Legé

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Legé
L'hôtel de ville.
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Blason de Legé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Saint-Philbert-de-Grand-Lieu
Intercommunalité Communauté de communes Sud Retz Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Claude Brisson
2014-2020
Code postal 44650
Code commune 44081
Démographie
Gentilé Legéens
Population
municipale
4 490 hab. (2014)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 11″ nord, 1° 35′ 51″ ouest
Altitude Min. 18 m – Max. 94 m
Superficie 63,32 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-lege44.fr/

Legé est une commune française de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Avant la création des départements, la paroisse de Legé faisait partie des Marches Communes de Bretagne-Poitou et du diocèse de Luçon.

Ses habitants sont appelés les Legéens et les Legéennes.

Legé compte 4 490 habitants, selon le recensement de 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Legé dans le département de la Loire-Atlantique.

Legé est située à 40 km au sud de Nantes.

Les communes limitrophes sont Corcoué-sur-Logne et Touvois en Loire-Atlantique, ainsi que de Rocheservière, Les Lucs-sur-Boulogne et Saint-Étienne-du-Bois en Vendée.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Legé était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Topographie et hydrographie

La rivière Logne prend sa source à Legé.

Climatologie

Le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[1]. Les hivers sont doux (min −5 °C / max 10 °C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C). Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm[2] et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports

La commune de Legé est desservie par la ligne 12 (Nantes > Saint-Philbert-de-Grand-Lieu > Touvois) du réseau de transport départemental Lila ainsi que par la ligne 183 (Corcoué-sur-Logne > Legé > Les Lucs-sur-Boulogne > Bellevigny > La Roche-sur-Yon) du réseau de transport départemental vendéen.

Elle est également traversée par les Routes Départementales RD753 (Cholet > Saint-Jean-de-Monts) et RD178 (Nantes > Les Sables-d'Olonne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Legiaco en 1119[3], Letge 1144[4].

Legé se trouve dans le domaine linguistique du poitevin, au sud de la limite avec le gallo. En gallo, son nom est Lejaé (écriture ELG, prononcé [lə.ʒə])[5]. Levieg en breton[4] .

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Legé est mentionnée sous l'appellation de « Legiaco » en 1119 dans un document relatif à l'abbaye de Tournus, fondée sous le vocable de Saint Philibert en 875 grâce au soutien de Charles le Chauve, roi de France.

Deux abbayes poitevines fondent à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle des prieurés sur le territoire de Legé. L'abbaye bénédictine de Saint-Jean-d'Orbestier (fondée en 1107 par Guillaume, comte du Poitou et duc d'Aquitaine), à Château-d'Olonne, fonde le prieuré de La Péranche sous le patronage de sainte Madeleine. L'abbaye augustine de Nieul-sur-Autize, près de Fontenay-le-Comte, fonde le prieuré de Saint-Laurent-de-Fougère.

Legé faisait autrefois partie des Marches avantagères à la Bretagne : l'histoire en fait mention en 1406, à propos d'une levée de guerriers qu'on y voulait faire malgré l'exemption qui lui en avait été accordée.

Une partie du territoire de Legé est inféodée à la baronnie-duché de Retz par la châtellenie de La Bénate.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Lors des rébellions huguenotes, Louis XIII réunit son armée à Legé et y couche le 13 avril 1622 avant de se diriger sur l'île de Riez pour y combattre Rohan-Soubise placé à la tête des Calvinistes.

Lors de la guerre de Vendée, le Général Charette séjourne dans la ville d'avril à septembre 1793. Il y établit son quartier général. La commune fut le théâtre d'une bataille entre Républicains et Royalistes le 30 avril 1793. L'armée de Charette mit en déroute les 600 hommes de l'adjudant-général Boisguyon. Les colonnes infernales massacrèrent beaucoup d'habitants au cours de la « pacification » de la Vendée militaire en 1794 - Liste des martyrs [1]. Le 10 février de la même année, verra la victoire des armées républicaines du général Florent Joseph Duquesnoy contre Charette (Duquesnoy y sera d'ailleurs blessé).

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Par une loi du , la commune de Legé acquiert une portion du territoire des Lucs-sur-Boulogne et une autre de Grand’Landes, modifiant les limites de la Loire-Inférieure et de la Vendée[6].

Dès 1893, la gare de Legé va devenir le terminus de la ligne de chemin de fer à voie métrique en provenance de Nantes et sera gérée par la Compagnie française de chemins de fer à voie étroite jusqu'à la fermeture de la desserte en 1935. Durant cette même période, la gare était également desservie par les Tramways de la Vendée grâce à la mise en service de la ligne de La Roche-sur-Yon à Legé en 1904, liaison qui sera fermée en 1939[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier, d'azur à un château d'or maçonné, ouvert et ajouré de sable, mouvant du coupé ; au second, de pourpre à trois fleurs de lys d'argent posées en fasce.
Commentaires : Blason conçu par Fabien Musseau en 1960.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 1989 Suzanne Grulier    
1989 mars 2001 Jean-Claude Grassineau    
mars 2001 en cours Jean-Claude Brisson[Note 1] Divers droite administrateur de société
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Les données concernant 1793 sont perdues.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 4 490 habitants, en augmentation de 6,1 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 893 3 369 3 116 3 213 3 376 3 401 3 614 3 703 3 593
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 488 4 531 4 455 4 430 4 448 4 542 4 533 4 551 4 431
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 410 4 279 3 733 3 648 3 692 3 560 3 604 3 539 3 454
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
3 521 3 433 3 441 3 532 3 588 3 968 4 349 4 490 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,9 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[13],[14],[15]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[13],[14],[15].

Pyramide des âges à Legé en 2013 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
8,5 
75 à 89 ans
11,6 
13,0 
60 à 74 ans
13,5 
20,1 
45 à 59 ans
17,7 
20,1 
30 à 44 ans
20,3 
17,0 
15 à 29 ans
16,3 
21,0 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un centre culturel (Centre Culturel Saint-Michel: salle de spectacles et cinéma), d'une bibliothèque ainsi qu'une ADMR (Aide à domicile en milieu rural).

Un espace de loisirs est aménagé autour d'un plan d'eau. Des sentiers pédestres (Le « Sentier du Paradis », le « Sentier des Sangliers » et « La Vallée de la Logne» ) sont accessibles sur la commune.

Santé[modifier | modifier le code]

La maison de retraite Saint-Joseph accueille les personnes âgées.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La commune de Legé dispose d'une déchèterie intercommunale située au lieu-dit La Tournerie, par ailleurs des containers de tri sélectif mis à la disposition des habitants sont disséminés sur le territoire communal.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Legé est rattachée à l'Académie de Nantes.

Écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

La commune possède deux écoles (à la fois maternelle et primaire) :

  • École publique du Chambord
  • École privée Notre Dame

Collèges[modifier | modifier le code]

La commune possède deux collèges :

  • Collège Privé Sainte Anne
  • Collège Pierre de Coubertin

Justice[modifier | modifier le code]

La commune de Legé dépend du tribunal de grande instance de Nantes, lequel est rattaché à la cour d'appel de Rennes.

Sports[modifier | modifier le code]

Legé dispose d'un piscine de plein air et d'un complexe sportif comprenant notamment deux salles omnisports et des terrains de football.

Cultes[modifier | modifier le code]

La Paroisse catholique Saint Philbert et Saint Jacques sur Logne regroupe les communautés de Corcoué-sur-Logne, La Bénate (commune de Corcoué-sur-Logne), La Chevrolière, La Limouzinière, Legé, Saint-Colomban, Saint-Lumine-de-Coutais, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et Touvois.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame de Pitié
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (XXe)
  • La chapelle Notre-Dame de Pitié édifiée en 1826.
  • Le couvent des Visitandines (XIXe)
  • Le château du Retail
  • Le château du Bois-Chevalier dans lequel fut en partie tourné en 1965, le film Le Tonnerre de Dieu de Denys de La Patellière avec Jean Gabin, Lilli Palmer, Michèle Mercier, Georges Géret et Robert Hossein.
  • Le château du Gouffier (XIXe)
  • L'enclos de La Colonne (XIXe)
  • la zone de loisirs du Paradis
  • Les calvaires : De toutes tailles et de tous matériaux, ils étaient autrefois très importants dans la vie communale et ils restent aujourd'hui de magnifiques œuvres rencontrés au détour des chemins, on en dénombre pas moins de 77 sur le territoire legéen.
  • Un canon allemand de campagne, construit en 1898 dans les usines Krupp, visible près la « Chapelle Charette », dont la présence ici reste inexpliquée[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Général Charette, la « Chapelle Notre Dame de pitié » ou « Chapelle Charette » est édifiée en son honneur.
  • Alfred Gerbaud, zouave pontifical. Il fit notamment édifier L'Enclos de La Colonne au XIXe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en mars 2008 et mars 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. climat de la Loire-Atlantique
  2. nantes.fr Climat
  3. Dans un document relatif à l'abbaye de Tournus.
  4. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  5. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  6. « Loi du 18 juin 1861 qui modifie la limite des départements de la Vendée et de la Loire-Inférieure », Bulletin des lois de l’Empire français, no 9140,‎ (lire en ligne)
  7. « Ligne de Nantes-Legé de gare en gare (1893-1935) », sur railbreopdl.forumactif.org (consulté le 5 octobre 2016)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Legé 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 13 décembre 2016).
  13. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Legé - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  14. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  15. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  16. « Le Courrier du Pays de Retz », Hebdomadaire,‎ , p. 48