Radepont

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Radepont
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Andelys
Canton Romilly-sur-Andelle
Intercommunalité Communauté de communes de l'Andelle
Maire
Mandat
Patrick Minier
2014-2020
Code postal 27380
Code commune 27487
Démographie
Gentilé Ratispontain(s), Ratispontaine(s)
Population
municipale
679 hab. (2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 07″ Nord 1° 19′ 45″ Est / 49.3519444444, 1.32916666667
Altitude Min. 18 m – Max. 156 m
Superficie 15,81 km2
Localisation

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Radepont

Radepont est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Radepont est située dans la vallée de l'Andelle, entre Fleury-sur-Andelle et Douville-sur-Andelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La station gallo-romaine de Ritumagus[1] est attestée à cet endroit par les Itinéraires, du gaulois ritu-, gué (de l'Andelle) et du gaulois magus, plaine ou marché[2].

Radepont est attesté sous les formes Radipons vers 1034[3], Ratepont vers 1190[4], Radepontis en 1203[5]. Le premier élément est un anthroponyme de type germanique, dont la forme exacte ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes :

Le second élément est l'appellatif roman -pont, utilisé comme déterminé selon l'usage influencé par le germanique. Ce même type toponymique se retrouve dans la France du Nord par exemple dans Senarpont (Somme), Hubertpont (Aisne), Carlepont (Oise), etc.[8], tous précédés d'un nom de personne d'origine germanique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Enonciations tirées de la source en référence [9]

  • Au XIIe siècle, Radepont, qui était la propriété de l'abbaye de Préaux vers 1130 passe aux Beaumont-le-Roger-Meulan-Leicester, qui ont aussi Noyon-sur-Andelle et Pîtres en partie.
  • 1185 : Fondation de l'abbaye Notre-Dame de Fontaine-Guérard par Robert III de Beaumont
  • Deuxième moitié du XIIe siècle : Radepont, Fleury-sur-Andelle, Noyon-sur-Andelle passent aux Le Chambellan du Plessis -(Nicole) : Brice, fils de Robert du Plessis. En 1194-1195, Richard Cœur de Lion fait construire un château[10] sur cette terre, qui servira d'appui à Château-Gaillard, et encore en 1203 juste avant la conquête française menée par Philippe Auguste, Jean sans Terre complète cette fortification.
  • Luce Le Chambellan du Plessis, fille de Brice, épouse Robert IV de Poissy sire de Pont-Saint-Pierre, Romilly et Longboël, et de la moitié d'Acquigny, par sa mère Isabelle du Neubourg, de la famille de Beaumont-le-Roger-Neubourg-Warwick, femme de Robert III de Poissy.
  • Philippe Auguste, pendant la guerre française, saisit ces biens vers 1203-1204 sur Robert IV de Poissy, puis les rendra tout ou partie. Ainsi, Radepont est attribué à Pierre de Moret, fidèle du roi, avec Noyon-sur-Andelle. Puis le roi échange Noyon à Pierre de Moret contre Venables, et le redonne aux Poissy en 1213. Quant à Radepont, il est finalement partagé entre les Moret et les Poissy par un accord familial vers 1218 (car les Moret et les Poissy sont désormais proches parents, Luce du Plessis veuve de Robert IV s'étant remariée à Pierre de Moret : Robert V de Poissy et Jean de Moret sont demi-frères utérins).
  • La part des Moret fut acquise au XVIe siècle par Charles de Luxembourg-Martigues, fils de François. Il la vendit à Philippe de Roncherolles baron de Pont-Saint-Pierre, dont la fille Anne la transporta à son mari André de Bourbon-Ligny-Rubempré († 1577 ; branche naturelle capétienne issue de Jean VIII de Bourbon-Vendôme). Madeleine, fille d'Anne et André, épouse en 1593 Jean Ier de Gonnelieu : leur fille Marie épouse Léonor du Bosc sire de l'autre part de Radepont (voir plus bas ; d'où la réunion des deux parts, au moins à terme ? : au XVIIIe siècle, le marquis Jean-Léonor du Bosc, voir plus bas, achète le domaine de "Montaigu" en 1788 pour agrandir son parc et construire son château), alors que leurs fils Nicolas Ier et Jérôme continuent la lignée. Anne-Marguerite-Adrienne, petite-fille de Jérôme épouse en 1730 Gabriel Hue sire de Montaigu (famille venue des élections de Bayeux et St-Lô : Montaigu-les-Bois et Le Mesnil-Hue ?) et de Langevinière (à Sains), d'où postérité.
  • La part des Poissy (part principale) passa aux Léon puis aux Rohan : Robert V de Poissy, sire de Radepont, Fontaine-Guérard, Fleury-sur-Andelle et Noyon-sur-Andelle, Hacqueville, Vieux-Manoir, Buchy, Bois-Héroult et Malvoisine (quatre fiefs Talbot), seigneur de la moitié d'Acquigny, seigneur pour moitié de Pont-Saint-Pierre, Romilly-sur-Andelle-Longboël et Pîtres (les d'Hangest ont l'autre moitié), épouse Mathilde Talbot < Guillaume de Poissy < Robert VI époux d'Isabelle de Montmorency-Marly, puis Mathilde (Mahaut) de Poissy (sœur plutôt que fille de Robert VI) qui épouse Hervé IV de Léon[11] († vers 1290-95) < Hervé V mari de Jeanne de Rohan fille d'Alain V < Hervé VI mari de Jeanne de Montmorency (le frère cadet d'Hervé VI est Guillaume Ier sire d'Hacqueville) < Hervé VII époux de Marguerite d'Avaugour < Hervé VIII, puis sa sœur Jeanne qui épouse en 1349 Jean Ier vicomte de Rohan (Marie dame de Buchy, Malvoisine et d'un quart d'Acquigny, sœur de Jeanne et Hervé VIII, épouse Jean de Kergorlay d'où les Montfort-sur-Meu puis les comtes de Laval ; Catherine, la dernière sœur, épouse en deuxième noces son cousin Guillaume II de Léon d'Hacqueville petit-fils de Guillaume Ier ci-dessus, et la fille de Guillaume II, Marguerite de Léon dame d'Hacqueville, épouse Guillaume V de Roncherolles sire de Pont-Saint-Pierre † à Azincourt en 1415) < Alain VIII de Rohan († 1429) époux de Béatrix de Clisson < Alain IX († 1462 ; arrière-grand-père du roi François Ier)... Un accord vers 1400 avec les Léon d'Hacqueville semble échanger les possessions normandes des Rohan contre les droits bretons des derniers Léon, qui recevraient ainsi Pont, Noyon et Radepont.
  • De toute façon l'occupation anglaise de la Guerre de Cent Ans rompt la succession féodale : on trouve au XVe siècle comme seigneurs de Pont-Saint-Pierre, Noyon-sur-Andelle et Radepont : Jean Possemer, nommé par les Anglais, puis Olivier le Daim conseiller de Louis XI (vers 1470-73 ; exécuté en 1484). Au XVIe siècle, Radepont passe aux Teufles (Langoys, 1491 < Jean), puis vers 1530 aux du Bosc[12] seigneurs d'E(s)mendreville et Tendos près de Rouen, qui le garderont : Louis II du Bosc épouse en 1503 Marie des Planches dame de Bourneville, possessionnée à Radepont et Fleury-sur-Andelle < Louis III épouse Jeanne Sureau dame de Bondeville < Robert († 1592) mari de Marie de Briqueville fille de Françoise de la Luzerne < Léonor Ier évoqué plus haut < Nicolas < Léonor II épouse Madeleine baronne d'Aubigny < Jean-Léonor marquis de Radepont, (1725-1806) maréchal de camp en 1781, accueille le duc de Penthièvre (grand-père du roi Louis-Philippe, venu de son domaine de Bizy en 1790 et 91), marié en 1774 à Aglaé-Louise d'Espinay-Saint-Luc < marquis Auguste-Léonor-Victor pair de France sous la Restauration, épouse Gabrielle-Julie de Clermont-Tonnerre < Aimé-Louis, qui vend le domaine en 1844 à Charles Levavasseur, qui avait hérité de son père Jacques l'abbaye de Fontaine-Guérard (achetée en 1821-22 : filature).

L'Armée du salut a assuré le fonctionnement d'un centre d'hébergement destiné aux relégués jugés antisociaux, après l'abolition du bagne[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée à la structure intercommunale en 2012.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Françoise Fournier    
mars 2014 en cours Patrick Minier SE Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 679 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
426 449 522 461 673 803 886 261 916
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
878 906 906 920 928 775 827 781 837
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
803 741 783 676 675 655 610 601 711
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
748 739 691 647 737 710 756 757 741
2013 - - - - - - - -
679 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye de Fontaine-Guérard.
Église Saint-Germain de Radepont.
Château de Radepont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Belhoste, « La filature Levavasseur à Fontaine Guérard : un monument du patrimoine industriel en quête d'avenir », dans Études normandes, 2009
  • P. Anselme. Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume…. Tome 6. Seigneurs de Radepont.1726-1733[16].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. À ne pas confondre avec Rotomagus, nom également celtique qui a abouti par évolution phonétique à Rouen.
  2. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard, 1981, p. 163
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 554b
  4. a et b François de Beaurepaire, op. cit.
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, 17465, p. 972.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. Marie-Thérèse Morlet, NPAG, I, 182b, in Ernest Nègre, op. cit.
  8. Ernest Nègre, op. cit.
  9. « Histoire du château de Radepont et de l'abbaye de Fontaine-Guérard, par Léon Fallue, 1851 », sur https://books.google.f
  10. « Château de Radepont », sur Normannia
  11. « Généalogie des Hervé de Léon », sur Société archéologique du Finistère, 2002, par Patrick Kernévez et Frédéric Morvan
  12. « Radepont », sur Dictionnaire de la Noblesse par Aubert La Chesnaye des Bois, tome XI, 1776
  13. Jean-Claude Vimont, « ; DOI : 10.4000/criminocorpus.2833Figures paradoxales d’antisociaux des années 50 », Criminocorpus, Les rebelles face à la justice, mis en ligne le 10 octobre 2014, consulté le 1er janvier 2016.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  16. gallica.bnf.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]

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