Landaul

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Landaul
Landaul
L'église Saint-Théleau.
Blason de Landaul
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Pluvigner
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Serge Cuvillier
2014-2020
Code postal 56690
Code commune 56096
Démographie
Gentilé Landaulais(e)
Population
municipale
2 280 hab. (2016 en augmentation de 9,51 % par rapport à 2011)
Densité 131 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 57″ nord, 3° 04′ 29″ ouest
Altitude 23 m
Min. 0 m
Max. 66 m
Superficie 17,35 km2
Localisation

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Landaul [lɑ̃dol] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Landaul est délimitée au nord par le ruisseau de la Demiville, et au sud par le ruisseau de Tréavrec, tous les deux se jetant dans la rivière d'Étel. et aussi par la riviére du Kergroix

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Landaule en 1389[style à revoir] [1][réf. non conforme].

Le nom breton de la commune est Landaol.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Landaul fut le théâtre d'événements liés à sa proximité avec les combats pour la base sous-marine de Lorient. Les bombardements de Lorient à partir de 1942 donnaient lieu à des combats aériens au-dessus de la commune. Le 23 janvier 1943, un bombardier américain, le « Beats Me », touché par des avions de chasse allemands largua ses bombes sur Kergolven avant de s'abattre à Kéronic en Pluvigner. L'équipage comprenait huit aviateurs: sept furent tués, un seul, le radio, en réchappa. Il s'appelait Charles Roth.

Un parachutage à l'intention de la Résistance atterrit, sans doute par erreur, dans la propriété Maho en plein bourg. La Résistance envoya ensuite un commando récupérer les objets parachutés.

Le meunier du moulin de Plusquen fut tué par balle et le meurtre attribué à la Résistance.

Les habitants de Lorient et Hennebont se réfugièrent en grand nombre à Landaul.

Au début de l'année 1944, la Résistance organisa des sabotages de la voie ferrée traversant la commune et qui approvisionnait Lorient. De nombreux déraillements eurent lieu entraînant à partir d’avril 1944, les rafles et ratissages des commandos de chasse allemands, suivis de tortures, exécutions et déportations, qui firent de la région une véritable zone de guerre. Le 30 avril 1944, sixjeunes résistants furent capturés à Kergouarec et fusillés sur la place du bourg, en présence du maire, Mathurin Le Rouzic et d'une quarantaine de Landaulais contraints d'assister à l'exécution. Sur le monument, un sixième, fusillé à Pluvigner, André Le Gleuher, a été ajouté sur la plaque du monument.

Le 8 août 1944, huit Allemands furent victimes de la vengeance : « Des soldats allemands sont venus de Nostang à Landévant se rendre aux soldats alliés ou aux résistants après avoir tué leur officier qui les menaçait de mort s'ils désertaient. Huit d'entre eux seront conduits à pied à Landaul, les mains sur la tête, pour une sorte de sacrifice expiatoire, à la mémoire des cinq patriotes fusillés le 30 avril sur la place du bourg. Ils furent abattus et enterrés sur place, au pied d'un mur derrière l'école... »[2].

Le lendemain, un commerçant du bourg, Joseph Gauter fut arrêté, torturé par la Gestapo à Locminé puis déporté NN (Nacht und Nebel) au camp du Struthof après avoir été condamné à mort à la prison de Vannes. L'évacuation des déportés du Struthof vers Dachau devant l'avance des alliés lui permit d'échapper à la mort.

La libération ne mit pas fin aux combats dans la région, Landaul étant situé en limite de la poche de Lorient ou les Allemands ne capitulèrent que le 9 mai 1945. Pendant toute cette période de nombreux FFI, combattants de la poche de Lorient, séjournaient à Landaul.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Landaul (Morbihan).svg

Les armoiries de Landaul se blasonnent ainsi :

Coupé d’hermine chargé d’une hure de sable défendue d’argent, et d’azur à dix billettes d’argent posées quatre, trois, deux et un, à la bordure de gueules chargée en orle de huit besants d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1793 Joseph Rio    
1800   Louis Jehanno    
1808   Jouannicde Kersassin    
1814   Joseph Kervadec    
1826   Pierre Madec    
1835   Louis Rio   37 ans de mandature
1872   Jean-Marie Le Clouerec    
1876   Sébastien Rio    
1892   Jean-Guillaume Harnois    
1900   Jean-Guillaume Harnois    
1904   Paul Parmentier   Tué à la guerre en 1915
1926 1946 Mathurin Le Rouzic    
1946 mars 1989 Arthur Le Dreau   Commerçant
mars 1989 juin 1995 Francois Quéré    
juin 1995 mars 2014 Yvon Sénéchal DVD Technicien DDE
mars 2014 En cours Serge Cuvillier SE Profession libérale
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2015[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 2 280 habitants[Note 1], en augmentation de 9,51 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
885759849843865855851928937
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
900909938861938960974988971
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0121 0981 1191 0991 1351 1681 0841 1741 016
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9791 0091 0511 1471 3271 3431 7331 7892 166
2016 - - - - - - - -
2 280--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Kerambourg, XVe siècle. Château de Kerambarh (XVIe siècle). En 1300, Henry de Kerambourg est propriétaire de la seigneurie. Les propriétaires successifs du château sont les familles Kerambourg, Guer-Malestroit (au XVIe siècle), Montalais et Robien. La terre est érigée en vicomté en 1551 en faveur de Claude de Malestroit. À noter que le château initial de Kerambourg, détruit durant les combats de la Ligue, a été rasé pour être reconstruit au XVIe siècle. Ce château est la propriété de la famille Robien jusqu'en 1789, puis de la famille Parmentier à partir de 1851. Il possédait autrefois une chapelle privée, un colombier et un puits.
  • L'église Saint-Théleau ou Sainte-Marie-Madeleine (XVe siècle). Sainte-Madeleine remplace Saint-Thuriau au début du XIXe siècle et Sainte-Madeleine est remplacée par Saint-Théleau en 1903. L'église paroissiale de Landaul ayant été démolie en 1862, la chapelle Notre-Dame (Notre-Dame de Bon-Secours) fondée par la famille Kerambourg et qui en était voisine devint à son tour église paroissiale en mai 1863, après que l'on l'eut transformée entièrement en y adjoignant deux grandes chapelles formant croisillons au Nord et au Sud. La chapelle avait été construite vers 1450. On en a heureusement conservé intact le beau portail occidental à baies en anse de panier dont les voussures s'ornent de rinceaux de feuillages, prises sous une grande arcade en tiers-point à plusieurs archivoltes surmontant un tympan ajouré. Sur le pignon s'élève un clocher carré, postérieur d'au moins un siècle, jadis surmonté d'une flèche en pierre et flanqué d'une tourelle d'escalier cylindrique. La nef date de la fin du XVe siècle. Contre le pignon Nord, scellées sur une dalle de granit, sont alignées les statues en pierre de saint Barbe, saint Isidore et sainte Marguerite ([1]).
  • La chapelle Saint-Maurille ou Saint-Mamert (1659), située au village de Langombrach (ou Langoubrach). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire sans caractère, où l'on conserve un sarcophage carolingien (on y étendait jadis les enfants qui tardaient à marcher). L'une des fenêtres porte la date de 1659. La porte occidentale est en arc brisé. Le retable est en bois polychrome et comporte un tableau central, représentant un évêque qui montre le ciel à un laboureur ayant une faucille en main ([2]).
  • Le monument « Aux martyrs de Landaul fusillés par les Allemands le 30 avril 1944 », situé en face de l'entrée principale de l'église, à quelques mètres de l'endroit où ils furent exécutés.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le bagad Avel Hun Tadeu existe depuis 1952 et anime avec son cercle de danseurs diverses fêtes et pardons[8].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Les jardins du château de Kerambar’h, classés « Jardins remarquables », et ouverts au public d’avril à novembre.
  • L’église Sainte-Marie-Madeleine, ancienne chapelle Notre-Dame de bons-secours.
  • L’if classé « Arbre remarquable » en face de l’église : 12 mètres de haut, 4,10 mètres de circonférence, entre 300 et 400 ans.
  • La chapelle de Langombrac’h, en face de laquelle un lech a été christianisé.
  • Le chemin de Kerambar’h (8,5 km), présent dans le « Carnet de balades au cœur du pays d’Auray » en vente dans les offices de tourisme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hervé Abalain - Noms de lieux bretons - Page 76
  2. Leroux Roger, Le Morbihan en guerre, 1939-1945
  3. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Landaul, consultée le 26 octobre 2017
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Le bagad Avel Hun Tadeu

Liens externes[modifier | modifier le code]

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