Mayres (Ardèche)

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Mayres
Image illustrative de l'article Mayres (Ardèche)
Blason de Mayres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Thueyts
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans
Maire
Mandat
Roland Pontier
2014-2020
Code postal 07330
Code commune 07153
Démographie
Population
municipale
256 hab. (2014)
Densité 8,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 59″ nord, 4° 06′ 54″ est
Altitude Min. 499 m – Max. 1 538 m
Superficie 30,07 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mayres-ardeche.fr

Mayres est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Mayres présente l'aspect d'une vallée longue et étroite orientée est-ouest, deux puissantes montagnes enserrent cette vallée : celle d'Abraham et des Poignets, et celle de Chaumienne et du rocher Girard. La première, le serre de la Croix de Bauzon, sépare Mayres de la vallée du Lignon (La Souche) et la seconde de Montpezat-sous-Bauzon. Entre le plateau ardéchois et les sites touristiques de la basse Ardèche, Mayres longe l'Ardèche qui sculpte en ces lieux de profondes vallées naturelles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Mayres est limitrophe de cinq communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Mazan-l'Abbaye Rose des vents
Astet N Barnas
O    Mayres    E
S
Borne La Souche

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat méditerranéen domine, l'été chaud et sec est souvent ponctué d'orages violents.

L'automne est marqué par les fameux épisodes cévenols et/ou méditerranéens. Mayres, situé au pied d'un bassin versant orienté au sud, est particulièrement exposé à ce genre de phénomène. Il se caractérise par des pluies intenses apportant un cumul de plusieurs centaines de millimètres en quelques heures. Ce qui explique une normale annuelle des précipitations de 2 015 mm.

Mayres : 1956, neige au quartier Saint Martin.

L'altitude et l'influence du plateau ardéchois rendent l'hiver frais voire froid, froid souvent accentué par le vent de nord dominant en cette saison. Plutôt sec, l'hiver peut être marqué par des épisodes neigeux remarquables. Le gel est souvent présent au petit matin mais les journées sans dégel sont rares. Les hivers remarquables sont ceux connus à l'échelle nationale, 1954, 1956, 1962, 1985, 1986, 1991, décembre 1996-janvier 1997, hiver 2010-2011, février 2012.

Avec le printemps, les périodes anticycloniques offrant de belles journées printanières sont souvent suivies par des périodes humides quand les courants de sud-ouest redeviennent dominants. Pluies abondantes et ambiance lourde, les orages en fin de journée sont fréquents.

Au printemps et surtout en été, le phénomène de brises de vallée est observable. Par temps anticyclonique, en matinée le vent orienté à l'est remonte du bas de la vallée, puis l'air réchauffé s'élève et ouvre la porte à l'air frais venu du plateau, le vent s'oriente alors à l'ouest jusqu'au coucher du soleil. Cette petite brise peut souffler jusqu'à 30 km/h et limite la hausse de la température.

Les épisodes pluvieux à Mayres[modifier | modifier le code]

C'est en automne qu’on constate les plus fortes pluies et le plus de victimes et de dégâts. Récemment, le record, à Mayres a été constaté du 1er au 6 novembre 2011 avec 800 mm en 5 jours, dont 367 mm le jeudi 3 novembre mais il n’y a pas eu de gros dégâts. On relève aussi 480 mm les 7 et 8 novembre 1982. Les événements les plus tragiques ont eu lieu les 21 et 22 septembre 1992 où 3 personnes périrent à Lalevade et Labégude et où l’on déplora d’importants dégâts matériels. L’Ardèche est montée de 6 mètres en 2 heures à Pont-de-Labeaume ! Et pourtant, ces jours-là, on n’avait relevé « que » 302 mm à Mayres. Ce qui a provoqué la catastrophe c’est que les pluies diluviennes étaient très étendues, sur tout le bassin de l’Ardèche et du Chassezac.

Mayres : crue de l'Ardèche, le 20 septembre 1980.

Ainsi l’Ardèche, petit cours d’eau de 120 km peut prendre des allures de grand fleuve. Les 7 et 8 novembre 1982, elle débitait 4 550 m3/s au pont d’Arc et atteignait une hauteur de 11,20 m. Son débit moyen est de 60 m3/s ! Ce qui n’est pas étonnant étant donné la pente et l’intensité des précipitations. Autres exemples de précipitations à Mayres : 386 mm en 2 jours les 20 et 21 septembre 1980 ; 204 mm en 7 heures le 7 septembre 2010, dont 93 mm en 2 heures ; 200 mm en 3 heures le 22 septembre 1992.

Dans ces conditions, heureusement rares, on déplore des morts et des dégâts matériels importants.

  • Le 28 octobre 1840 : un pont en construction emporté au-dessus de Mayres (celui de Conges).
  • Le 10 octobre 1857 : à Mayres, le moulin de la Clape est emporté avec toute la famille (7 personnes).
  • Le 8 octobre 1878 la RN 102 est coupée en plusieurs endroits entre Labégude et Mayres et complètement ravinée dans la Côte de la Chavade où un pont « de 10 mètres d’ouverture » a été détruit.

Il faut parler aussi de 1890 et plus précisément des 20, 21, 22 et 23 septembre. Depuis plus d’un siècle, c’est la crue de référence. En 5 jours, il est tombé 971 mm d’eau à Montpezat. C’est ce qui a provoqué cette crue exceptionnelle. La rivière est montée de 21 m au pont d’Arc, c’est-à-dire tout près de la voûte. Elle atteignait 800 à 900 m de large et débitait presque 10 000 m3/s. Par comparaison, le débit du Danube, fleuve de 2 850 km de long s’établit à une moyenne de 6 000 m3/s. Il est bien évident qu’une crue pareille provoqua une catastrophe humaine et matérielle. À Mayres le pont dit « Ginhoux », bouché par des arbres résista, mais l’eau s’écoulait dans la rue de Saint-Martin en un torrent furieux qui « emportait les charrettes ». 28 ponts furent détruits dans la vallée de l'Ardèche et on dénombra 50 morts ou disparus.

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Col de la Chavade.

Le village de Mayres se situe à 575 mètres d'altitude, et sur la route nationale 102, construite au XVIIIe siècle par les états Généraux du Languedoc. Cette dernière relie Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) à Montélimar (Drôme) par des lacets très rapides. Elle passe de 600 à 1 200 mètres d'altitude en 10 kilomètres, elle est connue sous les noms de « côte de la Chavade » ou « côte de Mayres ».

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Historiquement, le Vieux Mayres, à 2 km en amont dans la vallée, est le premier village du lieu. Mayres se compose en outre de plusieurs quartiers éparpillés sur les rives de l'Ardèche ou le long de la passante route nationale 102 menant au col de la Chavade. Pour les principaux, les écarts et lieux-dits sont : Aleyrac, Astet, Banne, Cautet, le Chambon, le Chambonnet, le Chazalet, le Claux, Conges, Malbos, la Pierrette, la Roche, Saint-Martin, Sédassier, le Travers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mayres

Les armes de Mayres se blasonnent ainsi :
De gueules à la branche de rosier d'or mouvant de la pointe, fleurie en chef d'une pièce d'argent, accostée de deux lions affrontés du même, au chef cousu d'azur chargé de trois croisettes d'or.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mayres viens du latin Matribus, aux Mères.

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La population était peu dense. Le Vieux Mayres, autrefois appelé Mayres, formait la principale agglomération, ailleurs ne se voyaient que des familles isolées.

Maîtres incontestés du pays, les Romains ou plutôt les mercantis qui les suivaient, réduisirent en servitude la faible population de Mayres et obligèrent les hommes à créer des prairies, des champs et à exploiter les mines de plomb argentifère.

Lors de fouilles en 1904, ingénieurs et ouvriers constatèrent que les Romains avait découvert le principal filon et l’avaient exploité avec des moyens de fortune.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premiers et les seuls vrais seigneurs du pays, que mentionne l'histoire, sont les sires de Montlaur. Ils tiraient leur nom d'une petite seigneurie située sur les hauts plateaux, non loin des sources de la Loire, près du village de Coucouron. Établis en ce lieu dès le XIe siècle, ils avaient su en faire le point de départ d'une brillante fortune. Par leur habileté, leur vaillance, ils s'étaient constitués un vaste domaine qui s'étendait du Rhône à la Loire. Sur une partie du Velay, du Gévaudan et du Vivarais, ils s'étaient acquis une autorité prépondérante. Les évêques de Viviers (Ardèche) et les évêques du Puy, leurs suzerains immédiats, devaient compter avec eux, de même que le roi de France, haut suzerain éloigné. À ce domaine, il fallait un chef-lieu bien choisi. Les Montlaur le fixèrent à Aubenas, centre important de vie économique, dès l'époque romaine, forte position stratégique aux croisements des grandes voies de communication. Ils y construisirent le premier château au XIIe siècle. Pour se rendre de Coucouron à Aubenas, les de Montlaur suivirent la voie naturelle, l'Ardèche et Mayres. Aux approches de ce village, un point stratégique attira leur attention, le mamelon de Saint-Médard, inaccessible de partout, excepté du nord, et les engagea à y bâtir une forteresse pour protéger la vallée et le bourg de Mayres, leur propriété.

Cette forteresse d'abord ne comporta qu'une tour, la tour carrée du milieu, avec des fossés et quelques cases ou habitations pour soldats. Du reste, un coup d'œil rapide, jeté sur les ruines du château de Mayres, donne l'impression qu'il n'a jamais présenté de grandes dimensions, ni abrité les De Montlaur et que, sauf aux époques de danger, où les habitants des environs venaient y chercher un abri ou y former le guet, il n'a servi de demeure qu'à une escouade, c'est-à-dire à un sergent et à vingt hommes. La tour du milieu, que nous pourrions appeler le donjon, possède des murs de 1,15 m d'épaisseur, à l'intérieur elle mesure 2,75 m sur 3,4 m. Au nord-est, se voit encore, la porte romane, surélevée de trois ou quatre mètres au-dessus du sol. Aucun pont-levis n'en facilitait l'accès, seule une échelle retirée ensuite à l'intérieur, en permettait l'ascension aux défenseurs. Haute aujourd'hui seulement de neuf à dix mètres, cette tour mesurait autrefois davantage et des lauzes ou du chaume lui fournissaient une toiture. Des trous de poutres, pratiqués dans les murs, laissent supposer des étages superposés. Sur chaque face, à cinq mètres du sol et, d'étage en étage, des meurtrières en permettaient la défense. Deux fossés, au nord et au midi, creusés dans le roc vif, assez profonds et assez larges, complétaient le système primitif de défense.

De facture plus récente, deux tours d'angle, aux deux tiers rasées, se voient au nord et au sud-est. La tour du nord donne comme dimensions : épaisseur des murs 1,25 m, hauteur 2 m, mesures intérieures 3,25 m × 2,15 m; le côté sud, tout ouvert, ne présente pas de trace de bâtisse, on semble toutefois remarquer sur les murs est et ouest des pierres d'attente qui indiqueraient un travail inachevé ; une meurtrière apparaît au nord-est. Distante de 50 à 60 mètres environ de la tour principale, se voit au sud-est une autre bâtisse épaisse, rectangulaire, mesurant à l'intérieur 5 m sur 8 m, dite cimetière, mais tour d'angle probablement. Les murs en effet, présentent l'épaisseur de ceux d'une tour et des trous à mosquet s'y trouvent percés. Ajoutons à cela une citerne située tout à fait au sud, un mur d'enceinte fortifié peut-être par des lices ou palissades, quelques saillants, quelques redans, un corps de logis pour troupes, une chapelle dédié à saint Médard et avec le donjon et les deux tours d'angle, on aura une idée assez juste du château de Mayres au moment de sa splendeur.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

À cette époque, Mayres n'était desservi que par un chemin muletier passant au Travers, à Malbos, au Claux, au Chazalet, à Saint-Martin au-dessous du Chambon, à Conges et gagnant la chapelle Saint-Philibert par Astet et La Chavade. Le chemin qui de Thueyts montait sur Chaumienne présentait une toute autre importance et se trouvait bien plus suivi. Courant du reste sur les crêtes et offrant moins de retraite aux malfaiteurs, il tranquillisait le voyageur.

À Chaumienne existait une buvette pour les muletiers. Des logis à boire et à manger jalonnaient également le chemin de Mayres à Astet, près de Malbos et à Astet. Ces auberges, payant une redevance au seigneur, avaient seules le droit de fournir aux passants vin et nourriture.

Si le pays s'approvisionnait facilement en vin, il n'en était pas toujours de même pour les grains et les étoffes, dès lors chaque contrée devait songer à se suffire. C'est pour cela qu'à Mayres la culture du seigle tenait de grandes étendues. Chaque maison avait son chanabier (champ où se cultivait le chanvre), son jardin à légumes, mais ensuite presque tout le reste était ensemencé en seigle d'abord et en raves ensuite. Quand venait l'été, toutes les côtes de Mayres étagées en terrasses jaunissaient et produisaient le seigle. Les issarts, terrains défrichés et labourés, ajoutaient au rendement. L'écobuage se pratiquait, la cendre produite fournissait l'engrais, le terrain propre était ensemencé.

Ainsi le pays récoltait à peu près le blé nécessaire à la population: ce qui manquait venait des hauts plateaux. Les noyers, nombreux, fournissaient l'huile du ménage, on n'a jamais dû songer à en tirer de la faine, le fruit du hêtre. Cette huile était conservée dans de grosses auges en granit munies d'un couvercle en bois.

Le toile et le cadis comptaient parmi les principales étoffes, de la toile on tirait les draps de lit et les chemises, et du cadis les habits de dessus, tant pour les hommes que pour les femmes. L'aïeule, la mère et les jeunes filles filaient cette toile et ce cadis aux veillées, durant la garde des troupeaux et dans les moments libres. Quenouille ou rouet fonctionnaient selon que la fileuse travaillait dehors ou à la maison.

Nombreux à l'époque, les tisserands terminaient le travail de la quenouille. Au sortir des mains du tisserand, le cadis ou le drap réclamaient le foulage. Primitivement, le foulage se faisait en piétinant l'étoffe chiffonnée, de la même façon que le vigneron piétine sa cuvée de vendange. L'auge qui tenait lieu de fouloir était remplie d'eau savonneuse ou additionnée d'une certaine argile dite terre à foulon. Mais de bonne heure les montagnards du Vivarais songèrent à tirer parti de ce que nous appelons aujourd'hui les forces hydrauliques, ils avaient des moulins à blé ou à huile. Ils les adaptèrent à d'autres usages et notamment ils y annexèrent des roues pareuses munies de pilons verticaux et de maillets cannelés. Ce fut un grand progrès que de substituer au travail de la main le travail hydraulique. Du XVe siècle à la Révolution. Le paysan vit heureux en famille et en paix avec ses voisins.

De la Révolution au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats Présidentielle 2007 à Mayres[modifier | modifier le code]

1er tour

Candidats Partis politiques Parts des suffrages Nombres de voix
Olivier Besancenot LCR 3,74 % 8
Marie-George Buffet PC 6,07 % 13
Gérard Schivardi -- 0,47 % 1
François Bayrou MODEM 15,42 % 33
José Bové Osez Bové 0,47 % 1
Dominique Voynet Les Verts 0,93 % 2
Philippe De Villiers MPF 3,74 % 8
Ségolène Royal PS 26,64 % 57
Frédéric Nihous CPNT 3,27 % 7
Jean Marie Le Pen FN 18,69 % 40
Arlette Laguiller LU 0 % 0
Nicolas Sarkozy UMP 20,56 % 44

2d tour

Candidats Partis politiques Parts des suffrages Nombres de voix
Ségolène ROYAL PS 50,70 % 108
Nicolas SARKOZY UMP 49,30 % 105

Résultats Présidentielle 2012 à Mayres[modifier | modifier le code]

1er tour

Candidats Partis politiques Parts des suffrages Nombres de voix
Eva Joly EELV 1,57 % 3
Marine Le Pen FN 20,94 % 40
Nicolas Sarkozy UMP 24,61% 47
Jean-Luc Mélenchon PG 12,57 % 24
Philippe Poutou NPA 1,57 % 3
Nathalie Arthaud LU 0 % 0
Jacques Cheminade S&P 0 % 0
François Bayrou MODEM 9,95 % 19
Nicolas Dupont-Aignan LO 1,05 % 2
François Hollande PS 27,75 % 53

2d tour

Candidats Partis politiques Parts des suffrages Nombres de voix
François HOLLANDE PS 50,27 % 93
Nicolas SARKOZY UMP 49,73 % 92

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ?? mars 1819 Estienne - Prévôt et Notaire Royal    
mars 1819 juin 1821 Antoine Pautu    
juin 1821 juin 1824 François Nury    
juin 1824 juin 1830 Claude Pons Deligans    
juin 1830 août 1831 Jean Agreil    
août 1831 février 1835 Louis Constant    
février 1835 janvier 1838 Michel Peilhon    
janvier 1838 décembre 1843 Claude Pons Deligans    
décembre 1843 novembre 1846 Jules Jandriac    
novembre 1846 mars 1848 Jean Aimé Deligans    
mars 1848 novembre 1848 Louis Constant    
novembre 1848 février 1849 Jean Aimé Deligans    
février 1849 avril 1849 Jules Jandriac    
avril 1849 septembre 1870 Jean Aimé Deligans    
septembre 1870 février 1871 Léon Comte    
février 1871 octobre 1893 Louis Deligans    
octobre 1893 mai 1904 Auguste Ferrand    
mai 1904 août 1907 Louis Coudène    
août 1907 décembre 1916 C. Dabrigeon    
1916 1928 Jules Brun    
1928 1929 Julien Chambon    
1929 1931 Marcel Rivet    
1931 1935 Louis Mounier    
1935 1944 Jules Brun    
1944 1965 Lucien Coudène    
1965 1971 Henri Crouzet    
1971 1982 Jean-Louis Robert    
1982 1991 Aimé Pagès    
1991 mars 1995 Emile Jean    
mars 1995 mars 2001 Françoise Gelly    
mars 2001 mars 2014 Jean Pierre Leynaud    
mars 2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Roland Pontier[2] DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 256 habitants, en diminution de -4,12 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 613 1 920 1 869 2 558 2 501 2 481 2 460 2 471
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 475 2 457 2 451 2 680 2 590 2 399 2 490 2 421 2 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 271 2 306 1 464 1 237 1 213 869 769 697 569
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
489 445 409 366 302 258 251 267 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Mayres de style néogothique (XIXe siècle).
  • L'église de style néogothique (XIXe siècle) construite grâce aux dons volontaires seuls des habitants.
  • Le château des Montlaur, ruines d'une tour du Moyen Âge et la chapelle Saint-Médard.
  • La source de Peyralade, source d'eau minérale gazeuse et ferrugineuse.
  • Le Rocher Troué, « Lou Ron Trooutcha », particularité géologique. Le rocher possède une lucarne formée dans un amoncellement de pierres.
  • Le gour Féraou sur l'Ardèche au hameau de Conges, marmite naturelle formée au pied d'une chute d'eau.
  • Le site des anciennes mines argentifères Lescure et la carrière de kaolin.
  • Le vieux pont du Travers qui enjambe l'Ardèche au hameau du même nom.
  • La Chapelle Notre Dame des Voyageurs située en bordure de la route nationale 102 au hameau du Vieux Mayres.
  • La statue Jean Gilly au sommet du rocher d'Abraham.
  • La passerelle suspendue du Passadou.
  • Nombreux sentiers de randonnées pédestres balisés, qui serpentent du village jusqu'aux crêtes à plus de 1 500 mètres d'altitude. Entre autres, à l'adret, un circuit de randonnée au départ du village mène au sommet du serre du Mouton à 1 355 m d'altitude et offre un panorama sur la haute-vallée de l'Ardèche. Et à l'ubac, un autre circuit mène au sommet du rocher d'Abraham, 1 498 m d'altitude, et se prolonge sur le sentier des crêtes du serre de la Croix de Bauzon pour arriver à la tour des Poignets à 1 538 m d'altitude. L'association Les Amis de Mayres dont les bénévoles entretiennent les sentiers propose un dépliant présentant l'ensemble des circuits et leurs difficultés.
  • Stèle commémorative à la suite d'un accident de car, sur le côté du pont de Mayres avec l’inscription suivante :

    « À la mémoire des 19 membres de l’amicale laïque de Meymac en Corrèze, victimes de la catastrophe du 13 août 1954. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 13 février 2011)
  2. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]