Camille Bombois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Camille Bombois
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Camille Bombois, né le à Venarey-les-Laumes (Côte-d'Or) et mort le à Paris (20e arrondissement), est un peintre français de style naïf.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un batelier, Bombois passe son enfance le long des canaux du centre de la France. En raison de sa force physique, il est en mesure de gagner sa vie en exerçant divers métiers manuels, comme ouvrier agricole ou terrassier. Il rejoint ensuite un cirque comme lutteur, métier qu'il quitte finalement pour aller travailler à Paris comme ouvrier dans le métro en 1907. Parallèlement à ces métiers physiques, il pratique le dessin dès l'âge de seize ans[1].

Il se marie en janvier 1911 à la mairie du XVIIIe arrondissement de Paris avec Eugénie Christophe. Peu après, les peintres de la butte Montmartre lui donnent envie de se mettre à la peinture et en 1912 il commence à peindre. En 1914, il est mobilisé et passe la guerre au front. Lorsqu'il revient, il constate que son épouse, en son absence, a réussi à vendre une partie de sa production[2]. Cela l'incite à reprendre la peinture tout en exerçant le métier de bobinier de nuit dans une imprimerie de la rue Montmartre[3].

En 1922, le poète-journaliste Noël Bureau découvre Bombois exposant ses œuvres sur les trottoirs de Montmartre à la foire aux croûtes, place Constantin-Pecqueur. Son travail est bientôt diffusé dans la revue Rythme & Synthèse dirigée par Noël Bureau. À partir de 1924, des marchands d'art et collectionneurs tels que Mathot, marchand de tout de la rue des Martyrs, Florent Fels, Wilhelm Uhde et Henri Bing commencent à l'encourager et à acheter ses œuvres. Rapidement, fin 1925, Bombois est en mesure de se consacrer uniquement à sa peinture[3].

Il a un atelier rue Caulaincourt, puis au no 39 rue Émile Desvaux dans une petite maison comportant deux étages d'une seule pièce.[réf. nécessaire]

Il est décrit comme par Florent Fels comme : « de taille moyenne mais de carrure herculéenne, à la fois tendre et brutal, le regard clair et franc. »[réf. nécessaire]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

En France
En Suisse

Hommage[modifier | modifier le code]

Par arrêté municipal du une voie publique du 20e arrondissement de Paris a reçu le nom de rue Camille-Bombois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Camille Bombois, Galerie des Modernes, sur le site www.galeriedesmodernes.art
  2. Dossier de presse de l'exposition De Picasso à Séraphine, Wilhelm Uhde et les Primitifs modernes, LaM, 2017, p. 18, sur le site www.musee-lam.fr
  3. a et b Boris Vian, Visite chez Camille Bombois, maître des poids et maître de la toile, 1952, sur le site retro.seals.ch

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anatole Jacowski, Dictionnaire de la peinture naïve.
  • André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Éditions A. Roussard, Paris, 1999, pp.80-81.
  • Wilhelm Uhde, Cinq maîtres primitifs : Rousseau, Vivin, Bombois, Bauchant, Seraphine, [traduction de l'allemand par Mlle A. Ponchont], préf. Henri Bing-Bodmer, Paris, P. Daudy, 1949

Liens externes[modifier | modifier le code]