la station balnéaire de 1950 à 1980, juin 2013

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]