Youla Chapoval

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Youla Chapoval
Youla Chapoval.jpg

Portrait

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Maître
Roger van Gindértâel
Mouvement
Fratrie
Distinctions
2nd prix de la jeune peinture ; Prix Kandinsky

Youla Chapoval (en russe : Юлий Шаповал) est un peintre russe de l'École de Paris, né le à Kiev (Ukraine) et mort en décembre 1951 à Paris. Il a eu le prix de la jeune peinture en 1947, puis deux ans après le prix Kandinsky (de) en 1949 (avec Marie Raymond) et a été exposé, entre autres, au musée d'art moderne de la ville de Paris et au musée d'art moderne de Villeneuve d'Ascq.

En moins de dix ans, il s'est fait reconnaître par les plus grands peintres et collectionneurs de l'époque (Picasso, Dutilleul, Gildas Fardel…) avant de s'éteindre à l'âge de 32 ans à Montmartre, en [réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Youli Chapoval (prénommé Youla ou Jules) naît au sein d’une famille bourgeoise de confession juive qui compte déjà deux enfants : Mania et Bella. L’évolution politique de l’Ukraine conduit la famille à s’exiler pour s’installer en France. Youla Chapoval grandit à Paris ; il poursuit des études secondaires au Lycée Janson-de-Sailly jusqu'à la première partie de son baccalauréat qu’il obtient en 1937 et la seconde partie en 1938 avec la mention « bien »[1] à l’issue de l’année passée au lycée Claude Bernard.

Bien que très attiré par la littérature et la poésie[interprétation personnelle], il entreprend des études de médecine qu’il abandonne à la fin de la première année. Il hésite entre poésie auprès de celui qui est devenu son ami, Jean Cocteau, et également Maurice Sachs, et la peinture qu’il découvre au travers de ses visites dans divers musées et galeries de peinture. Il fréquente la Grande Chaumière où il rencontre beaucoup d’artistes. Après une brève mobilisation en 1940, il revient à Paris ; début 1942, il s’installe au « Medical hotel ». Il fait la connaissance du peintre Jean Degottex, alors à ses débuts et du sculpteur espagnol Fenosa[2].

Ces rencontres vont cristalliser sa vocation pour la peinture[interprétation personnelle] et il se lance dans un travail préalable assidu de dessin à la Grande Chaumière. Cependant, la grande rafle du Vélodrome d’Hiver le 16 juillet 1942, l’arrestation et la déportation de sa mère et de sa sœur aînée, le conduisent à fuir Paris. Il se réfugie en « zone libre » à Marseille où il fait la connaissance du peintre et critique d’art Roger van Gindertael, sur lequel il s’appuiera jusqu’à la fin et qui lui apportera conseils et amitié[interprétation personnelle]. Il fréquente l’école des beaux-arts à Marseille puis celle de Toulouse où il s’installe un temps. Il privilégie une recherche personnelle plutôt que l’application de normes ou de théorie qu’il déteste.[interprétation personnelle]

Ses premières toiles datent de 1942-1943 et il travaille avec acharnement, anxieux de l’avis de son maître le peintre belge Roger van Gindertaël[interprétation personnelle], à qui il envoie dessins et toiles et qui l'encourage et le conseille toujours.

En octobre 1944, il retourne à Paris où il retrouve ses amis dont Jean Cocteau mais également Pablo Picasso qui lui montrera amitié et estime pour son travail[réf. nécessaire].

De figurative, fermement construite et riche de matière[interprétation personnelle], sa peinture va traverser l’expérience du cubisme qu’il assimile parfaitement dans ses œuvres datant de 1946[interprétation personnelle].

Il se marie avec Jeanne Despujols qu'il a connue à Marmande deux ans plus tôt et avec laquelle il vivait en attendant qu'elle ait pu divorcer. C'est l'époque de son installation au 46, avenue Montaigne, dans un vaste appartement où il pourra penser un moment s'épanouir dans une atmosphère que certains appelleront « mondaine » mais qui lui est nécessaire pour ses contacts humains et qui n'interdiront pas un travail acharné[interprétation personnelle]. 1946 marque sa rencontre avec le galeriste Henri Benezit qui lui achètera plusieurs toiles et par la suite l'aidera et le soutiendra. En 1947, il se voit attribuer le prix de la Jeune Peinture et au mois de novembre de la même année sa première véritable exposition à la galerie Jeanne Bucher[3].

Bientôt les objets s'estompent de ses toiles qui sont désormais organisées selon de stricts découpages de plans colorés s'imbriquant les uns dans les autres. À partir de 1949, sa recherche picturale va l'éloigner des constructions rigoureuses pour privilégier les lignes, le mouvement et la couleur laissant apparaître l'espace.[réf. nécessaire]

Cette période sera couronnée par l'attribution du prix Kandinsky[4].

Cette année 1949 est également l'année de la mort de son père et de l'annonce par sa femme de son désir de divorcer.

Il n'a plus qu'une idée : quitter le vaste appartement de l'avenue Montaigne où il a cru pouvoir trouver un certain « bonheur ».[interprétation personnelle] Il s'installe alors avenue Junot dans un atelier qu'il n'aimera jamais et où il ne se sentira jamais bien[interprétation personnelle]. Il continue sa recherche picturale : ses compositions sont plus gestuelles, plus libres, plus « lyriques ». Bientôt va s'ébaucher un retour au figuratif. Déjà pour les trois peintures murales qui lui sont commandées pour le lycée Paul-Langevin de Suresnes, on constate ce retour à la figuration dans un fond informel. Ses toiles restent cependant toutes entières dominées par le mouvement, le rythmes spontané et des couleurs souvent violentes[interprétation personnelle].

Youla Chapoval, alors à peine âgé de 32 ans, est retrouvé mort dans son atelier de l'avenue Junot, mi décembre 1951 : suicide ou mort naturelle : l'autopsie qui fut ordonnée n'a pas permis de faire la lumière sur cette fin prématurée. Il laisse une œuvre qui représente pour ces neuf années de travail, quelques 800 toiles et de nombreuses gouaches, aquarelles, lavis et dessins de toutes techniques.

Prix[modifier | modifier le code]

  • Espoir de l’École de Paris d’après-guerre
  • Prix de la jeune peinture 1947
  • Prix Kandinsky 1949

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 1949
    • Galerie Denise René - Paris
    • Salon de Mai - Paris
    • Salon des Réalités nouvelles - Paris
    • Galerie Maeght, Les mains éblouies – Paris
  • 1950
    • Galerie Denise René – Paris[5]
  • 1951
    • Salon de Mai – Paris
  • 1952
    • Galerie de Babylone – Paris février – Groupe de l'École de Paris
    • Nouveau Salon de la Jeune Peinture – Tunis - février – Groupe Périplès
    • Salon Octobre – Paris - octobre-novembre[3]
  • 1956
    • Galerie Henri Bénézit - décembre-janvier 1957
  • 1957
    • Galerie Creuze - Paris - juin-septembre
    • Galerie Henri Bénézit- Paris - juillet-août – Onze Peintres
    • Galerie Muratore - Nice - août - Sélection 57
    • Galerie Sous-Barri - St Paul de Vence - septembre
    • Galerie A - Clermont-Ferrand - octobre - Dix peintres et sculpteurs de l'École de Paris
    • Palais des Arts - Turin - octobre - Peintres d'aujourd'hui France-Italie
    • Galerie Henri Bénézit - Paris - novembre – Trois peintres Chapoval - Tal Coat - Lanksoy
  • 1958
    • Galerie Bénézit - Paris - janvier
    • Musée Civique - Turin - janvier
  • 1959
    • Galerie Bénézit - Paris - février - Chapoval et Kijno
    • Galerie des Beaux-Arts - Nantes - avril - Exposition Kandinsky et collection Gildas Fardel
    • Galerie des Réalités nouvelles – Paris - juillet – Rétrospective Chapoval[3]
    • Galerie XXe siècle – Paris - novembre-décembre – Collection Gildas Fardel
  • 1960
    • Galerie Raymonde Cazenave – Paris mars-avril- Permanence et actualité de la peinture (15 toiles choisies par R.V. Gindertael)
  • 1966
    • Salon des Réalités nouvelles – Paris
  • 1967
    • Galerie Les Murs Blancs Ostende - mai-août
  • 1975
    • Galerie Denise René – Paris - mars-avril – Les prix Kandinsky 1946-1961
  • 1988
    • Galerie Pittiglio Paris Chapoval-Lansloy

Musées et collections[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Collections[modifier | modifier le code]

  • Collection Berès
  • Collection F.C Graindorge (Liège)
  • The British Council
  • Collection Maria Le Hardouin
  • Collection Masurel
  • Collection Y. Auriol
  • Collection G. Pompidou
  • Collection Kandinsky
  • Collection Wormser
  • Collection Cordier
  • Collection Marie-Laure de Noailles

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Catalogue raisonné », préface de Christian Briend, conservateurs en chef des arts graphiques au centre Pompidou, Les éditions de l'Amateur/Flammarion, bilingue anglais-français, relié sous jaquette, 512 pages, 23 x 31 cm, (800 illustrations), (ISBN 9782859175511)
  2. Lydia Harambourg, L’École de Paris, 1945-1965 : dictionnaire des peintres, Ides & Calendes, 1993, p. 100
  3. a, b, c, d, e et f museefabre.montpellier3m
  4. Lydia Harambourg, L’École de Paris, 1945-1965 : dictionnaire des peintres, Ides & Calendes, 1993, p. 350
  5. http://www.deniserene.com/7.html
  6. museefabre.montpellier3m.fr
  7. www.centrepompidou.fr
  8. a, b et c culture.gouv.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]