André Robillard

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André Robillard
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sculpteur +

André Robillard, né le au lieu-dit La Mal-tournée près d'Orléans[1], est un sculpteur, dessinateur, musicien, créateur français d'art brut.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un garde forestier de la forêt d'Orléans, André Robillard rencontre très jeune des difficultés scolaires et est placé dès l'âge de sept ans à l'école annexe de l'hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubray. Destiné à devenir commis de ferme, il est fugueur et colérique et est interné dans ce même hôpital à l'âge de 19 ans. Après plusieurs remises en liberté sans lendemain, il est recruté en 1964, à l'âge de 33 ans, comme auxiliaire pour s'occuper de jardinage, de blanchisserie et de la station d'épuration de l'hôpital. De malade, il devient ainsi ouvrier sans pour autant quitter le centre. C'est cette même année qu'il fabrique son premier fusil avec des objets de récupération (boîtes de conserve, ampoules usagées, pièces de bois récupérées, tissu...), « pour tuer la misère », dit-il. Peu après, son psychiatre, le docteur Paul Renard, en envoie quelques-uns à Jean Dubuffet qui constitue alors sa collection d'art brut ; les deux hommes se rencontrent à plusieurs reprises[1]. André Robillard fabrique aussi des engins spatiaux et des spoutniks. Après une visite au musée de Lausanne, il est impressionné par l’œuvre d’Auguste Forestier et se met à fabriquer aussi des cavaliers en bois et des animaux exotiques. Parallèlement à la fabrication d'objets, il dessine, des fusils, des planètes et des satellites, mais aussi des animaux.

André Robillard joue par ailleurs de l'accordéon et de l'harmonica. En 2009, il participe à un spectacle, Tuer la misère, conçu par Alexis Forestier et Charlotte Ranson et monté par la compagnie Les Endimanchés[2].

En 2014, il crée la couverture du disque du groupe Walabix (http://tricollectif.bandcamp.com/album/walabix-invite-maris).

Le 15 février 2015 il participe à la création "Atomic Spoutnik" au théâtre d'Orléans lors du festival "les soirées Tricot" organisé par le Tricollectif et la Scène nationale d'Orléans (http://www.jazzmagazine.com/index.php/le-jazz-live/1-le-jazz-live/1022-soirees-tricot-a-orleans-troisieme-).

En 2015, le musée Kunstmuseum de Thurgau (Suisse) rend hommage à l’œuvre d'André Robillard en y présentant, pour la première fois, près de 150 de ses créations dans sa plus grande diversité[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sophie Cachon, « La folle histoire d’André Robillard, artiste brut au talent carabiné », Télérama,‎ (lire en ligne)
  2. Jean-Pierre Thibaudat, « André Robillard sur scène : artiste machin », Rue89, 31 mai 2009
  3. « EXPO: L'univers d'André Robillard se dévoile au Kunst Museum de Thurgau (Suisse) du 29 mars au 12 aout 2015 », sur www.outsiderart;fr,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Gentis, in Publications de la Collection de l’Art Brut, fascicule 11, Lausanne, 1982
  • Hervé Di Rosa et Hervé Perdriolle, Thérèse Bonnelalbay, André Robillard, Les Cahiers de l'Art Modeste n° 1, 1991
  • Françoise Monnin article Artension N°106 [1] André Robillard Page 38 , 39 , 40 et 41
  • Christian Jamet,"André Robillard - L'Art Brut pour tuer la misère", Corsaire Editions, 2013

Filmographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Sait-on jamais la vie, Inpolysons

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]