Saint-Armel (Morbihan)

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Saint-Armel - Sant-Armael
L'église paroissiale.
L'église paroissiale.
Blason de Saint-Armel - Sant-Armael
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Séné
Intercommunalité Golfe du Morbihan - Vannes agglomération
Maire
Mandat
Dominique Plat
2014-2020
Code postal 56450
Code commune 56205
Démographie
Gentilé Armelois, Armeloise
Population
municipale
897 hab. (2014)
Densité 113 hab./km2
Population
aire urbaine
12 712 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 24″ nord, 2° 42′ 34″ ouest
Altitude 10 m (min. : 0 m) (max. : 17 m)
Superficie 7,95 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Saint-Armel

Saint-Armel [sɛ̃taʁmɛl] (Sant-Armael en breton) est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la presqu'île de Rhuys à une quinzaine de kilomètres de Vannes, cette commune littorale borde le golfe du Morbihan et possède plusieurs îles sur son territoire, dont l'île Tascon et l'île Bailleron. Sur la presqu'île de Rhuys, la commune reste cependant à l'écart de l'afflux touristique du golfe du Morbihan. Dans les zones classées Natura 2000, un réseau de sites naturels européens, ce sont surtout des balades à pied qui séduisent les amateurs de nature sauvage et d'oiseaux, aigrettes, hérons, sternes... L'été, la pêche à pied attire du monde.

Elle était autrefois reliée à Séné par le passage Saint-Armel. Ce passage à travers la rivière de Noyalo à l'aide d'une plate traditionnelle du golfe existait depuis plusieurs siècles jusque dans les années 50. Un passeur assurait la traversée à force de rame contre une faible rémunération. Cela permettait d'économiser plusieurs kilomètres pour se rendre à Vannes et permettait aux jeunes gens des deux communes de se fréquenter. Les cales du Passage (Saint Armel) et de Montsarrac (Séné) sont distantes de 20 km par la route, de 200 m par la mer. Depuis quelques années le conseil général a mis en place un passeur équipé d'une barge à moteur, actif durant la saison touristique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Sant Hermel en 1304, Prosat en 1367 [1], Provosat en 1475.

Prosat, ou Provosat était le toponyme originel du lieu et le nom d'une frairie dépendant de Sarzeau.

Le nom du saint patron de l'église, reconstruite en 1857, devient aussi le nom de la commune en 1858.

Sant-Armael en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Né en Irlande en 482, Armel quitte son pays pour migrer vers la Bretagne continentale. Ermite dans la région de Quimper, Armel fonde un monastère à Plouarzel. Après un séjour parisien à la cour de Childebert Ier, il est chassé suite à des intrigues. Il vient alors s'installer au sud de Rennes où il finit son existence en grande sainteté.

La commune a été, officiellement, créée en 1859 et comptait alors 659 habitants. Elle faisait partie auparavant de Sarzeau.

En 1860, une école est créée, d'abord en louant une maison au centre du bourg (actuellement le café Guyon), puis le conseil municipal achète ce bâtiment en 1868. En 1907, une « véritable » école est construite, ce qui permet d'ouvrir une classe pour les filles.

De 1910 à 1947, la commune (gare de Saint-Armel) était desservie par le trafic ferroviaire de la Ligne de Surzur à Port-Navalo des chemins de fer du Morbihan[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Dominique Plat    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 897 habitants, en augmentation de 7,68 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
684 645 585 566 571 531 543 575 580
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
522 514 463 433 416 400 368 319 305
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
270 295 500 661 707 774 833 897 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le marais de Lasné et Saint-Armel en arrière-plan.
  • Les marais de Lasné : Le site de Lasné à Saint-Armel n'avait plus connu, depuis plus d'un siècle, le sel cueilli artisanalement. Transformés en claires ostréicoles vers 1925, les marais de Lasné alimentaient en huîtres le fameux restaurateur parisien Prunier. Ces claires qui permettaient d'affiner les huîtres plates ont été peu à peu abandonnées après la Deuxième Guerre mondiale (rentabilité en baisse due à un travail non mécanisable conjugué à l'exode rural), et leur évolution naturelle entraînait leur comblement à terme par les dépôts de vase et de débris végétaux. Au début des années 1980, quelques ostréiculteurs de la presqu'île de Rhuys, regroupés en GIE, tentent de redémarrer l'activité à la suite de l'acquisition du marais par le conseil général. En 1988, Dan Nguyen et Agnès Valin mettent en place un élevage de palourdes et de crevettes, puis d'huîtres, qui permet une remise en état et un entretien de quelques claires supplémentaires. En 1996, ces exploitants construisent un bâtiment d'exploitation et un autre ostréiculteur en construit un second. Il remet lui aussi en état des claires à huîtres. Depuis 2003, avec l'aide du conseil général du Morbihan (propriétaire du site depuis 1978), l'or blanc fait son retour en presqu'île de Rhuys, au bord du golfe du Morbihan. Olivier Chenelle en est le paludier.
  • L'Île Tascon est habitée, elle est accessible à marée basse par une route découvrante qui est en très bon état.
  • L'île Bailleron abrite une station de recherche biologique de l'université de Rennes 1, très rarement occupée actuellement.
  • Enézy, petite île du golfe du Morbihan appartenant au domaine maritime.
  • Le marais de Ludré a été l'un des premiers sites français de l'ostréiculture vers les années 1870, les grands bâtiments présents ont servi de moulin à marée puis de fabrique de litière à base de zoostères séchées (plante marine à racines). Pendant quelques années, ils ont abrité un zoo privé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Spécialités[modifier | modifier le code]

La Gochtial, une sorte de pain sucré dont la recette est jalousement gardée secrète[7]. Mi-pain mi-brioche, elle est également appelée : gotchial, goatchial, gostial, gotchel, cochetial, goth, ces différents noms ou prononciations en breton voulant tous dire pain-gâteau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. dans les archives de l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys
  2. Yannic Rome, Grandes et petites histoires des tramways et petits trains du Morbihan, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du Morbihan », , 246 p. (ISBN 2-84497-070-2), « Trois lignes complémentaires : Vannes-Port-Navalo », p. 124-130.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Reportage sur la Gotchial de Saint Armel au Moulin à Café

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]