Chartreuse de Port-Sainte-Marie

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Chartreuse de Port-Sainte-Marie
Vestiges du monastère
Vestiges du monastère
Présentation
Rattachement Ordre des chartreux
Début de la construction XIIIe siècle
Autres campagnes de travaux XVIIe siècle
Protection  Inscrit MH (1996)[1].
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Ville Les Ancizes-Comps
Coordonnées 45° 54′ 32″ N 2° 48′ 07″ E / 45.908805, 2.80206545° 54′ 32″ Nord 2° 48′ 07″ Est / 45.908805, 2.802065

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Chartreuse de Port-Sainte-Marie

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Chartreuse de Port-Sainte-Marie

L'ancienne chartreuse de Port-Sainte-Marie (ou chartreuse du Port-Sainte-Marie ou chartreuse Port-Sainte-Marie) est un monastère, fondé en 1219, situé en Auvergne, au fond de la vallée de la Sioule, sur la route entre Les Ancizes et Saint-Jacques-d'Ambur. Détruit durant la Révolution française, il n'en reste actuellement que des ruines.

Le site, inscrit au titre des monuments historiques, fait l'objet de fouilles archéologiques par l'Unité de Recherche Archéologique Cartusienne et de travaux de sauvegarde menés par l'association des Amis de la Chartreuse Port Sainte Marie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chartreuse du Port-Sainte-Marie au cœur des Combrailles aux limites de l'Auvergne et du Limousin

En 1219, Guillaume et Raoul de Beaufort rencontrent des chartreux et leur donne des terres pour y fonder un couvent au lieu-dit Confinéal sur la commune de Chapdes-Beaufort. La tradition veut que ces deux seigneurs locaux eurent l'apparition de Saint-Bruno, fondateur de l'Ordre des Chartreux, pendant la chasse dans le lieu du Confinéal.

Le monastère deviendra très influent dans la région.

C'est au XVIIe siècle qu'on réalise les derniers travaux d'importance dans le monastère. En 1789 le prieur Dom Gerle est député aux états généraux.

Les moines sont expulsés et le domaine est morcelé et vendu comme bien national durant la Révolution. Les bâtiments tombent progressivement en ruine.

Le riche mobilier du monastère - aujourd'hui dispersé dans les églises qui en dépendaient (un autel, des boiseries[2], une piéta, une statue de Saint-Bruno, fondateur des chartreux) ou chez des particuliers aux alentours - témoigne de son rayonnement passé.

Description[modifier | modifier le code]

Plan de la Chartreuse du Port-Sainte-Marie.

Conformément au plan ordinaire des chartreux, les bâtiments conventuels se répartissaient autour de trois pôles :

  • un pôle religieux avec l'église, des chapelles rayonnantes, la chapelle de Pontgibaud, le petit cloître, le chapitre, le cimetière, le réfectoire ;
  • un pôle érémitique regroupant 19 cellules autour du grand cloître où vivaient les moines ;
  • un pôle économique où travaillaient les frères laïcs, regroupant l'hôtellerie, les ateliers, les granges et les étables autour d'une grosse tour ronde.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Mioche, La chartreuse du port Sainte-Marie en Auvergne, 1896
  • Henri Lamendin, Histoires de la Chartreuse du Port-Sainte-Marie, 1974
  • Max Roumy, Prompsat et le clos de la Chartreuse 1228-1791, 2001
  • URAC, La montagne, l'ermite et le montagnard : Evocation historique et archéologique des chartreuses de Vaucluse, de la Verne, de Bonlieu, du Port Sainte Marie, de Sainte Croix en Jarez, 2002 - (ISBN 2-9519124-0-4)
  • H. Leroy, La Chartreuse du Port Sainte-Marie - Balade dans le « désert » des chartreux, coll. « Sentiers du Patrimoine », Chamina, 2005 - (ISBN 2844660975)
  • Ernest Monpied, Maryline et André Faure, La chartreuse de Port-Sainte-Marie : Regards sur les revenus et possessions en Combrailles, 2007

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA63000001 »
  2. Boiseries Renaissance du chœur à l'église de Manzat

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]