Locmariaquer

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Locmariaquer
La pointe de Kerpenhir.
La pointe de Kerpenhir.
Blason de Locmariaquer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Michel Jeannot
2014-2020
Code postal 56740
Code commune 56116
Démographie
Gentilé Locmariaquérois
Population
municipale
1 566 hab. (2014)
Densité 142 hab./km2
Population
aire urbaine
6 273 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 12″ nord, 2° 56′ 39″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 19 m
Superficie 10,99 km2
Localisation

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Liens
Site web locmariaquer.fr

Locmariaquer [lɔkmaʁjakɛʁ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Locmariaquer est située à l'embouchure ouest du golfe du Morbihan et possède de nombreuses plages donnant sur la baie de Quiberon, partie occidentale de Mor braz qui ouvre l'accès à l'océan Atlantique.

Communes limitrophes de Locmariaquer
Crac'h Crac'h (Baden)
Rivière d'Auray
Saint-Philibert Locmariaquer Golfe du Morbihan
(Larmor-Baden)
Mor braz (Atlantique) Mor braz (Atlantique) Golfe du Morbihan
(Arzon)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Bellevue, Coët Courzo, Coët Er Roué, Fetanstirec, Keranlay, Kercadoret, Kerdaniel, Keréré, Kergolvan, Kerguerec, Kerhelle, Kerhern, Kerhuiltan, Keriaval, Kerigan, Kerinis, Kerivaud, Kerjean, Kerlavarec, Kerlogonan, Kerlud, Kerouarch, Kerpenhir, Kerveresse, Lann Brick, Lann Y Nis, le Brénéguy, le Guilvin, le Lézard, le Moustoir, le Nélud, le Palud, le Pont Er Lenn, le Vinglé, les Pierres Plates, Locquidy, Mané-Lud, Pointe de Kerpenhir, Pointe Er Hourel, Pointe Erlong, Pointe Er Ville, Pont Er Vugale, Rouick, Saint-Pierre Loperet, Scarpoche et Toul Y Niss.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Locus Matrice de Ker en 1409[1].

Lokmaria-Kaer en breton[2],[3].

Du breton lok qui signifie lieu saint, de Maria et de ker, « lieu dédié à Marie »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Si les Romains de l'Antiquité connaissaient déjà les gisements naturels de l'huître plate (Ostrea edulis), il a fallu attendre la fin du XIXe siècle pour voir apparaître l'ostréiculture. La commune de Locmariaquer fut alors considérée comme le berceau de l'huître plate. Les premières concessions, en rivière d'Auray furent délivrées en 1882.

Vue du port à la fête de l'huître.

Trois générations s'employèrent à construire les parcs à huîtres plates sur le rivage de Locmariaquer : ils devaient enlever la vase, la remplacer par du sable, délimiter les emplacements.

Le travail consistait à recueillir le naissain (larves d'huîtres) sur des collecteurs (tuiles chaulées), à le décoller (détroquage) et à le semer dans les parcs pour l'élevage d'une durée de trois ans pendant lesquels il fallait protéger les huîtres contre les prédateurs, algues, tempêtes.

Après 1927, Locmariaquer se spécialise surtout dans la reproduction et le demi-élevage ; Marennes mais aussi les Pays-Bas et la Grande-Bretagne sont clients. L'industrie ostréicole est alors prospère : 350 à 400 personnes travaillent dans les chantiers et parcs. Mais, en 1973-1974, l'huître plate du golfe du Morbihan se trouve décimée, voire anéantie par deux parasites. C'est alors qu'est introduite la culture de l'huître creuse d'origine japonaise Crassostrea gigas. Aujourd'hui, l'ostréiculteur locmariaquérois est devenu éleveur d'huître creuse dans le golfe et rivière de Saint-Philibert. La récolte et l'élevage de l'huître plate se font essentiellement en baie de Quiberon. Malgré des essais de mécanisation, la main-d'œuvre reste importante, aussi bien dans la culture elle-même que pour les opérations précédant la commercialisation (affinage, calibrage, etc.).

En 2008, une trentaine d'exploitations ostréicoles existent à Locmariaquer. Elles occupent environ cinquante personnes à temps plein, auxquelles il y a lieu d'ajouter des ouvriers saisonniers (d'octobre à mai). Chaque exploitant s'occupe lui-même de la vente de sa production soit à des grossistes, soit à des détaillants, soit directement à des consommateurs. En 2008, un virus a commencé à décimer les mollusques en France. En dépit de la catastrophe, certains éleveurs continuent à capter du naissain en mer et à le faire grandir dans la rivière d'Auray.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Michel Jeannot    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 566 habitants, en diminution de -7,45 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 979 1 159 1 885 2 268 2 187 2 117 2 096 2 113 2 166
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 166 2 056 2 103 1 938 2 049 2 184 2 159 2 008 1 509
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 581 1 648 1 655 1 460 1 402 1 323 1 333 1 415 1 286
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 322 1 265 1 288 1 278 1 309 1 367 1 632 1 630 1 566
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de Kerdro.
Chapelle du Moustoir.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le port de Locmariaquer
  • Locmariaquer abrite une concentration remarquable de mégalithes :
    • Grand menhir brisé d'Er Grah, plus grand menhir du monde, de près de 20 m, actuellement brisé en 4 morceaux.
    • Cairn de la Table des Marchand
    • Tumulus d'Er Grah
    • Les Pierres Plates, dolmen coudé long de près de 25 m
    • Chambre et tumulus du Mané-Rutual
    • Dolmen de Kercadoret
    • Dolmen de Kerveresse
    • Tumulus du Mané-Lud
    • Tumulus de Mané et Hroech (ou Mané er Hroëk) : ce tumulus de 100 m de long et 60 m de large, haut de 10 mètres, fut fouillé en 1863 par Galles et Lefebvre. Cette tombe princière cachait en son centre une chambre funéraire de quatre mètres de long dans laquelle les chercheurs ont trouvé un mobilier exceptionnel, comprenant 106 haches polies en jadéite ou en fibrolite, ainsi que des perles et pendeloques en variscite, cachées pour la plupart sous le dallage du caveau. À l'entrée de la chambre se trouvaient trois fragments d'une dalle sculptée. Le décor représente au centre un écusson, figuration de la déesse mère, contenant un signe cornu et deux petites crosses ; au-dessus et au-dssous, une série de haches emmanchées et enfin, en bas, une hache plus compète, avec un anneau au bas du manche[9].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Une « fest deiz » : une fête dans la journée.

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 26 novembre 2008.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Zénaïde Fleuriot, femme écrivain, auteur de 83 ouvrages : Au printemps 1872, Zénaïde Fleuriot venant rejoindre au bord de la mer, sa belle-sœur et ses deux enfants, découvre avec ravissement Locmariaquer. Elle se prend de tendresse pour ce petit port et s'y fait construire une grosse demeure en 1873, offrant une merveilleuse vue face au golfe du Morbihan et lui donne le nom de « Kermoareb »: « la maison de ma tante ». Lorsqu'elle mourut, son cercueil partit par le train depuis la gare de Paris-Montparnasse et fut ramené en terre bretonne au cimetière de Locmariaquer. Le cercueil fut porté par huit marins du village.
  • Henri Ézan : aviateur, né à Locmariaquer le et mort en 1936 : capitaine au long cours de formation, il accompagna Jean Mermoz pour la 25e traversée de l'Atlantique-Sud à bord de l'hydravion Latécoère la Croix du Sud qui disparut au large de Dakar le .
  • Jean-Baptiste Corlobé : né en février 1904 à Locmariaquer et mort en 1988 : ostréiculteur de métier, il était surtout un véritable artiste, un excellent peintre local très apprécié. On lui doit de nombreuses marines, des portraits, des tableaux religieux et beaucoup de dessins. Il a réalisé un des vitraux de l'église de Locmariaquer. Un de ses tableaux représentant Jésus appelant saint Pierre sur les flots orne la chapelle Saint-Pierre depuis 1925. Il a étudié le dessin chez Jean Frelaut, maître graveur, et a créé le blason de la ville. Il aimait la peinture, la musique, était féru d'histoire et fervent défenseur de la langue bretonne et du dialecte vannetais. Il fut la mémoire vivante de Locmariaquer. Il a beaucoup écrit dans les bulletins paroissiaux et municipaux.
  • Anne-Claire Coudray : journaliste et animatrice de télévision française née à Rennes. Elle a passé une partie de son enfance à Locmariaquer, d'où sont natifs ses grands-parents maternels.
  • Guénhaël Huet : homme politique né à Locmariaquer le . Député de la Manche, maire d'Avranches.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Locmariaquer - Jean-Baptiste Corlobé.jpg

Les armoiries de Locmariaquer se blasonnent ainsi :

Coupé au 1 de sinople au dolmen d'argent, au 2 d'azur au voilier d'or. A une fasce d'argent chargée de cing mouchetures d'hermine, brochante sur la partition.

le tout surmonté d'une couronne de baron (Locmariaquer est dans l'ancienne baronnie de Kaër) et porte la devise : « Kaër e mem bro » qui peut s'interpréter de deux manières : « Le pays de Kaër est mon pays » ou « Beau est mon pays » (description de J.M François Jacob en 1933).

Ce blason a été créé dans les années 1930 par Jean-Baptiste Corlobé, artiste local.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Locmariaquer, J. L'Helgouac'h, éd. Gisserot, Paris, 1994, 32 p.
  • Les armoires de pierre de Locmariaquer, F. Postic, éd. ArMen, no 18, 1988.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]