Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut

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LaM
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Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Villeneuve-d'Ascq
Adresse 1, allée du Musée, 59650 Villeneuve-d’Ascq, France
Coordonnées 50° 38′ 16″ Nord, 3° 08′ 53″ Est
Informations générales
Date d’inauguration mai 1983
Collections Art moderne, art contemporain, art brut
Nombre d’œuvres plus de 6 700
Superficie 11 000 m2 dont 4 000 m2 de surface d'exposition
Protection  Inscrit MH (2000)
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 186 774 (2011)
156 118 (2012)
151 887 (2013)
Site web http://www.musee-lam.fr/

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Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut (LaM), anciennement Musée d'Art moderne de Villeneuve-d'Ascq puis Musée d'Art moderne Lille Métropole, est un musée français situé au cœur du parc urbain de Villeneuve-d'Ascq dans la métropole lilloise, dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Seul musée en Europe à présenter simultanément les principales composantes de l’art des XXe et XXIe siècles, l'art moderne, l'art contemporain et l'art brut, son histoire se confond avec celle des donations reçues par la communauté urbaine de Lille. Conçu dans les années 1970, dans le cadre de la politique nationale d'aménagement des villes nouvelles, le musée est créé au début des années 1980 pour présenter les collections de Roger Dutilleul et de son neveu et héritier Jean Masurel reçues en donation par la communauté urbaine en 1979. Le musée reçoit ensuite plusieurs fonds, dont le legs de la bibliothèque de Dominique Bozo en 1994, avant de recueillir la collection d'art brut de l'Aracine en 1999. De 2006 à 2010, le musée est alors restructuré et étendu afin de la présenter au public.

Fortes de plus de 6 700 références, les collections du musée comprennent notamment 4 500 dessins et estampes, plus d'un millier de sculptures et objets, près de 500 peintures et une vingtaine d'installations d'art contemporain. Elles comptent plusieurs œuvres d'artistes majeurs, parmi lesquels Pablo Picasso, Amedeo Modigliani, Joan Miró, Georges Braque, Fernand Léger, Alexander Calder ou Arthur Van Hecke, et comprennent la plus importante collection publique d'art brut présentée en France.

Ouvert sur un parc de sculptures de deux hectares, le LaM possède également un espace d'expositions temporaires, une bibliothèque de 40 000 ouvrages, des ateliers pédagogiques, un auditorium, un bar restaurant et une librairie.

Le bâtiment lui-même, conçu par l'architecte Roland Simounet, a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 2000.

Histoire du musée[modifier | modifier le code]

Création du musée[modifier | modifier le code]

Roger Dutilleul (1919), par Modigliani

Le noyau initial du fonds de peintures du musée est constitué de la collection de Roger Dutilleul, rentier parisien qui débute sa collection en 1905 auprès de grands marchands, comme Ambroise Vollard ou Léonce Rosenberg, mais surtout de Daniel-Henry Kahnweiler, dont il est l'un des premiers clients à partir de 1907. Il acquiert d'abord des tableaux de Georges Braque et de Pablo Picasso, alors inconnus, puis soutient des artistes comme Amedeo Modigliani, Fernand Léger ou André Lanskoy, dont il est le principal acheteur pendant des années[1]. Roger Dutilleul transmet sa passion à son neveu, Jean Masurel, issu d'une riche famille roubaisienne de négociants en laine, qui débute sa propre collection avec des œuvres de Picasso, Paul Klee, Vassily Kandinsky, et devient le protecteur d'Eugène Leroy et d’Arthur Van Hecke auxquels il fournit un atelier à proximité de son château, à Mouvaux. En 1956, peu avant sa mort, Roger Dutilleul répartit sa collection et en transmet une large part à Jean Masurel qu'il considère comme son continuateur[2].

Dès la fin des années 1960, Jean Masurel se préoccupe de rendre sa collection accessible au public. Il envisage un temps de s'associer à Albert Prouvost, lui aussi collectionneur, pour créer une fondation. Mais il est vite convaincu qu'il faut un musée disposant de fonds publics pour assurer la pérennité de la présentation de la collection[St 1]. L’hypothèse d’une donation au palais des beaux-arts de Lille ayant été écartée par Jean Masurel qui rêve d’un musée dédié à sa collection, c’est finalement Jean-Eudes Roullier, secrétaire général du Groupe central des villes nouvelles, notamment chargé de l'aménagement de la ville nouvelle de Lille-Est, qui prend l'initiative de le contacter[St 2]. À la recherche d’équipements culturels pour ses villes nouvelles, Roullier confie à Michel Guy, secrétaire d’État à la Culture, le soin de négocier avec Jean Masurel les termes d’une donation et les conditions de sa présentation au public, étant entendu que cela ne doit pas être dans un musée de l'État[St 3]. En , la conception du mécanisme de donation étant suffisamment avancée, Dominique Ponnau, chef de l'inspection générale des musées classés et contrôlés, organise une rencontre avec Jean Masurel et Arthur Notebart, président de la communauté urbaine de Lille[St 4]. Il s'agit à présent de convaincre Arthur Notebart, patron de la ville nouvelle, de l'intérêt du projet de musée. Il n'hésite pas longtemps et, le , le choix du terrain où doit s’élever le futur musée est arrêté en concertation avec le donateur. Le , le directeur des musées de France annonce que la participation de l’État à sa construction sera de 40% et, quelques mois plus tard, Arthur Notebart décide que la Communauté urbaine assurera elle-même la maîtrise d'ouvrage et la conduite du chantier[St 5].

Mais les formalités administratives de concrétisation de l'opération sont longues et ce n'est que le que Jean Masurel apporte une grande partie de sa collection et de celle qu'il a héritée de Roger Dutilleul à la communauté urbaine de Lille[St 6]. La donation compte 219 pièces représentant divers courants de l'art moderne, allant du fauvisme à l'art naïf en passant par le cubisme et le surréalisme[LaM 1]. Elle est assortie de plusieurs conditions, parmi lesquelles figurent l'accès du grand public à la collection, la poursuite des acquisitions, l'ouverture à l'art contemporain, l'organisation d'expositions temporaires, la mise en place d'activités pédagogiques et l'installation d'un parc de sculptures[Bo 1].

Construction du musée[modifier | modifier le code]

Dès avant la conclusion de la donation, le ministère de la Culture recrute un conservateur, Pierre Chaigneau, qui arrive à Lille le [St 7]. Il est notamment chargé d'organiser un concours national d'architecture pour la réalisation du musée. Sept équipes françaises répondent au concours ouvert en , parmi lesquelles trois sont nominées par le jury : celles de Roland Simounet, de Wladimir Mitrofanoff et de Jean-Pierre Watel. Le , à l'issue d'un vote du jury à bulletin secret, c'est le projet proposé par Roland Simounet qui est retenu à la quasi unanimité[St 8]. Le , Arthur Notebart pose la première pierre du Musée d'art moderne de Villeneuve-d'Ascq destiné à accueillir les collections de Roger Dutilleul et de Jean et Geneviève Masurel. Mais au fil des travaux, les conflits entre le donateur, le conservateur et l'architecte, qui chacun cherche à faire prévaloir son point de vue, se multiplient et atteignent une telle ampleur qu'en , Arthur Notebart décide d'exclure Roland Simounet du chantier. Il est toutefois réintégré quelques mois plus tard, après l'intervention de Jack Lang, alors ministre de la Culture[St 9]. Ces tensions entravent l'avancement des travaux mais conduisent aussi à infléchir le projet, dont la surface passe de 7 600 m2 à 9 000 m2[St 10], et à en accroître le coût. Il atteint ainsi 57,5 millions de francs, au lieu de 35 millions prévus, dont 30,5 millions de francs pris en charge par l'État[St 11].

Au terme de trois années de travaux, le musée ouvre enfin ses portes. Il est inauguré le en présence de Jack Lang[Bo 2]. Conformément aux désirs du donateur, le musée est placé face à une peupleraie, au cœur d'un parc de sculptures. Constitué de volumes simples, modulaires, imbriqués les uns dans les autres sur un plan horizontal d’ouest en est, le bâtiment de Simounet est construit en béton revêtu d’un parement de briques. Surmonté de toits-terrasses, mêlant références méditerranéennes et tradition locale, il comporte deux ailes asymétriques reliées par une galerie vitrée, ouverte au sud sur le parc, au nord sur un patio. L’aile ouest, surmontée d’un belvédère, abrite les services administratifs, les réserves et les ateliers pédagogiques, l’aile est les espaces d’exposition[Bo 3]. C’est par le portique central donnant sur le parc que s’effectue l’entrée. L’espace accessible au public est organisé autour d’une salle de repos centrale ouverte sur le jardin. Les salles d’exposition sont toutes de dimensions différentes, agencées en un dédale labyrinthique qui ménage de nombreux coins et recoins tout en créant une atmosphère « domestique » propice à la présentation d’une collection privée. Toutes sont éclairées par la lumière naturelle, soit au moyen de baies vitrées, soit par un système d’éclairage zénithal[Bo 4].

En , le musée est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[3].

Rénovation et extension[modifier | modifier le code]

Le , les collections sont enrichies d'une donation d'art brut faite par l'association l'Aracine. Abritée de 1984 à 1996 dans les sous-sols du Château Guérin à Neuilly-sur-Marne, la collection constituée par l'Aracine depuis 1982 est devenue la principale collection d’art brut en France. Dès 1986, la Direction des Musées de France lui confère la qualité de musée contrôlé. Mais, au milieu des années 1990, la ville de Neuilly-sur-Marne ne souhaite pas s'engager davantage et l'association décide de fermer le musée[4]. En 1995, la Direction des Musées de France propose alors à L’Aracine d'apporter ses collections à la Communauté urbaine de Lille pour qu'elle les accueille dans son Musée d’art moderne[LaM 2]. De nouveau, l'acte de donation signé entre Madeleine Lommel, présidente de l'Aracine, et Pierre Mauroy, président de la communauté urbaine, stipule l'engagement de la communauté urbaine de construire les réserves et les salles permettant de présenter la collection au public, celle-ci devant être installée séparément[5]. Cet engagement vient s'ajouter à l'accroissement des collections au cours des années qui ont suivi l'ouverture du musée pour justifier une restructuration et un agrandissement de l'édifice[Bo 5].

En 2002, Manuelle Gautrand est lauréate d'un concours international pour la restructuration et l'extension du musée. Le projet prévoit un agrandissement du musée à l'est et au nord et la création de nouveaux espaces d'exposition et de réserves, ainsi que d'une bibliothèque. En , le musée, renommé musée d'Art moderne Lille Métropole, ferme en vue de la réalisation des travaux d'extension[6]. La restructuration du bâtiment de Simounet est confiée à l'agence Étienne Sintive, architecte du patrimoine à Lille, quand l'agrandissement du musée confié à Manuelle Gautrand prévoit une extension de 2 700 m2.

Le , le musée est inauguré en présence du maire de Villeneuve-d'Ascq, Gérard Caudron, de la maire de Lille, Martine Aubry, du ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, du président du conseil général, Bernard Derosier, du préfet, Jean-Michel Bérard, et de Pierre Mauroy[7]. Le musée rouvre le , sous un nouveau nom, le Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut (LaM). Le coût total des travaux s'est élevé à 29,7 millions d'euros[8].

À l'issue des travaux, le musée présente une surface totale de 11 000 m2 dont 4 000 m2 de surface d'exposition : 1 100 consacrés à l'art brut, 950 à l'art moderne, 600 à l'art contemporain, 1 000 pour les expositions temporaires, 350 aux zones de repos, à l'espace multimédia et aux couloirs[9]. Il comprend également un auditorium de 100 places, un café-restaurant de 60 couverts[9], et un logement de fonction pour le conservateur du musée.

Collections du musée[modifier | modifier le code]

Le musée conserve plus de 6 700 pièces, parmi lesquelles 4 500 dessins et estampes, un millier de sculptures, près de 500 peintures et une vingtaine d'installations d'art contemporain[LaM 3].

Collection d'art moderne[modifier | modifier le code]

La collection d’art moderne s’organise principalement autour de deux grandes dimensions issues de la collection de Roger Dutilleul, poursuivies par Jean Masurel.

D’abord, un ensemble d’œuvres fauves, de Kees van Dongen[LaM 4], André Derain[LaM 5], Georges Rouault[LaM 6] ou Maurice Marinot[LaM 7], mais surtout d’œuvres cubistes, dont neuf tableaux de Pablo Picasso[LaM 8], six de Georges Braque[LaM 9], sept de Fernand Léger[LaM 10], sept de Serge Charchoune[LaM 11], six d’Eugène-Nestor de Kermadec[LaM 12] ou huit sculptures d’Henri Laurens[LaM 13].

Ensuite, un ensemble d’œuvres d’artistes figuratifs de l’École de Paris, en particulier six peintures d’Amedeo Modigliani[LaM 14], deux de Youla Chapoval[LaM 15], trois de Serge Poliakoff[LaM 16], sept de Francisco Bores[LaM 17], une quarantaine d’André Lanskoy[LaM 18] et une de Léopold Survage[LaM 19].

La première dimension est complétée par quelques peintures et des dessins surréalistes de Victor Brauner[LaM 20], Max Ernst[LaM 21], Paul Klee[LaM 22], André Masson[LaM 23] ou Joan Miró[LaM 24], tandis que la seconde est prolongée par des œuvres d’artistes de la nouvelle école de Paris comme Bernard Buffet[LaM 25], Henri Epstein[LaM 26], Maurice Estève[LaM 27], Alfred Manessier[LaM 28] ou Raoul Ubac[LaM 29].

La collection comprend également des œuvres d’artistes du Nord, parmi lesquels Eugène Dodeigne[LaM 30], Eugène Leroy[LaM 31], Jean Roulland[LaM 32] ou Arthur Van Hecke[LaM 33], et des peintures naïves, d’André Bauchant[LaM 34], Camille Bombois[LaM 35], Gertrude O'Brady[LaM 36] ou Louis Vivin[LaM 37] qui, en complément de quelques œuvres de Gaston Chaissac[LaM 38], établissent un lien avec la collection d’art brut.

Collection d'art contemporain[modifier | modifier le code]

Dans le fil des dominantes précubiste et cubiste de la donation Masurel, les collections d’art contemporain se sont d’abord constituées autour de deux axes principaux.

D’une part, l’abstraction picturale des années 1960-1980, de l’abstraction géométrique avec des œuvres de Luc Peire[LaM 39], Jean Dewasne[LaM 40] ou Geneviève Claisse[LaM 41], à l’abstraction lyrique avec des pièces de Martin Barré[LaM 42], Olivier Debré[LaM 43], Jean Degottex[LaM 44], James Guitet[LaM 45], Georges Mathieu[LaM 46] ou Pierre Soulages[LaM 47], en passant par l’exploration de la relation peinture/écriture de Gérard Duchêne[LaM 48] et Jean Mazeaufroid[LaM 49], par des œuvres du groupe BMPT avec Olivier Mosset[LaM 50] et Michel Parmentier[LaM 51], ou encore par le mouvement Supports/Surfaces avec Marc Devade[LaM 52] et Daniel Dezeuze[LaM 53].

D’autre part, la nouvelle figuration et la figuration narrative avec des pièces d’Eduardo Arroyo[LaM 54], Dado[LaM 55], Erró[LaM 56], Peter Klasen[LaM 57], Bernard Moninot[LaM 58], Bernard Rancillac[LaM 59], Peter Stämpfli[LaM 60], Hervé Télémaque[LaM 61] ou les Calligraphies d'humeur et les Peintures Noir et Blanc de Jean-Michel Sanejouand[LaM 62].

Une nouvelle direction a ensuite été investie, autour de l’idée de classement des faits et des images, classement de textes avec Art and Language[LaM 63], de matériaux avec Jean-Sylvain Bieth[LaM 64], Alighiero Boetti[LaM 65] ou Daniel Buren[LaM 66], de photographies avec Christian Boltanski[LaM 67], d’objets avec Allan McCollum[LaM 68] ou Annette Messager[LaM 69], de signes avec Bertrand Lavier[LaM 70] ou Matt Mullican[LaM 71].

Enfin, un dernier axe a été décliné autour de l’engagement ou l’implication de l’artiste dans l’actualité avec les objets de récupération de Georges Adéagbo[LaM 72], les photographies de Lewis Baltz[LaM 73], les dispositifs filmiques de Harun Farocki[LaM 74], les décors actionnistes de Robert Filliou[LaM 75] ou Dennis Oppenheim[LaM 76], les compositions affichistes de François Dufrêne[LaM 77], Jacques Villeglé[LaM 78], Raymond Hains[LaM 79] ou Mimmo Rotella[LaM 80].

Collection d'art brut[modifier | modifier le code]

La collection d'art brut est présentée dans un espace constitué de cinq galeries qui répondent à cinq grandes thématiques : L'art des fous, la clé des champs, Esprit es-tu là ?, Tracés et objets-charges, Habiter poétiquement le monde et Machines célibataires[Bo 6].

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Les collections du LaM comptent plus de 6 700 œuvres[11],[12].

Parc de sculptures[modifier | modifier le code]

Les premières sculptures installées dans le parc proviennent de la collection de Jean Masurel. Il s'agit de sculptures de pierre d'Eugène Dodeigne et Jean Roulland. Par la suite, de nouvelles acquisitions et des dépôts du Musée national d’art moderne, dont un mobile et un stabile d’Alexander Calder, Reims, Croix du Sud (1970) et Guillotine pour huit (1962), un bronze de Jacques Lipchitz, Le Chant des Voyelles (1931-1932), et une pièce monumentale de béton avec inclusion de galets de Pablo Picasso, Femme aux bras écartés (1962), sont venus enrichir le parc. En 1992, à la suite d'une commande publique de la ville de Villeneuve d’Ascq, une sculpture en tôles d’acier peint de Richard Deacon, Between Fiction and Fact, s'y est ajoutée[LaM 81].

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque rassemble près de 40 000 ouvrages relatifs aux arts moderne, contemporain et brut. Elle conserve un fonds important de revues et des fonds d’archives, un fonds multimédia, la photothèque et accueille également un centre de recherche. On y a accès à la base Videomuseum qui recense les collections publiques françaises d’art moderne et contemporain.

La bibliothèque possède un fonds formé par achats, dons et échanges. Elle s'est enrichie grâce à cinq donations importantes : la donation Jean et Geneviève Masurel en 1979, le legs Dominique Bozo en 1994, la donation l’Aracine en 1999 et 2001, le legs Maurice Jardot en 2003, le fonds Cor Dekkinga en 2009.

Gestion et politique culturelle[modifier | modifier le code]

Le LaM bénéficie depuis la « loi musée » du 4 janvier 2002 de l'appellation musée de France[13] et a conclu à ce titre une convention avec l’État, qui lui apporte conseil et expertise et le soumet à un contrôle scientifique et technique.

Direction du Musée[modifier | modifier le code]

Le premier conservateur du musée fut Pierre Chaigneau de 1983 à 1987. Joëlle Pijaudier-Cabot a été conservatrice de 1987 à décembre 2006 (elle devient par la suite directrice des musées de Strasbourg). Olivier Donat, administrateur général, assure l'intérim. Sophie Lévy est conservatrice depuis juillet 2009.

Budget et personnel[modifier | modifier le code]

Le budget annuel du musée est de 6,5 millions d'euros en 2010, dont 5 millions sont financés par LMCU et le reste par l'État, la ville de Villeneuve-d'Ascq et les recettes propres du LaM[9].

Le LaM emploie 106 personnes en 2010, dont 55 prestataires[9].

Programmation[modifier | modifier le code]

En 1990, le cap des 100 000 visiteurs annuels est franchi à l'occasion de la rétrospective Fernand Léger[8]. En 2004, l'exposition Mexique-Europe, aller-retour 1910-1960 attire plus de 155 000 visiteurs.

  • 1990 : Fernand Léger
  • 1997 : On Kawara
  • 1998 : L'envers du décor
  • 2000 : Daniel Buren
  • 2004 : Mexique-Europe, aller-retour 1910-1960[14]
  • 25/09/2010 au 30/01/2011 : Habiter poétiquement le monde[15]
  • 2012 : Le ville magique
  • 2013 : Tout ce que j'ai appris puis oublié, exposition monographique sur l'artiste suédois Jockum Nordström

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Avant son extension, le musée accueille environ 80 000 visiteurs par an. La fréquentation enregistre un pic en 2004, année de Lille 2004 où Lille est capitale européenne de la culture, avec plus de 180 000 entrées. De début 2006 à fin 2010, le musée est fermé pour travaux. Depuis sa réouverture, le nombre de visiteurs dépasse 150 000 par an.

Nombre de visiteurs par an

2003 2004 2005 2006 - 2010 2011 2012 2013
78 964 180 652 118 738 Fermeture 186 774 156 118 151 887
Sources des données : Ministère de la Culture et de la Communication[16][17]

Politique tarifaire et services aux publics[modifier | modifier le code]

En 2016, le droit de visite des collections permanentes est de 7 € pour le plein tarif et de 5 € pour le tarif réduit. Un visioguide peut être loué au prix de 2 €. L’accès est libre pour tous le premier dimanche de chaque mois, lors de la Nuit des musées et des Journées européennes du patrimoine[LaM 82]. Des conditions particulières, des parcours accompagnés et des ateliers sont proposés aux groupes[LaM 83]. Des visites et activités particulières de différents formats sont par ailleurs proposées au jeune public[LaM 84], aux adultes[LaM 85] et aux publics spécifiques, malentendants ou malvoyants[LaM 86].

Le musée abrite également un bar-restaurant, dont la gestion a été confiée à la société Yanka[LaM 87], et une librairie-boutique[LaM 88], tous deux en accès libre aux horaires d’ouverture du musée.

Le musée, son parc, son auditorium et son café-restaurant peuvent être loués, en tout ou partie, pour l’organisation d’évènements privés[LaM 89].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Les ouvrages sont classés par ordre chronologique de date de publication.

  • Pierre Chaigneau et Elisabeth Flory, Donation Geneviève et Jean Masurel à la Communauté urbaine de Lille, Paris, R.M.N., , 130 p. (ISBN 978-2711801541)
  • Pierre Chaigneau et Elisabeth Flory, Donation Geneviève et Jean Masurel à la Communauté urbaine de Lille, Villeneuve d'Ascq, Musée d'art moderne, , 224 p.
  • Joëlle Pijaudier-Cabot (dir.), Savine Faupin et Pierre Bernelle, Guide des collections, Musée d'Art moderne de Lille Métropole, Villeneuve d'Ascq, Paris, R.M.N., , 187 p. (ISBN 9782711842117)
  • Madeleine Lommel, Michel Nedjar, Marie-Thérèse Weal et Dominique Miscault, L'Aracine & l'art brut - Les Chemins de l'art brut (8), Lille, Musée d'art moderne, , 183 p. (ISBN 978-2-86961-081-1)
  • Jean-Michel Stievenard, L'Art moderne à Villeneuve d'Ascq, Villeneuve d'Ascq, Ravet-Anceau, coll. « Les coulisses de l'histoire régionale », , 253 p. (ISBN 978-2-35973-110-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Sophie Lévy (dir.), LaM, histoires, Lille, Musée d'art moderne, , 271 p. (ISBN 978-2-86961-085-9)
  • Sophie Lévy (dir.), Collections : Lille métropole musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, Paris, Hazan, , 254 p. (ISBN 978-2-7541-0220-9)
  • Jean-François Lasnier, Guillaume Morel et Christophe Averty, LaM - Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, Paris, Connaissance des Arts, Hors-série N° 472, , 66 p. (ISBN 978-2-7580-0311-3)
  • Stéphanie Pioda, Corinne Barbant et Christophe Boulanger, LaM, Lille métropole musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut : une nouvelle identité architecturale, les chefs-d'œuvre de la collection d'art moderne et d'art contemporain, la donation unique d'art brut, Issy-les-Moulineaux, Beaux Arts Éditions, , 50 p. (ISBN 978-2-84278-789-9)
  • Lionel Blaisse, LaM, le musée d'art moderne de Lille Métropole, Paris, Archibooks, , 76 p. (ISBN 978-2-35733-113-6)
  • Sophie Lévy (dir.), Corinne Barbant et Christophe Boulanger, Œuvres, Lille, Musée d'art moderne, , 312 p. (ISBN 978-2-86961-154-2)
  • Françoise Bonnefoy, LaM Villeneuve d'Ascq, Paris, Scala, coll. « L'esprit du lieu », , 63 p. (ISBN 978-2-35988-114-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Site du LaM.
  1. « La Donation Jean et Geneviève Masurel » (consulté le 19 avril 2016).
  2. « La donation l'Aracine » (consulté le 22 mai 2016).
  3. « La collection en ligne » (consulté le 14 avril 2016).
  4. « Kees van Dongen » (consulté le 13 mars 2016).
  5. « André Derain » (consulté le 13 mars 2016).
  6. « Georges Rouault » (consulté le 13 mars 2016).
  7. « Maurice Marinot » (consulté le 13 mars 2016).
  8. « Pablo Picasso » (consulté le 13 mars 2016).
  9. « Georges Braque » (consulté le 13 mars 2016).
  10. « Fernand Léger » (consulté le 13 mars 2016).
  11. « Serge Charchoune » (consulté le 13 mars 2016).
  12. « Eugène Nestor de Kermadec » (consulté le 13 mars 2016).
  13. « Henri Laurens » (consulté le 13 mars 2016).
  14. « Amedeo Modigliani » (consulté le 13 mars 2016).
  15. « Youla Chapoval » (consulté le 13 mars 2016).
  16. « Serge Poliakoff » (consulté le 13 mars 2016).
  17. « Francisco Borès » (consulté le 13 mars 2016).
  18. « André Lanskoy » (consulté le 13 mars 2016).
  19. « Léopold Survage » (consulté le 13 mars 2016).
  20. « Victor Brauner » (consulté le 13 mars 2016).
  21. « Max Ernst » (consulté le 13 mars 2016).
  22. « Paul Klee » (consulté le 13 mars 2016).
  23. « André Masson » (consulté le 13 mars 2016).
  24. « Joan Miró » (consulté le 13 mars 2016).
  25. « Bernard Buffet » (consulté le 13 mars 2016).
  26. « Henri Epstein » (consulté le 13 mars 2016).
  27. « Maurice Estève » (consulté le 13 mars 2016).
  28. « Alfred Manessier » (consulté le 13 mars 2016).
  29. « Raoul Ubac » (consulté le 13 mars 2016).
  30. « Eugène Dodeigne » (consulté le 13 mars 2016).
  31. « Eugène Leroy » (consulté le 13 mars 2016).
  32. « Jean Roulland » (consulté le 13 mars 2016).
  33. « Arthur Van Hecke » (consulté le 13 mars 2016).
  34. « André Bauchant » (consulté le 13 mars 2016).
  35. « Camille Bombois » (consulté le 13 mars 2016).
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  • Autres sources.
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  8. a et b L'évolution des murs et des collections, Jean-Marie Guichard, A Villeneuve d'Ascq, LaM s'ouvre, supplément au journal La Voix du Nord/Nord Éclair/Le Soir du 22 septembre 2010
  9. a, b, c et d L'essentiel en chiffres, A Villeneuve d'Ascq, LaM s'ouvre, supplément au journal La Voix du Nord/Nord Éclair/Le Soir du 22 septembre 2010
  10. Ces sculptures anonymes doivent leur nom au collectionneur suisse Josef Müller qui les a découvertes chez un antiquaire dans les années 1940. Leur origine est supposée récente et française.
  11. (fr) [PDF] « LaM - Liste Collections Art moderne, art contemporain et art brut 25 mars 2010 », sur www.lillemetropole.fr
  12. (fr) « Notices complètes des œuvres détenues par le LaM dans la base Joconde », sur www.culture.gouv.fr
  13. « Notice no M0639 », base Muséofile, ministère français de la Culture.
  14. Dans le cadre de Lille 2004
  15. Exposition d'art brut et d'art contemporain, qui met en avant la façon dont les artistes, les cinéastes et les écrivains habitent poétiquement le monde (selon la phrase de Friedrich Hölderlin).
  16. « Fréquentation des musées en France en 2007 (par région et département) », sur www.veilleinfotourisme.fr,‎ (consulté le 16 juin 2015), p. 28 Annexe 8 : Fréquentation de 2003 à 2007 Nord Pas-de-Calais (source : Musées, Comité régional du Tourisme).
  17. « Musées de France, fréquentation », sur www.culturecommunication.gouv.fr (consulté le 16 juin 2015).

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