Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis LaM)
Aller à : navigation, rechercher
LaM
Illustration.
Informations géographiques
Pays France
Ville Villeneuve-d'Ascq
Adresse 1, allée du Musée, 59650 Villeneuve-d’Ascq, France
Coordonnées 50° 38′ 16″ N 3° 08′ 53″ E / 50.637785, 3.14818 ()50° 38′ 16″ Nord 3° 08′ 53″ Est / 50.637785, 3.14818 ()  
Informations générales
Date d’inauguration mai 1983
Collections Donations Dutilleul et Masurel
Donation d'art brut de L'Aracine
Nombre d’œuvres plus de 4 800
Superficie 11 000 m² dont 4 000 m² de surface d'exposition.
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 190 053 visiteurs (2011)[1]
118 738 visiteurs (2005)[2]
Site web http://www.musee-lam.fr/

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
LaM

Géolocalisation sur la carte : Nord

(Voir situation sur carte : Nord)
LaM

Géolocalisation sur la carte : Lille Métropole

(Voir situation sur carte : Lille Métropole)
LaM

Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut (LaM), anciennement Musée d'Art moderne de Villeneuve-d'Ascq puis Musée d'Art moderne Lille Métropole, est un musée français situé au cœur du parc urbain de Villeneuve-d'Ascq dans la métropole lilloise.

Avec plus de 4 800 œuvres sur plus de 4 000 m2, le LaM est le seul musée en Europe à présenter simultanément les principales composantes de l’art des XXe et XXIe siècles : l'art moderne, l'art contemporain et l'art brut. Il se distingue par la présence de plusieurs œuvres d'artistes majeurs comme Pablo Picasso, Amedeo Modigliani, Joan Miró, Georges Braque, Fernand Léger, Alexander Calder ou Arthur Van Hecke et, par la plus grande collection d'art brut présentée en France (donation de l'Aracine). Le LaM possède également une bibliothèque et est entouré d'un parc avec des sculptures.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 16 octobre 1979, les collections de Roger Dutilleul et de son neveu et héritier Jean Masurel (1908-1991), sont cédées à la communauté urbaine de Lille (Cf. salle Geneviève et Jean Masurel). Divers courants d'art moderne et d'art contemporain y sont représentés avec des artistes appartenant à différents mouvements allant du cubisme à l'art brut en passant par le fauvisme et le surréalisme.

Le 23 mai 1980, Arthur Notebart, président de la communauté urbaine de Lille, pose la première pierre du Musée d'art moderne de Villeneuve-d'Ascq destiné à accueillir les collections de Roger Dutilleul et de Jean et Geneviève Masurel, en présence de l'architecte Roland Simounet. La construction dure trois ans : le musée ouvre en mai 1983 et est inauguré le 17 novembre 1983 en présence de Jack Lang, ministre de la culture, au coeur d'un parc où sont exposées diverses sculptures notamment de Picasso et de Calder.

En 1990, le cap des 100 000 visiteurs annuels est franchi à l'occasion de la rétrospective Fernand Léger[3].

En 1999, les collections sont enrichies d'une donation d'art brut faite par l'association l'Aracine.

En 2002, Manuelle Gautrand est lauréate d'un concours pour la restructuration et l'extension du musée.

En 2004, l'exposition Mexique-Europe, aller-retour 1910-1960 attire plus de 155 000 visiteurs.

En 2006, le musée est renommé musée d'Art moderne Lille Métropole, pour marquer l'implication de Lille Métropole Communauté urbaine dans le musée villeneuvois. Fin janvier, le musée ferme pour des travaux d'extension, afin d'accueillir dans de meilleures conditions de présentation la collection d'art brut donnée par l'association L'Aracine.

Le 21 septembre 2010, le musée est inauguré en présence du maire de Villeneuve-d'Ascq, Gérard Caudron, du maire de Lille, Martine Aubry et du ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, du président du conseil général Bernard Derosier, du préfet Jean-Michel Bérard et de l'ancien maire de Lille, Pierre Mauroy[4]. Le musée rouvre le 25 septembre, sous un nouveau nom, le Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut (LaM). Le coût total des travaux s'est élevé à 29,7 millions d'euros[3].

Architecture du bâtiment[modifier | modifier le code]

Le bâtiment d'origine du musée a été conçu par l'architecte Roland Simounet. Il a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en octobre 2000[5].

La restructuration et l'agrandissement du musée ont été confiés à l'architecte Manuelle Gautrand qui a conçu une extension de 2 700 m² entre 2006 en 2010.

Le LaM a une surface totale de 11 000 m² dont 4 000 m² de surface d'exposition : 1 100 consacrés à l'art brut, 950 à l'art moderne, 600 à l'art contemporain, 1 000 pour les expositions temporaires, 350 aux zones de repos, à l'espace multimédia et aux couloirs[2]. Il comprend en plus un auditorium de 100 places, un café-restaurant de 60 couverts[2], ainsi qu'un logement de fonction pour le conservateur du musée.

Œuvres présentées[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Les collections du LaM comptent plus de 4 800 œuvres[6],[7].

Œuvres du parc[modifier | modifier le code]

Œuvres dans le musée, dans la collection d'art moderne[modifier | modifier le code]

Œuvres dans le musée, la collection d'art contemporain[modifier | modifier le code]

Œuvres dans le musée, la collection d'art brut[modifier | modifier le code]

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Fernand Léger
  • 1997 : On Kawara
  • 1998 : L'envers du décor
  • 2000 : Daniel Buren
  • 2004 : Mexique-Europe, aller-retour 1910-1960[9]
  • 25/09/2010 au 30/01/2011 : Habiter poétiquement le monde[10]
  • 2012 : Le ville magique
  • 2013 : Tout ce que j'ai appris puis oublié, exposition monographique sur l'artiste suédois Jockum Nordström

Organisation et administration[modifier | modifier le code]

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque rassemble près de 40 000 ouvrages relatifs aux arts moderne, contemporain et brut. Elle conserve un fonds important de revues et des fonds d’archives, un fonds multimédia, la photothèque et accueille également un centre de recherche. On y a accès à la base Videomuseum qui recense les collections publiques françaises d’art moderne et contemporain.

La bibliothèque possède un fonds formé par achats, dons et échanges. Elle s'est enrichie grâce à cinq donations importantes : la donation Jean et Geneviève Masurel en 1979, le legs Dominique Bozo en 1994, la donation l’Aracine en 1999 et 2001, le legs Maurice Jardot en 2003, le fonds Cor Dekkinga en 2009.

Les conservateurs[modifier | modifier le code]

Le premier conservateur du musée fut Pierre Chaigneau de 1983 à 1987. Joëlle Pijaudier-Cabot a été conservatrice de 1987 à décembre 2006 (elle devient par la suite directrice des musées de Strasbourg). Olivier Donat, administrateur général, assure l'intérim. Sophie Lévy est conservatrice depuis juillet 2009.

Budget et personnel[modifier | modifier le code]

Le budget annuel du musée est de 6,5 millions d'euros en 2010, dont 5 millions sont financés par LMCU et le reste par l'État, la ville de Villeneuve-d'Ascq et les recettes propres du LaM[2].

Le LaM emploie 106 personnes en 2010, dont 55 prestataires[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir dans lejournaldesarts.fr.
  2. a, b, c, d et e L'essentiel en chiffres, A Villeneuve d'Ascq, LaM s'ouvre, supplément au journal La Voix du Nord/Nord Eclair/Le Soir du 22 septembre 2010
  3. a et b L'évolution des murs et des collections, Jean-Marie Guichard, A Villeneuve d'Ascq, LaM s'ouvre, supplément au journal La Voix du Nord/Nord Eclair/Le Soir du 22 septembre 2010
  4. Inauguration officielle du LaM, 21/09/2010, site de la ville de Villeneuve d'Ascq, consulté le 1er octobre 2010.
  5. « Notice no PA59000064 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. (fr) [PDF] « LaM - Liste Collections Art moderne, art contemporain et art brut 25 mars 2010 », sur www.lillemetropole.fr
  7. (fr) « Notices complètes des œuvres détenues par le LaM dans la base Joconde », sur www.culture.gouv.fr
  8. Ces sculptures anonymes doivent leur nom au collectionneur suisse Josef Müller qui les a découvertes chez un antiquaire dans les années 1940. Leur origine est supposée récente et française.
  9. Dans le cadre de Lille 2004
  10. Exposition d'art brut et d'art contemporain, qui met en avant la façon dont les artistes, les cinéastes et les écrivains habitent poétiquement le monde (selon la phrase de Friedrich Hölderlin).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :