Saint-Gildas-de-Rhuys

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Saint-Gildas-de-Rhuys
Falaises du Grand Mont
Falaises du Grand Mont
Blason de Saint-Gildas-de-Rhuys
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Séné
Intercommunalité Golfe du Morbihan - Vannes agglomération
Maire
Mandat
Alain Layec
2014-2020
Code postal 56730
Code commune 56214
Démographie
Gentilé Gildasiens
Population
municipale
1 690 hab. (2014 en augmentation de 2,61 % par rapport à 2009en augmentation de 2,61 % par rapport à 2009)
Densité 111 hab./km2
Population
aire urbaine
12 712 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 03″ nord, 2° 50′ 12″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 42 m
Superficie 15,28 km2
Localisation

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Saint-Gildas-de-Rhuys

Saint-Gildas-de-Rhuys [sɛ̃ ʒilda də ʁɥis] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Gildasiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Gildas-de-Rhuys est située dans la presqu'île de Rhuys. Ses côtes s'ouvrent sur une partie de l'Océan Atlantique dénommée Mor Braz, mais aussi sur le Golfe du Morbihan.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Lok-Weltaz ou Sant-Weltaz, localement Lokentaz. Le nom de Saint-Gildas-de-Rhuys provient de saint Gildas et du pagus Reuuisii un pagus, c'est-à-dire une subdivision administrative du Vannetais, correspondant à la presqu'île de Rhuys au Haut-Moyen-Âge[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Statue de Gildas à côté du Grand-Mont

C'est au début du VIe siècle, qu'un moine nommé Gweltas (Gildas) fuit la Grande-Bretagne et fonde l'abbaye celtique en presqu'île. Tout commence à prendre vie : les forêts impénétrables sont entamées, les salines creusées, les premiers moulins à marée commencent à moudre le grain des moissons. Ni Sarzeau, ni Arzon, ni Suscinio, ni le port du Crouesty n'existent encore, mais l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys porte son rayonnement bien au-delà des frontières de la presqu'île[3].

Article détaillé : Abbaye de Saint-Gildas de Rhuys.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vers 1736, la côte bretonne est triangulée par les équipes des Cassini. Le sommet de la tour de l'abbatiale devient un point géodésique important pour l'établissement de la nouvelle Carte de Cassini. La feuille 159 de Belle-Île[4] - où se trouve Saint-Gildas - sera levée dans le détail en 1787 et publiée après la Révolution.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Saint-Gildas, porta provisoirement le nom d'Abélard[5].
C'est en 1961 que la commune singularisa son nom en y ajoutant de-Rhuis[5].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1910 à 1947, la commune (gare de Saint-Gildas) est desservie par le trafic ferroviaire de la ligne de Surzur à Port-Navalo des chemins de fer du Morbihan[6].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Gildas-de-Rhuys (Morbihan).svg

Les armoiries de Saint-Gildas-de-Rhuys se blasonnent ainsi :
Tranché d'azur et de gueules chargée de trois mouchetures d'hermines posées à plomb sur la bande d'argent brochant la partition. Accompagnée en chef d'une fleur de lys de mer (ou florencée) d'argent et en pointe d'une tête de crosse abbatiale d'or. .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 André Mocquard DVD Capitaine Marine marchande - Assureur
2008 2014 Dominique Vanard UDI Professeur
2014 en cours Alain Layec DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2014, la commune comptait 1 690 habitants[Note 1], en augmentation de 2,61 % par rapport à 2009 (Morbihan : +3,47 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 023 1 009 1 121 1 038 1 182 1 262 1 265 1 222 1 281
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 232 1 220 1 357 1 395 1 182 1 327 1 290 1 287 1 284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 263 1 278 1 252 1 180 1 245 1 230 1 181 1 177 1 003
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
971 911 980 1 035 1 141 1 436 1 601 1 625 1 649
2013 2014 - - - - - - -
1 685 1 690 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les modillons de l'église abbatiale.

Petit patrimoine[modifier | modifier le code]

Il existe un certain nombre de mégalithes, menhirs et dolmens, non répertoriés ici, repérables sur la carte IGN du lieu.

On trouve plus d'une quarantaine de fontaines, plus ou moins bien cachées, sur le territoire. Certaines sont datées - la plus ancienne semble être celle dite « de l'abbaye », vers la mer - ; d'autres sont fausses et uniquement décoratives.

D'anciens cadrans solaires en ardoise ornent les façades de quelques maisons. D'autres, modernes et décoratifs se découvrent aussi au gré des promenades. Plusieurs croix ou calvaires bordent les chemins du village.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auzas (Pierre-Marie). Le trésor de Saint-Gildas-de-Rhuys, présenté pendant le Congrès archéologique de France, 141e session, 1983.
  • Galzain (Michel de). Saint-Gildas-de-Rhuys, Ed. Jos Le Doaré, Châteaulin, 1973, 24 p.
  • Mauny (Michel de). L'abbatiale de Saint-Gildas-de-Rhuys, Association bretonne, 1997.
  • Léo Kerlo, Jacqueline Duroc. Peintres des côtes de Bretagne, tome V, « de la rade de Lorient à Nantes », éditions Chasse-Marée, 2007, (page 126)[Note 2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  2. * Port Maria Saint-Gildas-de-Rhuys Peinture de Camille GODET, 1935, collection privée Rennes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises : Saint-Gildas-de-Rhuys », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos.
  2. Philippe Jouët et Kilian Delorme, Atlas historique des pays et terroirs de Bretagne, Skol Vreizh, (ISBN 978-2-915623-28-4)
  3. [1]
  4. Carte Cassini, feuille 159, accès en ligne
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Gildas-de-Rhuys », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  6. Yannic Rome, Grandes et petites histoires des tramways et petits trains du Morbihan, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du Morbihan », , 246 p. (ISBN 2-84497-070-2), « Trois lignes complémentaires : Vannes-Port-Navalo », p. 124-130.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  11. Philippe Landru, « Tombe de Pierre Messmer », sur landrucimetieres.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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