Saint-Armel (Morbihan)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Armel
Saint-Armel (Morbihan)
L'église paroissiale.
Blason de Saint-Armel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Golfe du Morbihan - Vannes Agglomération
Maire
Mandat
Christian Le Ménach
2020-2026
Code postal 56450
Code commune 56205
Démographie
Gentilé Armelois, Armeloise
Population
municipale
880 hab. (2018 en augmentation de 0,11 % par rapport à 2013)
Densité 111 hab./km2
Population
agglomération
12 712 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 24″ nord, 2° 42′ 34″ ouest
Altitude 10 m
Min. 0 m
Max. 17 m
Superficie 7,95 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Vannes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Séné
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Saint-Armel
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Saint-Armel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Armel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Armel
Liens
Site web Site officiel de la commune de Saint-Armel

Saint-Armel [sɛ̃taʁmɛl] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Saint-Armel fait partie du Parc naturel régional du golfe du Morbihan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la presqu'île de Rhuys à une quinzaine de kilomètres de Vannes, cette commune littorale borde le golfe du Morbihan et possède plusieurs îles sur son territoire, dont l'île Tascon et l'île Bailleron. Sur la presqu'île de Rhuys, la commune reste cependant à l'écart de l'afflux touristique du golfe du Morbihan. Dans les zones classées Natura 2000, un réseau de sites naturels européens, ce sont surtout des balades à pied qui séduisent les amateurs de nature sauvage et d'oiseaux, aigrettes, hérons, sternes... L'été, la pêche à pied attire du monde.

Elle était autrefois reliée à Séné par le passage Saint-Armel. Ce passage à travers la rivière de Noyalo à l'aide d'une plate traditionnelle du golfe existait depuis plusieurs siècles jusque dans les années 1950. Un passeur assurait la traversée à force de rame contre une faible rémunération. Cela permettait d'économiser plusieurs kilomètres pour se rendre à Vannes et permettait aux jeunes gens des deux communes de se fréquenter. Les cales du Passage (Saint Armel) et de Montsarrac (Séné) sont distantes de 20 km par la route, de 200 m par la mer. Depuis quelques années le conseil général a mis en place un passeur équipé d'une barge à moteur, actif durant la saison touristique.

Les anciennes salines ont été reconvertie en « claires » ou bassins d'affinage pour l'ostréiculture.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Armel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[6]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (71,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,7 %), zones agricoles hétérogènes (26,5 %), zones urbanisées (18,5 %), zones humides côtières (8,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,6 %), prairies (1,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Sant Hermel en 1304, Prosat en 1367 [11], Provosat en 1475.

Prosat, ou Provosat était le toponyme originel du lieu et le nom d'une frairie dépendant de Sarzeau.

Le nom du saint patron de l'église, reconstruite en 1857, devient aussi le nom de la commune en 1858.

Sant-Armael en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Né en Irlande en 482, Armel quitte son pays pour migrer vers la Bretagne continentale. Ermite dans la région de Quimper, Armel fonde un monastère à Plouarzel. Après un séjour parisien à la cour de Childebert Ier, il est chassé suite à des intrigues. Il vient alors s'installer au sud de Rennes où il finit son existence en grande sainteté.

La commune a été, officiellement, créée en 1859 et comptait alors 659 habitants. Elle faisait partie auparavant de Sarzeau.

En 1860, une école est créée, d'abord en louant une maison au centre du bourg (actuellement le café Guyon), puis le conseil municipal achète ce bâtiment en 1868. En 1907, une « véritable » école est construite, ce qui permet d'ouvrir une classe pour les filles.

De 1910 à 1947, la commune (gare de Saint-Armel) était desservie par le trafic ferroviaire de la Ligne de Surzur à Port-Navalo des chemins de fer du Morbihan[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1925 Pierre Le Godec    
1925 1942 Armel Lorso    
1942 1945 Henri Petit    
1945 1951 Joseph Le Blay    
1951 1953 Armel François Guyon    
1953 1983 Pierre Le Joubioux[13] (1925-2013)   Maire honoraire
1983 1989 Yannick Le Joubioux    
1989 1995 Francis Morzadec[14] (1921-2015)   Retraité
Croix du combattant 39-45
1995 2001 René Le Digabel[15] (1931-2010)   Agriculteur retraité, ancien premier adjoint
mars 2001 3 juillet 2020 Dominique Plat   Cadre technique
3 juillet 2020 avril 2021 Christian Le Ménach[16]   Agriculteur
Démissionnaire[17]
mai 2021 En cours Nathalie Le Boulicaut   Technicienne de laboratoire
Maire par intérim[18]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2018, la commune comptait 880 habitants[Note 3], en augmentation de 0,11 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
684645585566571531543575580
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
522514463433416400368319305
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
270295500661707774833897880
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le marais de Lasné et Saint-Armel en arrière-plan.
  • Église Saint-Armel.
  • Les marais de Lasné : Le site de Lasné à Saint-Armel n'avait plus connu, depuis plus d'un siècle, le sel cueilli artisanalement. Transformés en claires ostréicoles vers 1925, les marais de Lasné alimentaient en huîtres le fameux restaurateur parisien Prunier. Ces claires qui permettaient d'affiner les huîtres plates ont été peu à peu abandonnées après la Deuxième Guerre mondiale (rentabilité en baisse due à un travail non mécanisable conjugué à l'exode rural), et leur évolution naturelle entraînait leur comblement à terme par les dépôts de vase et de débris végétaux. Au début des années 1980, quelques ostréiculteurs de la presqu'île de Rhuys, regroupés en GIE, tentent de redémarrer l'activité à la suite de l'acquisition du marais par le conseil général. En 1988, Dan Nguyen et Agnès Valin mettent en place un élevage de palourdes et de crevettes, puis d'huîtres, qui permet une remise en état et un entretien de quelques claires supplémentaires. En 1996, ces exploitants construisent un bâtiment d'exploitation et un autre ostréiculteur en construit un second. Il remet lui aussi en état des claires à huîtres. Depuis 2003, avec l'aide du conseil général du Morbihan (propriétaire du site depuis 1978), l'or blanc fait son retour en presqu'île de Rhuys, au bord du golfe du Morbihan. Nathalie Krone en est la paludière depuis 2017.
  • L'Île Tascon est habitée, elle est accessible à marée basse par une route découvrante qui est en très bon état.
  • L'île Bailleron abrite une station de recherche biologique de l'université de Rennes 1, très rarement occupée actuellement.
  • Enézy, petite île du golfe du Morbihan appartenant au domaine maritime.
  • Le marais de Ludré a été l'un des premiers sites français de l'ostréiculture vers les années 1870, les grands bâtiments présents ont servi de moulin à marée puis de fabrique de litière à base de zoostères séchées (plante marine à racines). Pendant quelques années, ils ont abrité un zoo privé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Spécialités[modifier | modifier le code]

Le Gochtial, une sorte de pain sucré dont la recette est secrète[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 31 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vannes », sur insee.fr (consulté le 31 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  6. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  7. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  8. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 3 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 3 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. dans les archives de l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys
  12. Yannic Rome, Grandes et petites histoires des tramways et petits trains du Morbihan, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du Morbihan », , 246 p. (ISBN 2-84497-070-2), « Trois lignes complémentaires : Vannes-Port-Navalo », p. 124-130.
  13. « Nécrologie. Pierre Le Joubioux dit « Pierrot le maire » », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  14. « L'ancien maire Francis Morzadec est décédé », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  15. « Il revenait d'Enezy. Mort de René Le Digabel », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  16. « Saint-Armel. Christian Le Ménach s’entoure de trois adjoints », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2020)
  17. « Saint-Armel. Le maire Christian Le Ménach démissionne », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2021)
  18. « Saint-Armel. Nathalie Le Boulicaut désignée maire par intérim », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2021)
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. «Le gochtial garde sa part de mystère» sur Ouest-France

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]