James Guitet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
James Guitet
James Guitet (1995).png

James Guitet (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
Nationalité
Activité

James Guitet est un peintre et graveur français né à Nantes le 11 avril 1925 et disparu le 14 décembre 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

1946-47 Académie Jaudon, Paris.

1944-45 École des Beaux-arts de Nantes.

À Paris, son amitié avec Michel Ragon, rencontré en 1943 à Nantes, s'affirme.

1948-1955 Parallèlement à son enseignement au Lycée d'Angers, James Guitet développe son œuvre. Celle-ci s'établit dans l'abstraction, expressionniste d'abord puis plus géométrique.

À partir de 1955 il se tourne davantage vers une peinture de matière.

1954-57 Professeur a l'École des Beaux Arts d'Angers.

1956-1963. Il enseigne à Versailles. Voyage aux Pays-Bas. Il aborde la gravure, à laquelle il consacre désormais une partie de son temps. Il expose aux Biennales de Paris puis de Venise. Il effectue un séjour en Grèce.

1963 Première exposition personnelle parisienne à la Galerie du Haut-Pavé.

1965-1973 Il pratique la recherche architecturale et la tapisserie. Ces activités, comme l'enseignement auquel il attache une très grande importance, apparaissent comme des compléments nécessaires de son travail pictural. Celui-ci se poursuit et s'enrichit de ces expériences.

1970 Professeur de peinture et de gravure à L'U.E.R. Sorbonne, Paris.

Entre 1970 et 1973, il créera plusieurs décors pour un service de table ainsi que des vases en porcelaine à la Manufacture nationale de Sèvres. Ils seront imprimés en or sur les pièces, à partir de plaques gravées par Guitet.

Par le biais de la gravure James Guitet s'intéresse au livre. Il commence à cette période à créer ses « livres blancs », livres sculptés dans lesquels on peut retrouver sa fascination pour le volume et l'architecture.

Paysagisme abstrait ? Naturalisme abstrait ? Les mots, les expressions hasardées glissent sur la réalité de l’œuvre. James Guitet explore la peinture.

S'il n'est pas impossible d'apparenter son parcours à l'art conceptuel, la spiritualité qui se dégage des œuvres interdit de l'y cantonner, autant que leur sensualité immanente. Sur sa réflexion un peu solitaire à l'écoute du monde, il en bâtit un autre plus intérieur, peut-être au-delà déjà, de la dissolution de l'espace et de la fragmentation du temps qui caractérise la modernité[1].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 1954 Galerie Arnaud, Paris
  • 1956 Galerie Arnaud, Paris
  • 1957 Galerie Van de Loo, Munich, Allemagne, Galerie Grange, Lyon
  • 1958 Galerie Arnaud, Paris
  • 1959 Galerie Droulez, Reims, Galerie la Citadella, Ascona, Suisse
  • 1960 Galerie Arnaud, Paris
  • 1962 Galerie Arnaud, Paris
  • 1962-67 Galerie Argos, Nantes
  • 1963 École Polytechnique, Paris
  • 1964 Galerie Camille Hébert, Montréal, Musée des Beaux-Arts, Verviers, France
  • 1964-65-67 Galerie Juillard, Versailles
  • 1965 Galerie Merlin, Athènes, Grèce
  • 1965-70 Galerie Le Lutrin, Lyon, France
  • 1968 École des Beaux-Arts, Angers, Galerie Arnaud, Paris
  • 1969 Galerie Kramare, Prague, Tchécoslovaquie
  • 1970 Musée des beaux arts, Compiègne, France
  • 1971 Galerie Arnaud, Paris
  • 1972 Galerie Gilles Corbeil, Montréal
  • 1974 Musée des Beaux-arts et musée des arts décoratifs de de Nantes
  • 1976 Maison des arts et des loisirs Montbéliard
  • 1978 Centre culturel, Privas
  • 1979 École des Beaux-arts Angers
  • 1989 Musée Pierre-André-Benoit, Alès, Bibliothèque Nationale, Paris
  • 1990 Musée des Beaux-arts de Rennes, Musée des Beaux-Arts d’Evreux
  • 1991 Musée des Beaux-arts de Tourcoing
  • 2016 Galerie Bertrand Trocmez, Clermont Ferrand

Œuvres dans les collections publique[modifier | modifier le code]

  • Artothèque de Montréal
  • Musée National d'Art Moderne, Paris
  • Musée de la Ville de Paris, Paris
  • Musée Cantini, Marseille
  • Musée des Beaux-Arts, Verviers
  • Musée des Beaux-Arts, Nantes
  • Musée de l'Athéneum, Helsinki
  • Fonds régional d'art contemporain Bretagne
  • Musée de l'Albertina, Vienne
  • Musée d'Eastbourne, Angleterre
  • Librairie du Congrès, Washington, U.S.A
  • Musée des Augustins, Toulouse
  • Musée de Clermont-Ferrand
  • Fondation David Bright, U.S.A
  • Centre d'Art Contemporain, Paris
  • Musée National, Prague
  • Musée d'art Contemporain, Montréal
  • Musée d'Art Moderne, Cracovie
  • Bibliothèque Nationale, Paris
  • Musée des Beaux-Arts, Montréal
  • Bibliothèque de la faculté de droit de l'Université de Sherbrooke, composition, Eau-forte 66/119 (1968)
  • Musée des Beaux-Arts, Angers
  • Musée Pierre-André-Benoit, Alès
  • Bibliothèque municipale d'Angers

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (collectif 1990, p. 15)

Éléments de bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]